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Mea signe le renouveau d’Eben Entertainment avec 《Tout donné》
Après une parenthèse discrète, Eben Entertainment, pilier de la scène urbaine africaine, reprend la lumière. Et pour incarner ce retour, le label mise sur un nouveau visage et une voix singulière : Mea, qui ouvre le bal avec Tout donné, un titre fort porté par un clip soigné et chargé de symboles.
Depuis plusieurs semaines, la maison de production entretenait le suspense sur les réseaux sociaux, annonçant la sortie imminente de Tout donné. Ce vendredi 08 août, le single a enfin été dévoilé, accompagné d’un clip intense, riche en émotions, fidèle à la patte visuelle qui a fait la renommée du label depuis les années 2000 avec des titres phares comme Rien compris de Kôba et Ba’ponga ou Hit Maker de Nephtali.
Dans Tout donné, Mea déploie une voix à la fois douce et puissante, portée par un texte introspectif sur la confiance trahie, les amitiés toxiques et la force de se relever. Dès les premières paroles, le ton est posé : « Moi j’ai tout donné, et ils ont tout pris, pleins de faux amis, j’ai tout compris ». Des mots qui résonnent comme un écho chez celles et ceux ayant payé le prix fort pour leur loyauté.
Visuellement, le clip mêle symbolisme et esthétique soignée : la chanteuse entourée de journaux, signe de l’empreinte qu’elle aspire à laisser, ou encore au milieu de la nature, accompagnée de danseurs aux ornements traditionnels, ancrant son message dans une identité culturelle forte.
Avec ce lancement, Eben Entertainment rappelle qu’il demeure un maître dans l’art de révéler des talents capables de marquer la scène musicale africaine. Tout donné n’est pas seulement un titre : c’est une déclaration d’intention, à la fois pour Mea et pour un label décidé à reconquérir les sommets. Et si l’on en juge par l’accueil du public, tout porte à croire que le lancement prendra… et que Tout donné marquera le début d’une ascension prometteuse.
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Dementos – « Balola » : une ouverture musicale loin de la Ntcham
Figure bien connue de la Ntcham gabonaise, Dementos surprend avec « Balola », un titre qui l’éloigne de son registre habituel pour explorer de nouvelles sonorités.
Après une période de relative discrétion, l’artiste signe son retour avec une proposition musicale différente. Alors que ses confrères L’Oiseau Rare et Général Itachi ont multiplié les succès sur la scène Ntcham ces derniers temps, Dementos choisit de sortir des sentiers battus.
Avec « Balola », place au soukous et aux rythmes du ndombolo, dans une ambiance résolument tournée vers la danse. Un changement de cap qui traduit une volonté d’élargir son univers artistique et, peut-être, de séduire un autre public.
Seulement, cette ouverture musicale ne semble pas encore produire les résultats escomptés. Malgré un clip vidéo accompagnant sa sortie, « Balola » peine à décoller et reste, pour l’instant, loin de l’engouement suscité par les précédents succès de Dementos.
Faut-il y voir une simple expérimentation ou une véritable réorientation artistique ? Si le choix musical mérite d’être souligné, l’accueil réservé au morceau rappelle qu’il n’est pas toujours évident de conquérir un public en quittant le terrain sur lequel on a construit sa notoriété.
Avec « Balola », Dementos ose la différence. Reste à savoir si le public entrera dans la danse.
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Aux côtés de Kris-Trésor, Arielle T en a fini avec l’humilité
À l’approche de ses 25 ans de carrière, Arielle T continue de surprendre et ne semble pas prête à lever le pied. La chanteuse gabonaise, dont les débuts remontent à l’orchestre Mbala, vient de dévoiler un nouveau titre intitulé « Je ne suis pas humble », en collaboration avec Kris-Trésor.
À travers ce featuring, l’artiste offre aussi une belle exposition à ce choriste, qui vit là sa première véritable expérience aux côtés d’une figure reconnue de la musique gabonaise. Une occasion pour Kris-Trésor de se révéler davantage au grand public.
Sur le plan musical, « Je ne suis pas humble » s’inscrit dans un registre afro-urbain et afro-pop, avec une ambiance mélodique et moderne. Le morceau laisse également entendre des influences afro-R&B, tout en conservant les couleurs zouk et afro qui ont régulièrement marqué l’univers artistique d’Arielle T.
Disponible depuis le week-end écoulé, le visualizer du titre accompagne cette nouvelle sortie et donne le ton. Le morceau apparaît surtout comme un avant-goût du prochain album de la chanteuse, annoncé par l’artiste elle-même sur ses réseaux sociaux.
Champagne en main, sourire affiché et visage joyeux, Arielle T joue pleinement avec le message de son nouveau titre. Après près de 25 ans de carrière, l’artiste semble surtout vouloir montrer qu’elle reste libre, audacieuse et toujours prête à explorer de nouvelles couleurs musicales.
Avec « Je ne suis pas humble », Arielle T ouvre ainsi une nouvelle séquence de sa carrière, tout en offrant à Kris-Trésor une première exposition importante.
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« Dernière Danse » : Patience Dabany célèbre son parcours sans parler d’adieu
Avec « Dernière Danse », Patience Dabany ouvre un nouveau chapitre d’une carrière longue de six décennies. Dévoilé le 18 septembre 2026, le clip se présente d’abord comme un hommage à son parcours, à la musique gabonaise et à toutes les générations qui ont grandi avec sa voix.
Dans cette œuvre, celle que le public surnomme « La Mama » revient sur son histoire sans pour autant annoncer ses adieux. Le titre pouvait pourtant prêter à confusion. Sur le plateau de JACO FM, l’artiste a préféré désamorcer les interprétations, parlant simplement « d’un buzz ! » autour de cette appellation.
Le clip met ainsi en avant la transmission, les racines, les souvenirs et la relation particulière que Patience Dabany entretient avec son public depuis soixante ans. Une manière de rappeler que le temps passe, mais que l’œuvre demeure.
Présenté officiellement vendredi 18 septembre à 18 heures dans les locaux de JACO FM à Libreville, le projet « Dernière Danse » va bien au-delà d’un simple single. Il célèbre 60 ans de carrière, avec 60 classiques et 17 titres inédits, dans une démarche qui associe mémoire, création et transmission.
La production porte la signature d’Edgar Yonkeu, comme plusieurs des dernières œuvres de l’artiste. Producteur et arrangeur reconnu de l’industrie musicale gabonaise, il accompagne une nouvelle fois Patience Dabany dans cette aventure. Il est également crédité à la production du clip et partage l’écriture du titre avec la chanteuse. La direction artistique globale est assurée par Direct Prod.
Le projet doit également se prolonger sur scène, avec notamment un concert annoncé le 7 novembre 2026 au Palais des Congrès Omar Bongo, ainsi qu’une tournée.
Avec « Dernière Danse », Patience Dabany ne referme donc pas un livre. Elle en tourne plutôt une nouvelle page, en laissant à la musique le soin de relier son passé, son présent et les générations à venir.
