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“L’Assurance Devient un Droit pour Tous, et Non un Luxe” affirme Dr Crépin Magloire Andrew GWODOG NYANGONE
Dans un contexte où la majorité de la population gabonaise n’a pas accès aux services d’assurance traditionnels, une initiative audacieuse est en train de transformer le paysage de l’assurance au Gabon. Samb’A Assurances Gabon S.A., fondée par Dr Crépin Magloire Andrew GWODOG NYANGONE, ancien Ministre Délégué et ADG de la SCG-Ré, Expert en Assurances, Prix FANAF 2020 en Innovation et Recherche en Assurance, Micro-assurance, Finances & Management, Enseignant-Chercheur en Assurances et Risk Management, propose une solution inclusive et adaptée aux besoins des Gabonais les plus vulnérables.
Qu’est-ce que la Micro-Assurance ?
Lors d’un récent podcast sur Akûm Radio, Dr GWODOG NYANGONE a expliqué que la micro-assurance vise à protéger les individus, qu’ils soient dans le secteur formel ou informel. “La véritable richesse d’un pays, ce sont ses habitants. Ils méritent d’être protégés. La micro-assurance est inclusive, c’est l’assurance pour tous, des plus pauvres aux moins pauvres,” a-t-il déclaré.
Accessibilité et Proximité
Samb’A Assurances se distingue par son approche centrée sur le client. La société interagit directement avec les assurés pour co-concevoir des solutions adaptées à leurs besoins spécifiques. Cette démarche de proximité est renforcée par une distribution des produits via des églises, des mutuelles, des communautés étrangères, et des marchés. En outre, Samb’A est une société digitale, ce qui facilite l’accès aux services pour les clients, notamment grâce à des partenariats avec des opérateurs de téléphonie mobile tels qu’Airtel et Moov.
Couvrir Toute la Population
L’objectif de Samb’A Assurances est ambitieux : couvrir l’ensemble des 2 millions d’habitants du Gabon. La société a interrogé 3000 Gabonais pour identifier leurs principales préoccupations, notamment en matière de santé, de financement des obsèques, et de protection des biens. En réponse, Samb’A a développé des produits comme Samba’a kama et Samba’a crédit, qui offrent des solutions spécifiques pour ces besoins.
Exemples Concrets
Dr GWODOG NYANGONE a donné des exemples concrets de la façon dont Samb’A Assurances répond aux besoins des Gabonais. Par exemple, bien que Samba’a ne couvre pas les véhicules, elle peut gérer les dommages subis par les chauffeurs de taxi, ce qui ne serait pas possible avec une assurance traditionnelle. De plus, Samb’A s’engage à régler les sinistres en cinq jours, contre les dix jours requis par la loi.
Partenariats et Développement
Samb’A Assurances collabore activement avec diverses entreprises et associations locales pour offrir des solutions d’assurance adaptées aux réalités gabonaises. Le partenariat stratégique avec la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) est particulièrement significatif, permettant à Samb’A de garantir la couverture des dommages liés aux coupures d’électricité, un problème courant affectant de nombreux Gabonais. Cette collaboration inclut une prime d’assurance mensuelle de 1000 FCFA, essentielle pour assurer la protection des biens jusqu’à une valeur de 3.000.000 FCFA par foyer. En plus de la SEEG, Samb’A Assurances travaille en étroite collaboration avec des associations locales et des entreprises pour sécuriser les activités économiques des jeunes et des petites entreprises, contribuant ainsi au développement économique et social du Gabon.
Un Modèle Réplicable
La micro-assurance connaît un succès croissant en Afrique de l’Ouest, et Dr GWODOG NYANGONE est convaincu que ce modèle peut prospérer au Gabon. Fort de son expérience avec Yelen Assurance au Burkina Faso, il voit un potentiel énorme pour augmenter le taux de pénétration de l’assurance dans le pays, actuellement inférieur à 1,5%. Le régulateur des assurances, la CIMA, soutient également cette initiative.
Samb’A Assurances Gabon S.A. incarne une vision d’inclusion sociale et économique, où l’assurance devient un droit accessible à tous, et non un luxe réservé à une élite. “Avec Samb’A, l’assurance devient un droit pour tous, et non un luxe. Chaque personne, indépendamment de sa condition culturelle, économique et sociale, doit y avoir accès,” a affirmé Dr GWODOG NYANGONE. Cette initiative marque une étape cruciale vers une protection sociale universelle au Gabon, promettant un avenir plus sûr pour tous les Gabonais.
Mihi…
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Encadrement de l’exploitation de l’Iboga : un décret salué, mais des interrogations sur son applicabilité
Les détenteurs de savoirs traditionnels ont été reçus le 19 juin dernier au ministère de la Culture et du Rayonnement culturel pour échanger autour du décret n°0239 portant réglementation de l’Iboga et de ses dérivés. Cette rencontre visait à clarifier les objectifs du texte et à apaiser les inquiétudes des acteurs culturels, dans un contexte où la plante emblématique du patrimoine gabonais suscite un intérêt international croissant.
Au cœur des discussions, le gouvernement, à travers le ministre de la Culture et du Rayonnement culturel Paul-Ulrich Kessany Zategwa, a réaffirmé que l’ambition du décret est de « préserver cette ressource emblématique du patrimoine national tout en garantissant la pérennité des pratiques culturelles et spirituelles qui lui sont associées ». Le texte vise principalement à encadrer l’exploitation, la commercialisation et l’exportation de l’Iboga, tout en maintenant la reconnaissance et la protection de ses usages traditionnels et cultuels.
Dans les faits, les autorités entendent répondre à un double enjeu : protéger une ressource patrimoniale et mettre fin à certaines pratiques d’exploitation non contrôlées, dans un contexte de demande internationale en hausse.
Pour autant, si le principe du décret est globalement salué par les acteurs traditionnels, sa mise en œuvre soulève déjà des interrogations. Plusieurs observateurs s’interrogent sur la capacité réelle des institutions à appliquer un dispositif aussi large, notamment dans les zones rurales où l’Iboga est récolté, transformé et utilisé selon des circuits souvent informels.
À l’issue des échanges, Bolivar Félix, président de l’Association pour la préservation et la libération du médicament, secrétaire général du Grand Zimba national et conseiller au Conseil économique, social, environnemental et culturel, a reconnu l’importance du texte, estimant qu’il « vient combler un vide juridique qui existait depuis longtemps ». Il a toutefois laissé entendre que la réussite de ce cadre dépendra fortement de son appropriation sur le terrain.
Le responsable traditionnel a également salué l’implication des détenteurs de savoirs ancestraux dans le dispositif, notamment à travers la mise en place annoncée d’une commission technique interministérielle chargée du suivi du secteur. Celle-ci devra assurer la coordination entre les institutions et les acteurs traditionnels, afin de mieux structurer la filière.
Mais une question demeure centrale : cette architecture institutionnelle sera-t-elle suffisante pour encadrer efficacement un secteur longtemps marqué par l’informalité et des pratiques difficiles à contrôler ?
Pour plusieurs acteurs, le véritable défi ne réside plus dans l’adoption du texte, mais dans sa capacité à être appliqué de manière concrète, équitable et durable sur l’ensemble du territoire.
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Pont de la Douigny : la Nyanga en attente d’un geste fort du ministre des Travaux publics
Alors que le gouvernement affiche sa volonté d’améliorer les infrastructures routières et de désenclaver les localités de l’intérieur du pays, le pont de la Douigny, situé sur l’axe Tchibanga-Moabi dans la province de la Nyanga, demeure l’un des symboles des difficultés auxquelles sont confrontées quotidiennement les populations.
À proximité du centre de regroupement de Mocabe, dans le département de Mougoutsi, cet ouvrage vieux de plus de cinquante ans présente aujourd’hui des signes de dégradation particulièrement préoccupants. Construit en bois sur une structure métallique reposant sur des longrines, il a subi durant des décennies les effets des intempéries, des crues répétées de la rivière Douigny ainsi que des débris transportés par les eaux.

Le constat sur le terrain est alarmant. Plusieurs éléments métalliques ont été endommagés ou arrachés, tandis que le tablier du pont laisse apparaître de nombreux espaces entre les planches. La traversée est devenue un exercice délicat pour les automobilistes, les transporteurs et les piétons qui empruntent quotidiennement cet axe essentiel à la vie économique et sociale de la province.
Face à cette réalité, une question se pose : la Nyanga ne mérite-t-elle pas la même attention que les autres provinces en matière d’infrastructures routières ?
Lors de son passage à l’émission « 100 jours » faisant le bilan de son département ministériel sur la chaîne nationale, le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, avait pourtant insisté sur sa volonté de s’imprégner des réalités du terrain afin d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des populations. Des visites avaient été annoncées dans plusieurs provinces, notamment le Haut-Ogooué, l’Ogooué-Ivindo et l’Ogooué-Lolo.
Cependant, la Nyanga n’avait pas été mentionnée parmi les destinations citées. Une absence qui suscite aujourd’hui des interrogations chez de nombreux usagers de l’axe Tchibanga-Moabi, confrontés quotidiennement aux risques que présente le pont de la Douigny.
Pourtant, les enjeux dépassent largement la seule question du confort de circulation. Il s’agit avant tout de sécurité. Chaque jour, des véhicules de transport de passagers, des commerçants, des opérateurs économiques et des familles traversent un ouvrage dont l’état continue d’inquiéter. Faut-il attendre qu’un accident grave survienne pour qu’une intervention soit envisagée ?

Les populations gardent néanmoins espoir. Elles se réfèrent notamment aux engagements du ministre lorsqu’il déclarait : « Nous allons nous battre contre vents et marées pour que l’entretien de nos routes soit assuré, en termes d’ensoleillement, de rechargement et d’évitement des interruptions du trafic. »
À la lumière de la situation du pont de la Douigny, nombreux sont ceux qui attendent désormais que ces engagements se traduisent par des actions concrètes sur le terrain. Une mission d’évaluation, des travaux de sécurisation ou encore l’étude d’un nouvel ouvrage métallique moderne seraient autant de signaux susceptibles de rassurer les populations.
Monsieur le Ministre, la Nyanga vous interpelle. Le pont de la Douigny est plus qu’une infrastructure routière : il est un lien vital entre des populations, des activités économiques et des territoires. Son état actuel soulève une question simple mais essentielle : combien de temps encore les usagers devront-ils traverser cet ouvrage avec la peur qu’un drame ne survienne ?
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Nyanga : le pont de la Douigny, un danger permanent sur l’axe Tchibanga–Moabi
Le pont de la Douigny, situé sur l’axe reliant Tchibanga à Moabi, dans la province de la Nyanga, suscite de vives inquiétudes. À proximité du centre de regroupement de Mocabe, dans le département de Mougoutsi, cet ouvrage vieux de plus de 50 ans se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation avancé, au point de représenter un réel danger pour les usagers.
Construit en bois sur une structure métallique reposant sur des longrines, le pont a subi pendant des années les effets des fortes pluies, des crues de la rivière Douigny et des débris de bois transportés par les eaux. Plusieurs éléments métalliques ont été endommagés ou arrachés, fragilisant considérablement l’ouvrage.

Le tablier du pont est également très dégradé. De larges espaces sont visibles entre les éléments de la structure, rendant la traversée difficile aussi bien pour les véhicules que pour les piétons. Chaque passage exige une grande prudence, car la moindre erreur pourrait avoir de graves conséquences.
Pour les habitants, les transporteurs et les opérateurs économiques, cette situation devient préoccupante. Cet axe est indispensable pour les déplacements entre Tchibanga et Moabi ainsi que pour le transport des marchandises. Son mauvais état menace donc à la fois la sécurité des populations et l’activité économique locale.
L’inquiétude grandit davantage avec l’arrivée de la période estivale. Après la saison des pluies, les déplacements devraient augmenter avec la présence des vacanciers et un trafic plus important sur cette route.
Face à ce risque, les populations demandent une intervention rapide des autorités afin d’éviter un accident. Au-delà des réparations ponctuelles, plusieurs voix plaident pour la construction d’un pont métallique moderne, plus solide et mieux adapté aux conditions climatiques de la région.
Pour de nombreux usagers, le pont de la Douigny est aujourd’hui un dossier prioritaire qui nécessite des solutions durables pour garantir la sécurité de tous.
