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Novembre Bleu : hommes, santé et courage, YÊMÏ brise le silence
Libreville, 16 novembre 2025 – Chaque année, le mois de novembre met à l’honneur la santé masculine à travers la campagne Novembre Bleu, sur le modèle d’Octobre Rose pour les femmes. L’objectif : sensibiliser au dépistage des cancers masculins et à la santé mentale. Cette semaine, l’émission YÊMÏ, présentée par Lops sur Urban FM 104.5, a consacré son numéro à cette thématique avec le Dr Angué Marcia épouse Pemengoye, médecin-conseil.
« Cette semaine, nous parlons d’eux : des hommes, de leur santé, de leur silence… et parfois même de leur peur », annonce Lops. « Les femmes que nous sommes avons décidé de prendre la parole pour leur dire une chose simple : il n’y a aucune honte à parler de son corps, de sa santé intime ou de ses doutes. Car prendre soin de soi, c’est aussi être fort. »
Novembre Bleu : historique et chiffres clés
Novembre Bleu a été initié par l’ONG australienne Movember Charity Foundation pour promouvoir la santé masculine et la prévention des cancers. « À ses débuts, la campagne ciblait deux priorités : les cancers masculins et la santé mentale », explique le Dr Angué. Depuis, plus de 21 pays ont rejoint le mouvement, et le Gabon s’est démarqué dès 2020 avec une première campagne nationale.
« Lors de la première édition, près de 480 hommes ont été dépistés et 26 cas de cancers de la prostate ont été identifiés, dont 24 à un stade très avancé », rappelle le Dr Angué Marcia. « Cela a montré que les hommes consultent très tardivement et rarement, d’où l’importance de répliquer ce type d’activité. »
Aujourd’hui, les cancers masculins les plus fréquents au Gabon sont : prostate (20,5 %), foie (12 %) et colorectal. « Au regard de la fréquence de ces maladies, il faut continuer à sensibiliser les hommes sur la prévalence de ces pathologies », insiste le Dr Angué Marcia.
Briser les tabous
Les stéréotypes culturels persistent : « Nos hommes – papa, frère, ami… – ont si peur de consulter », note Lops. « Trop longtemps, on a confondu force et silence. La vraie force, c’est d’écouter son corps, d’oser consulter et de prévenir plutôt que de subir. Que chacun prenne sa part de responsabilité : les femmes en encourageant, les hommes en s’écoutant, et la société en brisant les tabous. »
Dr Angué Marcia ajoute : « Ce n’est pas un problème uniquement gabonais ou africain, c’est une problématique mondiale. La masculinité toxique empêche trop souvent les hommes de se confier ou de consulter, alors que le dépistage précoce peut sauver des vies. »
Le rôle central des femmes et la prévention
Les femmes sont souvent les premières à détecter les signes : fatigue, troubles urinaires, changements physiques. « L’œil attentif de la compagne, de l’épouse, de la sœur ou de la fille intervient souvent avant le diagnostic médical », explique Lops.
Les symptômes des cancers masculins incluent difficultés urinaires, douleurs testiculaires, présence de sang dans les urines ou le sperme et éjaculation douloureuse. « Le dépistage précoce permet de détecter ces cancers avant qu’ils ne deviennent graves », souligne le Dr Angué Marcia.
Le SAS – Sommeil, Alimentation, Activité Sportive – est un guide simple pour réduire les facteurs de risque. « Limiter l’alcool et le tabac, rester physiquement actif, avoir un sommeil de qualité et une alimentation équilibrée », recommande le Dr Angué.
Une campagne pour toute l’année
« Les cancers existent toute l’année », rappelle Lops. « Ces campagnes ne sont pas des fêtes : elles sont un moment pour sensibiliser, informer et rappeler l’importance du dépistage et de la prévention. »
Le message est clair : « La santé est un bien commun. Prendre soin de soi, c’est aussi prendre soin des autres. » Novembre Bleu au Gabon est un appel à la responsabilité collective, à la solidarité et à la vigilance, avec pour objectif de sauver des vies.
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Gabon : décès de l’abbé Florent Mboumba-Bouassa, grande figure de l’Église catholique
L’Église catholique gabonaise est en deuil. L’abbé Florent Mboumba-Bouassa est décédé dans la nuit du 13 au 14 septembre 2026, selon une annonce de Mgr Jean Patrick Iba-Ba, archevêque métropolitain de Libreville. Celui-ci a salué « le don de sa vie, son ministère sacerdotal et le témoignage donné au service de l’Église », tout en invitant les fidèles à prier pour le repos de son âme.
Originaire du village Malaba, dans le département de la Douigny à Moabi, Florent Mboumba-Bouassa est né au début de la Seconde Guerre mondiale. Fils de catéchiste, il grandit dans un environnement profondément marqué par la foi. Après des études en France, il est ordonné prêtre le 14 juillet 1968, à la paroisse Saint-Joseph de Tchibanga, dans le diocèse de Mouila.
Au fil des décennies, son parcours dépasse largement le seul cadre pastoral. Théologien, canoniste, historien, musicologue, linguiste, éducateur et chercheur, il s’intéresse à la fois aux questions religieuses, culturelles et identitaires. Il travaille notamment sur le concept Bajaga et compose plusieurs cantiques en langue yipunu.
Très attaché aux médias catholiques, il contribue à leur promotion au Gabon et participe à la mise en œuvre du journal La Lumière. Il est également le fondateur de l’association Les Messagers du Christ et reste associé à la construction de l’église Notre-Dame-des-Apôtres, au PK8 à Libreville.
Son engagement s’étend aussi à des domaines institutionnels. Il a travaillé au sein d’un organe lié à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Des témoignages lui attribuent par ailleurs une contribution, après ses études en France, aux travaux autour de la Constitution de la Première République gabonaise, notamment sur la référence à Dieu.
Profondément attaché à ses racines, à la culture et aux traditions de son terroir, l’abbé Florent Mboumba-Bouassa aura marqué plusieurs générations par la diversité de ses engagements et par sa volonté de faire dialoguer foi chrétienne, savoir, identité culturelle et transmission.
Sa disparition, survenue le jour de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, clôt un parcours de près de six décennies de sacerdoce, entre évangélisation, culture, recherche et engagement intellectuel.
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Cybersécurité : l’ANINF renforce les capacités nationales face aux menaces numériques
L’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF) poursuit le renforcement de son expertise et de son rôle dans la protection de l’écosystème numérique gabonais. Ce jeudi 10 septembre 2026, à la Tour ANINF, une cérémonie de remise de certificats de participation a marqué l’aboutissement d’un programme de formation de neuf mois, conduit de janvier à septembre 2026 par des experts de MITRE au profit de participants de l’ANINF et de l’administration.
Axée sur le référentiel MITRE ATT&CK et le renseignement sur les cybermenaces, ou Cyber Threat Intelligence (CTI), cette formation a combiné apports méthodologiques et ateliers pratiques. Elle a permis aux participants d’approfondir leur maîtrise de l’analyse du profil, de la posture et du comportement des attaquants.
Les bénéficiaires ont également été formés à la recherche des traces laissées lors de la compromission d’un système, à la reconstitution du déroulement d’une cyberattaque ainsi qu’à l’identification des tactiques, techniques et procédures utilisées dans un environnement informatique.
Ces acquis viennent renforcer les capacités de détection, d’analyse et de réponse face aux cybermenaces, dans un contexte où la protection des systèmes d’information constitue un enjeu majeur de souveraineté.

Les certificats ont été remis par Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, Directeur Général de l’ANINF, et Denise Olsen, experte en cybersécurité et cheffe de projet au sein de MITRE.
Pour le Directeur Général de l’ANINF, cette montée en compétences répond directement aux enjeux de protection des infrastructures numériques du pays : « Renforcer les compétences de nos équipes, c’est renforcer durablement notre capacité à protéger les infrastructures numériques du Gabon et à mieux anticiper les cybermenaces. »
Ce programme s’inscrit dans le partenariat entre le Gabon et les États-Unis d’Amérique, avec l’appui technique de MITRE, en faveur du développement des compétences nationales en cybersécurité et en cyberdéfense.
À travers cette initiative organisée à la Tour ANINF, l’Agence confirme sa place parmi les acteurs centraux de la transformation numérique du Gabon. Son action s’inscrit dans la vision du Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la souveraineté numérique, de la protection des infrastructures critiques et de la montée en compétences des ressources nationales des priorités.
En renforçant l’expertise des acteurs chargés de protéger les systèmes d’information, l’ANINF contribue ainsi à construire une résilience numérique durable et à consolider la souveraineté numérique du Gabon.
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UDB : départ d’Aurélien Mintsa Mi Nguema de la trésorerie, Oligui Nguema invoque la discipline du parti
Le départ d’Aurélien Mintsa Mi Nguema de la trésorerie générale de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) avait suscité plusieurs interrogations. Brice Clotaire Oligui Nguema a finalement apporté un éclairage, en invoquant à la fois la discipline du parti et les exigences liées à la fonction d’ambassadeur.
Le 9 septembre 2026, une décision lue sur Gabon 1ère par le secrétaire général de l’UDB, Mays Mouissi, a officialisé la nomination de Luc Aymard Madama Moubeya comme nouveau Trésorier général. Il sera assisté de Yannick Mefane et Alice Princesse Antsiendi Ampindi. Le texte ne mentionnait toutefois pas les raisons du remplacement d’Aurélien Mintsa Mi Nguema.
Interrogé par le journaliste Chamberland Moukouama lors d’une visite de chantiers, le chef de l’État a été plus explicite. Revenant sur cette actualité, il a expliqué en substance que cette décision ne relevait pas d’une volonté personnelle, mais du respect de la discipline interne du parti.
« Ce n’est pas une décision personnelle. Il y a des règles au sein du parti et chacun doit s’y conformer. La discipline doit s’appliquer à tous. Par ailleurs, Aurélien Mintsa Mi Nguema exerce désormais les fonctions d’ambassadeur. À ce titre, sa prise de parole publique doit aussi tenir compte des responsabilités liées à cette fonction. Dans ces conditions, il était normal qu’il libère son poste au sein du parti. »
Cette sortie fait notamment écho à l’entretien récemment accordé par Aurélien Mintsa Mi Nguema à Jeune Afrique, dans lequel le frère cadet du président, longtemps discret dans les médias, revenait sur son parcours et son positionnement dans l’environnement du pouvoir.
Mais au-delà du fonctionnement interne de l’UDB, l’affaire pose aussi la question des obligations qui accompagnent une haute fonction de l’État. Nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Gabon en Inde en février 2026, Aurélien Mintsa Mi Nguema représente désormais officiellement l’État gabonais à l’étranger.
À ce titre, sa fonction implique des obligations de réserve, de loyauté, d’impartialité, de discrétion et de protection des intérêts du pays. Un ambassadeur ne s’exprime donc plus uniquement comme acteur politique ou à titre personnel : sa parole publique peut aussi être perçue comme engageant l’image de l’État.
Cela ne signifie pas qu’un diplomate perd toute liberté d’expression ni qu’une interview constitue automatiquement une faute. Mais sa communication doit rester compatible avec les responsabilités institutionnelles qui sont les siennes.
Avant son affectation en Inde, Aurélien Mintsa Mi Nguema avait été directeur général du Budget et des Finances publiques, trésorier du camp du « oui » au référendum de 2024, puis acteur de la campagne présidentielle de 2025 avant de prendre la trésorerie de l’UDB.
Son remplacement peut ainsi être lu au-delà des équilibres internes du parti : il remet en lumière la frontière parfois délicate entre engagement politique et devoirs attachés à la représentation de l’État.
