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“Le Gabon, leader en Afrique centrale contre les violences basées sur le genre” – Dr Marcia Angue Épouse Pemengoye
Dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, Dr Marcia Angue épouse Pemengoye a mis en lumière le rôle précurseur du Gabon dans la lutte contre ce fléau. Spécialiste en gestion des violences, elle a souligné les avancées significatives réalisées par le pays, faisant du Gabon un leader incontesté en Afrique centrale.
Un cadre juridique solide et innovant
Pour Dr Marcia, l’adoption de la loi 006/21 en 2021 marque un tournant décisif dans la lutte contre les violences basées sur le genre. Ce texte offre un cadre juridique clair pour protéger les victimes et sanctionner les auteurs. “Avec cette loi, le Gabon est à l’avant-garde en Afrique centrale. Nous avons mis en place un outil juridique qui montre notre détermination à éradiquer ce fléau,” a-t-elle déclaré.
Cependant, elle insiste sur le rôle crucial de la sensibilisation pour maximiser l’impact de ce cadre légal : “Une loi, aussi puissante soit-elle, reste inefficace sans une mobilisation collective pour en garantir l’application.”
Des outils concrets pour accompagner les victimes
Au-delà des avancées législatives, Dr Marcia a salué les initiatives concrètes mises en place au Gabon, comme le numéro vert 1404, qui permet aux victimes de signaler anonymement des violences et d’obtenir une assistance immédiate. Des actions telles que les consultations juridiques gratuites, organisées le 28 novembre 2024 au centre d’accueil de Nzeng-Ayong, illustrent l’engagement du pays à rendre justice accessible à tous.
“Ces outils pratiques renforcent la confiance des victimes et montrent que le Gabon agit de manière concrète pour protéger ses citoyens,” a-t-elle souligné.
Un exemple pour la région
Selon Dr Marcia, les efforts du Gabon ne passent pas inaperçus dans la région. “Nous inspirons d’autres pays d’Afrique centrale à intensifier leurs propres actions. Le Gabon montre que lorsqu’il y a une volonté politique et des actions concertées, des progrès réels sont possibles,” a-t-elle affirmé.
Elle a également mis en avant le rôle des campagnes de sensibilisation dans les médias et les communautés, qui encouragent un changement des mentalités et une prise de conscience collective : “La prévention est essentielle. Nous ne nous contentons pas de traiter les conséquences, nous travaillons aussi à empêcher que ces violences ne surviennent.”
Un leadership reconnu
Pour Dr Marcia Angue épouse Pemengoye, le Gabon est aujourd’hui un modèle à suivre en Afrique centrale dans la lutte contre les violences basées sur le genre. “Nous avons encore des défis à relever, mais notre leadership est reconnu. Nous sommes un exemple d’engagement et d’innovation dans ce combat,” a-t-elle conclu.
Ce leadership, porté par des lois progressistes, des outils concrets et une mobilisation sans précédent, place le Gabon en position de pionnier régional, ouvrant la voie à une Afrique centrale plus juste et plus sécurisée.
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Moabi : à Nguenda, l’exploitation forestière sous le regard exigeant des populations
À Moabi, dans le département de la Douigny, l’exploitation forestière ne devra pas seulement produire du bois, mais aussi laisser des retombées visibles dans le canton Douami-Mouémbi. C’est le message porté le 5 septembre 2026 au village Nguenda, lors d’une rencontre entre les populations, les autorités locales et les représentants de la société GSEZ, avant le rituel traditionnel ouvrant la voie au démarrage de ses activités.
Les attentes exprimées sont précises. Les populations réclament notamment une amélioration de la route Tsangui-Moabi, l’implantation d’une scierie consacrée à la première transformation du bois et une meilleure employabilité des filles et fils du canton en âge de travailler. La construction de ponts en béton, en remplacement des ouvrages en bois, figure également parmi les priorités.
Le président du Conseil départemental, Saïd Mouguengui Mounguegui, a défendu une gestion transparente et collective des retombées de l’exploitation. « Je n’accepterai jamais des sous de table pour tuer le village », a-t-il affirmé. Pour lui, le cahier des charges devra être défini à partir des besoins réels des populations, en concertation avec le préfet, le Conseil départemental et les représentants villageois.
Cette dynamique devrait également contribuer à renforcer les capacités d’action du Conseil départemental et favoriser des projets à fort impact social et économique.
Le député du 1er siège de la Douigny, Élie Wilfried Boulingui, a de son côté insisté sur l’importance du désenclavement. « Pendant longtemps, l’absence de route a freiné le développement de nos villages. Aujourd’hui, son ouverture redonne de la vie au canton », a-t-il souligné, évoquant les effets attendus sur les plans social, économique et administratif.
La présence des responsables des Eaux et Forêts, de la mairie et des autres acteurs locaux a renforcé l’encadrement institutionnel de la démarche. Réunis au-delà des appartenances politiques, les participants ont finalement procédé au rituel traditionnel autorisant le démarrage des activités de GSEZ. Désormais, les populations attendent surtout que les engagements pris se traduisent en réalisations concrètes.
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Makokou : Fortescue Belinga renforce le Centre de Formation Professionnelle en équipements
Le Centre de Formation Professionnelle de Makokou a reçu, le 29 août 2026, un important lot d’équipements offert par Fortescue Belinga. Une initiative qui s’inscrit dans la volonté de l’entreprise de contribuer au renforcement de la formation professionnelle et au développement des compétences dans la province de l’Ogooué-Ivindo.
La remise du matériel a été effectuée par le Directeur général de Fortescue Belinga, Edward Kalajzic. Les équipements ont été réceptionnés par Guy Roger Aurat Reteno, Directeur de Cabinet du ministre du Travail, du Plein Emploi, du Dialogue social et de la Formation professionnelle, empêché, en présence du Directeur général de l’Agence Nationale de Formation et de l’Enseignement Professionnel (ANFEP) ainsi que des responsables de l’établissement.

Cette action découle du partenariat entre Fortescue Belinga et l’ANFEP. Elle vise notamment à améliorer les conditions d’apprentissage et à accompagner la montée en compétences des apprenants, avec une attention particulière portée aux exigences de sécurité dans le monde professionnel.
Pour Fortescue Belinga, la formation ne doit pas uniquement permettre l’acquisition d’un savoir-faire technique. Elle doit également préparer les futurs travailleurs à identifier les risques, adopter des comportements responsables et évoluer dans un environnement professionnel sécurisé.
« La sécurité constitue le fondement de toute main-d’œuvre performante dans les industries lourdes. La formation pratique contribue à préparer les travailleurs aux exigences du monde professionnel tout en accompagnant le développement industriel futur du Gabon », a déclaré Edward Kalajzic.

À travers cette dotation, Fortescue Belinga entend ainsi accompagner le développement d’une main-d’œuvre qualifiée, capable de répondre aux besoins futurs du secteur minier, mais également d’autres secteurs d’activité au Gabon. Une démarche qui s’ajoute aux différentes initiatives communautaires, économiques et sociales engagées par l’entreprise dans l’Ogooué-Ivindo.
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Carlyto Lassa, l’inoubliable interprète de « Makolo ya Masiya », n’est plus
La musique congolaise a perdu l’une de ses voix les plus singulières. Carlyto Lassa, de son vrai nom Charles Ndombasi Lassa, est décédé le 31 août 2026 à Cincinnati, dans l’Ohio, aux États-Unis, à l’âge de 65 ans. Plusieurs médias congolais évoquent une crise cardiaque, survenue alors qu’il venait de participer à une campagne d’évangélisation.
Né le 15 janvier 1961 dans le Kongo-Central, l’artiste grandit entre Matadi et Kinshasa. Avant de vivre de la musique, il exerce comme tailleur-couturier. À la fin des années 1970, sa voix attire l’attention de Gérard Madiata, avant de le rapprocher de grandes figures de la rumba comme Lutumba Simaro et Papa Noël Nedulé. Il interprète notamment « Maya » et « Le Bon Samaritain », tandis que son nom reste associé à l’univers du TP OK Jazz.
En 1986, Carlyto Lassa rejoint Choc Stars, aux côtés de plusieurs grandes voix de l’époque. Il participe à une période importante de sa carrière avant de poursuivre en solo dans les années 1990.
Parmi les titres qui ont marqué son parcours, « Makolo ya Masiya », sorti en 1996 sur l’album Africa na Moto, occupe une place particulière. Devenu un classique de la rumba congolaise, le morceau a aussi profondément marqué le public gabonais. Depuis l’annonce de sa disparition, beaucoup évoquent cette chanson comme un souvenir familial, découvert auprès des parents lors des fêtes et célébrations. Un titre transmis d’une génération à l’autre.
Au milieu des années 1990, sa vie prend un autre tournant avec sa conversion au christianisme. Carlyto Lassa se détourne progressivement de la musique profane pour consacrer sa voix à l’Évangile.
Chantre, évangéliste puis pasteur missionnaire, il poursuivra cette voie jusqu’à ses derniers jours. Il laisse derrière lui l’image d’un artiste à la voix reconnaissable, capable de traverser les époques, les frontières et les générations.
