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Législatives 2025 à Lastoursville – Brice-Constant Paillat, un candidat entre expérience d’État et engagement citoyen face aux procès d’intention
À Lastoursville, le second tour des élections législatives, prévu le 11 octobre, s’annonce déterminant pour l’avenir politique de la circonscription. Après un premier tour où Brice-Constant Paillat, candidat de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) pour le premier siège du département de Mulundu, a obtenu 43 % des suffrages, contre 22 % pour Roland Moutoumbou de l’Union Nationale (UN), le débat s’intensifie autour de la notion d’expérience, du renouvellement politique et du rapport au changement.
Dans une campagne marquée par des prises de position tranchées, certains propos venus du camp de l’Union Nationale ont tenté de présenter le candidat de l’UDB comme un “homme neuf sans parcours politique”, dépourvu d’expérience élective. Une lecture que de nombreux observateurs jugent réductrice, car elle omet la profondeur d’un parcours institutionnel construit dans la durée, au service de l’État et du territoire.
De la technocratie à l’action locale : un parcours au service du pays
Né à Moanda et originaire de Lastoursville, Brice-Constant Paillat incarne cette génération de cadres publics formés au Gabon, qui ont fait leurs preuves dans l’appareil d’État avant de s’engager dans la vie politique. Diplômé en droit public de l’Université Omar-Bongo, puis major de la 14ᵉ promotion de l’École nationale d’administration, il a bâti une carrière solide dans des postes de haute responsabilité : Fonction publique, Santé, Transports, Modernisation de l’État, avant d’occuper le poste de secrétaire général de l’Assemblée nationale.

Ces fonctions l’ont amené à travailler sur des réformes structurelles et à gérer des équipes dans des contextes exigeants. Pour de nombreux électeurs, cette trajectoire constitue un atout plutôt qu’un handicap.
« L’expérience n’est pas un fardeau du passé, c’est une force pour affronter l’avenir, » estime un notable de Lastoursville. « Nous avons besoin de personnes qui connaissent l’État pour aider nos communes à se développer. »
Des actions concrètes et mesurables à Lastoursville
Sur le terrain, les faits parlent d’eux-mêmes. Depuis plusieurs années, Brice-Constant Paillat s’investit dans la vie communautaire de sa ville d’origine. Il a financé des permis de conduire pour des jeunes en quête d’emploi, contribué à l’installation de 22 lampadaires solaires dans des zones stratégiques (centre médical, lycée Jean-Arsène Bounguendza, gare routière, CNSS, CLAC, Gendarmerie), et soutenu plusieurs initiatives éducatives et sanitaires.


Ces actions, saluées par les habitants, traduisent un engagement concret et constant.
« Ce qu’il fait, on le voit. Ce ne sont pas des promesses, mais des actions qu’il mène depuis longtemps, » témoigne une habitante du quartier Cache-Corps.
Le week-end dernier, son équipe a encore mobilisé à Grand Ndjokal, Tembo, et au cœur de la ville de Lastoursville, où de nombreux citoyens sont venus réaffirmer leur soutien. Partout, le même message : celui d’un homme proche des populations, attentif aux besoins du quotidien et soucieux d’un développement durable.
L’expérience, un atout dans la transition politique
Face aux critiques sur “l’absence de mandat antérieur”, plusieurs voix rappellent que l’expérience politique ne se limite pas à un parcours électif, mais se mesure à la capacité à transformer une expertise en action concrète. Dans un pays en pleine recomposition institutionnelle, la maîtrise des rouages de l’État et la connaissance du terrain apparaissent comme des atouts majeurs.


L’Union Nationale mise sur la continuité d’un acteur de la Transition, un choix respectable, mais qui pose une question essentielle : celle du renouvellement des pratiques politiques. À ce titre, Brice-Constant Paillat s’impose comme un profil d’équilibre, capable de concilier rigueur technocratique et proximité citoyenne.
« Le changement ne s’improvise pas, il se construit avec méthode et expérience, » souligne un membre de son équipe.
Une campagne menée avec souveraineté
Fort de son avance du premier tour, Brice-Constant Paillat clôt sa campagne avec souveraineté et sérénité. Fidèle à une ligne apaisée, il privilégie les rencontres de proximité et les débats de fond.
« Les électeurs attendent des solutions, pas des querelles. Nous devons leur parler d’avenir, pas de peur, » confie un cadre local de l’UDB.

Dans un contexte national marqué par la volonté de refonder les institutions, son parcours symbolise une nouvelle approche politique, où compétence et loyauté républicaine priment sur les affrontements partisans.
À la veille du scrutin du 11 octobre, le candidat de l’UDB pour le premier arrondissement aborde ce second tour avec la confiance tranquille d’un homme de terrain. Pour beaucoup, il représente une chance réelle pour offrir à Lastoursville une voix forte, crédible et ancrée dans la réalité locale.
Muna/Tanga/Mihi…
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Gabon : décès de l’abbé Florent Mboumba-Bouassa, grande figure de l’Église catholique
L’Église catholique gabonaise est en deuil. L’abbé Florent Mboumba-Bouassa est décédé dans la nuit du 13 au 14 septembre 2026, selon une annonce de Mgr Jean Patrick Iba-Ba, archevêque métropolitain de Libreville. Celui-ci a salué « le don de sa vie, son ministère sacerdotal et le témoignage donné au service de l’Église », tout en invitant les fidèles à prier pour le repos de son âme.
Originaire du village Malaba, dans le département de la Douigny à Moabi, Florent Mboumba-Bouassa est né au début de la Seconde Guerre mondiale. Fils de catéchiste, il grandit dans un environnement profondément marqué par la foi. Après des études en France, il est ordonné prêtre le 14 juillet 1968, à la paroisse Saint-Joseph de Tchibanga, dans le diocèse de Mouila.
Au fil des décennies, son parcours dépasse largement le seul cadre pastoral. Théologien, canoniste, historien, musicologue, linguiste, éducateur et chercheur, il s’intéresse à la fois aux questions religieuses, culturelles et identitaires. Il travaille notamment sur le concept Bajaga et compose plusieurs cantiques en langue yipunu.
Très attaché aux médias catholiques, il contribue à leur promotion au Gabon et participe à la mise en œuvre du journal La Lumière. Il est également le fondateur de l’association Les Messagers du Christ et reste associé à la construction de l’église Notre-Dame-des-Apôtres, au PK8 à Libreville.
Son engagement s’étend aussi à des domaines institutionnels. Il a travaillé au sein d’un organe lié à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Des témoignages lui attribuent par ailleurs une contribution, après ses études en France, aux travaux autour de la Constitution de la Première République gabonaise, notamment sur la référence à Dieu.
Profondément attaché à ses racines, à la culture et aux traditions de son terroir, l’abbé Florent Mboumba-Bouassa aura marqué plusieurs générations par la diversité de ses engagements et par sa volonté de faire dialoguer foi chrétienne, savoir, identité culturelle et transmission.
Sa disparition, survenue le jour de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, clôt un parcours de près de six décennies de sacerdoce, entre évangélisation, culture, recherche et engagement intellectuel.
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Cybersécurité : l’ANINF renforce les capacités nationales face aux menaces numériques
L’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF) poursuit le renforcement de son expertise et de son rôle dans la protection de l’écosystème numérique gabonais. Ce jeudi 10 septembre 2026, à la Tour ANINF, une cérémonie de remise de certificats de participation a marqué l’aboutissement d’un programme de formation de neuf mois, conduit de janvier à septembre 2026 par des experts de MITRE au profit de participants de l’ANINF et de l’administration.
Axée sur le référentiel MITRE ATT&CK et le renseignement sur les cybermenaces, ou Cyber Threat Intelligence (CTI), cette formation a combiné apports méthodologiques et ateliers pratiques. Elle a permis aux participants d’approfondir leur maîtrise de l’analyse du profil, de la posture et du comportement des attaquants.
Les bénéficiaires ont également été formés à la recherche des traces laissées lors de la compromission d’un système, à la reconstitution du déroulement d’une cyberattaque ainsi qu’à l’identification des tactiques, techniques et procédures utilisées dans un environnement informatique.
Ces acquis viennent renforcer les capacités de détection, d’analyse et de réponse face aux cybermenaces, dans un contexte où la protection des systèmes d’information constitue un enjeu majeur de souveraineté.

Les certificats ont été remis par Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, Directeur Général de l’ANINF, et Denise Olsen, experte en cybersécurité et cheffe de projet au sein de MITRE.
Pour le Directeur Général de l’ANINF, cette montée en compétences répond directement aux enjeux de protection des infrastructures numériques du pays : « Renforcer les compétences de nos équipes, c’est renforcer durablement notre capacité à protéger les infrastructures numériques du Gabon et à mieux anticiper les cybermenaces. »
Ce programme s’inscrit dans le partenariat entre le Gabon et les États-Unis d’Amérique, avec l’appui technique de MITRE, en faveur du développement des compétences nationales en cybersécurité et en cyberdéfense.
À travers cette initiative organisée à la Tour ANINF, l’Agence confirme sa place parmi les acteurs centraux de la transformation numérique du Gabon. Son action s’inscrit dans la vision du Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la souveraineté numérique, de la protection des infrastructures critiques et de la montée en compétences des ressources nationales des priorités.
En renforçant l’expertise des acteurs chargés de protéger les systèmes d’information, l’ANINF contribue ainsi à construire une résilience numérique durable et à consolider la souveraineté numérique du Gabon.
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UDB : départ d’Aurélien Mintsa Mi Nguema de la trésorerie, Oligui Nguema invoque la discipline du parti
Le départ d’Aurélien Mintsa Mi Nguema de la trésorerie générale de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) avait suscité plusieurs interrogations. Brice Clotaire Oligui Nguema a finalement apporté un éclairage, en invoquant à la fois la discipline du parti et les exigences liées à la fonction d’ambassadeur.
Le 9 septembre 2026, une décision lue sur Gabon 1ère par le secrétaire général de l’UDB, Mays Mouissi, a officialisé la nomination de Luc Aymard Madama Moubeya comme nouveau Trésorier général. Il sera assisté de Yannick Mefane et Alice Princesse Antsiendi Ampindi. Le texte ne mentionnait toutefois pas les raisons du remplacement d’Aurélien Mintsa Mi Nguema.
Interrogé par le journaliste Chamberland Moukouama lors d’une visite de chantiers, le chef de l’État a été plus explicite. Revenant sur cette actualité, il a expliqué en substance que cette décision ne relevait pas d’une volonté personnelle, mais du respect de la discipline interne du parti.
« Ce n’est pas une décision personnelle. Il y a des règles au sein du parti et chacun doit s’y conformer. La discipline doit s’appliquer à tous. Par ailleurs, Aurélien Mintsa Mi Nguema exerce désormais les fonctions d’ambassadeur. À ce titre, sa prise de parole publique doit aussi tenir compte des responsabilités liées à cette fonction. Dans ces conditions, il était normal qu’il libère son poste au sein du parti. »
Cette sortie fait notamment écho à l’entretien récemment accordé par Aurélien Mintsa Mi Nguema à Jeune Afrique, dans lequel le frère cadet du président, longtemps discret dans les médias, revenait sur son parcours et son positionnement dans l’environnement du pouvoir.
Mais au-delà du fonctionnement interne de l’UDB, l’affaire pose aussi la question des obligations qui accompagnent une haute fonction de l’État. Nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Gabon en Inde en février 2026, Aurélien Mintsa Mi Nguema représente désormais officiellement l’État gabonais à l’étranger.
À ce titre, sa fonction implique des obligations de réserve, de loyauté, d’impartialité, de discrétion et de protection des intérêts du pays. Un ambassadeur ne s’exprime donc plus uniquement comme acteur politique ou à titre personnel : sa parole publique peut aussi être perçue comme engageant l’image de l’État.
Cela ne signifie pas qu’un diplomate perd toute liberté d’expression ni qu’une interview constitue automatiquement une faute. Mais sa communication doit rester compatible avec les responsabilités institutionnelles qui sont les siennes.
Avant son affectation en Inde, Aurélien Mintsa Mi Nguema avait été directeur général du Budget et des Finances publiques, trésorier du camp du « oui » au référendum de 2024, puis acteur de la campagne présidentielle de 2025 avant de prendre la trésorerie de l’UDB.
Son remplacement peut ainsi être lu au-delà des équilibres internes du parti : il remet en lumière la frontière parfois délicate entre engagement politique et devoirs attachés à la représentation de l’État.
