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Accord social dans le secteur pétrolier : un consensus majeur obtenu, Perenco en retrait
Le secteur pétrolier gabonais vient de franchir une étape déterminante dans la résolution de ses tensions sociales. Après plusieurs jours de négociations jugées complexes et exigeantes, la Commission tripartite a officiellement remis son rapport au vice-président du gouvernement, Hermann Immongault. Cette remise marque l’aboutissement d’un processus de dialogue social engagé entre l’État, les organisations syndicales et les compagnies pétrolières opérant sur le territoire national.
Ce développement intervient dans un contexte où le secteur pétrolier, pilier central de l’économie gabonaise, faisait face à des revendications sociales persistantes. La recherche d’un apaisement durable s’est imposée comme une priorité gouvernementale, soutenue au plus haut sommet de l’État. Dans cette dynamique, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a réaffirmé sa volonté ferme de mettre un terme aux crises sociales récurrentes dans les secteurs stratégiques, en privilégiant la concertation et le dialogue comme instruments de stabilité nationale.
Le rapport issu des négociations traduit ainsi une volonté partagée de sortir des tensions pour instaurer un cadre de travail plus équilibré et durable. Il consacre un accord global entre la majorité des entreprises pétrolières et les partenaires sociaux. Toutefois, la société Perenco ne figure pas parmi les signataires de ce premier protocole, restant en marge du consensus établi.
Selon les conclusions du document, les discussions ont permis d’aboutir à plusieurs engagements structurants. Parmi les principales avancées figurent la revalorisation des rémunérations des travailleurs, afin de mieux les adapter aux réalités économiques actuelles, ainsi que l’amélioration significative des conditions de travail sur les sites d’exploitation pétrolière. Ces mesures visent à répondre aux préoccupations sociales exprimées depuis plusieurs mois par les employés du secteur.
Au-delà des aspects salariaux, le rapport insiste également sur le renforcement des normes de sécurité industrielle, la modernisation des infrastructures de travail et la prise en compte des conditions de vie des agents sur les sites isolés. L’objectif affiché est de garantir un environnement professionnel plus sûr, plus stable et plus attractif, tout en maintenant la compétitivité du secteur pétrolier, essentiel pour les recettes nationales.
En recevant officiellement ce document stratégique, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a salué la qualité du dialogue ayant conduit à cet accord partiel, tout en rappelant la responsabilité de l’exécutif dans la mise en œuvre rapide des engagements pris. Il a souligné la nécessité de transformer ces conclusions en actions concrètes, afin de répondre efficacement aux attentes des travailleurs et de consolider durablement la paix sociale dans un secteur vital pour l’économie nationale.
Le gouvernement entend désormais assurer un suivi rigoureux de l’application des résolutions issues de ce rapport, avec une exigence de résultats concrets et rapides sur le terrain. Cette phase de mise en œuvre sera déterminante pour mesurer l’impact réel de l’accord sur la stabilité sociale et la performance du secteur pétrolier.
Ainsi, malgré l’absence de la société Perenco dans ce premier consensus, le processus de dialogue reste ouvert et évolutif. Les autorités n’excluent pas qu’à moyen ou long terme, Perenco puisse rejoindre la dynamique engagée, dans une logique d’élargissement progressif du cadre d’accord et de consolidation d’une paix sociale durable et inclusive au sein de l’ensemble de l’industrie pétrolière gabonaise.
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Affaire Bilie-By-Nzé : après son interrogatoire, une confrontation avec Baba Ramatou en perspective
Après plusieurs mois de détention préventive, Alain-Claude Bilie-By-Nzé a franchi une nouvelle étape dans la procédure judiciaire engagée contre lui. L’ancien Premier ministre et président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG) a été entendu au fond, jeudi 5 novembre 2026, à partir de 9 heures, par le premier juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Libreville. Une audition attendue depuis son placement en détention à la prison centrale de Libreville, le 16 avril dernier.
Assisté de Me Sarah-Ognyane, l’ancien chef du gouvernement a notamment été interrogé sur les déclarations de Baba Ramatou, entendue le 27 avril 2026. Selon son conseil, cette audition lui a permis d’apporter des éclaircissements sur les faits qui lui sont reprochés. « Tout s’est très bien passé », a déclaré l’avocat, qui considère néanmoins que cette étape aurait dû intervenir plus tôt, dans le respect des droits de la défense.
La prochaine échéance pourrait désormais être une confrontation entre Alain-Claude Bilie-By-Nzé et Baba Ramatou. Cette étape, qui permettrait de confronter leurs déclarations respectives, apparaît comme un moment important pour la suite de l’information judiciaire. Elle devrait être suivie de l’établissement d’un procès-verbal de confrontation, puis d’une enquête de moralité auprès des proches de l’ancien Premier ministre. La défense prévoit ensuite de déposer ses mémoires.
À l’issue de ces différentes étapes, le juge d’instruction devra se prononcer sur la suite à donner au dossier : un éventuel non-lieu, susceptible d’entraîner sa libération, ou un renvoi devant le tribunal correctionnel.
Pour Me Sarah-Ognyane, l’objectif est désormais d’obtenir une évolution rapide de la procédure, si possible avant l’expiration du nouveau délai de six mois. L’avocat s’est également voulu rassurant concernant l’état de santé de son client, affirmant que celui-ci se porte bien physiquement et reste solide psychologiquement.
La confrontation annoncée constitue donc la prochaine étape attendue dans cette affaire, dont l’issue dépendra désormais de l’appréciation du magistrat instructeur. En attendant, Alain-Claude Bilie-By-Nzé demeure présumé innocent.
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De La Boule Noire à La Machine du Moulin Rouge, Emma’a poursuit son ascension et fait rêver le Gabon
La chanteuse gabonaise Emma’a continue de franchir des étapes importantes dans sa carrière musicale. Le samedi 24 octobre 2026, l’artiste a fait salle comble à La Machine du Moulin Rouge, à Paris, devant un public venu nombreux l’accompagner dans cette nouvelle aventure. Un succès qui confirme sa progression sur la scène musicale francophone et nourrit désormais les attentes de ses admirateurs au Gabon.
Située dans le quartier de Pigalle, La Machine du Moulin Rouge dispose d’une salle principale, Le Central, pouvant accueillir environ 800 spectateurs en configuration concert. Pour cette prestation, les billets avaient été écoulés avant le jour du spectacle. Sur scène, Emma’a a enchaîné ses chansons dans une ambiance chaleureuse, portée par des spectateurs qui reprenaient ses paroles en chœur.
Cette réussite s’inscrit dans la continuité d’un parcours marqué par plusieurs performances remarquées. En novembre 2025, la chanteuse avait déjà affiché complet lors de deux concerts à La Boule Noire, les 7 et 12 novembre. En passant de cette salle intimiste à une scène parisienne de plus grande capacité, Emma’a témoigne d’une évolution artistique encourageante.
Portée notamment par des titres comme Encré, certifié single d’or en 2024, Ça m’a laissé et Changer les choses, en collaboration avec Joé Dwèt Filé, l’artiste poursuit son ouverture à l’international.
Après ces succès successifs en France, une attente se dessine désormais du côté du Gabon. Les admirateurs d’Emma’a espèrent voir leur artiste organiser un véritable concert grand public sur sa terre natale, afin de partager cette réussite avec ceux qui suivent son évolution depuis ses débuts.
Un tel rendez-vous constituerait une nouvelle étape dans son parcours, mais aussi une belle occasion de célébrer, à domicile, le rayonnement de la musique gabonaise.
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Évacuations sanitaires : Yêmï met en lumière l’expertise de Santé + Gab au service des patients du Gabon
Se faire soigner à l’étranger représente parfois une nécessité pour les patients dont la maladie exige des soins spécialisés. Mais entre les démarches administratives, le choix des établissements et les contraintes financières, ce parcours peut devenir éprouvant. C’est pour mieux éclairer les familles que Yêmï, un concept de LOPS diffusé sur Urban FM 104.5, a consacré le deuxième numéro de sa saison 3 aux évacuations sanitaires et à la conciergerie médicale.
Présentée par le Dr Marcia Angué épouse Pemengoye, accompagnée de sa consultante, le Dr Inès Okome épouse Goïta, spécialiste en médecine physique et réadaptation, l’émission recevait Madame Stéphanie Yoyo Iloko épouse Tchimina, responsable de Santé + Gab, une entreprise gabonaise spécialisée dans l’accompagnement des patients nécessitant des soins à l’étranger.
Au fil des échanges, l’invitée a expliqué qu’une évacuation sanitaire peut s’effectuer à l’intérieur du pays ou vers l’étranger, lorsque les équipements ou les compétences médicales nécessaires ne sont pas disponibles localement. Une réalité à laquelle Santé + Gab entend apporter des solutions grâce à ses partenariats hospitaliers, notamment en Turquie, en France, au Maroc et en Côte d’Ivoire.
Cette collaboration repose, selon sa responsable, sur une évaluation préalable des établissements. « Nous n’envoyons pas nos malades dans des structures que nous n’avons pas vérifiées au préalable », a-t-elle affirmé, soulignant l’importance de la sécurité des patients.
Au-delà du choix des structures hospitalières, l’entreprise propose un accompagnement en trois étapes : avant le départ, pendant le séjour médical et après le retour au Gabon. De la constitution du dossier aux formalités de voyage, en passant par l’accueil à l’aéroport, l’hébergement, la traduction et le suivi médical, l’objectif est de faciliter le parcours des patients.
Cet accompagnement soulève naturellement la question financière. L’invitée a précisé que les frais hospitaliers sont directement réglés aux établissements concernés, tandis que les prestations de conciergerie font l’objet d’une facturation distincte. Les assurances privées internationales peuvent également intervenir selon les garanties souscrites.
Si l’organisation du voyage constitue une étape importante, la continuité des soins reste tout aussi essentielle. Le Dr Inès Okome épouse Goïta a ainsi insisté sur la rééducation fonctionnelle des patients à leur retour, évoquant les capacités du CHU d’Owendo.
L’entretien a également rappelé l’importance de la confidentialité des dossiers médicaux et du recours à des professionnels qualifiés.
« Mais la maladie n’attend pas. Donc, comme la vie est précieuse, nous avons proposé cette solution », a déclaré Madame Tchimina, résumant la vocation de Santé + Gab, installée à la cité Damas, dans le troisième arrondissement de la commune Libreville.
En conclusion, le Dr Marcia Angué épouse Pemengoye a rappelé un conseil essentiel : « Préparez votre retour et le suivi médical dès le début du parcours. » Un message qui traduit l’ambition de Yêmï : informer, sensibiliser et accompagner les populations vers une meilleure prise en charge de leur santé.
