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Législatives 2025 – Ndendé : Mays Mouissi, le vainqueur surprise face à Manfoumbi dans le département de la Dola
Les élections législatives du 27 septembre 2025 ont marqué le paysage politique gabonais, avec une attention particulière sur le département de la Dola, à Ndendé. Le duel très attendu entre Mays Mouissi et Yves-Fernand Manfoumbi a tenu en haleine électeurs et observateurs tout au long de la campagne.
Durant cette période, les échanges entre les candidats ont été d’une intensité rarement vue, mêlant critiques, piques et mise en avant des réalisations. Dès les premiers jours, Yves-Fernand Manfoumbi, candidat du Parti Démocratique Gabonais (PDG) et député sortant, semblait tenir la corde. Sa forte mobilisation lors des meetings et causeries, combinée à son discours en langue Yipunu, lui conférait un net avantage auprès de la population.
Mays Mouissi, en revanche, a connu un départ plus difficile. Pour regagner visibilité et estime auprès des électeurs, il a bénéficié du soutien de son parti, l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB). La venue de la figure politique Séraphin Moundounga, fort de son expérience et de son aura, a joué un rôle déterminant en appelant la population à voter pour le Secrétaire Général de l’UDB.
Dans ce contexte, Yves-Fernand Manfoumbi partait largement favori, fort de son expérience et de ses précédents mandats. Le jour du scrutin, les premières rumeurs faisaient état de sa victoire, et son tour de ville en guise de remerciements a été perçu comme une célébration prématurée. Cependant, le dépouillement, bureau de vote par bureau de vote, a finalement donné Mays Mouissi vainqueur provisoire, avant confirmation officielle par le ministre de l’Intérieur, surprenant ainsi plus d’un observateur.
Résultats dans le département de la Dola, annoncés par le ministre de l’Intérieur :
▪︎ Mays Mouissi (UDB) : 4 164 voix (66,5 %)
▪︎ Yves-Fernand Manfoumbi (PDG) : 2 097 voix (33,5 %)
Avec cet écart significatif, Mays Mouissi s’impose dès le premier tour, rendant inutile l’organisation d’un second tour. Cette victoire inattendue constitue un véritable coup de tonnerre dans le département de la Dola et pourrait redessiner le paysage politique local.
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Afrik’an Legend : retour annoncé avec « 512 » et une ambition continentale affirmée
Le groupe gabonais Afrik’an Legend s’apprête à faire son retour sur le devant de la scène avec un nouveau single intitulé « 512 », présenté comme un projet majeur dans la continuité de son évolution artistique. Référence de la scène urbaine africaine, le collectif poursuit son travail de fusion entre culture gabonaise et sonorités modernes, porté par son identité singulière “Ikoku Vibe”.
Après plusieurs mois de travail en studio et le succès de Terminus, le groupe relance sa dynamique créative depuis Kinshasa, où il séjourne actuellement. C’est dans ce contexte que s’est construit le challenge autour de « 512 », un titre pensé comme un banger destiné à renforcer sa présence sur la scène musicale africaine.
Fidèle à son style, Afrik’an Legend continue d’explorer une esthétique musicale hybride, reconnaissable par des rythmes fédérateurs et une énergie taillée pour le grand public. Le groupe ambitionne une portée élargie, visant à toucher aussi bien le Gabon que la sous-région et l’ensemble du continent.
Dans son parcours, le collectif s’appuie également sur la notoriété de C’est Comment ?, l’un de ses morceaux phares. Ce titre sera d’ailleurs intégré à l’album XX Delirium, prévu pour le 18 septembre 2026 par Fally Ipupa, comme annoncé par l’artiste congolais, confirmant ainsi la reconnaissance et l’influence du groupe dans le paysage musical africain contemporain.
À l’approche de ses dix ans de carrière, Afrik’an Legend suscite de fortes attentes. Les fans espèrent que « 512 » marquera une nouvelle étape dans son ascension et renforcera son positionnement parmi les groupes les plus influents de la scène urbaine africaine.
Entre continuité artistique et montée en puissance, le collectif confirme sa volonté de s’imposer durablement au-delà des frontières nationales.
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Ondogo : l’atelier de danse traditionnelle clôture son édition le 07 juin sur un bilan positif
L’atelier de danse traditionnelle organisé à Ondogo, dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville, touche à sa fin ce week-end et prendra officiellement fin le 07 juin 2026, après plusieurs semaines d’activités consacrées à la valorisation du patrimoine culturel gabonais. Lancé du 16 mai au 07 juin, ce rendez-vous a enregistré une forte affluence, avec une participation particulièrement marquée des enfants tout au long du programme.
Portée par Marie-Grâce, passionnée de culture gabonaise, cette initiative avait pour ambition d’offrir un espace d’apprentissage, de transmission et de retour aux racines culturelles. L’objectif est largement atteint, avec un public régulier composé d’enfants et d’adultes venus découvrir et pratiquer plusieurs danses traditionnelles telles que l’Ikoku, l’Ngwata, l’Elombo, ainsi que des rythmes inspirés du Bwiti.

Affiche principale de l’atelier.
Au fil des séances, les participants ont été initiés aux gestes, rythmes et symboles propres aux différentes communautés du Gabon, dans un cadre accessible, avec des frais d’inscription fixés à 1 500 FCFA, un forfait de 10 000 FCFA pour les enfants et 20 000 FCFA pour les adultes.
L’atelier a également été enrichi par la présence d’acteurs culturels gabonais, notamment des danseurs venus partager leur expérience, renforçant ainsi la dimension de transmission et de valorisation du patrimoine immatériel.

Ici Marie-Grâce, vêtue entièrement de noir, devant les apprenants danseurs lors de l’atelier de danse le week-end écoulé.
Fondatrice du groupe MEGANG ME FANG, qui met en avant la culture gabonaise à travers la danse, Marie-Grâce défend une vision alliant tradition et modernité, avec une volonté affirmée de transmettre les savoirs culturels aux jeunes générations afin d’assurer la continuité des traditions.
Elle a confié : « Tout au long des séances, j’ai partagé avec mon équipe mon savoir aux participants, dans un esprit de transmission, de discipline et d’amour pour notre culture. Pour ce dernier week-end, en dehors des inscrits, nous ouvrons exceptionnellement les portes à tous ceux qui souhaitent venir faire la fête avec nous, afin de célébrer ensemble la richesse de nos traditions. »
Pour clôturer cette édition, plusieurs artistes sont attendus, dont Espoir la Tigresse, qui a confirmé sa présence et communique déjà autour de l’événement. Son intervention devrait apporter une touche festive à cette dernière journée, marquée par la rencontre entre musique et danse traditionnelle.
Ce rendez-vous de clôture s’annonce comme un moment fort de célébration culturelle, porté par l’engagement des organisateurs et l’enthousiasme des participants, avec une mention particulière pour la forte implication des enfants, véritables symboles de la relève et de la continuité du patrimoine gabonais.
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Stade de France : Emma’a en première partie du concert d’Aya Nakamura
L’artiste gabonaise Emma’a a franchi une étape majeure de sa carrière internationale le 29 mai 2026 en assurant la première partie du concert de la star française Aya Nakamura, aujourd’hui considérée comme l’artiste francophone la plus écoutée et la plus suivie au monde, au Stade de France. Dans une enceinte mythique capable d’accueillir des dizaines de milliers de spectateurs, la jeune chanteuse a livré une prestation remarquée qui consacre son ascension fulgurante dans l’industrie musicale afro-urbaine.
Révélée par le titre « Encré », Emma’a s’impose désormais comme l’une des voix montantes de la scène francophone, portée par une identité musicale singulière et une progression rapide construite entre réseaux sociaux, streaming et scènes internationales. Cette apparition au Stade de France marque ainsi un tournant symbolique et stratégique dans une carrière en pleine expansion.
Une prestation marquée par ses titres phares
Sur la scène du Stade de France, Emma’a a livré une performance remarquée en interprétant deux titres majeurs de son répertoire :
« Encré », le morceau qui l’a révélée au grand public
« C’est mon bébé » (feat. Chily)
Son passage a été salué comme une montée en puissance artistique, devant des dizaines de milliers de spectateurs réunis pour l’événement.
Une ascension portée par les réseaux sociaux
Originaire du Gabon, Emma’a s’est construite progressivement grâce aux réseaux sociaux et aux plateformes numériques. Son style, mêlant afropop, RnB et sonorités urbaines, lui a permis de toucher un public bien au-delà de son pays natal.
Le titre « Encré » a joué un rôle déterminant dans cette exposition internationale, propulsant sa carrière et attirant l’attention de plusieurs acteurs de l’industrie musicale francophone.
Du quartier d’enfance à Libreville au Stade de France
Au-delà de la performance, Emma’a a tenu à souligner la portée symbolique de ce moment sur ses réseaux sociaux. Elle a notamment écrit : « de Plain Niger au Stade de France », en référence à son parcours parti de son quartier d’enfance à Libreville jusqu’à l’une des plus grandes scènes européennes.
Un message fort qui illustre le chemin parcouru, entre débuts modestes et consécration internationale.
Une dynamique gabonaise sur les grandes scènes internationales
Au-delà du cas Emma’a, une tendance se dessine depuis quelques années : les artistes gabonais sont de plus en plus présents aux côtés de grandes stars internationales lors de concerts majeurs. Cette dynamique témoigne d’une montée en visibilité progressive de la scène musicale du pays.
On peut notamment citer le groupe Afrik’an Legend, qui a accompagné à deux reprises la star congolaise Fally Ipupa, notamment lors de prestations à Libreville et à Dubaï. Plus récemment, l’artiste Créol a également marqué les esprits par sa présence sur la scène du Stade de France.
Ces collaborations successives illustrent une évolution notable : les artistes gabonais s’imposent progressivement comme des acteurs visibles sur les grandes scènes internationales.
Une nouvelle étape pour la musique gabonaise
Cette apparition au Stade de France représente bien plus qu’un simple concert : elle incarne la montée en puissance d’une nouvelle génération d’artistes gabonais capables de s’imposer sur la scène internationale.
Une trajectoire qui confirme Emma’a comme l’une des voix les plus prometteuses de sa génération.
