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Moabi : quand l’état des ponts menace l’approvisionnement de la SEEG

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Une vidéo largement relayée sur la toile au cours du week-end écoulé a montré des agents de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) immobilisés au niveau d’un pont fortement dégradé sur l’axe Mouila–Moabi. La faible solidité de l’ouvrage ne permettait pas au camion-citerne de poursuivre sa route dans des conditions normales de sécurité. Dans un communiqué publié dans la foulée, la SEEG de Moabi a alerté sur les risques que cette situation fait peser sur l’approvisionnement en carburant et, par ricochet, sur la fourniture d’électricité.

Dans ce communiqué d’information, la société indique qu’un camion-citerne, sur le chemin du retour vers Moabi, s’est retrouvé bloqué au niveau du village de Ngangala, sur l’axe Mouila–Moabi.

Le chauffeur aurait estimé que le franchissement de l’ouvrage présentait trop de risques, compte tenu de son état de dégradation et du poids du véhicule.

La possibilité de passer par l’axe Tchibanga–Moabi ne constituerait pas non plus une solution totalement sûre. La SEEG évoque notamment l’état jugé préoccupant du pont sur la Douigny, dont la praticabilité reste difficile pour les véhicules lourds.

Cette situation fait craindre des perturbations dans l’approvisionnement de Moabi en carburant, avec des conséquences possibles sur la production et la fourniture d’électricité. La société redoute également que le retour des grandes pluies ne complique davantage les déplacements et ne pousse certains transporteurs à refuser d’emprunter ces itinéraires jugés risqués.

« Il est important que des dispositions soient prises rapidement afin de sécuriser ces points de passage », souligne la SEEG, qui appelle les autorités compétentes à se saisir de la question.

Cette alerte remet ainsi au premier plan la problématique des infrastructures routières desservant Moabi. Sur l’axe Tchibanga–Moabi, le pont de la Douigny, vieux de plusieurs décennies et déjà signalé pour son état de dégradation avancée, continue de susciter l’inquiétude des usagers. Plusieurs mois après les premières alertes, l’absence visible de solution durable donne le sentiment d’un dossier qui tarde à évoluer, alors que les conséquences touchent désormais aussi bien la sécurité des populations que la continuité de services essentiels.

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Axe Lalara–Ndjolé : un accident fait deux morts et un blessé grave au retour de Makokou

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Un drame de la circulation est survenu le 31 août sur l’axe Lalara–Ndjolé, au lendemain des festivités de la Journée nationale de la Libération organisées à Makokou. Deux personnes ont perdu la vie et une troisième a été grièvement blessée dans cet accident dont les circonstances restent, à ce stade, à déterminer.

Selon les informations rapportées par le quotidien L’Union, les victimes revenaient de Makokou, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, où elles avaient pris part aux célébrations du 30 août.

Les premiers éléments disponibles laissent également penser que les personnes impliquées pourraient appartenir aux forces de l’ordre. Une information qui reste toutefois à confirmer officiellement, aucune précision n’ayant encore été communiquée sur leur identité ou leur corps d’appartenance.

Les causes de l’accident demeurent elles aussi inconnues. Il faudra donc attendre les constatations des services compétents pour mieux comprendre les circonstances dans lesquelles le drame s’est produit sur ce tronçon reliant Lalara à Ndjolé.

Ce nouvel accident vient assombrir le retour de plusieurs participants ayant effectué le déplacement à Makokou dans le cadre des festivités de la Libération.

Au-delà du lourd bilan humain, l’événement rappelle une nouvelle fois les risques liés aux déplacements sur les grands axes routiers, particulièrement lors des périodes de forte mobilité.

Nous y reviendrons.

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Fête de la Libération : Oligui Nguema appelle à la discipline, au mérite et à la responsabilité

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À l’occasion du troisième anniversaire de la Fête de la Libération, célébrée ce 30 août 2026 à Makokou, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a livré un discours centré sur la consolidation de la Cinquième République, la responsabilité publique et l’amélioration des conditions de vie.

Revenant sur le 30 août 2023, le chef de l’État a estimé que la Libération ne devait pas se limiter aux réformes institutionnelles, mais poursuivre la correction des dérives sociales et administratives. « Le 30 août nous a rendu la liberté de choisir ; il nous impose désormais le devoir de réussir », a-t-il déclaré.

Le choix de l’Ogooué-Ivindo pour cette troisième édition a également été présenté comme hautement symbolique, en raison de son histoire de résistance et des mouvements de contestation enregistrés à Makokou et Ovan en 2023. Plusieurs infrastructures récemment inaugurées ou engagées dans la province ont été citées, notamment à Bouée, Ovan, Mekambo et Makokou, dans les domaines de l’administration, du commerce, de l’eau, de l’éducation, du logement et de l’hôtellerie.

Sur le plan social, le président a annoncé 44 milliards de FCFA pour renforcer le plateau technique sanitaire, 6 milliards pour la réouverture des restaurants hospitaliers et 5 milliards supplémentaires destinés aux prestations de la CNAMGS.

La Fonction publique devra également connaître une profonde réforme, après un audit révélant près de 62 % de dossiers en situation irrégulière. Avancements et reclassements devront désormais reposer sur des critères objectifs.

Le président a aussi insisté sur la responsabilité des entrepreneurs bénéficiaires de financements publics, le remboursement des crédits de la BCEG, la discipline administrative et le respect de la loi.

« Le mérite doit être notre boussole, et l’équité notre règle », a-t-il affirmé, appelant enfin à faire du patriotisme, de la rigueur et de la loyauté les fondements du Gabon nouveau.

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Ngouoni Boxing Gala : onze combats pour célébrer la boxe et honorer la mémoire d’Idriss Firmin Ngari

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Le Grand Carrefour de Ngouoni, dans le département de la Lékabi-Léwolo, a vibré plusieurs heures au rythme du noble art, le 23 août 2026, à l’occasion du Ngouoni Boxing Gala. Organisé par la famille Ngari avec le soutien du président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, l’événement a été conduit sur le plan sportif par la Ligue provinciale de boxe du Haut-Ogooué, sous le pilotage de son président, Clément Ebozo Tsamounou Mounanga.

Au-delà de la compétition, cette soirée avait une forte dimension symbolique. Elle était avant tout consacrée à la mémoire du défunt général Idriss Firmin Ngari, dont le nom reste étroitement lié à l’histoire de Ngouoni et du Haut-Ogooué.

L’ancien dignitaire était aussi un homme proche du monde sportif. Connu pour avoir été président du légendaire FC 105, Idriss Firmin Ngari nourrissait également un intérêt particulier pour la boxe, notamment à travers le Club de boxe 105.

Sur le ring, onze combats ont rythmé la soirée avec la participation de plusieurs clubs, parmi lesquels le BC de Moanda, le BC Masuku, le BC GR, le BC Aiglon, le BC Djoué Dabany, le BC Paul Kouya et le BC Etami. Des formations du Haut-Ogooué et celles de l’Ogooué-Lolo et de l’Estuaire qui ont donné à ce rendez-vous une véritable dimension interprovinciale et davantage de relief sur le plan sportif.

Les prestations ont été particulièrement appréciées du public, avec des combats disputés, de l’engagement, de la technique et plusieurs séquences spectaculaires. Entre décisions aux points, arrêts de l’arbitre, abandon, arrêt médical et KO, les boxeurs ont offert un spectacle soutenu pendant plusieurs heures, maintenant l’attention d’un public resté nombreux jusque tard dans la nuit.

Clément Ébozo Tsamounou Mounanga, président de la Ligue provinciale de boxe du Haut-Ogooué, remettant le Gant d’or à Madame Ngari, un geste symbolique en hommage à la mémoire du général Idriss Firmin Ngari et à son attachement à la boxe.

L’un des temps forts de la soirée a été l’hommage rendu à la famille du disparu. Yolande Ngari, représentant les veuves d’Idriss Firmin Ngari, a reçu un Gant d’or, remis par le président de la Ligue provinciale de boxe du Haut-Ogooué.

La famille Ngari a également tenu à récompenser tous les boxeurs engagés. Les onze vainqueurs ont reçu chacun 100 000 FCFA, contre 50 000 FCFA pour chacun des onze perdants, soit plus de deux millions de francs CFA distribués aux pugilistes. Des gratifications ont également été accordées aux juges-arbitres, coordonnés par Maître Alain Nguele.

La soirée a également enregistré la présence du directeur provincial des Sports du Haut-Ogooué, Eméry Ongandaga. Maître Élias Minka a été l’un des artisans de ce gala, tandis que Kady Mbongo s’est distinguée comme l’unique femme juge-arbitre présente sur le ring.

À l’issue de la manifestation, Ébozo Clément Tsamounou Mounanga s’est dit « totalement satisfait » de cette première expérience, saluant particulièrement « la présence massive du public » resté jusque tard dans la nuit. Il a également remercié le parrain, la famille Ngari ainsi que toutes les personnes ayant contribué à la réussite de l’événement.

Autre signe encourageant, plusieurs jeunes de Ngouoni ont profité de la soirée pour manifester leur volonté de s’inscrire auprès de la Ligue afin de pratiquer la boxe.

Au terme du gala, une idée est revenue avec insistance aussi bien chez les participants que chez les nombreux spectateurs présents : et si le Ngouoni Boxing Gala s’inscrivait désormais dans la durée, avec une édition organisée à chaque période de vacances ? Une perspective qui permettrait de faire vivre la mémoire d’Idriss Firmin Ngari tout en installant durablement la boxe comme un rendez-vous sportif et populaire pour la jeunesse de Ngouoni.

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