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Fonction publique : le gouvernement traque 1 756 agents en abandon de poste et vise plus de 8 milliards FCFA d’économies
Dans un contexte social marqué par des tensions persistantes au sein de la fonction publique, le gouvernement gabonais a décidé d’engager une vaste opération d’assainissement des effectifs de l’administration. Les autorités ont annoncé avoir identifié 1 756 agents publics en situation d’abandon de poste, dont les salaires continueraient pourtant d’être versés, pour un coût estimé à plus de 8,181 milliards de FCFA pour les finances de l’État.
Face à cette situation, l’exécutif entend agir rapidement. Des conseils de discipline devraient être convoqués dans les prochains jours afin d’examiner les dossiers des agents concernés. Ceux qui ne parviendront pas à justifier leur absence s’exposent à la radiation définitive de la fonction publique.
Pour le gouvernement, cette opération vise avant tout à assainir le fichier de la solde et à mettre un terme aux irrégularités qui fragilisent les finances publiques. Mais au-delà de la sanction, la démarche pourrait également permettre de libérer des ressources financières, susceptibles d’être réorientées vers d’autres priorités, notamment l’intégration de jeunes diplômés gabonais qui attendent depuis plusieurs années leur entrée dans l’administration.
Cette initiative intervient dans un climat social particulièrement sensible, notamment dans le secteur de l’éducation nationale, où les enseignants ont récemment observé près de deux mois de grève. Ces mouvements sociaux, motivés par la réclamation de meilleures conditions de travail mais aussi par la régularisation de nombreuses situations administratives, reflètent l’ampleur des frustrations qui traversent la fonction publique. Dans ce contexte, la traque des agents en abandon de poste soulève plusieurs questions : les économies annoncées permettront-elles réellement d’accélérer les intégrations et les régularisations ? Les tensions dans le secteur éducatif pourront-elles être apaisées ?
Plusieurs agents de l’État affirment en effet exercer leurs fonctions depuis des années sans être pleinement intégrés dans la fonction publique. C’est notamment le cas de certains agents de la Direction générale de la concurrence et de la consommation (DGCC), qui réclament, pour certains depuis plus de dix ans, la régularisation de leur situation administrative et leur intégration effective. Là encore, une question se pose : l’assainissement du fichier de la solde permettra-t-il enfin de débloquer ces dossiers restés longtemps en attente ?
Afin de renforcer les mécanismes de contrôle, le gouvernement mise également sur la modernisation du système d’identification des agents publics. Lors d’une séance de travail stratégique tenue mercredi dernier, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a insisté sur la nécessité d’intégrer le Numéro d’Identification Personnelle (NIP) dans les procédures de vérification. L’objectif est de disposer d’un fichier biométrique fiable, capable d’identifier les irrégularités, notamment les cas d’agents disposant de plusieurs matricules et percevant plusieurs salaires. Mais certaines interrogations persistent : comment ces dysfonctionnements ont-ils pu perdurer aussi longtemps et quels mécanismes de contrôle faisaient défaut ?
Par ailleurs, les premiers résultats des audits en cours attirent particulièrement l’attention sur le ministère de l’Éducation nationale, où des irrégularités importantes auraient été relevées, notamment dans la gestion et le paiement des vacations. Depuis combien de temps ces pratiques existent-elles et quel est leur coût réel pour l’État ?
Les autorités préviennent que ces investigations pourraient déboucher sur des sanctions administratives et judiciaires. Le vice-président du gouvernement a ainsi averti que toute personne impliquée dans ces pratiques devra répondre de ses actes devant la justice, réaffirmant la volonté de l’État de garantir que l’argent du contribuable serve exclusivement à rémunérer le travail effectivement accompli.
Reste désormais à savoir si cette opération permettra non seulement de réparer les irrégularités financières, mais aussi d’apaiser les tensions sociales, en particulier dans l’éducation, et de répondre aux attentes des nombreux agents publics qui réclament depuis des années leur intégration ou la régularisation de leur situation administrative.
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Affaire Bilie-By-Nzé : après son interrogatoire, une confrontation avec Baba Ramatou en perspective
Après plusieurs mois de détention préventive, Alain-Claude Bilie-By-Nzé a franchi une nouvelle étape dans la procédure judiciaire engagée contre lui. L’ancien Premier ministre et président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG) a été entendu au fond, jeudi 5 novembre 2026, à partir de 9 heures, par le premier juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Libreville. Une audition attendue depuis son placement en détention à la prison centrale de Libreville, le 16 avril dernier.
Assisté de Me Sarah-Ognyane, l’ancien chef du gouvernement a notamment été interrogé sur les déclarations de Baba Ramatou, entendue le 27 avril 2026. Selon son conseil, cette audition lui a permis d’apporter des éclaircissements sur les faits qui lui sont reprochés. « Tout s’est très bien passé », a déclaré l’avocat, qui considère néanmoins que cette étape aurait dû intervenir plus tôt, dans le respect des droits de la défense.
La prochaine échéance pourrait désormais être une confrontation entre Alain-Claude Bilie-By-Nzé et Baba Ramatou. Cette étape, qui permettrait de confronter leurs déclarations respectives, apparaît comme un moment important pour la suite de l’information judiciaire. Elle devrait être suivie de l’établissement d’un procès-verbal de confrontation, puis d’une enquête de moralité auprès des proches de l’ancien Premier ministre. La défense prévoit ensuite de déposer ses mémoires.
À l’issue de ces différentes étapes, le juge d’instruction devra se prononcer sur la suite à donner au dossier : un éventuel non-lieu, susceptible d’entraîner sa libération, ou un renvoi devant le tribunal correctionnel.
Pour Me Sarah-Ognyane, l’objectif est désormais d’obtenir une évolution rapide de la procédure, si possible avant l’expiration du nouveau délai de six mois. L’avocat s’est également voulu rassurant concernant l’état de santé de son client, affirmant que celui-ci se porte bien physiquement et reste solide psychologiquement.
La confrontation annoncée constitue donc la prochaine étape attendue dans cette affaire, dont l’issue dépendra désormais de l’appréciation du magistrat instructeur. En attendant, Alain-Claude Bilie-By-Nzé demeure présumé innocent.
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De La Boule Noire à La Machine du Moulin Rouge, Emma’a poursuit son ascension et fait rêver le Gabon
La chanteuse gabonaise Emma’a continue de franchir des étapes importantes dans sa carrière musicale. Le samedi 24 octobre 2026, l’artiste a fait salle comble à La Machine du Moulin Rouge, à Paris, devant un public venu nombreux l’accompagner dans cette nouvelle aventure. Un succès qui confirme sa progression sur la scène musicale francophone et nourrit désormais les attentes de ses admirateurs au Gabon.
Située dans le quartier de Pigalle, La Machine du Moulin Rouge dispose d’une salle principale, Le Central, pouvant accueillir environ 800 spectateurs en configuration concert. Pour cette prestation, les billets avaient été écoulés avant le jour du spectacle. Sur scène, Emma’a a enchaîné ses chansons dans une ambiance chaleureuse, portée par des spectateurs qui reprenaient ses paroles en chœur.
Cette réussite s’inscrit dans la continuité d’un parcours marqué par plusieurs performances remarquées. En novembre 2025, la chanteuse avait déjà affiché complet lors de deux concerts à La Boule Noire, les 7 et 12 novembre. En passant de cette salle intimiste à une scène parisienne de plus grande capacité, Emma’a témoigne d’une évolution artistique encourageante.
Portée notamment par des titres comme Encré, certifié single d’or en 2024, Ça m’a laissé et Changer les choses, en collaboration avec Joé Dwèt Filé, l’artiste poursuit son ouverture à l’international.
Après ces succès successifs en France, une attente se dessine désormais du côté du Gabon. Les admirateurs d’Emma’a espèrent voir leur artiste organiser un véritable concert grand public sur sa terre natale, afin de partager cette réussite avec ceux qui suivent son évolution depuis ses débuts.
Un tel rendez-vous constituerait une nouvelle étape dans son parcours, mais aussi une belle occasion de célébrer, à domicile, le rayonnement de la musique gabonaise.
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Évacuations sanitaires : Yêmï met en lumière l’expertise de Santé + Gab au service des patients du Gabon
Se faire soigner à l’étranger représente parfois une nécessité pour les patients dont la maladie exige des soins spécialisés. Mais entre les démarches administratives, le choix des établissements et les contraintes financières, ce parcours peut devenir éprouvant. C’est pour mieux éclairer les familles que Yêmï, un concept de LOPS diffusé sur Urban FM 104.5, a consacré le deuxième numéro de sa saison 3 aux évacuations sanitaires et à la conciergerie médicale.
Présentée par le Dr Marcia Angué épouse Pemengoye, accompagnée de sa consultante, le Dr Inès Okome épouse Goïta, spécialiste en médecine physique et réadaptation, l’émission recevait Madame Stéphanie Yoyo Iloko épouse Tchimina, responsable de Santé + Gab, une entreprise gabonaise spécialisée dans l’accompagnement des patients nécessitant des soins à l’étranger.
Au fil des échanges, l’invitée a expliqué qu’une évacuation sanitaire peut s’effectuer à l’intérieur du pays ou vers l’étranger, lorsque les équipements ou les compétences médicales nécessaires ne sont pas disponibles localement. Une réalité à laquelle Santé + Gab entend apporter des solutions grâce à ses partenariats hospitaliers, notamment en Turquie, en France, au Maroc et en Côte d’Ivoire.
Cette collaboration repose, selon sa responsable, sur une évaluation préalable des établissements. « Nous n’envoyons pas nos malades dans des structures que nous n’avons pas vérifiées au préalable », a-t-elle affirmé, soulignant l’importance de la sécurité des patients.
Au-delà du choix des structures hospitalières, l’entreprise propose un accompagnement en trois étapes : avant le départ, pendant le séjour médical et après le retour au Gabon. De la constitution du dossier aux formalités de voyage, en passant par l’accueil à l’aéroport, l’hébergement, la traduction et le suivi médical, l’objectif est de faciliter le parcours des patients.
Cet accompagnement soulève naturellement la question financière. L’invitée a précisé que les frais hospitaliers sont directement réglés aux établissements concernés, tandis que les prestations de conciergerie font l’objet d’une facturation distincte. Les assurances privées internationales peuvent également intervenir selon les garanties souscrites.
Si l’organisation du voyage constitue une étape importante, la continuité des soins reste tout aussi essentielle. Le Dr Inès Okome épouse Goïta a ainsi insisté sur la rééducation fonctionnelle des patients à leur retour, évoquant les capacités du CHU d’Owendo.
L’entretien a également rappelé l’importance de la confidentialité des dossiers médicaux et du recours à des professionnels qualifiés.
« Mais la maladie n’attend pas. Donc, comme la vie est précieuse, nous avons proposé cette solution », a déclaré Madame Tchimina, résumant la vocation de Santé + Gab, installée à la cité Damas, dans le troisième arrondissement de la commune Libreville.
En conclusion, le Dr Marcia Angué épouse Pemengoye a rappelé un conseil essentiel : « Préparez votre retour et le suivi médical dès le début du parcours. » Un message qui traduit l’ambition de Yêmï : informer, sensibiliser et accompagner les populations vers une meilleure prise en charge de leur santé.
