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Grève dans l’éducation : SOS Éducation durcit le ton – « Trop, c’est trop »

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Réunis en assemblée générale le samedi 10 janvier 2026 à l’école Martine Oulabou, dans le deuxième arrondissement de Libreville, les enseignants membres du collectif SOS Éducation ont décidé de maintenir et de durcir leur mouvement de grève sur l’ensemble du territoire national. Cette décision fait suite aux mesures gouvernementales jugées insuffisantes face à la crise persistante que traverse le secteur éducatif.

Au cœur des échanges, les enseignants ont réaffirmé leur refus de toute négociation indirecte. Le collectif exige un dialogue direct avec les plus hautes autorités de l’État, estimant que seules celles-ci sont en mesure d’apporter des solutions durables. Les acquis liés aux carrières administratives, selon SOS Éducation, ne sont pas négociables.

Malgré la mise en place d’une commission tripartite le mardi 6 janvier, le paiement partiel de certaines vacations, l’annonce de postes budgétaires et la régularisation annoncée de 3 000 situations administratives, le collectif estime que ces mesures restent largement insuffisantes. Les montants des vacations versés ont notamment provoqué une vive colère au sein du corps enseignant.

Pour Marcel Libama, l’un des porte-voix du mouvement, « les commissions, c’est de l’enfumage », traduisant l’incapacité des gouvernements successifs à résoudre les problèmes structurels de l’éducation depuis plus de 17 ans. Il soutient que le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, demeure le seul décideur capable de débloquer la situation.

Même position pour Daniel Edgar Akoma Abeing, membre de SOS Éducation, pour qui le temps des discours est révolu. Les revendications demeurent inchangées : régularisation des situations administratives avec effet solde, affectation des sortants des écoles de formation, prise en compte des enseignants bénévoles et confessionnels, règlement de la situation des 900 enseignants des sciences, ainsi que l’octroi des primes de transport, de logement et d’éloignement.

Le mouvement bénéficie par ailleurs du soutien des parents d’élèves, solidaires des enseignants dans une lutte qu’ils jugent déterminante pour l’avenir de l’école gabonaise.

Pour renforcer la mobilisation, Marcel Libama a publié, le dimanche 11 janvier, une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, dans laquelle il lance un appel clair à tous les enseignants :

« Être militant, ce n’est pas seulement adhérer à une cause, c’est agir concrètement pour son organisation. Cette négociation doit se mener sous la pression. Plus nous serons nombreux, plus nous nous mobiliserons ensemble et plus vite nous sortirons de cette crise. Nous ne gagnerons pas cette bataille sans sacrifice. »

Il a insisté sur la nécessité de respecter scrupuleusement le mouvement de grève, rappelant que le droit de grève est un droit constitutionnel, et qu’il s’agit d’un droit à la contestation et à la révolte citoyenne dans un État démocratique.

En attendant un signal fort des autorités, aucun cours ne devait se tenir ce lundi 12 janvier dans les établissements publics et confessionnels. Au regard du silence observé dans les écoles, la grève a effectivement pris forme, la consigne ayant été largement suivie sur l’ensemble du territoire national. Comme l’a résumé Marcel Libama, le mot d’ordre est clair : « Trop, c’est trop ».

Vane / Mihi...

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Gabon/Éducation : entre avancées gouvernementales et divisions internes, SOS Éducation Estuaire reconduit la grève

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Le secteur éducatif gabonais reste fortement perturbé. Ce samedi 7 février 2026, la coordination Estuaire de la plateforme SOS Éducation a tenu une assemblée générale à l’école Christine et Berthe, au terme de laquelle la majorité des enseignants a rejeté la reprise des cours, confirmant ainsi la reconduction de la grève illimitée. Les débats ont été intenses : certains enseignants ont plaidé pour une suspension temporaire afin de limiter les conséquences sur l’année scolaire, tandis que d’autres ont insisté sur la nécessité de maintenir la pression face à un gouvernement jugé encore insuffisamment fiable.

Des actions concrètes déjà mises en œuvre

Pour répondre à la crise, le gouvernement a engagé plusieurs mesures significatives :
▪︎ 328 sortants ENS/ENSET mis en solde
▪︎ 692 sortants ENIL/ENIF intégrés en présalaire
▪︎ 108 enseignants de filières scientifiques intégrés
▪︎ 1 810 ex-bénévoles régularisés
▪︎ 4 000 dossiers administratifs traités sur 6 574 reçus
▪︎ 13 milliards de francs CFA décaissés pour le paiement des vacations

Ces mesures s’inscrivent dans une démarche de dialogue ouvert et constant, menée activement par le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault,lors des différentes rencontres avec les syndicats, afin de suivre de près les revendications et d’apaiser les tensions. Cette dynamique a été renforcée cette semaine par une rencontre entre SOS Éducation et le président de l’Assemblée nationale, Régis Onanga Ndiaye, qui a souhaité mieux comprendre les attentes du corps enseignant et contribuer à une sortie apaisée de la crise.

Les intervenants ont également rappelé que les problèmes structurels de l’éducation gabonaise, vieux de plus de 30 ans, ne peuvent être résolus en quelques semaines. D’autres ont souligné que les grandes avancées sociales du secteur (prime de logement, prime de transport, point d’indice) ont souvent été obtenues dans des phases de forte mobilisation.

Un paysage national de plus en plus contrasté

La mobilisation reste très forte dans l’Ogooué-Maritime, mais des évolutions notables apparaissent dans d’autres régions. Comme rappelé dans un précédent article, l’Ogooué-Lolo a voté la levée momentanée du mouvement de grève jusqu’au 25 février, dans l’attente de la matérialisation des engagements issus des réunions de la commission tripartite.

À cela s’ajoute la situation dans la Nyanga et le Woleu-Ntem, où la grève a été suspendue ce samedi 7 février, marquant un tournant significatif dans ces provinces.

Dans l’Estuaire, la participation à l’assemblée générale du 7 février a été nettement moins importante que lors des précédentes rencontres, un signe possible de fragilité interne au sein du mouvement. Le lundi 9 février sera déterminant pour observer si le mot d’ordre de grève sera largement suivi.

Une continuité pédagogique minimale mais réelle

Malgré la paralysie, certaines activités sont maintenues. L’école publique de Nzeng-Ayong 2 a, par exemple, organisé son CEP blanc, qui a enregistré un taux de participation de 91,40 %. Par ailleurs, plusieurs établissements de Libreville continuent d’assurer quelques heures de cours aux classes d’examens afin de limiter l’impact sur les candidats.

Un climat d’inquiétude croissant

Après l’assemblée générale du 31 janvier, la ministre de l’Éducation, Carmélia Ntoutoume Leclercq, avait indiqué que la reprise nationale oscillait entre 5 % et 30 %. Avec les suspensions observées dans trois provinces, certains observateurs estiment que ce taux pourrait légèrement augmenter dans les prochains jours.

Néanmoins, la grève demeure pleinement maintenue dans la plupart des provinces. Et alors que le mouvement entre déjà dans son deuxième mois, l’inquiétude grandit chez les élèves et les parents, qui redoutent une année scolaire de plus en plus compromise.

LDB / Claire / Mihi…

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Himra : « Allons chercher Dementos » — Une collaboration en vue qui pourrait propulser la Ntcham

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La scène Ntcham gabonaise connaît un essor remarquable. Plus que jamais, elle s’impose comme l’un des courants musicaux les plus dynamiques du pays, marquant l’histoire par l’audace de ses artistes et la visibilité internationale qu’ils gagnent. Après L’Oiseau Rare, déjà présent sur des scènes africaines et françaises, un autre talent semble prêt à franchir un nouveau cap : Dementos, surnommé le prince de la Ntcham.

En multipliant les titres à succès, Dementos a su conquérir non seulement le public gabonais, mais également une partie du continent. En Côte d’Ivoire, des morceaux comme « Askel Geste » ou « Ali Baba » ont fait vibrer les foules, installant durablement son nom sur la scène urbaine africaine.
Cette percée n’a pas échappé à Himra, figure montante de la scène ivoirienne.

Dans une communication largement relayée sur ses réseaux sociaux, Himra a surpris son public en déclarant :
« Allons chercher Dementos ».

Une annonce qui laisse clairement présager une collaboration prochaine entre les deux artistes. Cette alliance pourrait offrir à Dementos une exposition encore plus large, notamment sur des scènes majeures où Himra jouit déjà d’une solide présence.

Ce geste intervient dans un contexte particulier : celui de la rivalité artistique entre Himra et Didi B, deux poids lourds de la scène urbaine ivoirienne. Alors que Didi B a déjà contribué à la mise en lumière de L’Oiseau Rare sur de grandes scènes, Himra semble déterminé à répondre en misant sur Dementos, révélant ainsi une compétition qui dépasse les frontières ivoiriennes et touche désormais les artistes gabonais.

Dans cette dynamique de concurrence assumée, le grand gagnant reste le Gabon. La Ntcham bénéficie d’une exposition inédite grâce à cette nouvelle génération d’artistes capables de fédérer un public continental, tout en affirmant fièrement l’identité culturelle gabonaise sur la scène musicale internationale.

luce / Mihi…

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Crise dans l’éducation : SOS Éducation maintient la grève, le dialogue avec le gouvernement reste essentiel

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Lors de l’Assemblée générale tenue ce 31 janvier à Sibang, les enseignants de SOS Éducation ont réaffirmé le maintien de leur grève, tout en insistant sur la nécessité de publier la liste complète des 4 000 agents à régulariser. Cette rencontre intervient alors que le secteur de l’Éducation nationale est paralysé depuis décembre 2025, avec une suspension totale des cours depuis le début de l’année 2026.

Malgré les mesures annoncées par la commission tripartite Éducation – Budget – Fonction publique, mise en place sous l’autorité du vice-président du gouvernement Hermann Immongault, le mouvement reste mobilisé. Parmi les décisions prévues : régularisation progressive de 6 938 enseignants, mise en solde de 328 sortants ENS/ENSET, mise en présalaire de 692 sortants ENIL/ENIF, de 108 enseignants scientifiques, de 1 810 enseignants bénévoles, et traitement de 4 000 dossiers administratifs, soit un taux de réalisation de 60,85 %.

Au-delà de Libreville, les enseignants de tout le territoire, à l’exception de ceux de l’Ogooué-Lolo, ont, lors des différentes assemblées générales tenues ce jour, confirmé le maintien de la grève, réaffirmant la nécessité de transparence et de suivi effectif des régularisations.

L’Assemblée générale de Sibang a permis aux enseignants de SOS Éducation de clarifier leur position et de rappeler que la confiance doit être restaurée avant toute reprise normale des cours. La publication de la liste des agents concernés reste une condition essentielle pour garantir la crédibilité du processus.

Au-delà du maintien de la grève, le dialogue engagé avec le gouvernement devra se poursuivre pour restaurer la confiance et trouver rapidement une solution durable, afin de sortir au plus vite de cette crise qui touche l’ensemble du système éducatif gabonais.

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