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Fête du travail : l’ANINF fait le point, s’agrandit et vise plus loin dans le numérique

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Avec le numérique qui avance vite et la volonté de moderniser les services publics, le Gabon continue de développer son environnement numérique, sous la direction du ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation. L’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) est au cœur de cette évolution. Pour la Fête du travail, son directeur général, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, a dévoilé un plan ambitieux pour 2026. Ce plan mise sur l’agrandissement de son réseau, la numérisation des services publics et l’amélioration des compétences dans le pays.

Lors de son discours, le 1er mai 2026, il a mis en avant le caractère spécial de cet événement, qui se tenait pour la toute première fois dans la Tour ANINF :

« Cette édition 2026 a, pour notre Agence, une signification vraiment spéciale. Pour la première fois, nous célébrons cette fête ici, dans notre propre salle. »

Des diplômes du travail ont été remis aux agents en reconnaissance de leur engagement et de leur ancienneté, après 10 ans de service.

Vue du Directeur Général de l’ANINF prononçant son discours à la Fête du travail, où il rend hommage aux retraités de l’agence.

La cérémonie a aussi rassemblé d’anciens agents, aujourd’hui à la retraite, qui ont été honorés pour avoir aidé à bâtir l’Agence.

« L’ANINF ne s’est pas construite en un jour », a rappelé le directeur général.

Extension de son action et numérisation

En 2026, l’ANINF compte ouvrir des bureaux régionaux à Franceville et Oyem pour être plus présente partout au Gabon. En même temps, elle prévoit d’embaucher des gens de la région pour accompagner le passage au numérique.

En parallèle, plusieurs projets de numérisation avancent dans des domaines importants comme l’Assemblée nationale, les transports, le commerce et le tourisme.

Formation et sécurité informatique

L’ANINF Academy va s’agrandir avec 18 salles de formation. Elles seront dédiées aux métiers du numérique, comme la cybersécurité, l’intelligence artificielle et la robotique. Une collaboration avec d’autres pays, en particulier les États-Unis, est envisagée pour améliorer les compétences du Gabon dans ces domaines.

« L’ANINF est appelée à contribuer à la construction d’un Gabon fort, moderne et souverain sur le plan numérique », a affirmé le directeur général.

Conditions de travail et aides sociales

Plusieurs aides ont été annoncées pour le personnel : il y aura un “ANINF Café”, l’Agence recevra onze véhicules de service, et l’accès au logement sera facilité grâce à la Société nationale immobilière (SNI) sur le site d’Essassa.

Vision d’avenir

Le directeur général a félicité le Président de la République, Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour sa vision. C’est grâce à lui que le numérique est devenu un élément central de la modernisation de l’État.

« Le numérique s’affirme comme un instrument essentiel de modernisation de l’État et d’amélioration du service public », a-t-il rappelé.

Une impulsion pour bâtir durablement un État numérique

Avec ce plan pour 2026, l’ANINF montre bien qu’elle est un acteur clé pour transformer le Gabon grâce au numérique. En plus de s’étendre dans le pays et de proposer des formations, l’agence vise maintenant à organiser en profondeur tout l’environnement numérique du Gabon. Il ne s’agit plus seulement de moderniser les outils administratifs. Le but est de bâtir une structure numérique solide, sécurisée et faite pour durer, qui pourra accompagner l’essor d’un État entièrement numérique.

Au-delà du bilan et des projets, la fête a aussi été animée par la prestation d’Omar Defunzu, visible sur l’image à côté du DG, dans une ambiance pleine de ferveur.

Dans cette optique, l’ANINF devient un soutien technique et opérationnel essentiel pour la souveraineté numérique du pays. Son rôle est de prévoir les changements technologiques, de rendre les services publics plus compatibles entre eux et d’aider à faire émerger des experts locaux dans le numérique. Cette direction montre la volonté de faire du numérique un moteur important pour le développement, l’efficacité des services publics et la transformation profonde et durable de l’administration gabonaise.

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Nzeng-Ayong : circulation rétablie sur l’axe rond-point-mairie

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La circulation a repris un cours plus normal le vendredi 15 mai 2026 dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville, avec la réouverture partielle de l’axe qui relie le rond-point à la mairie de Nzeng-Ayong. C’est une étape très attendue pour ce gros chantier routier, dont le but est de rendre le trafic plus fluide dans ce quartier très peuplé du Grand Libreville.

Sur place, le ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, a confirmé que les travaux étaient presque terminés, à environ 95 %. Il a précisé que le chantier entrait dans sa phase finale, en attendant que le revêtement définitif soit posé. Cela devrait se faire après une période d’observation technique de trois semaines. Les opérations d’assainissement, comme le nettoyage des caniveaux, sont aussi complètement achevées pour garantir que la route résistera mieux aux eaux de pluie.

Pendant le ralentissement puis la reprise des travaux, la circulation à Nzeng-Ayong est devenue bien plus difficile. Les embouteillages ont considérablement augmenté, ce qui a fortement perturbé les déplacements quotidiens des habitants, des transporteurs et de tous les usagers de la route. Cette situation de congestion prolongée a entraîné des pertes de temps importantes et a mis une pression supplémentaire sur les axes secondaires.

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La réouverture partielle de cette voie est donc accueillie avec un vrai soulagement par les habitants et les chauffeurs, en particulier les taxis et les bus. Ils voient enfin une amélioration progressive des déplacements dans ce secteur stratégique. Pour beaucoup, cette avancée marque un retour progressif à une circulation plus fluide, après plusieurs mois de difficultés.

Cependant, cette ouverture avant la fin complète du chantier soulève aussi des questions. Une partie de la population s’inquiète de voir la route remise en circulation alors que les travaux ne sont pas totalement achevés. Certains habitants craignent que cette situation intermédiaire ne s’installe durablement et que la phase finale prenne du retard, ce qui les fait douter de la bonne finition du projet.

Ce chantier fait partie du programme d’urgence lancé par les autorités nationales pour améliorer les infrastructures routières. Il est mené sous l’impulsion du président de la République, Brice-Clotaire OLIGUI NGUEMA, et avec le suivi du Vice-Président du Gouvernement, Hermann IMMONGAULT.

Dans l’ensemble, cette réouverture partielle montre bien les avancées concrètes en matière d’infrastructures urbaines. Mais elle illustre aussi les attentes encore fortes des populations concernant une finalisation rapide et durable de tous les travaux engagés.

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Gamba : un agent de la SEEG meurt en service, la sécurité mise en cause

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Un événement tragique a eu lieu à Gamba, dans l’Ogooué-Maritime, en fin de semaine dernière. Il a profondément touché les habitants et relance les discussions sur la sécurité des techniciens qui travaillent sur les réseaux électriques. C’est Yves DITOUGOU NZIENGUI, employé de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon, qui a perdu la vie en intervenant sur le réseau électrique de la ville de Gamba, le vendredi 15 mai 2026.

D’après les informations qui circulent sur place, le drame est survenu en fin d’après-midi à l’entrée de Plaine 1, près de la Documentation. Le technicien travaillait sur un circuit à haute tension. Son but était de trouver l’origine d’une panne d’électricité qui affectait plusieurs quartiers depuis quelques jours. Il aurait été électrocuté pendant qu’il était sur la ligne.

Pour l’instant, personne ne connaît les circonstances précises de cet accident. Cependant, cette tragédie soulève de nombreuses questions chez les gens et remet sur le devant de la scène la sécurité des agents qui interviennent sur les équipements électriques.

L’agent avait-il tout l’équipement de protection nécessaire ? Les procédures de sécurité pour couper et vérifier l’absence de tension ont-elles été respectées ? Le courant aurait-il pu être rétabli pendant que les techniciens travaillaient encore sur le réseau ? Ce sont des questions qui sont beaucoup posées.

Quand on travaille sur des réseaux à haute tension, les règles de sécurité demandent d’habitude des étapes très strictes : il faut couper l’alimentation, verrouiller les installations, vérifier qu’il n’y a plus de courant, s’assurer que les équipes sur le terrain et le centre de contrôle communiquent bien, puis valider tout cela avant de remettre le service en marche. La plus petite erreur peut entraîner de graves problèmes.

Cet accident récent remet donc sur le tapis la question des conditions de travail des agents qui évoluent dans des environnements à haut risque. Est-ce que les mesures de prévention sont bien appliquées sur le terrain ? Est-ce que le matériel et les assurances nécessaires sont toujours fournis ?

Beaucoup de personnes pensent qu’une communication officielle de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon serait utile. Elle permettrait d’informer le public sur les circonstances de cet événement tragique et sur les premiers résultats des enquêtes.

Passé l’émotion, une enquête plus poussée semble indispensable pour déterminer les responsabilités et voir si ce drame aurait pu être évité.

D’après ses proches, la victime laisse derrière elle une épouse et plusieurs enfants, dont un bébé de deux mois et demi. À Gamba, les marques de respect se multiplient, dans un mélange de tristesse et d’incompréhension.

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L’affaire Bilie-By-Nze : la Cour d’appel valide la détention, l’EPG monte au créneau

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Le dossier judiciaire d’Alain-Claude Bilie-By-Nze continue de faire couler beaucoup d’encre, aussi bien en politique que dans les médias. Ce vendredi 15 mai 2026, la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Libreville a confirmé qu’il resterait en détention provisoire. Cela signifie qu’elle a rejeté les recours que ses avocats avaient déposés pour contester la première décision de l’incarcérer.

Cette décision fait suite à une procédure où l’ancien Premier ministre est mis en cause pour des faits présumés “d’abus de confiance et d’escroquerie”. Ces accusations sont liées à une histoire d’argent qui remonte à 2008. D’après ce qu’on trouve dans le dossier, une plaignante explique avoir participé au financement initial d’un projet culturel, monté pour le compte de l’État gabonais, avec l’engagement qu’elle serait remboursée par la suite.

Au moment où ces faits se sont déroulés, Alain-Claude Bilie-By-Nze n’était pas ministre. Il était plutôt à la tête du comité d’organisation du Festival national du complexe culturel. Ses proches, eux, rejettent fermement les accusations. Ils affirment qu’à ce stade, aucun élément concret ne permet de prouver sa responsabilité pénale. Ils ajoutent qu’il a toutes les garanties pour se présenter à la justice dès qu’on le lui demande.

Juste après cette décision de la Cour d’appel, Ensemble Pour le Gabon (EPG), le parti politique que dirige Bilie-By-Nze, a diffusé un communiqué. Il y exprime son désaccord et annonce son intention de prendre plusieurs initiatives, tant sur le plan juridique que politique.

Le parti y déclare notamment que “la justice gabonaise vient de franchir une étape particulièrement sérieuse dans l’effondrement de l’État de droit”. Il estime par ailleurs que “la chambre d’accusation a fait le choix de sacrifier le droit pour servir une logique politique”.

L’EPG exprime aussi ses inquiétudes quant au fonctionnement de la justice. Il considère que “l’influence de plus en plus forte de l’exécutif sur le pouvoir judiciaire” risquerait de nuire à l’indépendance de la justice. Dans ce même communiqué, le parti va plus loin en affirmant : “Quand la liberté d’un citoyen, même s’il a été Premier ministre, ne dépend plus uniquement du droit mais de considérations politiques, c’est alors chaque Gabonais qui devient vulnérable.”

Sur le plan de la procédure, le parti estime que cette affaire dépasse le cadre strictement judiciaire. Il affirme clairement : “Le maintien en détention de M. Alain-Claude Bilie-By-Nze vient confirmer qu’il ne s’agit pas d’une simple affaire de justice. C’est en réalité une affaire politique et internationale.”

L’EPG fait d’ailleurs part de son intention d’engager plusieurs recours. Il assure que “toutes les voies de recours possibles, nationales et internationales, seront mises à profit”. Pour cela, il compte mobiliser un groupe d’avocats internationaux et saisir différentes juridictions ainsi que des instances régionales et internationales qui ont compétence dans ce domaine.

Enfin, le communiqué lance un appel à une mobilisation plus large, s’adressant à ses partisans et à l’opinion publique. “Le temps du silence est terminé”, affirme l’EPG, avant de conclure sur ces mots : “Le combat continue et il s’intensifiera.”

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