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Souveraineté éducative ou “avenir en kaki” ? La confrontation verbale entre Oligui Nguema et Bilie-By-Nzé

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Libreville, 02 septembre 2025 – Le discours à la Nation prononcé par le président Brice-Clotaire Oligui Nguema le 29 août, à la veille de la Fête de la Libération, continue de susciter de vives réactions. Salué par une partie de la majorité pour sa vision axée sur la souveraineté économique, il a également provoqué la colère de l’opposant Alain-Claude Bilie-By-Nzé, qui dénonce une priorité donnée au budget militaire au détriment de l’éducation et de la jeunesse.

La souveraineté économique comme socle

Dans son allocution, le chef de l’État a insisté sur un principe qu’il considère fondamental : sans autonomie économique, l’indépendance politique reste incomplète.

« Nous pouvons disposer d’un Drapeau, d’un Hymne national, d’une Constitution, mais si nous ne contrôlons pas notre économie, nous ne serons jamais véritablement libres. La maîtrise de notre économie passe par la transformation locale de nos ressources naturelles, afin de créer une valeur ajoutée, génératrice d’emplois et de richesse », a-t-il déclaré.

Ce message a trouvé un écho favorable auprès des élus proches du pouvoir et d’une frange de la population, qui y voient une orientation claire pour l’avenir.

Le choix du militaire qui fâche

Mais un autre point du discours a ravivé les tensions : l’annonce d’une hausse du budget militaire, destinée à moderniser les forces de défense et de sécurité. Pour certains, cette orientation met davantage l’accent sur les casernes que sur les amphithéâtres, alors même que le financement des aides étudiantes connaît une baisse.

Le discours présidentiel s’inscrit dans la logique de la loi de programmation militaire 2025-2029, présentée récemment au Sénat par la ministre Brigitte Onkanowa, prévoyant un budget de 2069,7 milliards de FCFA.

« L’avenir s’écrit en kaki » : la charge de Bilie-By-Nzé

Le président d’Ensemble pour le Gabon (EPG) n’a pas tardé à réagir sur le réseau X (ex-Twitter) :

« On baisse le budget alloué aux bourses d’études, on augmente celui destiné aux forces de défense et de sécurité. L’avenir s’écrit en kaki ! Est-ce dans les casernes que l’on formera les ingénieurs pour la transformation locale de nos matières premières ? »

Cette formule choc, largement relayée en ligne, a été perçue comme un « uppercut politique ». Elle reflète l’inquiétude persistante d’un pays qui pourrait miser davantage sur l’appareil militaire que sur son capital humain.

Une contradiction mise en lumière

Pour Bilie-By-Nzé et ses partisans, il y a une incohérence : le régime appelle à la transformation locale du bois, du manganèse et du pétrole, tout en réduisant les moyens permettant aux étudiants de se former aux métiers nécessaires pour relever ce défi.

« On peut bâtir une armée, mais sans ingénieurs ni chercheurs, le pays restera dépendant de l’extérieur », résume un internaute.

L’alternative de l’éducation nationale

L’ancien Premier ministre rappelle que l’éducation devrait être au cœur de la souveraineté. Il propose notamment la construction d’une extension de l’Université Omar Bongo à Plaine-Oréty, afin de renforcer l’enseignement supérieur sur le territoire national. Ses partisans insistent :

« La vraie souveraineté se gagne dans les amphithéâtres et les laboratoires, pas seulement dans les camps militaires. »

Entre amphithéâtres et casernes, un débat encore ouvert

Si la critique de Bilie-By-Nzé trouve un écho auprès de nombreux citoyens, le gouvernement poursuit également des projets éducatifs ambitieux, tels que l’Université Polytechnique d’Akanda et l’Université de Mouila, illustrant sa volonté de renforcer l’infrastructure académique nationale.

La question demeure entière : faut-il sécuriser le présent à tout prix ou investir prioritairement dans la formation pour préparer l’avenir ? Pour l’instant, l’équation reste en suspens entre casernes et amphithéâtres.

Louise/Mihi…

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Belinga : la mission gabonaise s’achève au cœur des mines australiennes

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Après plusieurs jours de rencontres et de discussions à Perth, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a achevé sa mission officielle en Australie par une visite des installations de Fortescue dans la région de Pilbara, en Australie-Occidentale. Une étape importante pour la délégation gabonaise, venue observer de près le fonctionnement de l’un des plus grands groupes miniers au monde.

Cette immersion sur le terrain est intervenue après les échanges avec le fondateur et président exécutif de Fortescue, le Dr Andrew Forrest. Les discussions ont notamment porté sur l’avenir du projet Belinga, les infrastructures nécessaires à son développement, les investissements, l’industrialisation, la formation des Gabonais et le transfert de technologies.

À Pilbara, la délégation a découvert une chaîne de production entièrement intégrée, allant de l’extraction du minerai à son traitement, puis à son transport et à son exportation. Fortescue exploite cinq sites miniers répartis entre les pôles de Chichester, de l’Ouest et d’Iron Bridge.

Cloudbreak et Christmas Creek produisent près de 100 millions de tonnes par an. Solomon et Eliwana atteignent un volume similaire, tandis qu’Iron Bridge se distingue par la production d’un concentré de magnétite à haute teneur.

Pour transporter le minerai, Fortescue s’appuie sur une ligne ferroviaire de 760 kilomètres reliant les mines à Port Hedland. Le port Herb Elliott peut exporter jusqu’à 210 millions de tonnes par an, avec plus de 990 départs de navires minéraliers. À Perth, le centre d’opérations « The Hive » permet de suivre à distance les activités minières, ferroviaires et portuaires grâce aux données en temps réel et aux technologies autonomes.

Le groupe transporte ainsi plus de 200 millions de tonnes de minerai chaque année. Il emploie plus de 20 000 personnes, a réalisé des projets d’une valeur de 46,2 milliards de dollars et expédié plus de 2,5 milliards de tonnes de minerai à travers le monde.

Pour le Gabon, cette visite va bien au-delà de la découverte d’installations industrielles. Elle permet de mieux mesurer ce que représentera, demain, le développement de Belinga, actuellement en phase d’exploration par Fortescue Belinga.

Derrière les chiffres et les machines, l’enjeu concerne surtout les emplois, la formation des jeunes, les infrastructures et les perspectives offertes aux populations. En se rendant à Pilbara, Hermann Immongault a voulu voir, comprendre et préparer les prochaines étapes. L’ambition demeure de faire de Belinga un projet capable de soutenir durablement l’industrialisation et la prospérité du Gabon.

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Fer de Belinga : plus de 250 milliards de FCFA investis, Fortescue dresse le bilan de ses trois premières années au Gabon

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Trois ans après son arrivée au Gabon, Fortescue poursuit méthodiquement le développement du projet de fer de Belinga. Si l’exploitation du minerai n’a pas encore débuté, l’entreprise australienne estime avoir franchi plusieurs étapes structurantes qui traduisent l’avancement progressif de l’un des plus importants projets miniers du pays.

Le 1er juillet 2026, Fortescue a présenté le bilan de ses trois premières années d’activité dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Des investissements aux infrastructures, en passant par les travaux géologiques et l’emploi local, l’entreprise met en avant les fondations déjà posées avant la phase d’exploitation minière.

Selon les chiffres communiqués, plus de 250 milliards de FCFA ont été investis depuis son arrivée au Gabon. Un montant qui a notamment permis la réalisation et la programmation de 225 000 mètres linéaires de forages destinés à mieux connaître le potentiel du gisement et à préparer les prochaines phases du projet.

Sur le terrain, Fortescue revendique également plus de 450 kilomètres de routes développées et entretenues afin de faciliter l’accès aux différents sites du projet. À cela s’ajoutent plus de 900 places d’hébergement installées pour accompagner les activités opérationnelles et la présence des équipes mobilisées sur le chantier.

Le volet humain figure également parmi les éléments mis en avant par l’entreprise. Plus de 700 Gabonaises et Gabonais sont aujourd’hui directement impliqués dans le projet, témoignant de la volonté affichée d’associer les compétences nationales au développement de Belinga.

Ces réalisations s’inscrivent dans la continuité de la convention minière signée entre l’État gabonais et Fortescue, qui prévoit, à terme, des investissements de plusieurs milliards de dollars ainsi que la création de milliers d’emplois directs et indirects.

Si les attentes demeurent importantes autour du lancement effectif de l’exploitation minière, le bilan présenté par Fortescue rappelle qu’avant de devenir une mine, Belinga se construit progressivement. Les investissements consentis, les infrastructures déployées et les travaux techniques engagés constituent autant d’étapes qui permettront de déterminer le rythme et l’ampleur des prochaines phases de ce projet stratégique pour l’économie gabonaise.

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Potasse de la Banio : Hui Neng Group s’inscrit dans la vision industrielle du Gabon

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Le gisement de potasse de la Banio, situé dans la province de la Nyanga, continue de renforcer l’attractivité économique du Gabon. Le 17 juillet dernier, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, entouré des ministres en charge des Transports, des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie et de l’Environnement, a reçu une délégation de la holding chinoise Hui Neng Group venue explorer les opportunités offertes par ce projet stratégique.

Déjà présente au Laos et en Sierra Leone, cette entreprise spécialisée dans la chimie thermique et l’énergie ambitionne de contribuer au développement industriel de la Nyanga. Son vice-président, Li Yongzhen, est venu s’enquérir des avantages et des mécanismes proposés par l’État gabonais dans le cadre d’un éventuel partenariat autour de l’exploitation de la potasse de la Banio.

Au cours des échanges, Hermann Immongault a présenté les grands projets structurants engagés par le Gabon. Parmi eux figure le projet de construction du port en eau profonde de Mayumba, actuellement en négociation avec Abu Dhabi Group, destiné à faciliter l’exportation du marbre, du fer et de la potasse produits dans la région. Le pays prévoit également de porter sa capacité énergétique de 16,5 MW actuellement à 2 148 MW en 2030, puis à 2 291 MW à l’horizon 2035 pour accompagner cette dynamique industrielle.

Cette ambition s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la transformation locale des ressources naturelles, de la souveraineté économique et de l’industrialisation du pays des axes majeurs de son action. L’objectif affiché est de créer davantage de valeur ajoutée, d’emplois et d’opportunités pour les Gabonais.

Saluant des réponses « très claires et concrètes », Li Yongzhen a annoncé que les prochaines étapes porteront sur l’évaluation technique du projet et des visites de terrain. Le gouvernement gabonais reste, quant à lui, attaché à un principe intangible : tout projet devra respecter les normes environnementales et contribuer au développement durable du Gabon.

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