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Rodikx déclare la guerre au rap gabonais : qui répondra ?
Avec son nouveau titre “À la guerre comme à la guerre”, Rodikx revient au premier plan et ravive les tensions au sein du rap gabonais. Alors que la Côte d’Ivoire vit une période marquée par les clashs, l’artiste installé à Dakar depuis plusieurs années signe un come-back agressif qui fait immédiatement réagir les fans et observateurs du milieu. Longtemps absent du pays, il revient en frappant fort, ciblant sans distinction les figures historiques comme les nouvelles têtes d’affiche.
Dès les premières attaques, Rodikx se tourne vers les anciens. Il pointe du doigt Kôba, revenu brièvement après 11 ans d’absence, accusé de manquer de respect à son mentor Ba’ponga. Il rappelle aussi le lien que Kôba entretient avec l’ancien régime d’Ali Bongo, un élément qu’il utilise pour questionner la loyauté et la droiture des artistes.
L’artiste poursuit en égratignant M.O.R et Marless, qui, après avoir lancé des piques au rappeur ivoirien Didi B, ont finalement accepté d’assurer sa première partie lors de son concert à Libreville. Pour Rodikx, cette attitude manque de cohérence et d’honneur, deux valeurs qu’il estime essentielles à la scène rap.
Le courant Ntcham, aujourd’hui incontournable dans l’urbain gabonais, n’est pas épargné. Rodikx fait référence au bad buzz d’Eboloko, évoque la montée rapide de Dementos, perçue comme une menace pour le leadership de L’Oiseau Rare, et critique la collaboration de NG Bling avec Tukinkin, qu’il interprète comme une quête de visibilité après une baisse de régime.
“Je vais vous manger un à un”, lâche-t-il, déterminé à s’imposer. Sa cible suivante est E.J, artiste Ntcham et beatmaker, moqué pour ses fréquentes apparitions en état d’ivresse : “T’es alcoolique ou t’es artiste ?”
Si les réactions se font attendre du côté des artistes cités, Marless a déjà commenté, non sans ironie : “Pousses encore, c’est pas encore ça mais bravo quand même pour le concept.”
Moins de 72 heures après la sortie, les réseaux s’enflamment. Qu’on le soutienne ou qu’on le critique, une chose est indéniable : Rodikx vient de redonner un souffle nouveau et un véritable débat au rap gabonais.
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Afrik’an Legend : « 512 », un retour musical avant le grand rendez-vous de décembre
Plus d’un an après « Terminus », Afrik’an Legend signe son retour avec « 512 », une exclusivité dévoilée ce vendredi 7 août 2026. Le groupe gabonais reste fidèle à une identité construite autour de la valorisation du rythme Ikoku, auquel il apporte une touche urbaine sous l’appellation Ikoku Vybe.
Pour ce nouveau titre, Afrik’an Legend a choisi de regarder au-delà des frontières gabonaises. Le groupe s’est rendu dans les deux Congo pour offrir au public un nouveau cadre visuel. Réalisé par le Congolais Johnny Clez, le clip de « 512 » fait la part belle à la danse, aux ornements culturels et à une esthétique qui accompagne l’univers musical du groupe.
Ce déplacement traduit aussi une ambition déjà affichée depuis le succès de « C’est comment ? » : faire voyager la musique d’Afrik’an Legend et lui donner une résonance au-delà du Gabon.
Devenu l’un des classiques du groupe, « C’est comment ? » s’apprête d’ailleurs à connaître une nouvelle vie. Un remix du morceau figurera sur le prochain album de Fally Ipupa, dont la sortie est annoncée pour le 18 septembre 2026.
Mais la principale surprise de « 512 » arrive à la fin du clip. Afrik’an Legend y annonce son premier grand concert, prévu le 5 décembre 2026.
Un rendez-vous loin d’être anodin puisqu’il marquera également les 10 ans d’existence du groupe. Entre nouvelle sortie, ouverture internationale, collaboration annoncée avec Fally Ipupa et concert anniversaire, « 512 » apparaît ainsi comme le point de départ d’un nouveau chapitre pour Afrik’an Legend.
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« Bombarder » : ZEBEN mise sur l’Afro Dancehall pour lancer son premier album solo
Le pari est osé, mais pleinement assumé. Pour lancer son tout premier album solo, ZEBEN a choisi de bousculer les attentes avec « Bombarder », un premier extrait qui l’éloigne momentanément de son univers rap pour explorer les sonorités dancehall. « Longue Vie », co-produit avec Zang, a été officiellement présenté lors d’une release party organisée ce dimanche 5 juillet à Akanda.
Habitué à évoluer dans un registre rap depuis ses années au sein de Nouvel Eskadron, ZEBEN prend cette fois un virage artistique en s’ouvrant au dancehall. Un choix qui illustre sa volonté de repousser les limites de son identité musicale et de démontrer sa capacité à naviguer entre plusieurs univers.
Dévoilé en avant-première durant la soirée, le clip de « Bombarder » accompagne cette évolution avec une réalisation aux couleurs de la culture jamaïcaine. Chorégraphies dynamiques, danseuses et ambiance festive renforcent le caractère entraînant du morceau et traduisent l’énergie que l’artiste souhaite insuffler à ce nouveau chapitre de sa carrière.
Composé de treize titres, « Longue Vie » retrace le parcours de ZEBEN, de ses débuts dans le rap gabonais à son affirmation en solo. L’album mêle rap, afro-pop et dancehall, tout en explorant des thèmes tels que l’amour, la loyauté, la trahison, les réalités du quotidien et la réussite.
Le projet rassemble plusieurs collaborations avec Arielle T, Ndoman, MHL, Fang, Evo — également producteur de plusieurs morceaux —, Blackskin et Cash-Lowsso. Des artistes issus de registres musicaux différents, un choix qui témoigne de la volonté de ZEBEN d’élargir son univers artistique et qui laisse entrevoir de nombreuses surprises que les mélomanes découvriront au fil de l’écoute de « Longue Vie ».
Pour porter « Longue Vie », Zang a annoncé une campagne de promotion articulée autour de sept clips, dont « Bombarder » ouvre la marche. Une stratégie qui traduit l’ambition de faire de cet album l’un des projets marquants de la scène urbaine gabonaise en 2026.
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« Bandidas » : MEA poursuit son offensive musicale et renforce sa visibilité
MEA continue de tracer son chemin sur la scène musicale gabonaise. Si l’artiste n’a pas encore le statut de superstar, son label Eben Entertainment ne ménage aucun effort pour l’y conduire. Depuis 2025, la stratégie est claire : multiplier les sorties afin d’imposer progressivement le nom de la chanteuse auprès du grand public.
Après plusieurs titres dévoilés entre 2025 et le début de l’année 2026, dont « Biliv in Luv » en collaboration avec SANGO EDI, MEA accélère le rythme. Quelques jours seulement après la sortie du clip de « Sentiments », elle revient déjà avec « Bandidas », disponible depuis le début de cette semaine.
Cette succession de publications illustre la volonté du label de maintenir l’artiste au cœur de l’actualité musicale, de conquérir de nouveaux auditeurs et de transformer cette régularité en véritable succès populaire. Une démarche qui reflète également la confiance placée dans le potentiel de MEA.
Dans « Bandidas », la chanteuse reste fidèle à son identité musicale. Sa voix douce se mêle à une production afro-pop aux sonorités modernes, livrant un titre mélodieux qui confirme sa direction artistique. Sans bouleverser sa recette, MEA mise sur la constance et l’authenticité pour séduire les mélomanes.
À force d’enchaîner les sorties et de soigner sa présence visuelle, MEA et Eben Entertainment semblent construire, étape après étape, les bases d’une carrière qui pourrait bientôt être récompensée par le succès que recherchent l’artiste et son entourage.
