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Gabon : la BAD et le gouvernement, un partenariat stratégique sous les projecteurs
Le Gabon et la Banque africaine de développement (BAD) semblent vouloir franchir un nouveau cap dans leur coopération. Jeudi 12 mars 2026, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a reçu une délégation de l’institution conduite par son directeur général pour la région Afrique centrale, Léandre Bassolé. Au programme : renforcer le partenariat dans des secteurs cruciaux, tels que les infrastructures et les mines.
Cette rencontre s’inscrit dans un contexte où le gouvernement gabonais affiche sa volonté d’accélérer les investissements structurants et de diversifier l’économie nationale. Elle illustre également la continuité d’un partenariat historique entre Libreville et la principale banque de développement du continent africain.
Durant les échanges, plusieurs projets prioritaires ont été passés au crible, susceptibles de bénéficier d’un soutien technique et financier de la BAD. L’accent a notamment été mis sur le développement des infrastructures, considéré comme un levier majeur pour la transformation économique entamée depuis la transition politique d’août 2023. Routes, énergie, transport et logistique : autant de secteurs stratégiques pour moderniser le tissu économique et séduire de nouveaux investisseurs.
La BAD, forte de plusieurs décennies d’accompagnement au Gabon, a confirmé sa disposition à poursuivre et à renforcer son appui aux projets structurants. Son expertise dans le financement et la mise en œuvre de grands projets sur le continent est largement reconnue.
Les discussions ont également porté sur le potentiel du secteur minier gabonais. Avec des ressources abondantes en manganèse, fer et autres minerais stratégiques, le Gabon entend valoriser ses richesses naturelles et développer les chaînes de transformation locale. La coopération avec la BAD pourrait ainsi jouer un rôle clé pour mobiliser des financements et structurer des projets industriels durables.
Pourtant, de nombreuses questions demeurent : quels projets d’infrastructures seront véritablement prioritaires ? Quels mécanismes permettront de transformer les financements en résultats tangibles pour les populations ? Comment garantir que l’exploitation minière soutienne réellement la transformation industrielle et la création d’emplois locaux ? Et enfin, comment intégrer le développement des compétences nationales et le transfert de technologies dans ces projets ?
Ces interrogations illustrent l’enjeu central de cette coopération renouvelée, pour la trajectoire économique et sociale du Gabon, dont le président Brice-Clotaire Oligui Nguema compte faire un levier de développement durable et inclusif.
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Gabon : l’ANINF lance GTLAN, un virage numérique pour moderniser l’Assemblée nationale
Le 29 avril 2026, l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF), un organisme public qui dépend du Ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, a fait un grand pas pour moderniser les institutions publiques grâce au numérique. À l’Assemblée nationale, deux systèmes importants ont été présentés officiellement : la plateforme GTLAN (Gestion des Travaux Législatifs de l’Assemblée Nationale) et un nouveau site web officiel. Cette démarche s’inscrit dans la volonté des autorités de moderniser l’action publique. Elle a pour but de rendre l’institution parlementaire plus efficace, plus transparente et plus indépendante sur le plan numérique.
Suivant la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui voit le numérique comme un moyen essentiel d’améliorer l’administration, ce pas en avant représente un moment important dans le passage au numérique du Parlement gabonais.


Régis Onanga Ndiaye, président de l’Assemblée nationale, prenant la parole, sous le regard de quelques membres du bureau de l’institution.
La présentation de ces outils s’est déroulée en présence du président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye, et sous la conduite du directeur général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki.
« Cette plateforme répond à un besoin concret : structurer, sécuriser et fluidifier l’ensemble des travaux législatifs. Elle permet de passer d’un fonctionnement largement manuel à un système numérique intégré, plus efficace et plus fiable », a souligné le directeur général de l’ANINF.
Moderniser un système encore largement manuel
Jusqu’à présent, la gestion des travaux parlementaires se faisait souvent avec des méthodes manuelles, un peu éparpillées et qui prenaient beaucoup de temps. Faire circuler les documents, organiser les séances, vérifier le quorum, enregistrer les votes ou encore archiver les débats, toutes ces tâches rendaient le travail législatif moins efficace.

De la gauche vers la droite, Régis Onanga Ndiaye, président de l’Assemblée nationale, et Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, directeur général de l’ANINF.
Devant ces difficultés, il est devenu clair qu’il fallait des outils numériques efficaces ; c’est devenu une priorité pour rendre les parlementaires plus productifs et mieux coordonnés.
GTLAN, une plateforme au cœur du processus législatif
Développée par l’ANINF, la plateforme GTLAN sert de point central numérique pour toutes les activités parlementaires. Grâce à elle, on peut préparer les séances, organiser les réunions, établir les ordres du jour et regrouper tous les documents nécessaires.
L’outil permet aussi de suivre les séances en direct : il contrôle le quorum, enregistre les votes, permet de suivre les positions des députés et archive les débats sous forme de fichiers audio, classés par intervenant.
Des espaces de collaboration sécurisés s’ajoutent à cela. Ils donnent aux députés et à leurs équipes un environnement de travail commun et sécurisé, idéal pour échanger, préparer leurs interventions et gérer les dossiers ensemble.
En regroupant les données et les contenus, GTLAN aide à garder une meilleure trace de l’histoire de l’institution, rend les informations plus fiables et contribue à une façon de travailler plus souple et actuelle au Parlement.
Un site web pour rapprocher les citoyens du Parlement
En parallèle, l’ANINF a créé un nouveau site internet officiel pour l’Assemblée nationale. Imaginé comme une vitrine moderne, facile d’accès et qui explique bien les choses, son but est d’aider le public à mieux accéder aux informations du Parlement, de rendre les choses plus transparentes et de mettre en valeur ce que fait l’institution.
Une avancée vers plus de souveraineté numérique
Au-delà de la modernisation technique, ce projet montre une volonté stratégique plus large : renforcer l’indépendance numérique et l’efficacité des institutions. On s’attend à plusieurs bénéfices majeurs : moins de papier utilisé, des opérations parlementaires plus rapides, une meilleure sécurité des données et un suivi plus précis des travaux.

À travers le déploiement de GTLAN et du site web, l’ANINF montre bien son rôle clé dans le passage du Gabon au numérique, en aidant les institutions à évoluer vers un modèle plus efficace, plus transparent et clairement tourné vers le futur.
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Le Papyrus : à Akanda, un fast-food local qui veut conquérir le grand public
À Akanda Sherko, juste en face du restaurant Du Chef O’miel, une nouvelle enseigne attire déjà l’attention des passants et des amateurs de restauration rapide. Son nom : Le Papyrus. Ouvert depuis moins de quinze jours, ce fast-food se positionne sur un créneau clair : offrir une cuisine savoureuse, rapide et accessible, inspirée des habitudes de consommation populaires au Gabon.
Derrière ce projet se trouve Chef O’miel, grand cuisinier reconnu pour son savoir-faire et la qualité de sa cuisine. Son restaurant, Chef O’miel, jouit déjà d’une forte popularité à Akanda ainsi que dans les autres communes du Grand Libreville. Fort de cette notoriété, l’entrepreneur lance aujourd’hui Le Papyrus avec l’ambition de toucher un public encore plus large.
Le positionnement stratégique du fast-food, installé à proximité immédiate du restaurant Chef O’miel, constitue un atout important. Cette implantation permet de bénéficier naturellement de la visibilité et de la fréquentation déjà générées par l’établissement principal, tout en faisant découvrir davantage la nouvelle enseigne aux habitants et aux visiteurs de passage.
Avec Le Papyrus, Chef O’miel entend toucher la masse grâce à des prix abordables, tout en misant sur une identité culinaire forte : la valorisation des produits locaux et des saveurs familières aux consommateurs gabonais.
L’idée est simple : proposer une restauration de rue modernisée, généreuse et de qualité. « Se démarquer en proposant local », telle est la ligne directrice du promoteur. Une vision qui repose sur l’utilisation d’ingrédients locaux, travaillés dans un esprit de rapidité sans sacrifier le goût.
À la carte, les clients retrouvent des incontournables appréciés du grand public : poulet braisé, saucisse BBQ, côtes braisées, riz-haricot, skinitchou, ainsi qu’une variété de combos adaptés à différentes envies et budgets. La nourriture est également accompagnée de boissons maison préparées par l’équipe de Chef O’miel, notamment le planteur et le punch, qui viennent compléter l’expérience culinaire proposée aux clients.



Les tarifs se veulent volontairement accessibles, avec des formules à partir de 1 500 FCFA, jusqu’à 10 000 FCFA pour les offres les plus complètes.
Le Papyrus bénéficie déjà d’un accueil encourageant. Malgré une ouverture récente, l’établissement reçoit actuellement environ 30 clients par jour, preuve d’un intérêt réel pour ce nouveau concept.

Pour assurer le service, une équipe d’une dizaine de personnes, entièrement gabonaise, a été constituée. Les employés se relaient entre les équipes de jour et de nuit, notamment le week-end où l’activité s’intensifie. À travers ce choix, Chef O’miel affirme également son ambition de contribuer à la nationalisation du secteur du fast-food, encore majoritairement occupé par des opérateurs expatriés.
Les horaires d’ouverture ont été pensés en fonction des habitudes locales. Du lundi au jeudi, Le Papyrus accueille sa clientèle de midi à minuit. Du vendredi au dimanche, l’enseigne passe en mode 24h/24, afin de répondre à la forte affluence observée dans les rues durant les week-ends.
Le parcours du promoteur éclaire aussi la philosophie du projet. Avant de devenir le chef cuisinier qu’il est aujourd’hui, Chef O’miel a débuté dans le domaine de la braise, un univers qu’il maîtrise parfaitement et qu’il a su professionnaliser au fil des années. Ce retour aux sources se reflète naturellement dans l’offre du Papyrus.
Quant au nom de l’établissement, il puise son inspiration dans les plantes disposées devant la devanture du restaurant. En grandissant, ces plantes prennent de l’ampleur, s’étendent et occupent progressivement l’espace. Une image forte qui symbolise parfaitement la vision du promoteur : voir Le Papyrus grandir, se développer et s’implanter durablement, jusqu’à devenir à terme une véritable chaîne de restauration rapide.
Avec son positionnement populaire, son ancrage local et son ambition assumée, Le Papyrus entend bien se faire une place durable dans le paysage culinaire d’Akanda, avant d’étendre demain ses racines bien au-delà.
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Grève des écogardes : l’ANPN dément et apporte des clarifications face aux informations relayées sur les réseaux sociaux
Face aux nombreuses publications circulant sur les réseaux sociaux et reprises par certains médias au sujet d’un supposé mouvement de grève des écogardes, l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN), par la voix de son Secrétaire Exécutif, Omer Ntougou Ndoutoumou, a tenu à faire une mise au point officielle afin de rétablir les faits.
Dans un communiqué rendu public, l’institution dément formellement les allégations faisant état d’une paralysie des activités au sein des parcs nationaux ainsi que d’un arrêt de travail du corps des écogardes.
Des écogardes toujours en activité
Contrairement aux informations diffusées ces dernières heures, l’ANPN affirme que les écogardes poursuivent normalement leurs missions sur l’ensemble du territoire national. Selon le Secrétaire Exécutif Omer Ntougou Ndoutoumou, ces agents demeurent pleinement mobilisés dans les parcs nationaux, où ils assurent la surveillance, la protection de la biodiversité et la sécurisation des espaces protégés.
L’Agence précise par ailleurs que les écogardes sont actuellement engagés dans un processus d’intégration au sein du corps paramilitaire des Eaux et Forêts, conformément aux réformes engagées par les autorités compétentes.
Les 13 parcs nationaux restent opérationnels
Autre point souligné par la direction générale : aucun parc national n’a été fermé. L’ANPN assure que les treize parcs nationaux du pays demeurent fonctionnels et que les activités de conservation, de contrôle et de préservation du patrimoine naturel se poursuivent normalement.
Cette précision intervient alors que certaines publications faisaient état d’une fermeture généralisée des sites et d’une suspension des patrouilles.
Appel à la vigilance face à la désinformation
Regrettant la propagation de ce qu’elle qualifie d’informations infondées, l’ANPN invite l’opinion publique à faire preuve de discernement face aux contenus relayés sur les réseaux sociaux, susceptibles d’entretenir la confusion et de fragiliser l’image de l’institution.
Le Secrétaire Exécutif Omer Ntougou Ndoutoumou réaffirme, à travers cette communication, l’engagement constant de l’Agence en faveur de la protection du patrimoine naturel national ainsi que de la professionnalisation continue de ses effectifs.
Une volonté de clarification
Par cette sortie officielle, l’ANPN entend donc mettre fin aux interprétations contradictoires observées ces derniers jours et rassurer les partenaires, usagers et populations sur la continuité des missions confiées aux écogardes.
Dans un contexte où les informations circulent rapidement, cette mise au point vise à rappeler l’importance de s’en tenir aux sources officielles avant toute diffusion.
