News
Dr Andrew Forrest : « Belinga est un projet structurant pour la Nation »
Le projet intégré de fer de Belinga s’impose comme l’un des leviers majeurs de transformation économique du Gabon. Pour Dr Andrew Forrest AO, Président exécutif et fondateur de Fortescue, il dépasse largement le cadre d’une simple exploitation minière. « Belinga n’est pas un projet minier comme les autres – c’est un projet structurant pour la Nation », affirme-t-il, soulignant son potentiel à soutenir la croissance et améliorer durablement les conditions de vie.
Le choix de Fortescue repose sur une expertise reconnue. Fondée en 2003, l’entreprise est aujourd’hui l’un des plus grands producteurs mondiaux de minerai de fer, avec près de 200 millions de tonnes annuelles. Son expérience dans le Pilbara, en Australie occidentale — avec un réseau ferroviaire construit en 17 mois et un port livré en moins de deux ans — illustre sa capacité à mener des projets complexes dans des environnements exigeants.
Au cœur de sa stratégie : une approche intégrée combinant mine, rail, port et énergie. « Sans intégration, il n’y a pas de réalisation », insiste Andrew Forrest. À Belinga, chaque composante dépend des autres, garantissant efficacité, réduction des risques et viabilité du projet.
Au-delà de l’infrastructure, Fortescue affiche un engagement économique et social. Plus de 400 millions de dollars ont déjà été investis. Sur le terrain, bases vie, amélioration des routes et collaboration avec des entreprises locales se développent. Le programme « We Train Gabon » prévoit des centres de formation à Libreville et Makokou, avec déjà 1,1 million de dollars dédiés aux initiatives communautaires.
Dans ce contexte, les attentes des populations locales sont fortes. Emplois durables, retombées économiques concrètes, développement des infrastructures et accès à des opportunités pour la jeunesse figurent parmi les priorités exprimées. La réussite du projet sera donc jugée non seulement à l’aune de sa performance industrielle, mais aussi de sa capacité à répondre à ces aspirations et à produire des impacts visibles dans le quotidien des Gabonais. L’objectif affiché par Fortescue de placer les compétences locales au cœur du dispositif apparaît, à ce titre, déterminant.
Actuellement, le projet est en phase d’exploration et d’études avancées, avec des technologies de pointe — drones, LiDAR, intelligence artificielle — pour optimiser le développement. La première expédition de minerai est envisagée à l’horizon 2030.
À long terme, Fortescue ambitionne de faire de Belinga une référence industrielle en Afrique. « J’aimerais que Belinga soit considérée comme un tournant », conclut Andrew Forrest. Mais au-delà de cette ambition, l’enjeu est plus profond : faire de Belinga un catalyseur réel de transformation économique et sociale. Cela implique de traduire les investissements en opportunités concrètes, de garantir une redistribution équitable des bénéfices et de construire une dynamique inclusive, où les communautés locales deviennent de véritables actrices du développement.
Ainsi, l’héritage de Belinga ne pourra se limiter aux volumes de minerai exportés. Il se mesurera à la solidité des infrastructures laissées, à la montée en compétence des ressources humaines, à la vitalité du tissu économique local et à la capacité du Gabon à inscrire durablement ce projet dans une stratégie de diversification et de souveraineté économique.
News
Belinga : la mission gabonaise s’achève au cœur des mines australiennes
Après plusieurs jours de rencontres et de discussions à Perth, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a achevé sa mission officielle en Australie par une visite des installations de Fortescue dans la région de Pilbara, en Australie-Occidentale. Une étape importante pour la délégation gabonaise, venue observer de près le fonctionnement de l’un des plus grands groupes miniers au monde.
Cette immersion sur le terrain est intervenue après les échanges avec le fondateur et président exécutif de Fortescue, le Dr Andrew Forrest. Les discussions ont notamment porté sur l’avenir du projet Belinga, les infrastructures nécessaires à son développement, les investissements, l’industrialisation, la formation des Gabonais et le transfert de technologies.
À Pilbara, la délégation a découvert une chaîne de production entièrement intégrée, allant de l’extraction du minerai à son traitement, puis à son transport et à son exportation. Fortescue exploite cinq sites miniers répartis entre les pôles de Chichester, de l’Ouest et d’Iron Bridge.
Cloudbreak et Christmas Creek produisent près de 100 millions de tonnes par an. Solomon et Eliwana atteignent un volume similaire, tandis qu’Iron Bridge se distingue par la production d’un concentré de magnétite à haute teneur.
Pour transporter le minerai, Fortescue s’appuie sur une ligne ferroviaire de 760 kilomètres reliant les mines à Port Hedland. Le port Herb Elliott peut exporter jusqu’à 210 millions de tonnes par an, avec plus de 990 départs de navires minéraliers. À Perth, le centre d’opérations « The Hive » permet de suivre à distance les activités minières, ferroviaires et portuaires grâce aux données en temps réel et aux technologies autonomes.
Le groupe transporte ainsi plus de 200 millions de tonnes de minerai chaque année. Il emploie plus de 20 000 personnes, a réalisé des projets d’une valeur de 46,2 milliards de dollars et expédié plus de 2,5 milliards de tonnes de minerai à travers le monde.
Pour le Gabon, cette visite va bien au-delà de la découverte d’installations industrielles. Elle permet de mieux mesurer ce que représentera, demain, le développement de Belinga, actuellement en phase d’exploration par Fortescue Belinga.
Derrière les chiffres et les machines, l’enjeu concerne surtout les emplois, la formation des jeunes, les infrastructures et les perspectives offertes aux populations. En se rendant à Pilbara, Hermann Immongault a voulu voir, comprendre et préparer les prochaines étapes. L’ambition demeure de faire de Belinga un projet capable de soutenir durablement l’industrialisation et la prospérité du Gabon.
News
Fer de Belinga : plus de 250 milliards de FCFA investis, Fortescue dresse le bilan de ses trois premières années au Gabon
Trois ans après son arrivée au Gabon, Fortescue poursuit méthodiquement le développement du projet de fer de Belinga. Si l’exploitation du minerai n’a pas encore débuté, l’entreprise australienne estime avoir franchi plusieurs étapes structurantes qui traduisent l’avancement progressif de l’un des plus importants projets miniers du pays.
Le 1er juillet 2026, Fortescue a présenté le bilan de ses trois premières années d’activité dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Des investissements aux infrastructures, en passant par les travaux géologiques et l’emploi local, l’entreprise met en avant les fondations déjà posées avant la phase d’exploitation minière.
Selon les chiffres communiqués, plus de 250 milliards de FCFA ont été investis depuis son arrivée au Gabon. Un montant qui a notamment permis la réalisation et la programmation de 225 000 mètres linéaires de forages destinés à mieux connaître le potentiel du gisement et à préparer les prochaines phases du projet.
Sur le terrain, Fortescue revendique également plus de 450 kilomètres de routes développées et entretenues afin de faciliter l’accès aux différents sites du projet. À cela s’ajoutent plus de 900 places d’hébergement installées pour accompagner les activités opérationnelles et la présence des équipes mobilisées sur le chantier.
Le volet humain figure également parmi les éléments mis en avant par l’entreprise. Plus de 700 Gabonaises et Gabonais sont aujourd’hui directement impliqués dans le projet, témoignant de la volonté affichée d’associer les compétences nationales au développement de Belinga.
Ces réalisations s’inscrivent dans la continuité de la convention minière signée entre l’État gabonais et Fortescue, qui prévoit, à terme, des investissements de plusieurs milliards de dollars ainsi que la création de milliers d’emplois directs et indirects.
Si les attentes demeurent importantes autour du lancement effectif de l’exploitation minière, le bilan présenté par Fortescue rappelle qu’avant de devenir une mine, Belinga se construit progressivement. Les investissements consentis, les infrastructures déployées et les travaux techniques engagés constituent autant d’étapes qui permettront de déterminer le rythme et l’ampleur des prochaines phases de ce projet stratégique pour l’économie gabonaise.
News
Potasse de la Banio : Hui Neng Group s’inscrit dans la vision industrielle du Gabon
Le gisement de potasse de la Banio, situé dans la province de la Nyanga, continue de renforcer l’attractivité économique du Gabon. Le 17 juillet dernier, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, entouré des ministres en charge des Transports, des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie et de l’Environnement, a reçu une délégation de la holding chinoise Hui Neng Group venue explorer les opportunités offertes par ce projet stratégique.
Déjà présente au Laos et en Sierra Leone, cette entreprise spécialisée dans la chimie thermique et l’énergie ambitionne de contribuer au développement industriel de la Nyanga. Son vice-président, Li Yongzhen, est venu s’enquérir des avantages et des mécanismes proposés par l’État gabonais dans le cadre d’un éventuel partenariat autour de l’exploitation de la potasse de la Banio.
Au cours des échanges, Hermann Immongault a présenté les grands projets structurants engagés par le Gabon. Parmi eux figure le projet de construction du port en eau profonde de Mayumba, actuellement en négociation avec Abu Dhabi Group, destiné à faciliter l’exportation du marbre, du fer et de la potasse produits dans la région. Le pays prévoit également de porter sa capacité énergétique de 16,5 MW actuellement à 2 148 MW en 2030, puis à 2 291 MW à l’horizon 2035 pour accompagner cette dynamique industrielle.
Cette ambition s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la transformation locale des ressources naturelles, de la souveraineté économique et de l’industrialisation du pays des axes majeurs de son action. L’objectif affiché est de créer davantage de valeur ajoutée, d’emplois et d’opportunités pour les Gabonais.
Saluant des réponses « très claires et concrètes », Li Yongzhen a annoncé que les prochaines étapes porteront sur l’évaluation technique du projet et des visites de terrain. Le gouvernement gabonais reste, quant à lui, attaché à un principe intangible : tout projet devra respecter les normes environnementales et contribuer au développement durable du Gabon.
