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Projet Belinga : Ivindo Iron déploie un hélicoptère LiDAR pour des relevés topographiques de pointe
Dans la forêt dense du Gabon, où l’accès à certaines zones est un véritable défi, Ivindo Iron innove pour son projet Belinga : un hélicoptère équipé de la technologie LiDAR (Light Detection and Ranging) survole le terrain pour collecter des données topographiques d’une précision exceptionnelle. Grâce à cette technologie de pointe, les équipes disposent d’une cartographie complète et fiable, même dans les endroits les plus difficiles d’accès.
Le LiDAR, une technologie au service de la précision
Le LiDAR fonctionne grâce à l’émission d’impulsions laser vers le sol. Ces rayons traversent la végétation pour restituer un modèle numérique du terrain extrêmement détaillé. Concrètement, le système mesure la distance entre le capteur et chaque point touché par le laser, permettant de reconstituer avec précision les courbes de surface et le relief du terrain.
Selon NTOUTOUME ENGONE Boris Yannick, superviseur des activités Génie Civil à Ivindo Iron, « le LiDAR est un outil essentiel qui permet de collecter un volume maximal de données avec une très haute précision et dans des délais particulièrement courts ».
Des relevés stratégiques pour le projet Belinga
L’hélicoptère LiDAR survole actuellement deux zones majeures :
▪︎Le corridor du chemin de fer, récemment revu avec le président fondateur André Forest de Fortesque.
▪︎Le corridor reliant le site de Belinga au port de Kobe-Kobe.
Ces relevés permettent d’identifier le tracé optimal des infrastructures ferroviaires en tenant compte de la topographie, des contraintes naturelles et des délais. Les futures installations portuaires et les zones d’hébergement des travailleurs feront également l’objet de relevés LiDAR, garantissant une planification précise des unités industrielles et de vie.
Une technologie complète et respectueuse de l’environnement
Le système LiDAR est complété par des capteurs photographiques et vidéo haute précision, offrant une vision complète de l’environnement. L’acquisition des données se fait sans contact direct avec le sol ou la végétation, limitant fortement l’impact environnemental. Les vols s’effectuent à basse altitude, autour de 150 mètres, nécessitant un hélicoptère léger mais capable de transporter tout le dispositif.
La modélisation 3D issue de ces relevés constitue un outil majeur pour le dimensionnement des infrastructures et l’aide à la prise de décision. Elle permet d’anticiper les risques, d’optimiser les choix techniques et de réduire les coûts liés à d’éventuels ajustements tardifs.
Une approche méthodique et innovante
Pour Ivindo Iron, l’intégration du LiDAR illustre un engagement fort à appuyer chaque étape du projet sur des données fiables, précises et conformes aux standards internationaux. « Compte tenu du développement actuel du projet, nous sommes engagés dans une véritable course contre la montre pour atteindre nos objectifs », précise M. Ntoutoume Engone Boris Yannick.
Avec ce déploiement technologique, le projet Belinga avance avec méthode, expertise et innovation, consolidant les bases techniques d’un projet destiné à transformer durablement le paysage logistique et industriel du Gabon.
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Fonction publique : le gouvernement traque 1 756 agents en abandon de poste et vise plus de 8 milliards FCFA d’économies
Dans un contexte social marqué par des tensions persistantes au sein de la fonction publique, le gouvernement gabonais a décidé d’engager une vaste opération d’assainissement des effectifs de l’administration. Les autorités ont annoncé avoir identifié 1 756 agents publics en situation d’abandon de poste, dont les salaires continueraient pourtant d’être versés, pour un coût estimé à plus de 8,181 milliards de FCFA pour les finances de l’État.
Face à cette situation, l’exécutif entend agir rapidement. Des conseils de discipline devraient être convoqués dans les prochains jours afin d’examiner les dossiers des agents concernés. Ceux qui ne parviendront pas à justifier leur absence s’exposent à la radiation définitive de la fonction publique.
Pour le gouvernement, cette opération vise avant tout à assainir le fichier de la solde et à mettre un terme aux irrégularités qui fragilisent les finances publiques. Mais au-delà de la sanction, la démarche pourrait également permettre de libérer des ressources financières, susceptibles d’être réorientées vers d’autres priorités, notamment l’intégration de jeunes diplômés gabonais qui attendent depuis plusieurs années leur entrée dans l’administration.
Cette initiative intervient dans un climat social particulièrement sensible, notamment dans le secteur de l’éducation nationale, où les enseignants ont récemment observé près de deux mois de grève. Ces mouvements sociaux, motivés par la réclamation de meilleures conditions de travail mais aussi par la régularisation de nombreuses situations administratives, reflètent l’ampleur des frustrations qui traversent la fonction publique. Dans ce contexte, la traque des agents en abandon de poste soulève plusieurs questions : les économies annoncées permettront-elles réellement d’accélérer les intégrations et les régularisations ? Les tensions dans le secteur éducatif pourront-elles être apaisées ?
Plusieurs agents de l’État affirment en effet exercer leurs fonctions depuis des années sans être pleinement intégrés dans la fonction publique. C’est notamment le cas de certains agents de la Direction générale de la concurrence et de la consommation (DGCC), qui réclament, pour certains depuis plus de dix ans, la régularisation de leur situation administrative et leur intégration effective. Là encore, une question se pose : l’assainissement du fichier de la solde permettra-t-il enfin de débloquer ces dossiers restés longtemps en attente ?
Afin de renforcer les mécanismes de contrôle, le gouvernement mise également sur la modernisation du système d’identification des agents publics. Lors d’une séance de travail stratégique tenue mercredi dernier, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a insisté sur la nécessité d’intégrer le Numéro d’Identification Personnelle (NIP) dans les procédures de vérification. L’objectif est de disposer d’un fichier biométrique fiable, capable d’identifier les irrégularités, notamment les cas d’agents disposant de plusieurs matricules et percevant plusieurs salaires. Mais certaines interrogations persistent : comment ces dysfonctionnements ont-ils pu perdurer aussi longtemps et quels mécanismes de contrôle faisaient défaut ?
Par ailleurs, les premiers résultats des audits en cours attirent particulièrement l’attention sur le ministère de l’Éducation nationale, où des irrégularités importantes auraient été relevées, notamment dans la gestion et le paiement des vacations. Depuis combien de temps ces pratiques existent-elles et quel est leur coût réel pour l’État ?
Les autorités préviennent que ces investigations pourraient déboucher sur des sanctions administratives et judiciaires. Le vice-président du gouvernement a ainsi averti que toute personne impliquée dans ces pratiques devra répondre de ses actes devant la justice, réaffirmant la volonté de l’État de garantir que l’argent du contribuable serve exclusivement à rémunérer le travail effectivement accompli.
Reste désormais à savoir si cette opération permettra non seulement de réparer les irrégularités financières, mais aussi d’apaiser les tensions sociales, en particulier dans l’éducation, et de répondre aux attentes des nombreux agents publics qui réclament depuis des années leur intégration ou la régularisation de leur situation administrative.
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Fausse sextape visant Nicole Amogho : l’activiste au cœur de la polémique placée en détention
L’affaire de la supposée sextape visant la chanteuse gabonaise Nicole Amogho connaît un tournant judiciaire. Selon les informations du site Info241, l’activiste Hymelda Ornella Toung Eyi a été placée sous mandat de dépôt le 4 mars à la Prison Centrale de Libreville pour diffamation et atteinte à l’honneur sur les réseaux sociaux. Son procès est prévu le 11 mars devant le tribunal correctionnel de Libreville.
À l’origine de l’affaire, des audios diffusés sur WhatsApp dans lesquels l’activiste affirmait détenir une sextape impliquant la chanteuse et l’ambassadeur du Gabon en France, Alfred Nguiabanda. Les enregistrements ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, provoquant une vive polémique.
Face à ces accusations, une plainte avait été déposée par la maison de production de l’artiste, Azur Procom, déclenchant l’ouverture d’une enquête par la Direction générale des recherches (DGR), comme nous l’indiquions dans un précédent article.
Convoquée par les enquêteurs, Hymelda Ornella Toung Eyi a finalement reconnu ne jamais avoir vu la supposée vidéo. Devant les enquêteurs et le procureur de la République, elle a admis que ses accusations étaient infondées et s’est excusée auprès des personnalités citées.
Malgré ces aveux, la justice a décidé de la placer en détention préventive dans l’attente de son procès. Un autre individu, nommé Lenkoulou et également cité dans le dossier, a été placé en garde à vue avant d’être remis en liberté provisoire avec obligation de comparaître à l’audience.
Selon plusieurs sources, l’activiste s’était déjà illustrée par des prises de position virulentes visant certaines personnalités politiques du Haut-Ogooué, notamment dans le département de la Bayi-Brikolo à Aboumi.
Sur le plan judiciaire, elle encourt jusqu’à un an de prison et une amende pouvant atteindre un million de francs CFA, conformément à l’article 283 du Code pénal.
Cette affaire surprend d’autant plus que Nicole Amogho est considérée comme une artiste respectée, connue pour sa discrétion et une carrière de plus de 25 ans sans scandale dans le paysage musical gabonais. Elle remet également sur la table la question du mauvais usage des réseaux sociaux par certains activistes ou influenceurs autoproclamés. À l’heure où les audios et publications peuvent se propager en quelques minutes, la tentation du buzz ou de la dénonciation sans preuve peut entraîner des conséquences graves, tant pour les personnes visées que pour leurs auteurs, désormais exposés aux rigueurs de la loi.
Line / Mihi…
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Grève dans l’Éducation : entre avancées reconnues et frustrations persistantes, la Ngounié maintient la pression
Le secteur de l’éducation traverse une nouvelle phase de tensions. Le gouvernement avait fixé la date du 25 février comme moment décisif pour évaluer l’avancement du protocole d’accord additionnel. Mais les mesures annoncées n’ont pas suffi à apaiser l’ensemble du corps enseignant. Si des progrès notables ont été salués, notamment grâce à l’implication du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, instruit par le Chef de l’État, des zones d’ombre persistent et alimentent un mécontentement croissant, comme c’est le cas dans la province de la Ngounié.
Réunis en assemblée générale le samedi 28 février, les enseignants de cette province ont finalement voté la reconduction de la grève, estimant que des manquements importants demeurent.
Les efforts du gouvernement salués, sous l’impulsion du Hermann Immongault instruit par le Chef de l’État
Dans son bilan, la base SOS Éducation Ngounié reconnaît que plusieurs engagements annoncés pour le mois de février ont été respectés. Ces avancées, obtenues grâce aux instructions et au suivi du vice-président du gouvernement, sont considérées comme un signe de volonté d’apaisement et d’ouverture.
Trois actions majeures étaient prévues dans le chronogramme validé par la commission tripartite :
▪︎La mise en solde de 148 sortants des écoles normales (ENS et ENSET)
•Réalisée intégralement :
▪︎78 sortants de l’ENS
▪︎70 sortants de l’ENSET
▪︎La création de 250 présalaires
Répartis entre 45 sortants des ENIL/ENIF et 205 bénévoles.
▪︎Le traitement de 500 situations administratives
Les listes correspondantes ont été publiées dans le journal L’Union le 25 février 2026, confirmant une avancée administrative réelle.
Pour la base, ces résultats constituent des pas significatifs dans la bonne direction.
Des manquements persistants qui nourrissent la frustration
Malgré ces avancées, les enseignants de la Ngounié estiment que le protocole n’a été appliqué qu’en partie, laissant de nombreuses situations en suspens :
▪︎Les 108 enseignants scientifiques sans émoluments
Non pris en compte malgré les accords tripartites, ils continuent de travailler sans rémunération, une situation jugée intolérable.
▪︎Les 32 sortants de la promotion ENSET 2024
Affectés dans les neuf provinces, ils financent eux-mêmes leurs déplacements. Une promotion plus récente ayant été prise en charge, ils dénoncent une injustice flagrante.
Les enseignants des établissements confessionnels
Toujours exclus des mesures. Le flou persistant autour de leur statut entretient tensions et incompréhensions.
Un appel au dialogue et à la correction des manquements
Bien que la grève soit reconduite, la base SOS Éducation Ngounié affirme sa volonté de dialogue et invite les autorités à « rectifier les manquements observés » afin de restaurer la confiance.
Ses attentes pour mars restent inchangées :
▪︎la régularisation immédiate des 108 enseignants scientifiques sans émoluments,
▪︎la prise en charge urgente des 32 sortants ENSET 2024,
▪︎une clarification officielle du statut des enseignants des établissements confessionnels.
La base rappelle ne demander « ni privilèges, ni faveurs », mais seulement le respect des engagements pris, indispensable à la stabilité de l’école gabonaise.
Malgré l’effectivité du maintien de la grève, on observe tout de même une reprise timide, voire totale pour les classes d’examens dans la Ngounié comme dans d’autres provinces à l’instar de l’Estuaire et de l’Ogooué-Lolo, preuve de la volonté des enseignants de ne pas paralyser le système et de maintenir le dialogue avec le gouvernement.
Paula / Mihi…
