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Moabi : quand l’état des ponts menace l’approvisionnement de la SEEG
Une vidéo largement relayée sur la toile au cours du week-end écoulé a montré des agents de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) immobilisés au niveau d’un pont fortement dégradé sur l’axe Mouila–Moabi. La faible solidité de l’ouvrage ne permettait pas au camion-citerne de poursuivre sa route dans des conditions normales de sécurité. Dans un communiqué publié dans la foulée, la SEEG de Moabi a alerté sur les risques que cette situation fait peser sur l’approvisionnement en carburant et, par ricochet, sur la fourniture d’électricité.
Dans ce communiqué d’information, la société indique qu’un camion-citerne, sur le chemin du retour vers Moabi, s’est retrouvé bloqué au niveau du village de Ngangala, sur l’axe Mouila–Moabi.
Le chauffeur aurait estimé que le franchissement de l’ouvrage présentait trop de risques, compte tenu de son état de dégradation et du poids du véhicule.
La possibilité de passer par l’axe Tchibanga–Moabi ne constituerait pas non plus une solution totalement sûre. La SEEG évoque notamment l’état jugé préoccupant du pont sur la Douigny, dont la praticabilité reste difficile pour les véhicules lourds.
Cette situation fait craindre des perturbations dans l’approvisionnement de Moabi en carburant, avec des conséquences possibles sur la production et la fourniture d’électricité. La société redoute également que le retour des grandes pluies ne complique davantage les déplacements et ne pousse certains transporteurs à refuser d’emprunter ces itinéraires jugés risqués.
« Il est important que des dispositions soient prises rapidement afin de sécuriser ces points de passage », souligne la SEEG, qui appelle les autorités compétentes à se saisir de la question.

Cette alerte remet ainsi au premier plan la problématique des infrastructures routières desservant Moabi. Sur l’axe Tchibanga–Moabi, le pont de la Douigny, vieux de plusieurs décennies et déjà signalé pour son état de dégradation avancée, continue de susciter l’inquiétude des usagers. Plusieurs mois après les premières alertes, l’absence visible de solution durable donne le sentiment d’un dossier qui tarde à évoluer, alors que les conséquences touchent désormais aussi bien la sécurité des populations que la continuité de services essentiels.
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Makokou : l’ANINF rapproche les services numériques des populations
À Makokou, la transformation numérique prend désormais une dimension plus concrète. Profitant de la Fête de la Libération, l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) a déployé plusieurs équipements destinés à améliorer l’accès à Internet et aux services administratifs digitalisés dans la capitale de l’Ogooué-Ivindo.
Deux espaces Wi-Fi publics ont été installés à la Place de l’Indépendance et au stade Alexandre Sambat. Implantés dans des lieux très fréquentés, ces points d’accès participent à l’ouverture progressive des infrastructures numériques vers l’intérieur du pays, loin d’une concentration uniquement centrée sur Libreville.
Pour la jeunesse de Makokou, l’intérêt est particulièrement important. Dans une ville où les besoins en accès à l’information, à la formation, aux opportunités professionnelles et aux services en ligne sont croissants, ces espaces connectés peuvent constituer de véritables outils d’ouverture. Étudiants, jeunes entrepreneurs, demandeurs d’emploi ou porteurs de projets disposent ainsi de nouveaux points d’accès au numérique.
L’ANINF a également assuré l’installation technique d’un centre d’enrôlement destiné aux permis de conduire digitalisés. Le dispositif repose sur un réseau informatique local, une connexion Internet dédiée ainsi qu’un environnement électrique sécurisé comprenant des circuits spécifiques, des onduleurs et des régulateurs de tension.
Cette démarche fait écho aux orientations présentées par le directeur général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, lors de l’Ivindo Economic Forum. Il y avait placé les infrastructures et l’inclusion numérique parmi les enjeux majeurs du développement territorial. « Le numérique doit avoir un impact direct sur le quotidien des populations, en facilitant l’accès à l’information et aux services de base », résume l’esprit de son intervention.
L’action arrive surtout à un moment opportun. Alors que Makokou connaît une nouvelle dynamique de développement, portée par plusieurs investissements et projets structurants, l’amélioration de la connectivité devient un accompagnement indispensable de cette transformation.
Cette orientation s’inscrit également dans la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui place le numérique, la modernisation de l’administration et le développement équilibré des territoires parmi les leviers de transformation du pays.
À Makokou, l’ANINF ne fait donc pas seulement arriver Internet dans l’espace public : elle accompagne une ville en mouvement et donne notamment à sa jeunesse davantage d’outils pour prendre part aux nouvelles opportunités qui se dessinent.
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7 milliards de la Nyanga : les entreprises attributaires désormais face au Vice-président du gouvernement
Le dossier des 7 milliards de FCFA accordés en 2024 à la province de la Nyanga entre dans une nouvelle phase. Après les explications de Jonathan Ignoumba sur la gestion de cette enveloppe et les vérifications effectuées à Moabi, dossier que nous suivons depuis plusieurs jours, le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, convoque ce jeudi 3 septembre 2026 les entreprises ayant obtenu les différents marchés.
La réunion est prévue à 9 heures à son cabinet. Plusieurs sociétés figurent sur la liste, parmi lesquelles SPEED NET, KM BTP, M&F/AFRIC CONSULT, BAKITA ET FRERES, EGET, ESTTM AND COMPANY, GABI SERVICE, GABON CONSULT, GBT INFRASTRUCTURE, IMAR BTP, MEDI SERVICES GABON, SCK BTP, SDM, SMF, SBD ou encore SOCOB.
Cette étape intervient alors que des interrogations persistent sur l’exécution des projets financés par la dotation spéciale annoncée en juillet 2024 par Brice-Clotaire Oligui Nguema, alors président de la Transition.
Selon Jonathan Ignoumba, 1 milliard de FCFA devait revenir à la Douigny, 1 milliard à la Doutsila, 1 milliard à la Basse-Banio, 500 millions à la Haute-Banio, 300 millions à Moulengui-Binza, 100 millions à chacun des deux cantons de Mougoutsi et 1,5 milliard à Tchibanga.
L’ancien ministre affirme que son rôle se limitait essentiellement à « signer les factures », les projets ayant, selon lui, été identifiés localement et les décaissements effectués par la Caisse des dépôts et consignations.
À Moabi, les constats ont révélé une situation contrastée : certaines passerelles sont visibles, mais d’autres projets restent inachevés ou inexistants, à l’image du marché annoncé à Mutumba ou du siège de la SACOM jamais construit.
La convocation des entreprises pourrait désormais permettre de confronter les marchés attribués, les montants décaissés et les réalisations effectivement visibles sur le terrain.
Reste à savoir ce qui suivra cette rencontre : simples demandes d’explications, injonctions de reprendre les travaux, contrôles plus approfondis ou éventuelles responsabilités à établir ? Les réponses apportées par les entreprises pourraient déterminer la prochaine étape d’un dossier qui est encore loin d’avoir livré tous ses éclaircissements.
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Fortescue Belinga : une semaine d’actions entre économie locale, formation et investissements à Makokou
À Makokou, Fortescue Belinga a enchaîné plusieurs activités du 25 au 30 août 2026, avec en toile de fond le développement du projet minier de Belinga et ses retombées attendues dans l’Ogooué-Ivindo. Formation, entrepreneuriat, emploi, infrastructures et investissements communautaires ont rythmé cette semaine.
Le 25 août, l’entreprise a clôturé un programme de formation destiné à 20 entrepreneurs locaux, conduit avec l’association Femmes Engagées du G6 et MDF Global. Une initiative destinée à renforcer leurs capacités et à mieux les préparer aux opportunités économiques susceptibles d’accompagner le développement du projet.
Le lendemain, au Forum économique de l’Ivindo, le Directeur général de Fortescue Belinga, Edward Kalajzic, a présenté Belinga comme un projet pouvant contribuer à la diversification de l’économie gabonaise. Il a également fait le point sur l’exploration, désormais étendue à Batouala, où les forages ont débuté en mai 2026, tandis que des activités sont en préparation à Boka Boka.
Sur le volet de l’emploi, Fortescue Belinga annonce 1 246 emplois directs, avec plus de 82 % de travailleurs gabonais. Parmi eux, 57 % sont originaires de l’Ogooué-Ivindo.
Le 29 août, l’entreprise a remis un important lot de matériel au Centre de Formation Professionnelle de Makokou, dans le cadre de son partenariat avec l’ANFEP. L’accent est notamment mis sur la formation technique et la sécurité au travail.
Autre temps fort, la réouverture du Stade Alexandre Sambat le 30 août, après une rénovation portant notamment sur les bâtiments, la toiture, le drainage, l’éclairage, les installations sportives et les espaces communautaires.
Fortescue Belinga indique par ailleurs soutenir des initiatives dans l’agriculture, l’éducation, la jeunesse et les activités génératrices de revenus. Au 30 juin 2026, ses investissements communautaires dans la région atteignaient 4,4 millions de dollars, soit environ 2,5 milliards de FCFA.
Au terme de cette semaine d’activités, Fortescue Belinga aura ainsi mis en avant ses actions dans la formation, l’emploi, l’entrepreneuriat, les infrastructures et l’investissement communautaire. Sa participation au défilé de la troisième édition de la Fête de la Libération est venue clôturer cette séquence à Makokou. Reste désormais à inscrire ces initiatives dans la durée et à en mesurer les retombées concrètes pour l’Ogooué-Ivindo.
