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YÊMÏ / Investir dans la recherche scientifique : l’AREF, catalyseur de l’excellence scientifique en Afrique
Cette semaine, YÊMÏ, présentée par L’OPS avec le concours du Dr Angué Marcia épouse Pemengoye, médecin conseil de l’émission et traductrice en anglais pour l’un des invités, s’est penché sur les défis du financement et du développement de la recherche scientifique en Afrique centrale. L’émission a mis en lumière le rôle de l’Africa Research Excellence Fund (AREF) dans le soutien aux chercheurs locaux et la promotion de la recherche francophone de qualité.
L’émission a accueilli Dr. Judicaël Obame Nkoghe, enseignant-chercheur au département de Biologie de l’USTM, ancien bénéficiaire des programmes AREF et membre du collège des experts de l’organisation, ainsi que Dr. Duke Dawn, responsable du développement des chercheurs au sein de l’AREF. Leur entretien s’inscrivait dans le cadre du lancement du Programme francophone de rédaction de demandes de subvention de l’AREF, destiné à renforcer les capacités locales et soutenir l’émergence de talents scientifiques africains.
Une formation internationale et collaborative
La formation, qui s’est déroulée du 13 au 17 octobre, combinait sessions présentielles et ateliers en ligne, répartis en huit modules interactifs de trois heures chacun. Elle a rassemblé des chercheurs gabonais issus de l’USTM, du CIRMF, de l’IMIPDG, de l’USS, du CHUMFEJE et du CERMEL de Lambaréné, ainsi que des participants francophones venus de République Démocratique du Congo, de Centrafrique et du Sénégal.
Cette approche mixte a favorisé l’échange de compétences et d’expériences entre chercheurs, tout en s’adaptant aux contraintes géographiques et logistiques propres au continent africain.
L’AREF : soutenir et structurer la recherche africaine

Pour Dr. Duke Dawn, l’AREF place les talents africains au centre de son action :
« L’AREF agit comme une plateforme ouverte, attentive aux initiatives des chercheurs africains. Nous ne dictons pas les thèmes de recherche, nous accompagnons là où ils excellent déjà. »
Le Dr Angué Marcia souligne :

« L’organisation met à disposition des programmes de financement et des formations pour renforcer les capacités des chercheurs, afin de promouvoir la recherche en Afrique, par les Africains et pour l’Afrique. »
Ainsi, l’AREF ne se limite pas au financement : il offre un cadre structurant permettant aux chercheurs de valoriser leurs projets et de développer leurs compétences dans un environnement compétitif.
Défis et perspectives pour la recherche au Gabon
Pour Dr. Judicaël Obame Nkoghe, le principal obstacle reste le manque de financement et l’absence d’un écosystème structuré :
« Sans un environnement favorable à l’éclosion des talents, il est difficile pour les chercheurs de connaître les opportunités, notamment celles liées aux appels à projets internationaux. »
Il insiste également sur le rôle essentiel du secteur privé :
« Le potentiel du secteur privé au Gabon est largement sous-exploité dans la recherche. Des partenariats public-privé structurés pourraient réduire notre dépendance aux financements externes. »
Selon lui, la mobilisation conjointe des acteurs publics et privés est indispensable pour bâtir une recherche locale durable, capable de répondre aux besoins locaux tout en restant compétitive à l’international.
Priorité aux problématiques locales et aux maladies négligées
Dr. Judicaël Obame Nkoghe rappelle que le financement local permet de répondre directement aux priorités nationales :
« Si le financement venait du Gabon, il serait possible d’insérer des objectifs ciblant les problématiques locales, notamment les maladies tropicales négligées. »
Ces maladies, souvent ignorées par les bailleurs internationaux, constituent un enjeu majeur de santé publique. L’Ops souligne que le soutien local est essentiel pour transformer la recherche en impacts concrets sur la population.
Un appel aux autorités et à la société
Pour Dr. Duke Dawn, les chercheurs africains ont besoin d’un accompagnement structuré, financier et technique :
« Les chercheurs africains sont brillants, ils ont simplement besoin d’un accompagnement structuré pour s’épanouir dans un environnement compétitif. »
Dr. Judicaël Obame Nkoghe complète :
« L’avenir de la recherche en Afrique repose sur une chaîne de volontés : autorités publiques, jeunes chercheurs et entreprises doivent agir ensemble pour que la science devienne un levier de développement. »
Lors de la cérémonie de lancement, il avait également souligné la nécessité de créer des structures nationales solides :
« Avec une vision nationale, nous pourrions fédérer les talents locaux et internationaux et réaliser des merveilles. »
Conclusion
YÊMÏ rappelle que l’Afrique possède un capital scientifique immense, qu’il est urgent de mobiliser pleinement. Comme le résume L’OPS :

« L’Afrique innove, oui, mais elle a surtout besoin que nous croyions en son intelligence collective. »
La formation organisée par l’AREF démontre que l’investissement dans les chercheurs africains peut renforcer les capacités locales, stimuler la collaboration internationale et transformer la recherche scientifique en outil stratégique pour le développement durable du continent.
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Créol dévoile un duo avec Fally Ipupa lors de l’« Écoute de la Gloire » avant la sortie de l’album UN1K
La chanteuse gabonaise Créol poursuit la promotion de son premier album UN1K avec une initiative destinée à faire monter l’attente autour du projet. Vendredi 13 mars, l’artiste a organisé une session d’écoute exclusive baptisée « Écoute de la Gloire », diffusée à partir de 19h00 sur les antennes de Jaco FM et relayée sur ses réseaux sociaux.
Ce rendez-vous a permis aux auditeurs et aux fans de découvrir en avant-première plusieurs titres de l’album, dont la sortie officielle est prévue le 8 avril prochain sur les principales plateformes de streaming.
Moment fort de cette session : la révélation du titre “T’arrête pas”, une collaboration entre Créol et la star congolaise Fally Ipupa. Au cours du direct, la chanteuse a également annoncé que le clip du morceau est déjà réalisé, laissant présager une sortie prochaine pour accompagner la promotion de l’album.
Cette collaboration marque une nouvelle association entre Fally Ipupa et une voix gabonaise. L’artiste congolais avait déjà partagé un titre avec Shan’L, “Où est le mariage ?”, renforçant ainsi les passerelles musicales entre les scènes gabonaise et congolaise.
Depuis deux ans, Créol distille progressivement des extraits de ce projet, notamment avec “Ngori” et le single “Ayaye”, réalisé en collaboration avec L’Oiseau Rare. Avec UN1K, l’artiste franchit une nouvelle étape après son EP Queen Diva sorti en 2022.
Dans la continuité de cette actualité, Créol prévoit également un spectacle le 15 mai sur la scène des Folies Bergère, soutenu par son label Direct Prod, un rendez-vous attendu par ses fans, les Fantastik.
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Endométriose au Gabon : l’ANINF et Endofi Gabon mobilisent pour briser le silence et soutenir les femmes
Le vendredi 13 mars 2026, la Tour ANINF a accueilli une journée de sensibilisation dédiée à l’endométriose, organisée en partenariat avec l’association Endofi Gabon. Placée sous le thème « Endométriose et hypo fertilité », cette rencontre a réuni le personnel de l’ANINF, des responsables associatifs et des professionnels de santé pour discuter d’une maladie encore trop souvent méconnue mais touchant environ une femme sur dix dans le monde.
Représentant le Directeur général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, M. Mba Mve Maixent, conseiller administratif, a rappelé : « Notre devoir est de placer l’humain au centre de toute action publique et de contribuer à faire évoluer les mentalités. Cette journée de sensibilisation n’est pas seulement un événement, elle doit être un point de départ, un moment d’écoute et de compréhension. Nous devons tous nous engager pour mieux reconnaître les souffrances invisibles et soutenir celles qui vivent avec cette maladie au quotidien. »

De gauche à droite : la PCA de l’ANINF Prisca Koho Nlend, Mba Mve Maixent conseiller administratif, la présidente d’Endofi Gabon Tegh-Yess Moutchinga Moutchinga et sa secrétaire générale Nina Andeme épouse Berre.
L’endométriose, maladie chronique dans laquelle des tissus semblables à l’endomètre se développent en dehors de l’utérus, provoque douleurs, saignements, fatigue et parfois infertilité. Souvent banalisée dès l’adolescence, elle peut débuter dès les premières règles et avoir des conséquences importantes sur la scolarité, la vie professionnelle, la vie familiale et la santé mentale.

Tegh-Yess Moutchinga Moutchinga, présidente de l’association Endofi Gabon, a invité toutes les femmes présentes à se reconnaître et à briser le silence :
« Combien de femmes ici viennent travailler chaque jour en silence, tout en supportant des douleurs que personne ne voit ? » a-t-elle interrogé. Elle a rappelé que la sensibilisation à cette pathologie ne concerne pas seulement les femmes, mais aussi leurs collègues, responsables et proches.
Nina Andeme épouse Berre, secrétaire générale de l’association, a partagé son témoignage poignant et présenté les objectifs et leviers essentiels de la lutte contre l’endométriose :
1▪︎Reconnaissance comme affection de longue durée : pour que les femmes puissent bénéficier d’une prise en charge médicale à moindre coût.
2▪︎Formation et spécialisation des professionnels de santé : permettre aux gynécologues, pneumologues, rhumatologues, neurologues et autres spécialistes d’accéder à des bourses et financements pour la recherche, afin d’améliorer la prise en charge.
3▪︎Fertilité et accompagnement : faciliter l’accès à la procréation médicalement assistée et à la fécondation in vitro, ainsi que les démarches d’adoption pour celles qui n’arrivent pas à avoir d’enfants malgré les traitements.
Elle a également insisté sur la nécessité de créer des plateformes d’information et d’accompagnement, permettant aux femmes concernées d’accéder à des informations fiables et de trouver du soutien. Selon elle, sensibilisation, recherche et amélioration de la couverture sanitaire constituent trois leviers indispensables pour améliorer durablement la prise en charge de cette maladie.

Dr Marcelle Abeghe Ngoua, responsable du comité scientifique de l’association Endofi Gabon, a apporté des précisions scientifiques sur l’endométriose, ses différentes formes (pelvienne, profonde, adénomyose, pulmonaire, abdominale, ombilicale, diaphragmatique, pariétale, asymptomatique) et ses complications possibles, notamment sur la fertilité et la vie quotidienne des patientes.


Prisca Koho Nlend, PCA de l’ANINF, annonçant et félicitant l’ANINF pour son soutien à Endofi contre l’endométriose, ainsi que son engagement personnel.
La présidente du Conseil d’administration de l’ANINF, Prisca Koho Nlend, a annoncé son engagement personnel en rejoignant Endofi Gabon. Elle a également proposé des mécanismes d’assurance et de couverture médicale adaptés, visant à réduire les coûts liés aux examens, aux traitements et aux interventions chirurgicales, et à rendre la prise en charge plus accessible et équitable pour toutes les femmes concernées.
En tant qu’entreprise citoyenne, l’ANINF a démontré par cette initiative que son engagement va au-delà de ses missions institutionnelles. L’agence contribue à la digitalisation du système de santé via le programme eGabon-SIS, déjà expérimenté dans 13 structures sanitaires. Cette initiative permet une meilleure gestion des données sanitaires, des circuits d’information plus fluides et une coordination renforcée entre professionnels de santé, associations et institutions, soutenant ainsi directement l’action d’Endofi Gabon et le bien-être des patientes.
Grâce à ces actions coordonnées — sensibilisation, accompagnement, recherche scientifique, dispositifs d’assurance et digitalisation du système de santé — associations et institutions ouvrent la voie à une réponse moderne, inclusive et durable. Dans le dynamisme impulsé par le Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, ces initiatives permettent de renforcer la prise en charge et d’améliorer concrètement la vie des femmes atteintes d’endométriose au Gabon.
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Réseaux sociaux et dérapages : Adriella Lou poursuivie pour diffamation contre Émeraude
Selon une information tirée d’une publication du quotidien L’Union, une web-comédienne a été interpellée à Libreville pour des faits présumés de diffamation visant une influenceuse sur la plateforme TikTok. Une affaire qui relance le débat sur les dérives de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux.
Adriella Lou, de son vrai nom Adriella Flora Natesse Nou Zemblé, âgée de 36 ans et résidant à Cosmopark dans le 3ᵉ arrondissement de Libreville, a été placée en garde à vue par les services de la Police judiciaire (PJ). Elle est accusée d’avoir publié des contenus jugés injurieux et diffamatoires à l’encontre d’une influenceuse connue sous le pseudonyme Émeraude.
D’après les premiers éléments de l’enquête, l’affaire a été déclenchée à la suite d’une plainte déposée par la plaignante. Les investigations menées par la PJ auraient permis de retrouver plusieurs vidéos incriminées, bien que celles-ci aient été supprimées du compte TikTok de la mise en cause dans une tentative apparente d’effacer les traces.
Les analyses effectuées par les enquêteurs auraient mis en évidence des publications répétées visant directement l’influenceuse. Les autorités évoquent notamment des contenus ciblés et récurrents, diffusés sur la plateforme.
Entendue par les enquêteurs, la web-comédienne n’a pas nié les faits. Visiblement affectée, elle a reconnu avoir diffusé ces contenus tout en affirmant avoir agi de sa propre initiative.
« Je reconnais avoir diffamé Émeraude par rapport au métier que je fais. C’était un choix personnel de la cibler. Je n’avais aucune intention malveillante concertée et personne ne m’a demandé de le faire », a-t-elle déclaré lors de son audition.
À l’issue de la procédure en cours, Adriella Lou devrait être présentée au parquet de Libreville, qui décidera des suites judiciaires à donner à cette affaire. Une comparution devant la justice pourrait intervenir dans les prochains jours.
Ce dossier intervient dans un contexte où plusieurs affaires de diffamation liées aux réseaux sociaux émergent dans le pays. Il y a quelques jours, la chanteuse Nicole Amogho avait également engagé une procédure judiciaire pour des faits similaires. Dans ce dossier, la personne mise en cause est actuellement détenue à la prison centrale de Libreville en attendant son jugement.
Ces différentes affaires rappellent que les propos tenus sur les réseaux sociaux peuvent engager la responsabilité pénale de leurs auteurs et soulignent les enjeux croissants liés à la régulation de la parole numérique.
