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Ngouoni Boxing Gala : onze combats pour célébrer la boxe et honorer la mémoire d’Idriss Firmin Ngari

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Le Grand Carrefour de Ngouoni, dans le département de la Lékabi-Léwolo, a vibré plusieurs heures au rythme du noble art, le 23 août 2026, à l’occasion du Ngouoni Boxing Gala. Organisé par la famille Ngari avec le soutien du président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, l’événement a été conduit sur le plan sportif par la Ligue provinciale de boxe du Haut-Ogooué, sous le pilotage de son président, Clément Ebozo Tsamounou Mounanga.

Au-delà de la compétition, cette soirée avait une forte dimension symbolique. Elle était avant tout consacrée à la mémoire du défunt général Idriss Firmin Ngari, dont le nom reste étroitement lié à l’histoire de Ngouoni et du Haut-Ogooué.

L’ancien dignitaire était aussi un homme proche du monde sportif. Connu pour avoir été président du légendaire FC 105, Idriss Firmin Ngari nourrissait également un intérêt particulier pour la boxe, notamment à travers le Club de boxe 105.

Sur le ring, onze combats ont rythmé la soirée avec la participation de plusieurs clubs, parmi lesquels le BC de Moanda, le BC Masuku, le BC GR, le BC Aiglon, le BC Djoué Dabany, le BC Paul Kouya et le BC Etami. Des formations du Haut-Ogooué et celles de l’Ogooué-Lolo et de l’Estuaire qui ont donné à ce rendez-vous une véritable dimension interprovinciale et davantage de relief sur le plan sportif.

Les prestations ont été particulièrement appréciées du public, avec des combats disputés, de l’engagement, de la technique et plusieurs séquences spectaculaires. Entre décisions aux points, arrêts de l’arbitre, abandon, arrêt médical et KO, les boxeurs ont offert un spectacle soutenu pendant plusieurs heures, maintenant l’attention d’un public resté nombreux jusque tard dans la nuit.

Clément Ébozo Tsamounou Mounanga, président de la Ligue provinciale de boxe du Haut-Ogooué, remettant le Gant d’or à Madame Ngari, un geste symbolique en hommage à la mémoire du général Idriss Firmin Ngari et à son attachement à la boxe.

L’un des temps forts de la soirée a été l’hommage rendu à la famille du disparu. Yolande Ngari, représentant les veuves d’Idriss Firmin Ngari, a reçu un Gant d’or, remis par le président de la Ligue provinciale de boxe du Haut-Ogooué.

La famille Ngari a également tenu à récompenser tous les boxeurs engagés. Les onze vainqueurs ont reçu chacun 100 000 FCFA, contre 50 000 FCFA pour chacun des onze perdants, soit plus de deux millions de francs CFA distribués aux pugilistes. Des gratifications ont également été accordées aux juges-arbitres, coordonnés par Maître Alain Nguele.

La soirée a également enregistré la présence du directeur provincial des Sports du Haut-Ogooué, Eméry Ongandaga. Maître Élias Minka a été l’un des artisans de ce gala, tandis que Kady Mbongo s’est distinguée comme l’unique femme juge-arbitre présente sur le ring.

À l’issue de la manifestation, Ébozo Clément Tsamounou Mounanga s’est dit « totalement satisfait » de cette première expérience, saluant particulièrement « la présence massive du public » resté jusque tard dans la nuit. Il a également remercié le parrain, la famille Ngari ainsi que toutes les personnes ayant contribué à la réussite de l’événement.

Autre signe encourageant, plusieurs jeunes de Ngouoni ont profité de la soirée pour manifester leur volonté de s’inscrire auprès de la Ligue afin de pratiquer la boxe.

Au terme du gala, une idée est revenue avec insistance aussi bien chez les participants que chez les nombreux spectateurs présents : et si le Ngouoni Boxing Gala s’inscrivait désormais dans la durée, avec une édition organisée à chaque période de vacances ? Une perspective qui permettrait de faire vivre la mémoire d’Idriss Firmin Ngari tout en installant durablement la boxe comme un rendez-vous sportif et populaire pour la jeunesse de Ngouoni.

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Grand Libreville : des délestages hors programme, les ménages pris au dépourvu

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Alors que la SEEG a annoncé huit jours de perturbations électriques dans le Grand Libreville, du 8 au 15 novembre 2026, les premières observations sur le terrain révèlent un décalage entre les horaires prévisionnels et la réalité vécue par les populations. Des coupures qui surviennent à des heures inattendues, des interruptions qui se prolongent au-delà des durées annoncées : de quoi compliquer davantage le quotidien des ménages et désorganiser les activités économiques.

L’annonce des délestages avait pourtant permis à de nombreux abonnés de prendre certaines dispositions pour anticiper les interruptions de la fourniture d’électricité. En communiquant un calendrier précis, réparti par quartiers et par tranches horaires, la SEEG donnait aux populations la possibilité d’organiser leurs activités domestiques et professionnelles en fonction des périodes annoncées. Mais sur le terrain, ce programme prévisionnel ne semble pas être respecté partout.

Dans le quartier Chantier Moderne, notamment, la coupure initialement prévue entre 00h30 et 02h30 est finalement intervenue aux environs de 11 heures. Trois heures après, l’électricité n’était toujours pas rétablie. Une situation qui illustre les difficultés rencontrées par les abonnés, contraints de subir des interruptions sans pouvoir réellement s’appuyer sur le calendrier communiqué. Plusieurs autres quartiers du Grand Libreville signalent également des perturbations qui ne correspondent pas aux horaires annoncés.

Au-delà de l’inconfort, ces interruptions imprévisibles ont des conséquences directes sur l’organisation des ménages. Conservation des aliments, préparation des repas, utilisation des équipements électroménagers, recharge des téléphones ou encore organisation des activités professionnelles : autant d’habitudes quotidiennes perturbées. Les petits commerces, les activités de restauration, les salons de coiffure et d’autres services de proximité subissent également les effets de ces coupures prolongées.

Pour rappel, la SEEG explique ces perturbations par les travaux préparatoires au raccordement de la centrale hydroélectrique de Kinguélé Aval au réseau de transport de 225 kV. Ces opérations entraînent une limitation temporaire de la production des centrales de Tchimbélé et de Kinguélé à 55 MW, contre 94 MW habituellement disponibles, soit un déficit de 39 MW à la pointe du soir.

Si l’entreprise annonce une durée moyenne de trois heures par interruption, les populations attendent désormais davantage de visibilité et de fiabilité dans la communication des horaires. Car si les travaux sont présentés comme nécessaires à l’amélioration du réseau électrique, leur exécution ne devrait pas se traduire par une désorganisation supplémentaire pour des ménages déjà éprouvés par les perturbations de la fourniture d’électricité.

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Patience Dabany : 60 ans de carrière, sold out annoncé au Palais des Congrès avant un show prometteur !

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Après plusieurs années loin des grandes scènes, Patience Dabany s’apprête à renouer avec son public ce samedi 7 novembre au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba. Entre six décennies de carrière, un nouvel album et une popularité qui traverse les générations, ce rendez-vous suscite une forte attente. La salle de spectacle affiche complet depuis plusieurs jours, annonçant une soirée placée sous le signe de la musique et de l’émotion.

La Mama est de retour ! Cet engouement témoigne de l’attachement du public à celle qui a profondément marqué l’histoire de la musique gabonaise. Pour beaucoup, ces retrouvailles représentent bien plus qu’un simple concert : elles sont l’occasion de retrouver une voix, un répertoire et une artiste qui a accompagné plusieurs générations de mélomanes.

Née Marie-Joséphine Kama à Brazzaville, au Congo, Patience Dabany grandit dans un environnement familial marqué par la musique. De culture batéké, elle développe un univers artistique nourri de sonorités africaines, notamment des rythmes gabonais et de la rumba congolaise. Après avoir été institutrice et consacré une partie de sa vie à ses engagements familiaux, elle lance sa carrière solo en 1987 avec l’album « Associé II ». Des titres comme « Chéri, ton disque est rayé » et « Associé » contribueront à asseoir sa popularité bien au-delà des frontières gabonaises.

Forte de cette expérience, l’artiste n’entend pourtant pas tourner la page. Après une période d’absence liée à des problèmes de santé, elle revient avec « Dernière Danse ». Un titre qui a suscité des interrogations chez certains mélomanes, mais qu’elle présente comme une expression artistique et non comme un adieu à la scène. Dans un entretien accordé à L’Union, le 5 novembre, elle lève toute ambiguïté : « Je continuerai jusqu’au jour où il me dira : Bon, Patience, stop ! »

Cette détermination s’explique aussi par la richesse de son parcours musical. Artiste éclectique, Patience Dabany a traversé les époques et les tendances, de la rumba au soukous, jusqu’aux sonorités du hip-hop. Une diversité qui permet à plusieurs générations et à différents publics de retrouver leur sensibilité dans son répertoire.

Au-delà de ses chansons, La Mama a également contribué à la transmission et à l’évolution de la musique gabonaise, en inspirant de nombreux jeunes artistes. « Toutes celles et tous ceux qui vont chanter avec moi sont passés par mon école », rappelle-t-elle.

Enfin, la longue complicité professionnelle qui la lie à son producteur Edgar Yonkeu, à ses côtés depuis plus de vingt ans, nourrit les attentes autour de cette soirée. Des surprises sont à prévoir, avec notamment la possibilité d’accueillir des artistes venus d’ailleurs.

Pour Patience Dabany, ce spectacle marque moins une fin qu’un nouveau départ. Une nouvelle page d’une aventure musicale construite sur six décennies de passion, de partage et de transmission.

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Affaire Billie-By-Nzé : l’ancien Premier ministre attendu devant le juge d’instruction ce 5 novembre

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Alain-Claude Billie-By-Nzé, ancien Premier ministre et président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG), est attendu ce jeudi 5 novembre 2026 à 9 heures devant le premier juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Libreville, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte à son encontre.

Cette comparution, prévue pour un interrogatoire au fond, intervient alors que l’ancien chef du gouvernement est en détention préventive à la prison centrale de Libreville depuis le 16 avril 2026. Il est poursuivi pour des faits présumés d’escroquerie et d’abus de confiance portant sur cinq millions de francs CFA, une somme qui aurait été remise en 2008 dans le cadre de l’organisation de la Fête des cultures.

Toutefois, cette nouvelle étape judiciaire est marquée par des réserves de la défense. Certains de ses avocats contestent les conditions dans lesquelles la convocation a été transmise, estimant que les dispositions des articles 119 et 120 du Code de procédure pénale relatives à la désignation des conseils et aux délais de notification n’auraient pas été respectées.

Au-delà de cet interrogatoire, l’évolution de la procédure pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour Alain-Claude Billie-By-Nzé. Si les contestations soulevées par ses conseils étaient reconnues comme fondées et si les conditions légales étaient réunies, elles pourraient entraîner une remise en cause de la régularité de l’acte d’instruction et, selon les suites judiciaires, favoriser une demande de mise en liberté.

Reste à savoir quelle sera la position du magistrat instructeur face aux arguments de la défense. En attendant, l’ancien Premier ministre demeure présumé innocent jusqu’à une éventuelle décision définitive de justice.

Source : La Presse Judiciaire Gabonaise

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