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Cross du Septentrion : après Lambaréné, Oyem confirme l’essor d’un circuit sportif national
Du 23 au 25 avril 2026, la ville d’Oyem, située dans le Woleu-Ntem, a été le théâtre de la première édition du Cross du Septentrion. Cet événement, organisé par l’Office national de développement du sport et de la culture (ONDSC), avait pour thème « Ensemble, traçons notre chemin ». Il a rassemblé près de 3 000 coureurs, le tout dans une ambiance très animée, ce qui montre bien l’intérêt grandissant des Gabonais pour les grands rendez-vous sportifs.
Avant cette étape à Oyem, la dynamique avait déjà pris forme à Lambaréné, dans la province du Moyen-Ogooué. Là-bas, la participation avait déjà laissé entrevoir le potentiel d’un véritable circuit national de cross-country. Avec le succès d’Oyem, on confirme une fois de plus la volonté de rendre le sport plus accessible à la population, tout en mettant en lumière les villes de l’intérieur du pays.
La présence du ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des arts chargé de la vie associative, Paul Ulrich Kessany Zategwa, a donné un éclat particulier à cet événement. Il a participé à cette grande fête sportive aux côtés de plusieurs autres membres du gouvernement. Des responsables administratifs, des élus locaux et diverses personnalités venues de plusieurs provinces étaient également présents, marquant ainsi l’importance accordée à cette initiative.
Côté performances sportives, la compétition a tenu toutes ses promesses. Chez les hommes de l’élite, Jessy Mouélé Kodo a remporté le 10 km en 32 minutes et 55 secondes. Il a devancé Trésor Mouloungui Nziengui (34’30) et Marius Opana Lendengue (35’34). Dominique Assoumou, très attendu par le public local, a malheureusement dû abandonner à cause d’une blessure.
Chez les dames, la surprise est venue de Claude Moukita. Plus connue dans le football féminin, elle a créé l’événement en remportant la course en 49 minutes et 59 secondes. Elle a terminé devant Laurena Dikaba (51’02) et Anelka Bekalé (51’18).
Au-delà des résultats, le Cross du Septentrion reflète une vision plus large pour le développement du sport au niveau national. Selon de nombreux observateurs, cette approche est en phase avec le souhait du Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema. Ce dernier souhaite que le sport soit un outil pour renforcer la cohésion sociale, améliorer la santé publique, accompagner la jeunesse et assurer le rayonnement du pays. En multipliant ce type d’initiatives dans toutes les provinces, le Gabon pose les fondations d’une politique sportive de proximité, inclusive et bien structurée.
Après les bons résultats obtenus à Lambaréné puis à Oyem, la prochaine étape est maintenant très attendue. Elle devra confirmer l’enthousiasme populaire que l’on a pu observer jusqu’à présent et consolider ce qui se profile déjà comme l’un des nouveaux rendez-vous importants du calendrier sportif national.
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« Rap Hero » : Yvy Real Killer étend son univers artistique à la bande dessinée
Connu pour son parcours dans le rap gabonais, notamment au sein du groupe BGMFK avant de poursuivre une carrière solo, Yvy Real Killer révèle une nouvelle facette de sa créativité. L’artiste finalise actuellement « Rap Hero », une bande dessinée dont il est à la fois le concepteur et le personnage principal du premier tome.
À travers ce projet, le rappeur s’aventure dans un univers mêlant les codes de l’afrofuturisme et du roman graphique. La mémoire, la musique, l’identité et l’imaginaire africain occupent une place centrale dans une histoire qui entend mettre en lumière la richesse culturelle du Gabon.
Plusieurs artistes gabonais apparaissent dans l’œuvre. Leur présence permet de célébrer le patrimoine culturel contemporain du pays. Rap, slam, danse, traditions orales, mode et arts visuels sont représentés comme autant de visages de la créativité nationale.
Dans « Rap Hero », la culture devient une force positive. Les mots, la musique et l’art possèdent le pouvoir de préserver la mémoire collective, d’inspirer la jeunesse et de transmettre des valeurs. L’histoire invite ainsi les lecteurs à réfléchir à leur responsabilité individuelle, au passé et au rôle de la création artistique dans la construction de l’avenir.
Le message porté par la bande dessinée peut se résumer par cette phrase : « Ce n’est pas la force qui change une nation, c’est la culture qui transforme les générations. » Une autre idée traverse également l’œuvre : les armes divisent les peuples, tandis que les histoires, la musique et l’art peuvent les rassembler.
Avec ce projet, Yvy Real Killer démontre que son talent ne se limite pas à la musique. Alors que le premier tome approche de sa finalisation, il recherche désormais une maison d’édition pour publier et faire découvrir son œuvre au public.
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Tris rejoint Sean Bridon Music : la Battle des producteurs comme nouveau départ
La Battle des producteurs est peut-être en train de changer le cours de la carrière de Tris. Choisi par Sean Bridon pour l’accompagner dans ce challenge, le rappeur vient d’annoncer sa signature officielle chez Sean Bridon Music.
Cette signature ne doit toutefois pas prêter à confusion. Avant le lancement de la compétition, et même durant les deux premiers rounds, Tris ne faisait pas partie des artistes produits par Sean Bridon. Celui-ci l’avait simplement choisi pour défendre ses propositions musicales dans une Battle qui doit s’achever au troisième round.
Leur collaboration a particulièrement attiré l’attention lors de la deuxième étape du concours. Sur un morceau mêlant rap, sonorités du Bwiti, harpe traditionnelle et ambiance urbaine, Tris a retrouvé cette lumière qui semblait lui manquer depuis quelque temps. Le talent, lui, n’a jamais vraiment été remis en cause. C’est plutôt l’actualité autour de sa carrière qui était devenue rare, donnant l’impression d’un parcours en sommeil.
La Battle lui a ainsi offert une occasion de se rappeler au bon souvenir du public, mais aussi de montrer à Sean Bridon ce qu’une collaboration plus durable pouvait produire. Quelques jours plus tard, l’essai s’est transformé en contrat.
Sur les réseaux sociaux, Tris a accueilli cette nouvelle étape avec fierté. Il évoque une vision, une ambition commune et le début d’une aventure qu’il espère certainement décisive pour la suite de son parcours.
À travers cette signature, le challenge dépasse désormais la simple confrontation entre producteurs. Il devient aussi un espace de rencontres et d’opportunités pour les artistes. Pour Tris, l’une des premières retombées est déjà concrète, alors même que la compétition n’est pas encore terminée.
Reste maintenant à savoir ce que Sean Bridon Music prépare pour sa nouvelle recrue. Car après cette belle exposition, le véritable défi sera de proposer des projets réguliers et solides, capables d’inscrire durablement Tris au premier plan de la scène musicale gabonaise.
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Fête des cultures : renaissance ou simple parenthèse ?
Après huit années d’interruption, la Fête des cultures s’apprête à rassembler de nouveau les populations du Gabon autour de leur patrimoine commun. Du 21 au 23 août 2026, l’avenue Jean-Paul II, entre l’immeuble du « 2-Décembre » et le boulevard Triomphal, accueillera la 15ᵉ édition de ce rendez-vous majeur du patrimoine gabonais.
Le retour de l’événement a été annoncé par le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany. Placée sous le thème « Réappropriation de nos valeurs culturelles », cette édition réunira artistes, artisans, associations et communautés des neuf provinces autour des danses, des langues, de la gastronomie, des rites, des masques et des savoir-faire traditionnels.
Créée en 1997 par Paul Mba Abessole, alors maire de Libreville, puis portée au niveau national sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba, la manifestation n’avait plus été organisée depuis 2018. Son retour apparaît donc comme une « réparation d’une mémoire », selon le ministre.
Mais cette renaissance sera-t-elle durable ? La Fête des cultures redeviendra-t-elle un rendez-vous régulier ou restera-t-elle une parenthèse exceptionnelle dans l’agenda national ?
Cette relance pose également la question de la vitalité du milieu culturel gabonais. Les artistes, artisans, danseurs, créateurs et gardiens des traditions disposent-ils réellement des espaces, des financements et de l’accompagnement nécessaires pour vivre de leur talent et transmettre leur héritage ?
Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, cette édition proposera des spectacles, des danses traditionnelles et une cérémonie des masques. Elle devrait aussi profiter aux exposants et aux petits commerçants.
Au-delà de la fête, le véritable défi commencera après le 23 août : faire de la culture un secteur vivant, structuré et durable, plutôt qu’un simple décor célébré quelques jours avant de retomber dans le silence.
