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Makongonio : vers une reconnaissance institutionnelle ? Elkana présente le projet à la Présidence de la République

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Libreville, 5 novembre 2025 – Près d’une semaine après la publication de notre précédent article sur le documentaire Makongonio, le projet continue d’avancer sur le terrain institutionnel. Ce mardi 4 novembre, le réalisateur Ernan Ndouogho, alias The Maggik Elkana, a été reçu à la Présidence de la République par M. Paul Ulrich Kessany Zategwa, Conseiller spécial et Chef du département Sport et Culture.

Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la démarche de valorisation et de diffusion du film documentaire, qui retrace avec émotion le crash d’un hélicoptère militaire survenu le 28 juin 1985 dans la Ngounié, lors d’une tournée présidentielle.

Un échange constructif autour de la diffusion internationale du film

Après l’avant-première tenue à la Maison Georges Rawiri et la réception par le Vice-Président du Gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, Makongonio bénéficie désormais d’une attention particulière de la Présidence.
Face à Paul Kessany, le réalisateur a présenté son plan de promotion et de diffusion internationale, avec l’ambition de porter cette œuvre mémorielle au-delà des frontières nationales.

« J’ai eu l’honneur de rencontrer M. Paul Kessany pour lui exposer la vision de Makongonio à l’échelle internationale. L’objectif est clair : permettre à la diaspora gabonaise d’Afrique et d’Europe de découvrir cette histoire longtemps restée dans l’ombre », a déclaré Elkana à la sortie de l’audience.

Selon lui, cette rencontre s’inscrit dans la continuité du suivi institutionnel engagé depuis septembre, confirmant la volonté des autorités de faire de ce film un outil d’unité, de mémoire et de rayonnement culturel.

Vers une tournée nationale et une diffusion à l’étranger

L’entretien aurait également porté sur les perspectives de partenariat entre l’État et la production du film, en vue d’une tournée nationale de projection.
De la province de l’Estuaire jusqu’à celle du Woleu-Ntem, plusieurs localités pourraient accueillir le documentaire avant sa présentation dans divers festivals africains et européens dédiés au cinéma documentaire.

« Gabonais d’Afrique et d’Europe, soyez prêts : Makongonio – Un crash oublié pourrait bientôt débarquer chez vous ! », a lancé Elkana avec enthousiasme.

Une diffusion à l’international permettrait non seulement de valoriser la mémoire des victimes, mais aussi de renforcer l’image d’un Gabon soucieux de préserver et de transmettre son histoire, en s’appuyant sur sa diaspora.

La Présidence, moteur du renouveau culturel

Cette nouvelle étape confirme l’attention accordée par les plus hautes autorités à la culture et à la mémoire nationale.
Sous l’impulsion du Président Brice-Clotaire Oligui Nguema, la dynamique culturelle gabonaise connaît une renaissance, fondée sur la valorisation des artistes, des chercheurs et des producteurs d’œuvres mémorielles.

« Makongonio n’est pas qu’un film. C’est une part de notre histoire commune, un récit qui unit les générations autour du devoir de mémoire », a rappelé un proche du dossier.

Le marrainage de la Première Dame, Zita Oligui Nguema, puis les échanges successifs avec le Vice-Président du Gouvernement et désormais avec la Présidence de la République, illustrent l’importance de ce projet dans la construction d’une mémoire nationale assumée et partagée.

Un projet à suivre

Avec Makongonio, le réalisateur The Maggik Elkana poursuit une ambition : réconcilier le pays avec son passé à travers le regard du cinéma.
Alors que les discussions se poursuivent autour d’un éventuel accompagnement institutionnel, l’espoir d’une tournée nationale, puis d’une diffusion internationale, se précise.

Akûm Infos, qui suit ce projet depuis sa conception, continuera de relayer les prochaines étapes de cette aventure culturelle et mémorielle – symbole d’un Gabon tourné vers la connaissance et la reconnaissance de son histoire.

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Chef O’miel célèbre Le Menu lors d’une fête de sortie entre musique, gastronomie et culture

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Le 17 janvier, Chef O’miel a officiellement servi Le Menu au public à l’occasion d’une fête de sortie d’album organisée dans un cadre hautement symbolique : son propre restaurant. Fidèle à l’esprit du projet, l’événement s’est déroulé au cœur même de la cuisine, transformée pour l’occasion en espace d’échanges, de performances et de partage. Un décor naturel où la gastronomie et la musique se rencontrent pour raconter une histoire, celle d’un artiste à la double identité assumée.

Sorti le 16 janvier sur les plateformes légales, Le Menu est un album de 18 titres pensé comme une œuvre conceptuelle, où chaque morceau s’inscrit dans une métaphore culinaire. Structuré comme un véritable repas, le projet transforme les émotions, les expériences et les réflexions de l’artiste en plats musicaux, offrant une lecture originale et cohérente du quotidien.

Lors de cette soirée de célébration, Chef O’miel a proposé une prestation en play-back de dix titres de l’album. Fidèle à l’esprit narratif du projet, chaque interprétation était accompagnée d’une sélection poussée sous le mix de DJ Fléo, puis suivie d’explications de l’artiste, permettant au public de saisir le sens, la construction et l’intention derrière chaque morceau.
L’animation était assurée par Engone The Voice, qui a su donner du rythme à la soirée tout en favorisant une interaction fluide entre l’artiste et les invités.

Après les échanges avec les médias, Chef O’miel a marqué les esprits en reprenant sa veste de cuisinier. Un geste fort, symbole de l’équilibre qu’il revendique entre ses deux univers. Il a alors offert aux invités une spéciale maison, saluée et largement appréciée par le public, prolongeant l’expérience artistique jusque dans l’assiette.

Ici, les figures des médias, lors de l’échange avec Chef O’miel, et en vue de l’assistance invités, ont découvert le plat spécialement préparé par l’artiste

Connu du grand public comme chef de cuisine, Chef O’miel a profité de cet événement pour affirmer sa place dans le paysage musical en tant que rappeur. Le single Ange et Démon installe une atmosphère introspective, tandis que La Recette, en featuring avec Lestat, s’impose comme la colonne vertébrale du projet, incarnant son identité artistique et la cohérence de sa vision.

Le Menu mêle vécu personnel, transmission et observation sociale, tout en conservant une forte unité autour de son concept culinaire. Plusieurs collaborations viennent enrichir cette carte musicale, notamment Téméraire avec Keurtice I, Love Hypnose avec Welkome, ou encore Gastronomie Lyricale aux côtés de Yvy Real. Des titres comme Gabon proposent un regard lucide sur le pays, tandis que Papa, hommage à son père disparu, dévoile une facette profondément intime de l’artiste.

La soirée a également été marquée par la présence de nombreuses figures du milieu culturel, au-delà des médias. Parmi les invités figuraient le groupe Afrik’an Legend, les artistes Rodikx et Rodzeng, l’un des grands réalisateurs gabonais The Maggik Elkana, ainsi que Magali Palmira Wora, figure de proue du management culturel.

Séduit par la qualité artistique et l’originalité du projet, The Maggik Elkana a salué la démarche conceptuelle de Le Menu, tout en soulevant un enjeu majeur pour l’avenir de l’artiste :

« J’ai été séduit par le projet, par sa cohérence et par la vision qu’il propose. Mais la vraie question, c’est de savoir comment Chef O’miel va réussir à porter ces deux passions à la fois. La musique et la gastronomie sont des univers très exigeants, et les concilier durablement n’est jamais évident. »

Désormais disponible sur les plateformes, Le Menu entre dans une nouvelle phase. Chef O’miel entend défendre le projet dans les médias, et, si les conditions s’y prêtent, le porter également sur scène, afin de prolonger l’expérience et d’aller à la rencontre d’un public fan de rap.

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Éducation nationale : deux lectures opposées d’une grève toujours en cours

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La journée du lundi 19 janvier 2026 a été marquée par une véritable guerre de communication autour de la grève dans le secteur de l’éducation nationale. Tandis que le ministère de l’Éducation nationale évoque une reprise progressive des cours dans plusieurs établissements de Libreville, les enseignants regroupés au sein des syndicats, notamment le SENA et la plateforme SOS Éducation, affirment que le mot d’ordre de grève reste largement suivi sur l’ensemble du territoire national.

Pour appuyer la position de la tutelle, la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, s’est rendue dans plusieurs établissements de la capitale, notamment à l’école publique de Nzeng-Ayong II, à l’école publique de Dragage (Nzeng-Ayong) et au lycée public de Montalier. Elle y a présidé la levée des couleurs et assuré avoir constaté une « reprise progressive des cours », malgré la poursuite du mouvement social. Dans le même temps, le ministère a annoncé le déploiement de missions d’inspection dans les établissements scolaires du pays.

Dès les premières heures de la matinée, une série de publications diffusées sur les réseaux sociaux du ministère, largement relayées, a mis en avant des images censées attester d’un retour progressif à la normale, notamment dans la circonscription scolaire de Libreville-Est.

Face à cette communication officielle, les syndicats livrent une lecture diamétralement opposée de la situation. Selon eux, la grève reste effective dans de nombreuses localités du pays, comme en témoignent des images diffusées sur les réseaux sociaux, montrant des établissements scolaires sans enseignants ni élèves. Cette position avait déjà été clairement exprimée lors de l’assemblée générale tenue le samedi 17 janvier 2026 au terrain de basket d’Awendjé, au cours de laquelle les syndicats avaient décidé de maintenir la grève et d’exclure toute reprise des cours le lundi 19 janvier.

Cette décision intervient pourtant après l’annonce, le 14 janvier, de plusieurs mesures issues des travaux de la Commission tripartite interministérielle, portant notamment sur la régularisation administrative et financière de milliers d’enseignants, avec une mise en œuvre progressive annoncée à partir de février 2026.

Dans ce contexte de bras de fer et de discours contradictoires, de nombreux observateurs estiment que l’ouverture d’un dialogue renouvelé entre les deux parties serait un début de solution. Une reprise progressive des cours, tout en maintenant les discussions, pourrait permettre de préserver l’année scolaire. Car au-delà des revendications et des stratégies de communication, l’intérêt supérieur des élèves demeure la priorité affichée aussi bien par le gouvernement que par les enseignants.

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Gabon : la grève pétrolière annoncée interpelle un nouveau pouvoir face à un mal ancien

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Le secteur pétrolier gabonais est à nouveau sous tension. Dans une correspondance datée du 16 janvier 2026, l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) a annoncé une grève générale illimitée à compter du 31 janvier à minuit, faute d’avancées sur des revendications portées depuis des années.

Syndicat majoritaire du secteur, l’ONEP dénonce des pratiques qu’elle juge illégales et préjudiciables aux travailleurs nationaux. Parmi les principaux points figurent la fin de la mise à disposition illicite de personnel, l’harmonisation salariale avec les grilles des sociétés utilisatrices — assortie du paiement rétroactif des arriérés — ainsi que la régularisation des statuts par le basculement en contrats directs pour les employés remplissant les conditions légales.

Si le mouvement devait être déclenché, les conséquences seraient lourdes pour l’économie nationale. Le pétrole représentant près de 60 % des recettes budgétaires de l’État, une paralysie du secteur aurait un impact immédiat sur les finances publiques. Bien que la loi impose un service minimum de 40 %, l’ONEP a indiqué que celui-ci se limiterait à la sécurisation des installations, sans extraction ni exportation.

Toutefois, cette crise ne saurait être analysée hors de son contexte. Les dysfonctionnements dénoncés par les travailleurs remontent, pour l’essentiel, à plus de deux décennies. Ils se sont enracinés au fil des années, sous différents régimes et configurations institutionnelles, rendant leur résolution complexe et progressive.

C’est dans ce cadre qu’intervient un pouvoir récemment renouvelé. Élu en avril dernier, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, conduit aujourd’hui le premier gouvernement de la Cinquième République, mis en place il y a seulement quelques semaines. Dans un entretien accordé au quotidien L’Union, le chef de l’État a rappelé sa vision pour le secteur pétrolier, axée sur la gabonisation des emplois, la transparence des conventions, la souveraineté énergétique et la restauration d’une gouvernance plus équitable.

Dans cette phase charnière, de nombreux observateurs estiment que le gouvernement devrait réagir à temps afin d’apaiser la tension sociale et d’ouvrir des pistes de solutions durables, en appelant également les partenaires sociaux à la compréhension face à un exécutif encore en phase d’installation.

À cet égard, le rôle du ministre du Pétrole et du Gaz, Clotaire Kondja, apparaît central. Homme de la maison, fin connaisseur du secteur pour y avoir évolué durant plus de trente ans, il est perçu comme la personne idoine pour gérer ce dossier sensible, sous la coordination du Vice-Président du gouvernement, Hermann Immongault. Leur capacité à favoriser un dialogue responsable pourrait s’avérer décisive pour éviter une crise majeure et poser les bases d’une réforme attendue de longue date dans un secteur vital pour le Gabon.

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