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Yêmï – Quand la détresse mentale conduit au suicide : témoignage et prévention

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La santé mentale est un sujet encore trop souvent passé sous silence au Gabon, alors qu’elle touche toutes les tranches d’âge et tous les milieux sociaux. Dans le dernier numéro de l’émission Yêmï, diffusée sur Urban FM 104.5 et présentée par Lops, la détresse mentale, qui peut conduire à des pensées suicidaires, a été abordée avec gravité et humanité.

Pour ce numéro, deux invités ont apporté leur expertise et leur témoignage : le neurologue Mael Ndao et l’acteur culturel Mbadinga Manou, qui a vécu une expérience personnelle bouleversante.

Un accident et ses conséquences : la vie bouleversée

Il y a seize ans, un accident de la route a bouleversé la vie de Mbadinga Manou, le rendant paraplégique. Jusqu’alors actif et toujours disponible pour aider son entourage, il se retrouve confronté à une réalité physique et psychologique totalement nouvelle.
« Même dans les moments où je me sentais au plus bas, ce petit rappel m’a permis de rester vivant et de chercher de l’aide », confie-t-il, faisant référence à un poème de son adolescence qui l’a aidé à garder un souffle de lucidité.

Durant cette période, Mbadinga a traversé des pensées suicidaires, un épisode qui révèle à quel point la détresse mentale peut être profonde et silencieuse.

L’importance de l’écoute et de l’accompagnement

Le Dr Mael Ndao explique que la détresse mentale peut se manifester par des changements de comportement, un retrait social ou un profond désespoir. Elle peut toucher tout le monde, et dans certains cas, mener à des pensées suicidaires.
« L’entourage joue un rôle crucial. Une présence bienveillante et une écoute attentive peut faire la différence entre sombrer et se relever », rappelle le neurologue.

Pour prévenir ces situations, il est essentiel de créer des espaces d’écoute et de soutien : groupes de parole, consultations spécialisées, lignes confidentielles ou associations d’entraide. Ces dispositifs permettent de briser l’isolement et d’offrir des réponses rapides à ceux qui en ont besoin.

Témoignage et engagement : donner de l’espoir

Aujourd’hui, Mbadinga Manou transforme son expérience personnelle en action. Il accompagne des personnes paraplégiques et d’autres confrontées à de grandes difficultés.
« La détresse est silencieuse, mais elle crie dans le cœur de ceux qui la vivent. Si vous voyez quelqu’un lutter, ne détournez pas le regard : votre présence peut être la différence entre sombrer et se relever », explique-t-il.

« Quand j’ai besoin de présence, je m’approche de quelqu’un qui est seul. Nous serons deux, et déjà, cela change tout. »

Il souligne l’importance de ne pas minimiser les appels à l’aide : phrases comme « tu exagères » ou « d’autres vivent pire » peuvent aggraver la situation.

Un message fort de Lops : briser le silence

En conclusion, Lops rappelle à tous :

« Ne restez pas isolé dans vos moments difficiles. Parler peut être une force, et écouter peut sauver une vie. Approchez-vous d’un proche, d’un professionnel ou d’une personne de confiance. La santé mentale concerne chacun d’entre nous, sans exception. »

Enseignement clé

Cet échange met en lumière une vérité essentielle : la détresse mentale n’est pas une fatalité. Elle peut être détectée, accompagnée et surmontée grâce à l’écoute, à la bienveillance et à l’action collective. Le témoignage de Mbadinga Manou montre que même après les moments les plus sombres, il est possible de retrouver une force et de tendre la main à ceux qui en ont besoin.

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Accord social dans le secteur pétrolier : un consensus majeur obtenu, Perenco en retrait

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Le secteur pétrolier gabonais vient de franchir une étape déterminante dans la résolution de ses tensions sociales. Après plusieurs jours de négociations jugées complexes et exigeantes, la Commission tripartite a officiellement remis son rapport au vice-président du gouvernement, Hermann Immongault. Cette remise marque l’aboutissement d’un processus de dialogue social engagé entre l’État, les organisations syndicales et les compagnies pétrolières opérant sur le territoire national.

Ce développement intervient dans un contexte où le secteur pétrolier, pilier central de l’économie gabonaise, faisait face à des revendications sociales persistantes. La recherche d’un apaisement durable s’est imposée comme une priorité gouvernementale, soutenue au plus haut sommet de l’État. Dans cette dynamique, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a réaffirmé sa volonté ferme de mettre un terme aux crises sociales récurrentes dans les secteurs stratégiques, en privilégiant la concertation et le dialogue comme instruments de stabilité nationale.

Le rapport issu des négociations traduit ainsi une volonté partagée de sortir des tensions pour instaurer un cadre de travail plus équilibré et durable. Il consacre un accord global entre la majorité des entreprises pétrolières et les partenaires sociaux. Toutefois, la société Perenco ne figure pas parmi les signataires de ce premier protocole, restant en marge du consensus établi.

Selon les conclusions du document, les discussions ont permis d’aboutir à plusieurs engagements structurants. Parmi les principales avancées figurent la revalorisation des rémunérations des travailleurs, afin de mieux les adapter aux réalités économiques actuelles, ainsi que l’amélioration significative des conditions de travail sur les sites d’exploitation pétrolière. Ces mesures visent à répondre aux préoccupations sociales exprimées depuis plusieurs mois par les employés du secteur.

Au-delà des aspects salariaux, le rapport insiste également sur le renforcement des normes de sécurité industrielle, la modernisation des infrastructures de travail et la prise en compte des conditions de vie des agents sur les sites isolés. L’objectif affiché est de garantir un environnement professionnel plus sûr, plus stable et plus attractif, tout en maintenant la compétitivité du secteur pétrolier, essentiel pour les recettes nationales.

En recevant officiellement ce document stratégique, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a salué la qualité du dialogue ayant conduit à cet accord partiel, tout en rappelant la responsabilité de l’exécutif dans la mise en œuvre rapide des engagements pris. Il a souligné la nécessité de transformer ces conclusions en actions concrètes, afin de répondre efficacement aux attentes des travailleurs et de consolider durablement la paix sociale dans un secteur vital pour l’économie nationale.

Le gouvernement entend désormais assurer un suivi rigoureux de l’application des résolutions issues de ce rapport, avec une exigence de résultats concrets et rapides sur le terrain. Cette phase de mise en œuvre sera déterminante pour mesurer l’impact réel de l’accord sur la stabilité sociale et la performance du secteur pétrolier.

Ainsi, malgré l’absence de la société Perenco dans ce premier consensus, le processus de dialogue reste ouvert et évolutif. Les autorités n’excluent pas qu’à moyen ou long terme, Perenco puisse rejoindre la dynamique engagée, dans une logique d’élargissement progressif du cadre d’accord et de consolidation d’une paix sociale durable et inclusive au sein de l’ensemble de l’industrie pétrolière gabonaise.

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Dr Andrew Forrest : « Belinga est un projet structurant pour la Nation »

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Le projet intégré de fer de Belinga s’impose comme l’un des leviers majeurs de transformation économique du Gabon. Pour Dr Andrew Forrest AO, Président exécutif et fondateur de Fortescue, il dépasse largement le cadre d’une simple exploitation minière. « Belinga n’est pas un projet minier comme les autres – c’est un projet structurant pour la Nation », affirme-t-il, soulignant son potentiel à soutenir la croissance et améliorer durablement les conditions de vie.

Le choix de Fortescue repose sur une expertise reconnue. Fondée en 2003, l’entreprise est aujourd’hui l’un des plus grands producteurs mondiaux de minerai de fer, avec près de 200 millions de tonnes annuelles. Son expérience dans le Pilbara, en Australie occidentale — avec un réseau ferroviaire construit en 17 mois et un port livré en moins de deux ans — illustre sa capacité à mener des projets complexes dans des environnements exigeants.

Au cœur de sa stratégie : une approche intégrée combinant mine, rail, port et énergie. « Sans intégration, il n’y a pas de réalisation », insiste Andrew Forrest. À Belinga, chaque composante dépend des autres, garantissant efficacité, réduction des risques et viabilité du projet.

Au-delà de l’infrastructure, Fortescue affiche un engagement économique et social. Plus de 400 millions de dollars ont déjà été investis. Sur le terrain, bases vie, amélioration des routes et collaboration avec des entreprises locales se développent. Le programme « We Train Gabon » prévoit des centres de formation à Libreville et Makokou, avec déjà 1,1 million de dollars dédiés aux initiatives communautaires.

Dans ce contexte, les attentes des populations locales sont fortes. Emplois durables, retombées économiques concrètes, développement des infrastructures et accès à des opportunités pour la jeunesse figurent parmi les priorités exprimées. La réussite du projet sera donc jugée non seulement à l’aune de sa performance industrielle, mais aussi de sa capacité à répondre à ces aspirations et à produire des impacts visibles dans le quotidien des Gabonais. L’objectif affiché par Fortescue de placer les compétences locales au cœur du dispositif apparaît, à ce titre, déterminant.

Actuellement, le projet est en phase d’exploration et d’études avancées, avec des technologies de pointe — drones, LiDAR, intelligence artificielle — pour optimiser le développement. La première expédition de minerai est envisagée à l’horizon 2030.

À long terme, Fortescue ambitionne de faire de Belinga une référence industrielle en Afrique. « J’aimerais que Belinga soit considérée comme un tournant », conclut Andrew Forrest. Mais au-delà de cette ambition, l’enjeu est plus profond : faire de Belinga un catalyseur réel de transformation économique et sociale. Cela implique de traduire les investissements en opportunités concrètes, de garantir une redistribution équitable des bénéfices et de construire une dynamique inclusive, où les communautés locales deviennent de véritables actrices du développement.

Ainsi, l’héritage de Belinga ne pourra se limiter aux volumes de minerai exportés. Il se mesurera à la solidité des infrastructures laissées, à la montée en compétence des ressources humaines, à la vitalité du tissu économique local et à la capacité du Gabon à inscrire durablement ce projet dans une stratégie de diversification et de souveraineté économique.

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Gabon : 2 500 parcelles viabilisées mises sur le marché, une réponse attendue à la demande foncière

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Dans une volonté affirmée de répondre à la problématique de l’accès au logement, le gouvernement gabonais franchit une nouvelle étape. Le mercredi 1er avril 2026, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a procédé au lancement officiel de la commercialisation de 2 500 parcelles viabilisées, aménagées par la Société Nationale Immobilière (SNI). Une initiative structurante qui ambitionne de démocratiser l’accès à la propriété foncière sur l’ensemble du territoire, et qui apparaît surtout comme une réponse concrète à une attente longtemps exprimée par les populations.

La cérémonie s’est tenue sur le site d’Essassa, en présence du ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, ainsi que de plusieurs autorités administratives. À travers cette opération, les pouvoirs publics entendent traduire en actes la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour qui l’accès au foncier et à un habitat décent constitue une priorité nationale.

Une offre foncière pensée pour l’accessibilité

Le programme présenté par la SNI repose sur une double ambition : élargir l’offre foncière et la rendre financièrement accessible. Sur le site pilote d’Essassa, les parcelles, d’une superficie de 500 m², sont proposées à 5 500 FCFA le mètre carré, soit un coût global de 2 750 000 FCFA. Ces terrains sont exclusivement destinés à un usage résidentiel, traduisant une volonté claire d’encadrer le développement urbain.

La répartition des 2 500 parcelles à travers le pays témoigne également d’une approche équilibrée :

▪︎Essassa : 1 500 parcelles
▪︎Akanda : 300 parcelles
▪︎Nkok et Port-Gentil : 200 parcelles chacune
▪︎Bikélé, Franceville et Moanda : 100 parcelles par localité

Une première réponse, mais un défi à l’échelle nationale

Si cette opération marque une avancée significative, elle met également en lumière l’ampleur de la demande foncière à l’échelle nationale. Dans plusieurs villes du pays, la pression sur l’accès à la propriété reste forte, portée par une croissance urbaine soutenue et des besoins sociaux croissants.

Ainsi, répondre durablement à cette attente nécessitera d’étendre ce type d’initiatives à d’autres centres urbains et zones en développement. L’enjeu pour les autorités sera de multiplier les programmes similaires, afin d’assurer une couverture nationale plus équitable et de réduire les inégalités d’accès au foncier.

La SNI, 50 ans d’engagement au service des Gabonais

Ce lancement intervient dans un contexte symbolique pour la Société Nationale Immobilière, qui célèbre cette année ses 50 ans d’existence. Depuis sa création en 1976, l’institution s’est imposée comme un acteur central de la politique de l’habitat, œuvrant à offrir aux Gabonais un ancrage territorial durable.

Au-delà de l’aménagement technique, cette opération traduit une volonté politique forte : celle de faire du foncier un levier d’inclusion sociale et de développement. En mettant ces parcelles viabilisées à disposition, le gouvernement réaffirme son engagement à améliorer concrètement les conditions de vie des populations, tout en posant les bases d’une réponse plus large aux défis du logement au Gabon.

Biba / Mihi…

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