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Gabon : l’ANINF lance GTLAN, un virage numérique pour moderniser l’Assemblée nationale

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Le 29 avril 2026, l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF), un organisme public qui dépend du Ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, a fait un grand pas pour moderniser les institutions publiques grâce au numérique. À l’Assemblée nationale, deux systèmes importants ont été présentés officiellement : la plateforme GTLAN (Gestion des Travaux Législatifs de l’Assemblée Nationale) et un nouveau site web officiel. Cette démarche s’inscrit dans la volonté des autorités de moderniser l’action publique. Elle a pour but de rendre l’institution parlementaire plus efficace, plus transparente et plus indépendante sur le plan numérique.

Suivant la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui voit le numérique comme un moyen essentiel d’améliorer l’administration, ce pas en avant représente un moment important dans le passage au numérique du Parlement gabonais.

Régis Onanga Ndiaye, président de l’Assemblée nationale, prenant la parole, sous le regard de quelques membres du bureau de l’institution.

La présentation de ces outils s’est déroulée en présence du président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye, et sous la conduite du directeur général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki.

« Cette plateforme répond à un besoin concret : structurer, sécuriser et fluidifier l’ensemble des travaux législatifs. Elle permet de passer d’un fonctionnement largement manuel à un système numérique intégré, plus efficace et plus fiable », a souligné le directeur général de l’ANINF.

Moderniser un système encore largement manuel

Jusqu’à présent, la gestion des travaux parlementaires se faisait souvent avec des méthodes manuelles, un peu éparpillées et qui prenaient beaucoup de temps. Faire circuler les documents, organiser les séances, vérifier le quorum, enregistrer les votes ou encore archiver les débats, toutes ces tâches rendaient le travail législatif moins efficace.

De la gauche vers la droite, Régis Onanga Ndiaye, président de l’Assemblée nationale, et Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, directeur général de l’ANINF.

Devant ces difficultés, il est devenu clair qu’il fallait des outils numériques efficaces ; c’est devenu une priorité pour rendre les parlementaires plus productifs et mieux coordonnés.

GTLAN, une plateforme au cœur du processus législatif

Développée par l’ANINF, la plateforme GTLAN sert de point central numérique pour toutes les activités parlementaires. Grâce à elle, on peut préparer les séances, organiser les réunions, établir les ordres du jour et regrouper tous les documents nécessaires.

L’outil permet aussi de suivre les séances en direct : il contrôle le quorum, enregistre les votes, permet de suivre les positions des députés et archive les débats sous forme de fichiers audio, classés par intervenant.

Des espaces de collaboration sécurisés s’ajoutent à cela. Ils donnent aux députés et à leurs équipes un environnement de travail commun et sécurisé, idéal pour échanger, préparer leurs interventions et gérer les dossiers ensemble.

En regroupant les données et les contenus, GTLAN aide à garder une meilleure trace de l’histoire de l’institution, rend les informations plus fiables et contribue à une façon de travailler plus souple et actuelle au Parlement.

Un site web pour rapprocher les citoyens du Parlement

En parallèle, l’ANINF a créé un nouveau site internet officiel pour l’Assemblée nationale. Imaginé comme une vitrine moderne, facile d’accès et qui explique bien les choses, son but est d’aider le public à mieux accéder aux informations du Parlement, de rendre les choses plus transparentes et de mettre en valeur ce que fait l’institution.

Une avancée vers plus de souveraineté numérique

Au-delà de la modernisation technique, ce projet montre une volonté stratégique plus large : renforcer l’indépendance numérique et l’efficacité des institutions. On s’attend à plusieurs bénéfices majeurs : moins de papier utilisé, des opérations parlementaires plus rapides, une meilleure sécurité des données et un suivi plus précis des travaux.

À travers le déploiement de GTLAN et du site web, l’ANINF montre bien son rôle clé dans le passage du Gabon au numérique, en aidant les institutions à évoluer vers un modèle plus efficace, plus transparent et clairement tourné vers le futur.

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Gabon : décès de l’abbé Florent Mboumba-Bouassa, grande figure de l’Église catholique

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L’Église catholique gabonaise est en deuil. L’abbé Florent Mboumba-Bouassa est décédé dans la nuit du 13 au 14 septembre 2026, selon une annonce de Mgr Jean Patrick Iba-Ba, archevêque métropolitain de Libreville. Celui-ci a salué « le don de sa vie, son ministère sacerdotal et le témoignage donné au service de l’Église », tout en invitant les fidèles à prier pour le repos de son âme.

Originaire du village Malaba, dans le département de la Douigny à Moabi, Florent Mboumba-Bouassa est né au début de la Seconde Guerre mondiale. Fils de catéchiste, il grandit dans un environnement profondément marqué par la foi. Après des études en France, il est ordonné prêtre le 14 juillet 1968, à la paroisse Saint-Joseph de Tchibanga, dans le diocèse de Mouila.

Au fil des décennies, son parcours dépasse largement le seul cadre pastoral. Théologien, canoniste, historien, musicologue, linguiste, éducateur et chercheur, il s’intéresse à la fois aux questions religieuses, culturelles et identitaires. Il travaille notamment sur le concept Bajaga et compose plusieurs cantiques en langue yipunu.

Très attaché aux médias catholiques, il contribue à leur promotion au Gabon et participe à la mise en œuvre du journal La Lumière. Il est également le fondateur de l’association Les Messagers du Christ et reste associé à la construction de l’église Notre-Dame-des-Apôtres, au PK8 à Libreville.

Son engagement s’étend aussi à des domaines institutionnels. Il a travaillé au sein d’un organe lié à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Des témoignages lui attribuent par ailleurs une contribution, après ses études en France, aux travaux autour de la Constitution de la Première République gabonaise, notamment sur la référence à Dieu.

Profondément attaché à ses racines, à la culture et aux traditions de son terroir, l’abbé Florent Mboumba-Bouassa aura marqué plusieurs générations par la diversité de ses engagements et par sa volonté de faire dialoguer foi chrétienne, savoir, identité culturelle et transmission.

Sa disparition, survenue le jour de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, clôt un parcours de près de six décennies de sacerdoce, entre évangélisation, culture, recherche et engagement intellectuel.

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Cybersécurité : l’ANINF renforce les capacités nationales face aux menaces numériques

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L’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF) poursuit le renforcement de son expertise et de son rôle dans la protection de l’écosystème numérique gabonais. Ce jeudi 10 septembre 2026, à la Tour ANINF, une cérémonie de remise de certificats de participation a marqué l’aboutissement d’un programme de formation de neuf mois, conduit de janvier à septembre 2026 par des experts de MITRE au profit de participants de l’ANINF et de l’administration.

Axée sur le référentiel MITRE ATT&CK et le renseignement sur les cybermenaces, ou Cyber Threat Intelligence (CTI), cette formation a combiné apports méthodologiques et ateliers pratiques. Elle a permis aux participants d’approfondir leur maîtrise de l’analyse du profil, de la posture et du comportement des attaquants.

Les bénéficiaires ont également été formés à la recherche des traces laissées lors de la compromission d’un système, à la reconstitution du déroulement d’une cyberattaque ainsi qu’à l’identification des tactiques, techniques et procédures utilisées dans un environnement informatique.

Ces acquis viennent renforcer les capacités de détection, d’analyse et de réponse face aux cybermenaces, dans un contexte où la protection des systèmes d’information constitue un enjeu majeur de souveraineté.

Les certificats ont été remis par Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, Directeur Général de l’ANINF, et Denise Olsen, experte en cybersécurité et cheffe de projet au sein de MITRE.

Pour le Directeur Général de l’ANINF, cette montée en compétences répond directement aux enjeux de protection des infrastructures numériques du pays : « Renforcer les compétences de nos équipes, c’est renforcer durablement notre capacité à protéger les infrastructures numériques du Gabon et à mieux anticiper les cybermenaces. »

Ce programme s’inscrit dans le partenariat entre le Gabon et les États-Unis d’Amérique, avec l’appui technique de MITRE, en faveur du développement des compétences nationales en cybersécurité et en cyberdéfense.

À travers cette initiative organisée à la Tour ANINF, l’Agence confirme sa place parmi les acteurs centraux de la transformation numérique du Gabon. Son action s’inscrit dans la vision du Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la souveraineté numérique, de la protection des infrastructures critiques et de la montée en compétences des ressources nationales des priorités.

En renforçant l’expertise des acteurs chargés de protéger les systèmes d’information, l’ANINF contribue ainsi à construire une résilience numérique durable et à consolider la souveraineté numérique du Gabon.

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UDB : départ d’Aurélien Mintsa Mi Nguema de la trésorerie, Oligui Nguema invoque la discipline du parti

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Le départ d’Aurélien Mintsa Mi Nguema de la trésorerie générale de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) avait suscité plusieurs interrogations. Brice Clotaire Oligui Nguema a finalement apporté un éclairage, en invoquant à la fois la discipline du parti et les exigences liées à la fonction d’ambassadeur.

Le 9 septembre 2026, une décision lue sur Gabon 1ère par le secrétaire général de l’UDB, Mays Mouissi, a officialisé la nomination de Luc Aymard Madama Moubeya comme nouveau Trésorier général. Il sera assisté de Yannick Mefane et Alice Princesse Antsiendi Ampindi. Le texte ne mentionnait toutefois pas les raisons du remplacement d’Aurélien Mintsa Mi Nguema.

Interrogé par le journaliste Chamberland Moukouama lors d’une visite de chantiers, le chef de l’État a été plus explicite. Revenant sur cette actualité, il a expliqué en substance que cette décision ne relevait pas d’une volonté personnelle, mais du respect de la discipline interne du parti.

« Ce n’est pas une décision personnelle. Il y a des règles au sein du parti et chacun doit s’y conformer. La discipline doit s’appliquer à tous. Par ailleurs, Aurélien Mintsa Mi Nguema exerce désormais les fonctions d’ambassadeur. À ce titre, sa prise de parole publique doit aussi tenir compte des responsabilités liées à cette fonction. Dans ces conditions, il était normal qu’il libère son poste au sein du parti. »

Cette sortie fait notamment écho à l’entretien récemment accordé par Aurélien Mintsa Mi Nguema à Jeune Afrique, dans lequel le frère cadet du président, longtemps discret dans les médias, revenait sur son parcours et son positionnement dans l’environnement du pouvoir.

Mais au-delà du fonctionnement interne de l’UDB, l’affaire pose aussi la question des obligations qui accompagnent une haute fonction de l’État. Nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Gabon en Inde en février 2026, Aurélien Mintsa Mi Nguema représente désormais officiellement l’État gabonais à l’étranger.

À ce titre, sa fonction implique des obligations de réserve, de loyauté, d’impartialité, de discrétion et de protection des intérêts du pays. Un ambassadeur ne s’exprime donc plus uniquement comme acteur politique ou à titre personnel : sa parole publique peut aussi être perçue comme engageant l’image de l’État.

Cela ne signifie pas qu’un diplomate perd toute liberté d’expression ni qu’une interview constitue automatiquement une faute. Mais sa communication doit rester compatible avec les responsabilités institutionnelles qui sont les siennes.

Avant son affectation en Inde, Aurélien Mintsa Mi Nguema avait été directeur général du Budget et des Finances publiques, trésorier du camp du « oui » au référendum de 2024, puis acteur de la campagne présidentielle de 2025 avant de prendre la trésorerie de l’UDB.

Son remplacement peut ainsi être lu au-delà des équilibres internes du parti : il remet en lumière la frontière parfois délicate entre engagement politique et devoirs attachés à la représentation de l’État.

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