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Santé au travail au Gabon : entre prise de conscience et défis persistants
Sur les ondes de Urban FM, l’émission Yêmï – Votre partenaire en santé publique, présentée par Lops, aux côtés du Dr Marcia Angué épouse Pemengoye, médecin-conseil de l’émission, a consacré son entretien de la semaine à une problématique majeure : la santé au travail. L’émission a reçu comme invitée le Dr Nely Meungang, médecin du travail, venue éclairer les auditeurs sur les enjeux liés aux conditions de travail et à leurs impacts sur la santé des travailleurs.
D’entrée de jeu, le Dr Angué a défini la santé au travail comme « l’ensemble des actions visant à préserver le bien-être physique, mental et social du travailleur dans son environnement professionnel, tout en prévenant les risques liés à son activité », rappelant ainsi l’importance de replacer l’humain au centre des organisations.
Parlant de la portée du sujet, Lops a insisté en affirmant que : « la question de la santé au travail ne doit plus être perçue comme un sujet secondaire, mais comme un véritable pilier du développement des entreprises et du bien-être des travailleurs ».
La CST : un outil central de prévention
Le Dr Nely Meungang a mis en avant la CST (Commission de Santé au Travail), un dispositif interne essentiel dans la prévention des risques professionnels. Elle explique que la CST réunit employeurs et représentants du personnel afin d’identifier les dangers, proposer des solutions et suivre leur mise en œuvre.
« La CST n’est pas un simple organe administratif, mais un outil vivant de prévention », souligne-t-elle, insistant sur son rôle dans la remontée des difficultés vécues par les travailleurs, notamment la surcharge de travail, les problèmes ergonomiques et les risques psychosociaux.
Travail, santé et prévention
Pour le Dr Meungang, « le travail, en soi, n’est pas censé rendre malade ». Ce sont plutôt les conditions de travail qui influencent directement la santé des employés. Fatigue chronique, stress et maladies professionnelles restent des risques majeurs.
La prévention repose sur l’adaptation des postes, le respect des normes de sécurité et le suivi médical régulier. Au Gabon, certaines entreprises avancent grâce à des actions de sensibilisation, mais la dynamique reste inégale. « La santé au travail doit être vue comme un investissement stratégique », rappelle-t-elle.
Responsabilité partagée et rôle des PME
Le manque de sensibilisation, les contraintes économiques et l’application imparfaite des règles freinent encore les progrès. Les risques psychosociaux, notamment le stress chronique et le burnout, nécessitent une prise en charge sérieuse.
Les PME ont également un rôle important à jouer. Même avec des moyens limités, elles peuvent agir efficacement : améliorer l’organisation du travail, instaurer des temps de pause, renforcer l’écoute des employés et organiser des suivis médicaux réguliers. Ces actions simples contribuent à réduire les risques et à améliorer la performance globale.
Employeurs et salariés partagent ainsi la responsabilité de la santé au travail : sécurité des conditions de travail d’un côté, vigilance et prévention de l’autre.
La santé au travail s’impose comme un enjeu central du développement des entreprises. Elle ne doit plus être perçue comme une contrainte, mais comme un levier de performance durable et de stabilité sociale.
Comme l’a rappelé Lops, « investir dans la santé au travail, c’est investir dans l’avenir des entreprises et dans la dignité des travailleurs ». Une vision qui invite à renforcer la prévention, structurer des dispositifs comme la CST et placer durablement l’humain au cœur des organisations.
L’émission YÊMÏ est diffusée du lundi au vendredi à 11h00 sur les ondes de Urban FM .
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Affaire Bilie-By-Nzé : après son interrogatoire, une confrontation avec Baba Ramatou en perspective
Après plusieurs mois de détention préventive, Alain-Claude Bilie-By-Nzé a franchi une nouvelle étape dans la procédure judiciaire engagée contre lui. L’ancien Premier ministre et président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG) a été entendu au fond, jeudi 5 novembre 2026, à partir de 9 heures, par le premier juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Libreville. Une audition attendue depuis son placement en détention à la prison centrale de Libreville, le 16 avril dernier.
Assisté de Me Sarah-Ognyane, l’ancien chef du gouvernement a notamment été interrogé sur les déclarations de Baba Ramatou, entendue le 27 avril 2026. Selon son conseil, cette audition lui a permis d’apporter des éclaircissements sur les faits qui lui sont reprochés. « Tout s’est très bien passé », a déclaré l’avocat, qui considère néanmoins que cette étape aurait dû intervenir plus tôt, dans le respect des droits de la défense.
La prochaine échéance pourrait désormais être une confrontation entre Alain-Claude Bilie-By-Nzé et Baba Ramatou. Cette étape, qui permettrait de confronter leurs déclarations respectives, apparaît comme un moment important pour la suite de l’information judiciaire. Elle devrait être suivie de l’établissement d’un procès-verbal de confrontation, puis d’une enquête de moralité auprès des proches de l’ancien Premier ministre. La défense prévoit ensuite de déposer ses mémoires.
À l’issue de ces différentes étapes, le juge d’instruction devra se prononcer sur la suite à donner au dossier : un éventuel non-lieu, susceptible d’entraîner sa libération, ou un renvoi devant le tribunal correctionnel.
Pour Me Sarah-Ognyane, l’objectif est désormais d’obtenir une évolution rapide de la procédure, si possible avant l’expiration du nouveau délai de six mois. L’avocat s’est également voulu rassurant concernant l’état de santé de son client, affirmant que celui-ci se porte bien physiquement et reste solide psychologiquement.
La confrontation annoncée constitue donc la prochaine étape attendue dans cette affaire, dont l’issue dépendra désormais de l’appréciation du magistrat instructeur. En attendant, Alain-Claude Bilie-By-Nzé demeure présumé innocent.
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De La Boule Noire à La Machine du Moulin Rouge, Emma’a poursuit son ascension et fait rêver le Gabon
La chanteuse gabonaise Emma’a continue de franchir des étapes importantes dans sa carrière musicale. Le samedi 24 octobre 2026, l’artiste a fait salle comble à La Machine du Moulin Rouge, à Paris, devant un public venu nombreux l’accompagner dans cette nouvelle aventure. Un succès qui confirme sa progression sur la scène musicale francophone et nourrit désormais les attentes de ses admirateurs au Gabon.
Située dans le quartier de Pigalle, La Machine du Moulin Rouge dispose d’une salle principale, Le Central, pouvant accueillir environ 800 spectateurs en configuration concert. Pour cette prestation, les billets avaient été écoulés avant le jour du spectacle. Sur scène, Emma’a a enchaîné ses chansons dans une ambiance chaleureuse, portée par des spectateurs qui reprenaient ses paroles en chœur.
Cette réussite s’inscrit dans la continuité d’un parcours marqué par plusieurs performances remarquées. En novembre 2025, la chanteuse avait déjà affiché complet lors de deux concerts à La Boule Noire, les 7 et 12 novembre. En passant de cette salle intimiste à une scène parisienne de plus grande capacité, Emma’a témoigne d’une évolution artistique encourageante.
Portée notamment par des titres comme Encré, certifié single d’or en 2024, Ça m’a laissé et Changer les choses, en collaboration avec Joé Dwèt Filé, l’artiste poursuit son ouverture à l’international.
Après ces succès successifs en France, une attente se dessine désormais du côté du Gabon. Les admirateurs d’Emma’a espèrent voir leur artiste organiser un véritable concert grand public sur sa terre natale, afin de partager cette réussite avec ceux qui suivent son évolution depuis ses débuts.
Un tel rendez-vous constituerait une nouvelle étape dans son parcours, mais aussi une belle occasion de célébrer, à domicile, le rayonnement de la musique gabonaise.
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Évacuations sanitaires : Yêmï met en lumière l’expertise de Santé + Gab au service des patients du Gabon
Se faire soigner à l’étranger représente parfois une nécessité pour les patients dont la maladie exige des soins spécialisés. Mais entre les démarches administratives, le choix des établissements et les contraintes financières, ce parcours peut devenir éprouvant. C’est pour mieux éclairer les familles que Yêmï, un concept de LOPS diffusé sur Urban FM 104.5, a consacré le deuxième numéro de sa saison 3 aux évacuations sanitaires et à la conciergerie médicale.
Présentée par le Dr Marcia Angué épouse Pemengoye, accompagnée de sa consultante, le Dr Inès Okome épouse Goïta, spécialiste en médecine physique et réadaptation, l’émission recevait Madame Stéphanie Yoyo Iloko épouse Tchimina, responsable de Santé + Gab, une entreprise gabonaise spécialisée dans l’accompagnement des patients nécessitant des soins à l’étranger.
Au fil des échanges, l’invitée a expliqué qu’une évacuation sanitaire peut s’effectuer à l’intérieur du pays ou vers l’étranger, lorsque les équipements ou les compétences médicales nécessaires ne sont pas disponibles localement. Une réalité à laquelle Santé + Gab entend apporter des solutions grâce à ses partenariats hospitaliers, notamment en Turquie, en France, au Maroc et en Côte d’Ivoire.
Cette collaboration repose, selon sa responsable, sur une évaluation préalable des établissements. « Nous n’envoyons pas nos malades dans des structures que nous n’avons pas vérifiées au préalable », a-t-elle affirmé, soulignant l’importance de la sécurité des patients.
Au-delà du choix des structures hospitalières, l’entreprise propose un accompagnement en trois étapes : avant le départ, pendant le séjour médical et après le retour au Gabon. De la constitution du dossier aux formalités de voyage, en passant par l’accueil à l’aéroport, l’hébergement, la traduction et le suivi médical, l’objectif est de faciliter le parcours des patients.
Cet accompagnement soulève naturellement la question financière. L’invitée a précisé que les frais hospitaliers sont directement réglés aux établissements concernés, tandis que les prestations de conciergerie font l’objet d’une facturation distincte. Les assurances privées internationales peuvent également intervenir selon les garanties souscrites.
Si l’organisation du voyage constitue une étape importante, la continuité des soins reste tout aussi essentielle. Le Dr Inès Okome épouse Goïta a ainsi insisté sur la rééducation fonctionnelle des patients à leur retour, évoquant les capacités du CHU d’Owendo.
L’entretien a également rappelé l’importance de la confidentialité des dossiers médicaux et du recours à des professionnels qualifiés.
« Mais la maladie n’attend pas. Donc, comme la vie est précieuse, nous avons proposé cette solution », a déclaré Madame Tchimina, résumant la vocation de Santé + Gab, installée à la cité Damas, dans le troisième arrondissement de la commune Libreville.
En conclusion, le Dr Marcia Angué épouse Pemengoye a rappelé un conseil essentiel : « Préparez votre retour et le suivi médical dès le début du parcours. » Un message qui traduit l’ambition de Yêmï : informer, sensibiliser et accompagner les populations vers une meilleure prise en charge de leur santé.
