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Prince de Capistran, un pionnier du cinéma gabonais s’en est allé
Le 5 janvier 2025 restera marqué comme un jour sombre pour le cinéma gabonais. Prince de Capistran, de son vrai nom Adrien James Prince de Capistran, est décédé, laissant derrière lui un héritage artistique qui continue d’inspirer les jeunes talents du pays. Acteur, dramaturge et figure emblématique de l’industrie cinématographique, il a dédié plus de quatre décennies à enrichir la culture gabonaise.
Né à Angone, aujourd’hui un quartier d’Oyem, Prince de Capistran a grandi dans un environnement marqué par la foi catholique. Fils d’un des premiers diacres du Gabon et d’une novicienne, il a très tôt développé une passion pour les arts dramatiques. Cette vocation, renforcée par une expérience mystique à l’âge de 7 ans, l’a conduit à débuter sa carrière dans des pièces religieuses sous la direction du père Dominique Vanderbeck.
Une carrière au service de l’art
Sa carrière a véritablement pris son envol à Port-Gentil, où il cofonda la troupe théâtrale Gnimanakombo. Avec André Marc Apérano, il donna vie à des œuvres mémorables, dont La marmite de Coca Mbala de Guy Menga. Ce succès théâtral marqua le début d’un parcours qui allait s’étendre au cinéma, notamment avec sa participation au court métrage Le singe fou d’Henri Joseph Koumba Bididi en 1984.
Durant sa carrière, Prince de Capistran a joué dans plus d’une cinquantaine de films et séries télévisées, inscrivant son nom parmi les grandes figures du cinéma africain. Il restera notamment célèbre pour son rôle d’Oncle Didine dans L’Auberge du Salut, ainsi que pour ses performances dans Les couilles de l’éléphant (2002) et Albert Schweitzer (1987).
Un talent marginalisé dans son propre pays
Malgré son talent et son immense contribution au cinéma gabonais, Prince de Capistran a souvent exprimé un profond sentiment d’oubli et de marginalisation. Dans une déclaration poignante, il confiait : « Je suis un paria dans mon propre pays. » Ces paroles résonnent d’autant plus fort que les dernières années de sa vie furent marquées par la maladie de Parkinson et un manque de soutien pour ses soins.
Une génération qui s’éteint
La disparition de Prince de Capistran s’ajoute à celle de deux autres grandes figures du cinéma gabonais : Philippe Mory en 2016, considéré comme le père du cinéma gabonais, et Christine Libina en 2023. Avec ces pertes successives, c’est une génération entière de pionniers qui s’éteint, laissant un vide immense dans le paysage culturel gabonais.
Passer le flambeau
Le décès de Prince de Capistran est un appel à la relève. Aux jeunes cinéastes gabonais de continuer à porter haut les couleurs du septième art, en s’appuyant sur l’héritage de ces géants. L’histoire du cinéma gabonais est riche, et son avenir dépend de l’engagement de ceux qui, aujourd’hui, rêvent de raconter de nouvelles histoires.
Prince de Capistran, Philippe Mory, Christine Libina… leurs noms resteront gravés dans l’histoire culturelle du Gabon, comme des modèles d’excellence et d’engagement. À ceux qui suivent de reprendre le flambeau, de créer, d’innover, et de maintenir vivante cette passion pour le cinéma qui a tant marqué ces figures.
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Grand Libreville : des délestages hors programme, les ménages pris au dépourvu
Alors que la SEEG a annoncé huit jours de perturbations électriques dans le Grand Libreville, du 8 au 15 novembre 2026, les premières observations sur le terrain révèlent un décalage entre les horaires prévisionnels et la réalité vécue par les populations. Des coupures qui surviennent à des heures inattendues, des interruptions qui se prolongent au-delà des durées annoncées : de quoi compliquer davantage le quotidien des ménages et désorganiser les activités économiques.
L’annonce des délestages avait pourtant permis à de nombreux abonnés de prendre certaines dispositions pour anticiper les interruptions de la fourniture d’électricité. En communiquant un calendrier précis, réparti par quartiers et par tranches horaires, la SEEG donnait aux populations la possibilité d’organiser leurs activités domestiques et professionnelles en fonction des périodes annoncées. Mais sur le terrain, ce programme prévisionnel ne semble pas être respecté partout.

Dans le quartier Chantier Moderne, notamment, la coupure initialement prévue entre 00h30 et 02h30 est finalement intervenue aux environs de 11 heures. Trois heures après, l’électricité n’était toujours pas rétablie. Une situation qui illustre les difficultés rencontrées par les abonnés, contraints de subir des interruptions sans pouvoir réellement s’appuyer sur le calendrier communiqué. Plusieurs autres quartiers du Grand Libreville signalent également des perturbations qui ne correspondent pas aux horaires annoncés.
Au-delà de l’inconfort, ces interruptions imprévisibles ont des conséquences directes sur l’organisation des ménages. Conservation des aliments, préparation des repas, utilisation des équipements électroménagers, recharge des téléphones ou encore organisation des activités professionnelles : autant d’habitudes quotidiennes perturbées. Les petits commerces, les activités de restauration, les salons de coiffure et d’autres services de proximité subissent également les effets de ces coupures prolongées.
Pour rappel, la SEEG explique ces perturbations par les travaux préparatoires au raccordement de la centrale hydroélectrique de Kinguélé Aval au réseau de transport de 225 kV. Ces opérations entraînent une limitation temporaire de la production des centrales de Tchimbélé et de Kinguélé à 55 MW, contre 94 MW habituellement disponibles, soit un déficit de 39 MW à la pointe du soir.
Si l’entreprise annonce une durée moyenne de trois heures par interruption, les populations attendent désormais davantage de visibilité et de fiabilité dans la communication des horaires. Car si les travaux sont présentés comme nécessaires à l’amélioration du réseau électrique, leur exécution ne devrait pas se traduire par une désorganisation supplémentaire pour des ménages déjà éprouvés par les perturbations de la fourniture d’électricité.
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Patience Dabany : 60 ans de carrière, sold out annoncé au Palais des Congrès avant un show prometteur !
Après plusieurs années loin des grandes scènes, Patience Dabany s’apprête à renouer avec son public ce samedi 7 novembre au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba. Entre six décennies de carrière, un nouvel album et une popularité qui traverse les générations, ce rendez-vous suscite une forte attente. La salle de spectacle affiche complet depuis plusieurs jours, annonçant une soirée placée sous le signe de la musique et de l’émotion.
La Mama est de retour ! Cet engouement témoigne de l’attachement du public à celle qui a profondément marqué l’histoire de la musique gabonaise. Pour beaucoup, ces retrouvailles représentent bien plus qu’un simple concert : elles sont l’occasion de retrouver une voix, un répertoire et une artiste qui a accompagné plusieurs générations de mélomanes.
Née Marie-Joséphine Kama à Brazzaville, au Congo, Patience Dabany grandit dans un environnement familial marqué par la musique. De culture batéké, elle développe un univers artistique nourri de sonorités africaines, notamment des rythmes gabonais et de la rumba congolaise. Après avoir été institutrice et consacré une partie de sa vie à ses engagements familiaux, elle lance sa carrière solo en 1987 avec l’album « Associé II ». Des titres comme « Chéri, ton disque est rayé » et « Associé » contribueront à asseoir sa popularité bien au-delà des frontières gabonaises.
Forte de cette expérience, l’artiste n’entend pourtant pas tourner la page. Après une période d’absence liée à des problèmes de santé, elle revient avec « Dernière Danse ». Un titre qui a suscité des interrogations chez certains mélomanes, mais qu’elle présente comme une expression artistique et non comme un adieu à la scène. Dans un entretien accordé à L’Union, le 5 novembre, elle lève toute ambiguïté : « Je continuerai jusqu’au jour où il me dira : Bon, Patience, stop ! »
Cette détermination s’explique aussi par la richesse de son parcours musical. Artiste éclectique, Patience Dabany a traversé les époques et les tendances, de la rumba au soukous, jusqu’aux sonorités du hip-hop. Une diversité qui permet à plusieurs générations et à différents publics de retrouver leur sensibilité dans son répertoire.
Au-delà de ses chansons, La Mama a également contribué à la transmission et à l’évolution de la musique gabonaise, en inspirant de nombreux jeunes artistes. « Toutes celles et tous ceux qui vont chanter avec moi sont passés par mon école », rappelle-t-elle.
Enfin, la longue complicité professionnelle qui la lie à son producteur Edgar Yonkeu, à ses côtés depuis plus de vingt ans, nourrit les attentes autour de cette soirée. Des surprises sont à prévoir, avec notamment la possibilité d’accueillir des artistes venus d’ailleurs.
Pour Patience Dabany, ce spectacle marque moins une fin qu’un nouveau départ. Une nouvelle page d’une aventure musicale construite sur six décennies de passion, de partage et de transmission.
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Affaire Billie-By-Nzé : l’ancien Premier ministre attendu devant le juge d’instruction ce 5 novembre
Alain-Claude Billie-By-Nzé, ancien Premier ministre et président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG), est attendu ce jeudi 5 novembre 2026 à 9 heures devant le premier juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Libreville, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte à son encontre.
Cette comparution, prévue pour un interrogatoire au fond, intervient alors que l’ancien chef du gouvernement est en détention préventive à la prison centrale de Libreville depuis le 16 avril 2026. Il est poursuivi pour des faits présumés d’escroquerie et d’abus de confiance portant sur cinq millions de francs CFA, une somme qui aurait été remise en 2008 dans le cadre de l’organisation de la Fête des cultures.
Toutefois, cette nouvelle étape judiciaire est marquée par des réserves de la défense. Certains de ses avocats contestent les conditions dans lesquelles la convocation a été transmise, estimant que les dispositions des articles 119 et 120 du Code de procédure pénale relatives à la désignation des conseils et aux délais de notification n’auraient pas été respectées.
Au-delà de cet interrogatoire, l’évolution de la procédure pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour Alain-Claude Billie-By-Nzé. Si les contestations soulevées par ses conseils étaient reconnues comme fondées et si les conditions légales étaient réunies, elles pourraient entraîner une remise en cause de la régularité de l’acte d’instruction et, selon les suites judiciaires, favoriser une demande de mise en liberté.
Reste à savoir quelle sera la position du magistrat instructeur face aux arguments de la défense. En attendant, l’ancien Premier ministre demeure présumé innocent jusqu’à une éventuelle décision définitive de justice.
Source : La Presse Judiciaire Gabonaise
