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Georges Damas Alèka : une semaine d’hommages pour que son héritage nous accompagne
Le vendredi 8 mai 2026, le Palais Léon Mba a accueilli le lancement officiel d’un livre intitulé « Dans un ciel de concorde : Georges Damas Alèka, un homme dans l’histoire du Gabon », entièrement dédié à la mémoire de Georges Damas Alèka. Cette cérémonie, à la fois solennelle et émouvante, venait clore une semaine d’activités organisées en souvenir du 44ᵉ anniversaire de la mort de cette figure importante de notre histoire nationale.
Avant ce grand moment officiel, la famille Damas Alèka avait organisé plusieurs événements marquants pour cette semaine de commémoration. Tout a commencé le 30 avril avec une conférence de presse au ministère de la Culture. Lors de ce premier rendez-vous, le livre a été présenté officiellement, et l’on a pu reparler de l’importance de l’ancien président de l’Assemblée nationale, tant sur le plan politique que culturel et artistique. À cette occasion, Claude Damas Ozimo, le patriarche de la famille, a souligné l’importance de donner aux jeunes une vision fidèle de notre histoire nationale, et de corriger les idées fausses qui pouvaient circuler sur l’héritage de Georges Damas Alèka.
La semaine a ensuite continué avec une cérémonie familiale de recueillement le 2 mai. Le 4 mai, une gerbe a été déposée au cimetière de Plaine Niger, marquant ainsi le 44ᵉ anniversaire de sa disparition. Une messe de requiem a aussi été célébrée le 7 mai à l’église Notre-Dame des Victoires, juste avant le vernissage officiel à l’Assemblée nationale.
C’est donc dans l’idée de faire vivre cette mémoire que des dignitaires de la République, des membres du gouvernement, des diplomates et des proches de la famille se sont réunis au Palais Léon Mba. Ils venaient rendre hommage à celui qui est toujours l’auteur de notre hymne national, « La Concorde ». La cérémonie avait une portée symbolique d’autant plus forte que Georges Damas Alèka avait présidé l’Assemblée nationale entre 1964 et 1975, une période essentielle dans l’histoire politique du Gabon.
Prenant la parole, Régis Onanga Ndiaye, Président de l’Assemblée nationale, a mis en avant l’importance de ce que cet homme a laissé à nos institutions. « Son héritage est toujours là, juste au-dessus de nous, il nous inspire et continue de nous observer », a-t-il affirmé, en saluant la mémoire de quelqu’un qui a vraiment aidé à écrire les premières lignes de la démocratie gabonaise.
Présenté par Eveline Damas, le livre raconte l’histoire d’un homme avec de nombreuses facettes : c’était un homme d’État, un écrivain, un poète, un musicien, et un grand défenseur de la culture gabonaise. Au-delà de sa participation à la création de l’hymne national, l’ouvrage met aussi en lumière son combat contre les injustices coloniales, son travail en politique, et à quel point il était attaché à sa famille et à l’idée de transmettre des valeurs importantes.
Dans le même esprit, Paul Ulrich Kessany Zategwa, Ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement Culturel et des Arts, chargé de la Vie Associative, a salué cette initiative, la jugeant essentielle pour la jeunesse gabonaise. « Célébrer Georges Damas Alèka, c’est raviver une conscience nationale », a déclaré ce membre du gouvernement. Il a ensuite annoncé que les autorités souhaitaient rééditer les œuvres littéraires de cette grande figure disparue, afin de préserver et de transmettre cet héritage intellectuel aux générations à venir.
Le moment le plus émouvant de la cérémonie est survenu quand la chorale Le Chant sur la Lowé, accompagnée des filles de Georges Damas Alèka, a chanté une chanson d’amour. Il l’avait composée pour sa fiancée Louise pendant son exil au Congo belge. C’était un moment plein d’émotion, qui est venu nous rappeler que derrière l’homme d’État se cachait aussi un artiste profondément lié à la culture, à la mémoire et à l’âme du Gabon.
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« Rap Hero » : Yvy Real Killer étend son univers artistique à la bande dessinée
Connu pour son parcours dans le rap gabonais, notamment au sein du groupe BGMFK avant de poursuivre une carrière solo, Yvy Real Killer révèle une nouvelle facette de sa créativité. L’artiste finalise actuellement « Rap Hero », une bande dessinée dont il est à la fois le concepteur et le personnage principal du premier tome.
À travers ce projet, le rappeur s’aventure dans un univers mêlant les codes de l’afrofuturisme et du roman graphique. La mémoire, la musique, l’identité et l’imaginaire africain occupent une place centrale dans une histoire qui entend mettre en lumière la richesse culturelle du Gabon.
Plusieurs artistes gabonais apparaissent dans l’œuvre. Leur présence permet de célébrer le patrimoine culturel contemporain du pays. Rap, slam, danse, traditions orales, mode et arts visuels sont représentés comme autant de visages de la créativité nationale.
Dans « Rap Hero », la culture devient une force positive. Les mots, la musique et l’art possèdent le pouvoir de préserver la mémoire collective, d’inspirer la jeunesse et de transmettre des valeurs. L’histoire invite ainsi les lecteurs à réfléchir à leur responsabilité individuelle, au passé et au rôle de la création artistique dans la construction de l’avenir.
Le message porté par la bande dessinée peut se résumer par cette phrase : « Ce n’est pas la force qui change une nation, c’est la culture qui transforme les générations. » Une autre idée traverse également l’œuvre : les armes divisent les peuples, tandis que les histoires, la musique et l’art peuvent les rassembler.
Avec ce projet, Yvy Real Killer démontre que son talent ne se limite pas à la musique. Alors que le premier tome approche de sa finalisation, il recherche désormais une maison d’édition pour publier et faire découvrir son œuvre au public.
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Tris rejoint Sean Bridon Music : la Battle des producteurs comme nouveau départ
La Battle des producteurs est peut-être en train de changer le cours de la carrière de Tris. Choisi par Sean Bridon pour l’accompagner dans ce challenge, le rappeur vient d’annoncer sa signature officielle chez Sean Bridon Music.
Cette signature ne doit toutefois pas prêter à confusion. Avant le lancement de la compétition, et même durant les deux premiers rounds, Tris ne faisait pas partie des artistes produits par Sean Bridon. Celui-ci l’avait simplement choisi pour défendre ses propositions musicales dans une Battle qui doit s’achever au troisième round.
Leur collaboration a particulièrement attiré l’attention lors de la deuxième étape du concours. Sur un morceau mêlant rap, sonorités du Bwiti, harpe traditionnelle et ambiance urbaine, Tris a retrouvé cette lumière qui semblait lui manquer depuis quelque temps. Le talent, lui, n’a jamais vraiment été remis en cause. C’est plutôt l’actualité autour de sa carrière qui était devenue rare, donnant l’impression d’un parcours en sommeil.
La Battle lui a ainsi offert une occasion de se rappeler au bon souvenir du public, mais aussi de montrer à Sean Bridon ce qu’une collaboration plus durable pouvait produire. Quelques jours plus tard, l’essai s’est transformé en contrat.
Sur les réseaux sociaux, Tris a accueilli cette nouvelle étape avec fierté. Il évoque une vision, une ambition commune et le début d’une aventure qu’il espère certainement décisive pour la suite de son parcours.
À travers cette signature, le challenge dépasse désormais la simple confrontation entre producteurs. Il devient aussi un espace de rencontres et d’opportunités pour les artistes. Pour Tris, l’une des premières retombées est déjà concrète, alors même que la compétition n’est pas encore terminée.
Reste maintenant à savoir ce que Sean Bridon Music prépare pour sa nouvelle recrue. Car après cette belle exposition, le véritable défi sera de proposer des projets réguliers et solides, capables d’inscrire durablement Tris au premier plan de la scène musicale gabonaise.
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Fête des cultures : renaissance ou simple parenthèse ?
Après huit années d’interruption, la Fête des cultures s’apprête à rassembler de nouveau les populations du Gabon autour de leur patrimoine commun. Du 21 au 23 août 2026, l’avenue Jean-Paul II, entre l’immeuble du « 2-Décembre » et le boulevard Triomphal, accueillera la 15ᵉ édition de ce rendez-vous majeur du patrimoine gabonais.
Le retour de l’événement a été annoncé par le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany. Placée sous le thème « Réappropriation de nos valeurs culturelles », cette édition réunira artistes, artisans, associations et communautés des neuf provinces autour des danses, des langues, de la gastronomie, des rites, des masques et des savoir-faire traditionnels.
Créée en 1997 par Paul Mba Abessole, alors maire de Libreville, puis portée au niveau national sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba, la manifestation n’avait plus été organisée depuis 2018. Son retour apparaît donc comme une « réparation d’une mémoire », selon le ministre.
Mais cette renaissance sera-t-elle durable ? La Fête des cultures redeviendra-t-elle un rendez-vous régulier ou restera-t-elle une parenthèse exceptionnelle dans l’agenda national ?
Cette relance pose également la question de la vitalité du milieu culturel gabonais. Les artistes, artisans, danseurs, créateurs et gardiens des traditions disposent-ils réellement des espaces, des financements et de l’accompagnement nécessaires pour vivre de leur talent et transmettre leur héritage ?
Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, cette édition proposera des spectacles, des danses traditionnelles et une cérémonie des masques. Elle devrait aussi profiter aux exposants et aux petits commerçants.
Au-delà de la fête, le véritable défi commencera après le 23 août : faire de la culture un secteur vivant, structuré et durable, plutôt qu’un simple décor célébré quelques jours avant de retomber dans le silence.
