Connect with us

News

FEMUA 18 : le Gabon, entre culture, tourisme et diplomatie d’influence, à Abidjan.

Publié il y a

le

par

En tant qu’invité d’honneur pour cette 18e édition du FEMUA, le Gabon a vraiment marqué les esprits. Sa participation était à la fois riche et bien organisée, couvrant plusieurs domaines comme la culture, l’innovation, le tourisme, le sport et même la diplomatie économique. Du 28 avril au 3 mai 2026, l’Afrique était en pleine mutation numérique et culturelle, et Libreville a saisi cette chance, grâce à cette grande plateforme, pour clarifier sa stratégie. L’idée, qui repose sur le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), est de faire des secteurs de la culture, du tourisme et du sport des piliers pour diversifier son économie et renforcer son influence.

Paul Ulrich Kessany Zategwa, le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, en charge aussi de la vie associative, a vraiment été au centre de cette dynamique. Il a montré une présence active et très diversifiée, en intervenant souvent officiellement et en s’engageant directement sur le terrain.

Une diplomatie culturelle concrète

En participant, le Gabon a vraiment mis en lumière la richesse de son patrimoine. On a pu voir des expositions, des spectacles artistiques et diverses animations culturelles, comme des danses traditionnelles, de l’artisanat, de la gastronomie et des formes d’expression plus modernes. Grâce à cette variété, le pays a renforcé son image : celle d’une nation fière de ses racines mais aussi ouverte sur la modernité.

Le tourisme a aussi joué un rôle clé, notamment en valorisant les parcs nationaux et l’écotourisme. Dans cette lancée, la troisième édition de la caravane touristique nationale, prévue entre juillet et septembre 2026, sera une suite logique de ce qui a été fait à Abidjan. L’idée est de faire mieux connaître les sites touristiques du Gabon et d’attirer plus de visiteurs. Il y aura peut-être même des participants ivoiriens, ce qui montrerait une coopération plus forte entre les régions.

De son côté, Marcelle Ibinga épse Itsitsa, la ministre du Tourisme durable et de l’Artisanat, a discuté avec son homologue ivoirien. Leurs échanges ont porté sur la formation, comment rendre le secteur plus attractif et l’organisation des politiques touristiques.

L’innovation et l’organisation culturelle

La délégation gabonaise a aussi participé aux discussions sur l’avenir des industries culturelles et créatives, en abordant le thème « Intelligence artificielle : menace ou opportunité pour l’Afrique ? »

À cette occasion, Gildas Borrys Ndong Nang, le Directeur Général du Bureau Gabonais du Droit d’Auteur, a pris part aux échanges. Il a été question de la protection des œuvres, de comment professionnaliser les artistes et de mieux organiser les filières culturelles.

Un ministre au cœur de l’action

Paul Ulrich Kessany Zategwa s’est montré très engagé, allant au-delà de son rôle officiel. Il a même joué dans le match de gala qui a opposé les anciennes stars ivoiriennes aux Panthères du Gabon à l’INJS de Marcory, montrant bien comment le sport peut rassembler les gens.

Pendant un concert à l’Institut français d’Abidjan, il est monté sur scène. Il a participé à une danse en cercle avec le public, sur des musiques de Dementos et de Pierre-Claver Akendengué, dans une atmosphère très joyeuse. Même depuis son siège, le ministre a esquissé quelques pas de danse, prouvant ainsi son lien avec les formes d’expression culturelles populaires.

Une stratégie d’influence globale

Au-delà de tous ces événements, la participation du Gabon au FEMUA 18 s’inscrit dans une vraie stratégie diplomatique. Cette stratégie est portée par la vision du président Brice-Clotaire Oligui Nguema et par les grandes lignes du PNCD, qui considèrent la culture, le sport, le tourisme et l’innovation comme des piliers pour une croissance qui dure.

En alliant les actions officielles, la promotion de la culture et un engagement direct sur le terrain, Paul Ulrich Kessany Zategwa représente bien cette nouvelle manière de faire connaître le pays. C’est une diplomatie de proximité où chaque participation sert à influencer, coopérer et transformer les choses, plaçant le Gabon comme un acteur culturel et stratégique majeur sur le continent africain.

Commenter

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

News

Nzeng-Ayong : circulation rétablie sur l’axe rond-point-mairie

Publié le

le

par

La circulation a repris un cours plus normal le vendredi 15 mai 2026 dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville, avec la réouverture partielle de l’axe qui relie le rond-point à la mairie de Nzeng-Ayong. C’est une étape très attendue pour ce gros chantier routier, dont le but est de rendre le trafic plus fluide dans ce quartier très peuplé du Grand Libreville.

Sur place, le ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, a confirmé que les travaux étaient presque terminés, à environ 95 %. Il a précisé que le chantier entrait dans sa phase finale, en attendant que le revêtement définitif soit posé. Cela devrait se faire après une période d’observation technique de trois semaines. Les opérations d’assainissement, comme le nettoyage des caniveaux, sont aussi complètement achevées pour garantir que la route résistera mieux aux eaux de pluie.

Pendant le ralentissement puis la reprise des travaux, la circulation à Nzeng-Ayong est devenue bien plus difficile. Les embouteillages ont considérablement augmenté, ce qui a fortement perturbé les déplacements quotidiens des habitants, des transporteurs et de tous les usagers de la route. Cette situation de congestion prolongée a entraîné des pertes de temps importantes et a mis une pression supplémentaire sur les axes secondaires.

default

La réouverture partielle de cette voie est donc accueillie avec un vrai soulagement par les habitants et les chauffeurs, en particulier les taxis et les bus. Ils voient enfin une amélioration progressive des déplacements dans ce secteur stratégique. Pour beaucoup, cette avancée marque un retour progressif à une circulation plus fluide, après plusieurs mois de difficultés.

Cependant, cette ouverture avant la fin complète du chantier soulève aussi des questions. Une partie de la population s’inquiète de voir la route remise en circulation alors que les travaux ne sont pas totalement achevés. Certains habitants craignent que cette situation intermédiaire ne s’installe durablement et que la phase finale prenne du retard, ce qui les fait douter de la bonne finition du projet.

Ce chantier fait partie du programme d’urgence lancé par les autorités nationales pour améliorer les infrastructures routières. Il est mené sous l’impulsion du président de la République, Brice-Clotaire OLIGUI NGUEMA, et avec le suivi du Vice-Président du Gouvernement, Hermann IMMONGAULT.

Dans l’ensemble, cette réouverture partielle montre bien les avancées concrètes en matière d’infrastructures urbaines. Mais elle illustre aussi les attentes encore fortes des populations concernant une finalisation rapide et durable de tous les travaux engagés.

Continue Reading

News

Gamba : un agent de la SEEG meurt en service, la sécurité mise en cause

Publié le

le

par

Un événement tragique a eu lieu à Gamba, dans l’Ogooué-Maritime, en fin de semaine dernière. Il a profondément touché les habitants et relance les discussions sur la sécurité des techniciens qui travaillent sur les réseaux électriques. C’est Yves DITOUGOU NZIENGUI, employé de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon, qui a perdu la vie en intervenant sur le réseau électrique de la ville de Gamba, le vendredi 15 mai 2026.

D’après les informations qui circulent sur place, le drame est survenu en fin d’après-midi à l’entrée de Plaine 1, près de la Documentation. Le technicien travaillait sur un circuit à haute tension. Son but était de trouver l’origine d’une panne d’électricité qui affectait plusieurs quartiers depuis quelques jours. Il aurait été électrocuté pendant qu’il était sur la ligne.

Pour l’instant, personne ne connaît les circonstances précises de cet accident. Cependant, cette tragédie soulève de nombreuses questions chez les gens et remet sur le devant de la scène la sécurité des agents qui interviennent sur les équipements électriques.

L’agent avait-il tout l’équipement de protection nécessaire ? Les procédures de sécurité pour couper et vérifier l’absence de tension ont-elles été respectées ? Le courant aurait-il pu être rétabli pendant que les techniciens travaillaient encore sur le réseau ? Ce sont des questions qui sont beaucoup posées.

Quand on travaille sur des réseaux à haute tension, les règles de sécurité demandent d’habitude des étapes très strictes : il faut couper l’alimentation, verrouiller les installations, vérifier qu’il n’y a plus de courant, s’assurer que les équipes sur le terrain et le centre de contrôle communiquent bien, puis valider tout cela avant de remettre le service en marche. La plus petite erreur peut entraîner de graves problèmes.

Cet accident récent remet donc sur le tapis la question des conditions de travail des agents qui évoluent dans des environnements à haut risque. Est-ce que les mesures de prévention sont bien appliquées sur le terrain ? Est-ce que le matériel et les assurances nécessaires sont toujours fournis ?

Beaucoup de personnes pensent qu’une communication officielle de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon serait utile. Elle permettrait d’informer le public sur les circonstances de cet événement tragique et sur les premiers résultats des enquêtes.

Passé l’émotion, une enquête plus poussée semble indispensable pour déterminer les responsabilités et voir si ce drame aurait pu être évité.

D’après ses proches, la victime laisse derrière elle une épouse et plusieurs enfants, dont un bébé de deux mois et demi. À Gamba, les marques de respect se multiplient, dans un mélange de tristesse et d’incompréhension.

Continue Reading

News

L’affaire Bilie-By-Nze : la Cour d’appel valide la détention, l’EPG monte au créneau

Publié le

le

par

Le dossier judiciaire d’Alain-Claude Bilie-By-Nze continue de faire couler beaucoup d’encre, aussi bien en politique que dans les médias. Ce vendredi 15 mai 2026, la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Libreville a confirmé qu’il resterait en détention provisoire. Cela signifie qu’elle a rejeté les recours que ses avocats avaient déposés pour contester la première décision de l’incarcérer.

Cette décision fait suite à une procédure où l’ancien Premier ministre est mis en cause pour des faits présumés “d’abus de confiance et d’escroquerie”. Ces accusations sont liées à une histoire d’argent qui remonte à 2008. D’après ce qu’on trouve dans le dossier, une plaignante explique avoir participé au financement initial d’un projet culturel, monté pour le compte de l’État gabonais, avec l’engagement qu’elle serait remboursée par la suite.

Au moment où ces faits se sont déroulés, Alain-Claude Bilie-By-Nze n’était pas ministre. Il était plutôt à la tête du comité d’organisation du Festival national du complexe culturel. Ses proches, eux, rejettent fermement les accusations. Ils affirment qu’à ce stade, aucun élément concret ne permet de prouver sa responsabilité pénale. Ils ajoutent qu’il a toutes les garanties pour se présenter à la justice dès qu’on le lui demande.

Juste après cette décision de la Cour d’appel, Ensemble Pour le Gabon (EPG), le parti politique que dirige Bilie-By-Nze, a diffusé un communiqué. Il y exprime son désaccord et annonce son intention de prendre plusieurs initiatives, tant sur le plan juridique que politique.

Le parti y déclare notamment que “la justice gabonaise vient de franchir une étape particulièrement sérieuse dans l’effondrement de l’État de droit”. Il estime par ailleurs que “la chambre d’accusation a fait le choix de sacrifier le droit pour servir une logique politique”.

L’EPG exprime aussi ses inquiétudes quant au fonctionnement de la justice. Il considère que “l’influence de plus en plus forte de l’exécutif sur le pouvoir judiciaire” risquerait de nuire à l’indépendance de la justice. Dans ce même communiqué, le parti va plus loin en affirmant : “Quand la liberté d’un citoyen, même s’il a été Premier ministre, ne dépend plus uniquement du droit mais de considérations politiques, c’est alors chaque Gabonais qui devient vulnérable.”

Sur le plan de la procédure, le parti estime que cette affaire dépasse le cadre strictement judiciaire. Il affirme clairement : “Le maintien en détention de M. Alain-Claude Bilie-By-Nze vient confirmer qu’il ne s’agit pas d’une simple affaire de justice. C’est en réalité une affaire politique et internationale.”

L’EPG fait d’ailleurs part de son intention d’engager plusieurs recours. Il assure que “toutes les voies de recours possibles, nationales et internationales, seront mises à profit”. Pour cela, il compte mobiliser un groupe d’avocats internationaux et saisir différentes juridictions ainsi que des instances régionales et internationales qui ont compétence dans ce domaine.

Enfin, le communiqué lance un appel à une mobilisation plus large, s’adressant à ses partisans et à l’opinion publique. “Le temps du silence est terminé”, affirme l’EPG, avant de conclure sur ces mots : “Le combat continue et il s’intensifiera.”

Continue Reading