Connect with us

News

Moabi-Douigny : Saïd Mouguengui Mounguegui, le « gilet jaune » d’un Conseil départemental tourné vers le terrain

Publié il y a

le

par

À la tête du Conseil départemental de la Douigny depuis le 2 décembre 2025, Saïd Mouguengui Mounguegui imprime progressivement sa marque à la collectivité. Membre de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), dont il est également le délégué départemental, il a fait le choix d’une action de proximité, tournée vers les besoins immédiats des populations. Avec des moyens financiers relativement limités, le président du Conseil privilégie des interventions concrètes dans les domaines des routes, des ponts, de la santé, de l’éducation et du développement d’activités locales.

Cette démarche s’inscrit aussi dans la vision du président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui insiste régulièrement sur la nécessité d’une action publique visible sur le terrain et capable d’améliorer concrètement les conditions de vie. À l’échelle de la Douigny, cette orientation se traduit par une volonté de rapprocher davantage les interventions de la collectivité des villages et des zones longtemps restées en marge des investissements de proximité.

Parmi les premières actions engagées figurent la remise de médicaments aux dispensaires de Dougassou et de Mocabe, la réhabilitation du pont sur la Yara, ainsi que des travaux d’aménagement dans les écoles de Dougassou et de Mocabe et au dispensaire de Mocabe.

Le gros des réalisations s’est toutefois concentré, pour l’instant, dans le canton Douami-Mouémbi, en attendant une extension progressive des interventions vers les autres zones du département. Les ponts sur la Doubanzi, la Missoumbi et la Midoufi ont notamment été reconstruits dans le cadre de la réouverture de la route cantonale, fermée depuis près de sept ans.

Cette longue période d’enclavement avait poussé plusieurs habitants à quitter leurs villages pour rejoindre Moabi, où certains ont rencontré d’importantes difficultés d’adaptation. La réouverture de cet axe constitue donc bien plus qu’une simple remise en circulation d’une route : elle permet de renouer les villages entre eux, de faciliter les déplacements et de redonner des perspectives aux activités locales.

Les travaux sont d’ailleurs favorablement accueillis par les populations, notamment sur les questions de désenclavement. Le pont du village Mabala, en passant par Dougassou, a également été réhabilité, renforçant davantage la mobilité dans cette partie du département.

Sur le volet économique, une importante zone forestière du côté de Rina-Nzala a été aménagée en vue du développement d’une plantation de canne à sucre, avec pour perspective la production de vin de canne. Une carrière de sable a également été créée. D’autres initiatives ont été lancées aux abords de la Douigny, tandis qu’un projet similaire est désormais envisagé sur les rives de la Douami.

Le Conseil départemental travaille aussi à l’aménagement d’un site touristique au niveau du pont sur la Douigny. Dans les prochains mois, une vingtaine de tables-bancs, ainsi que des tableaux et des bureaux, doivent être livrés à l’école de Moukoko Mbaka. La réfection de certains ponts situés sur l’axe conduisant à ce village est également annoncée.

Des barrières routières payantes ont par ailleurs été installées au niveau du district de Murindi et du village Tondondo, avec l’objectif de contribuer à la mobilisation de ressources locales destinées au fonctionnement et aux interventions du Conseil.

Et la collectivité ne compte pas s’arrêter à ces premières réalisations. D’autres projets sont annoncés et devraient progressivement toucher l’ensemble du département. Après une première phase largement concentrée dans le canton Douami-Mouémbi, l’ambition affichée est désormais d’attaquer davantage les besoins des autres cantons et localités, afin de mieux répartir les investissements de proximité à l’échelle de toute la Douigny.

Pour Saïd Mouguengui Mounguegui, la ligne reste celle d’une présence constante sur le terrain : « Notre volonté est de faire en sorte que chaque partie du département puisse bénéficier progressivement des actions du Conseil. Nous avons commencé avec les moyens dont nous disposons, mais d’autres projets arrivent et ils devront profiter à l’ensemble de nos populations. »

À travers les routes rouvertes, les ponts reconstruits, les équipements annoncés et les projets en préparation, le Conseil départemental entend ainsi poursuivre une politique de proximité fondée sur des réalisations concrètes. Les retours appréciés des populations, particulièrement sur les questions de désenclavement, apparaissent déjà comme l’un des signes visibles de cette dynamique.

Une manière, pour le président du Conseil au « gilet jaune », de faire du terrain son principal espace d’action et de contribuer, à l’échelle de la Douigny, à cette volonté de restaurer progressivement la dignité et d’améliorer les conditions de vie des populations, dans le prolongement de la vision présidentielle qui veut faire des réalisations de proximité un marqueur de l’action publique.

Commenter

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

News

Affaire Bilie-By-Nzé : après son interrogatoire, une confrontation avec Baba Ramatou en perspective

Publié le

le

par

Après plusieurs mois de détention préventive, Alain-Claude Bilie-By-Nzé a franchi une nouvelle étape dans la procédure judiciaire engagée contre lui. L’ancien Premier ministre et président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG) a été entendu au fond, jeudi 5 novembre 2026, à partir de 9 heures, par le premier juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Libreville. Une audition attendue depuis son placement en détention à la prison centrale de Libreville, le 16 avril dernier.

Assisté de Me Sarah-Ognyane, l’ancien chef du gouvernement a notamment été interrogé sur les déclarations de Baba Ramatou, entendue le 27 avril 2026. Selon son conseil, cette audition lui a permis d’apporter des éclaircissements sur les faits qui lui sont reprochés. « Tout s’est très bien passé », a déclaré l’avocat, qui considère néanmoins que cette étape aurait dû intervenir plus tôt, dans le respect des droits de la défense.

La prochaine échéance pourrait désormais être une confrontation entre Alain-Claude Bilie-By-Nzé et Baba Ramatou. Cette étape, qui permettrait de confronter leurs déclarations respectives, apparaît comme un moment important pour la suite de l’information judiciaire. Elle devrait être suivie de l’établissement d’un procès-verbal de confrontation, puis d’une enquête de moralité auprès des proches de l’ancien Premier ministre. La défense prévoit ensuite de déposer ses mémoires.

À l’issue de ces différentes étapes, le juge d’instruction devra se prononcer sur la suite à donner au dossier : un éventuel non-lieu, susceptible d’entraîner sa libération, ou un renvoi devant le tribunal correctionnel.

Pour Me Sarah-Ognyane, l’objectif est désormais d’obtenir une évolution rapide de la procédure, si possible avant l’expiration du nouveau délai de six mois. L’avocat s’est également voulu rassurant concernant l’état de santé de son client, affirmant que celui-ci se porte bien physiquement et reste solide psychologiquement.

La confrontation annoncée constitue donc la prochaine étape attendue dans cette affaire, dont l’issue dépendra désormais de l’appréciation du magistrat instructeur. En attendant, Alain-Claude Bilie-By-Nzé demeure présumé innocent.

Continue Reading

News

De La Boule Noire à La Machine du Moulin Rouge, Emma’a poursuit son ascension et fait rêver le Gabon

Publié le

le

par

La chanteuse gabonaise Emma’a continue de franchir des étapes importantes dans sa carrière musicale. Le samedi 24 octobre 2026, l’artiste a fait salle comble à La Machine du Moulin Rouge, à Paris, devant un public venu nombreux l’accompagner dans cette nouvelle aventure. Un succès qui confirme sa progression sur la scène musicale francophone et nourrit désormais les attentes de ses admirateurs au Gabon.

Située dans le quartier de Pigalle, La Machine du Moulin Rouge dispose d’une salle principale, Le Central, pouvant accueillir environ 800 spectateurs en configuration concert. Pour cette prestation, les billets avaient été écoulés avant le jour du spectacle. Sur scène, Emma’a a enchaîné ses chansons dans une ambiance chaleureuse, portée par des spectateurs qui reprenaient ses paroles en chœur.

Cette réussite s’inscrit dans la continuité d’un parcours marqué par plusieurs performances remarquées. En novembre 2025, la chanteuse avait déjà affiché complet lors de deux concerts à La Boule Noire, les 7 et 12 novembre. En passant de cette salle intimiste à une scène parisienne de plus grande capacité, Emma’a témoigne d’une évolution artistique encourageante.

Portée notamment par des titres comme Encré, certifié single d’or en 2024, Ça m’a laissé et Changer les choses, en collaboration avec Joé Dwèt Filé, l’artiste poursuit son ouverture à l’international.

Après ces succès successifs en France, une attente se dessine désormais du côté du Gabon. Les admirateurs d’Emma’a espèrent voir leur artiste organiser un véritable concert grand public sur sa terre natale, afin de partager cette réussite avec ceux qui suivent son évolution depuis ses débuts.

Un tel rendez-vous constituerait une nouvelle étape dans son parcours, mais aussi une belle occasion de célébrer, à domicile, le rayonnement de la musique gabonaise.

Continue Reading

News

Évacuations sanitaires : Yêmï met en lumière l’expertise de Santé + Gab au service des patients du Gabon

Publié le

le

par

Se faire soigner à l’étranger représente parfois une nécessité pour les patients dont la maladie exige des soins spécialisés. Mais entre les démarches administratives, le choix des établissements et les contraintes financières, ce parcours peut devenir éprouvant. C’est pour mieux éclairer les familles que Yêmï, un concept de LOPS diffusé sur Urban FM 104.5, a consacré le deuxième numéro de sa saison 3 aux évacuations sanitaires et à la conciergerie médicale.

Présentée par le Dr Marcia Angué épouse Pemengoye, accompagnée de sa consultante, le Dr Inès Okome épouse Goïta, spécialiste en médecine physique et réadaptation, l’émission recevait Madame Stéphanie Yoyo Iloko épouse Tchimina, responsable de Santé + Gab, une entreprise gabonaise spécialisée dans l’accompagnement des patients nécessitant des soins à l’étranger.

Au fil des échanges, l’invitée a expliqué qu’une évacuation sanitaire peut s’effectuer à l’intérieur du pays ou vers l’étranger, lorsque les équipements ou les compétences médicales nécessaires ne sont pas disponibles localement. Une réalité à laquelle Santé + Gab entend apporter des solutions grâce à ses partenariats hospitaliers, notamment en Turquie, en France, au Maroc et en Côte d’Ivoire.

Cette collaboration repose, selon sa responsable, sur une évaluation préalable des établissements. « Nous n’envoyons pas nos malades dans des structures que nous n’avons pas vérifiées au préalable », a-t-elle affirmé, soulignant l’importance de la sécurité des patients.

Au-delà du choix des structures hospitalières, l’entreprise propose un accompagnement en trois étapes : avant le départ, pendant le séjour médical et après le retour au Gabon. De la constitution du dossier aux formalités de voyage, en passant par l’accueil à l’aéroport, l’hébergement, la traduction et le suivi médical, l’objectif est de faciliter le parcours des patients.

Cet accompagnement soulève naturellement la question financière. L’invitée a précisé que les frais hospitaliers sont directement réglés aux établissements concernés, tandis que les prestations de conciergerie font l’objet d’une facturation distincte. Les assurances privées internationales peuvent également intervenir selon les garanties souscrites.

Si l’organisation du voyage constitue une étape importante, la continuité des soins reste tout aussi essentielle. Le Dr Inès Okome épouse Goïta a ainsi insisté sur la rééducation fonctionnelle des patients à leur retour, évoquant les capacités du CHU d’Owendo.

L’entretien a également rappelé l’importance de la confidentialité des dossiers médicaux et du recours à des professionnels qualifiés.

« Mais la maladie n’attend pas. Donc, comme la vie est précieuse, nous avons proposé cette solution », a déclaré Madame Tchimina, résumant la vocation de Santé + Gab, installée à la cité Damas, dans le troisième arrondissement de la commune Libreville.

En conclusion, le Dr Marcia Angué épouse Pemengoye a rappelé un conseil essentiel : « Préparez votre retour et le suivi médical dès le début du parcours. » Un message qui traduit l’ambition de Yêmï : informer, sensibiliser et accompagner les populations vers une meilleure prise en charge de leur santé.

Continue Reading