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Gabon : Marie-Stéphanie Mouity épouse Nguema porte le combat des hémodialysés avec Espérance Rénale
Engagée dans le social depuis plusieurs années, Marie-Stéphanie Mouity épouse Nguema poursuit ses actions en faveur des populations vulnérables. Après avoir multiplié les initiatives dans l’arrière-pays, notamment à Tchibanga, dans l’éducation, l’autonomisation des femmes et l’accompagnement des personnes en difficulté, elle élargit son champ d’action à Libreville. Un parcours marqué par la solidarité qui a motivé son choix comme marraine d’Espérance Rénale, une association qui accompagne les personnes souffrant d’insuffisance rénale chronique et œuvre à l’amélioration de leurs conditions de vie.
Cette nouvelle responsabilité intervient dans un contexte sanitaire et social préoccupant. Selon Espérance Rénale, présidée par Frey Mapaga, près de 600 personnes suivent une hémodialyse chronique au Gabon, avec environ 100 nouveaux patients chaque année. Derrière ces chiffres, des familles confrontées aux difficultés financières, aux contraintes des traitements et aux problèmes d’accès aux médicaments et à une alimentation adaptée.
Espérance Rénale porte la voix des malades jusqu’à l’OMS
Déterminée à faire entendre ces préoccupations, l’association a récemment rencontré l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à son siège au Gabon. Reçus par la Docteure Ghislaine Asseko, chargée de la lutte contre la maladie à l’OMS au Gabon, ses responsables ont exposé les difficultés quotidiennes des patients et sollicité un accompagnement pour améliorer leur prise en charge.
Parmi les urgences figure l’approvisionnement en eau du Centre national de dialyse. Indispensable au fonctionnement des machines, cette ressource conditionne la continuité des soins pour des patients nécessitant généralement trois séances hebdomadaires. Espérance Rénale plaide ainsi pour la réalisation d’un forage et recherche des partenaires susceptibles de soutenir ce projet.
Une situation qui interpelle particulièrement Marie-Stéphanie Mouity épouse Nguema, consciente de l’importance d’une mobilisation collective.
« Derrière chaque malade, il y a une famille, des enfants et des proches qui vivent aussi cette souffrance. Nous ne pouvons pas rester indifférents face à des personnes dont la vie dépend de soins réguliers. »
Au-delà des difficultés médicales, l’association dénonce également le rejet dont certains patients sont victimes dans le monde professionnel. Entre pertes d’emploi, réticences au recrutement et absences imposées par les traitements, la maladie devient parfois un facteur d’exclusion sociale.
Pour Frey Mapaga, cette réalité impose un accompagnement psychologique, matériel, social et spirituel, afin de préserver la dignité des patients.
Une mobilisation qui appelle à la solidarité des partenaires
Actuellement basée à Libreville, Espérance Rénale réfléchit à étendre progressivement ses actions à l’intérieur du pays. Cette ambition nécessite des ressources humaines, matérielles et financières. Des partenaires potentiels sont déjà approchés et d’autres seront sollicités pour accompagner cette perspective.
Aux côtés de l’association, Marie-Stéphanie Mouity épouse Nguema entend mettre son expérience sociale et sa capacité de mobilisation au service des malades, tout en sensibilisant les entreprises et les personnes de bonne volonté.
« Nous avons besoin de partenaires qui acceptent de regarder au-delà de la maladie. Contribuer à un forage, faciliter l’accès aux soins ou accompagner un patient, c’est offrir à une personne une chance supplémentaire de vivre dignement. »
Pour Espérance Rénale, l’engagement de sa marraine représente un soutien précieux dans la recherche de solutions durables. L’enjeu dépasse désormais la sensibilisation : il s’agit de transformer cette solidarité en actions concrètes, pour que les hémodialysés ne soient plus contraints de subir, en plus de la maladie, les conséquences de la précarité et du rejet social.
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Gabon : Ulrich Manfoumbi Manfoumbi présente les grands chantiers du secteur des transports
Quelques jours après la formation du nouveau gouvernement, les membres de l’équipe conduite par le président de la République, chef de l’État et chef du gouvernement, Brice-Clotaire Oligui Nguema, commencent à dévoiler leurs priorités. Invité sur le plateau de Gabon 24, le ministre d’État, ministre des Transports, de la Marine marchande, chargé de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a présenté les principales actions qu’il entend mener. Une sortie médiatique qui s’inscrit dans la présentation des feuilles de route confiées aux membres du gouvernement, avec en toile de fond les attentes des populations en matière de mobilité, de sécurité et de coût des transports.
Reconduit à son poste, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi n’a pas éludé les difficultés auxquelles son département doit faire face. De la cherté des billets d’avion au transport routier, en passant par les liaisons maritimes et ferroviaires, les défis restent nombreux. Pour y répondre, le ministre entend agir sur trois leviers : revoir les textes qui encadrent le secteur, mieux utiliser les ressources disponibles et restructurer les entreprises publiques.
La création de la Compagnie nationale de transport (CNT), issue de la fusion de Sogatra et Transurb, constitue l’un des premiers dossiers sur lesquels le gouvernement entend avancer. Avec 149 nouveaux véhicules qui viendront s’ajouter aux 82 déjà disponibles, la compagnie devrait progressivement renforcer les dessertes urbaines et interurbaines. Les tarifs annoncés prévoient un trajet à 200 FCFA, un forfait journalier à 1 000 FCFA et un abonnement mensuel à 17 000 FCFA. Les étudiants devraient bénéficier d’un abonnement à 8 000 FCFA, les élèves à 5 000 FCFA et les Gabonais économiquement faibles à 3 000 FCFA.
« La promesse de la CNT sera tenue, je peux l’attester ici », a déclaré le ministre, assurant que les 1 293 emplois issus des deux anciennes sociétés ont été préservés. Si les conducteurs ont déjà signé leurs nouveaux contrats, la régularisation des autres catégories de personnel se poursuit. Une précision apportée alors que des agents de Sogatra ont récemment exprimé leurs inquiétudes sur les conditions de cette transition.
Sur la digitalisation du permis de conduire, le ministre a annoncé 83 410 personnes enrôlées depuis le lancement de l’opération, le 24 mars 2026, sur une population estimée à 800 000 détenteurs. Après une interruption temporaire destinée à corriger plusieurs dysfonctionnements, les enrôlements ont repris le 26 octobre sur six sites. L’application est désormais hébergée au data center de la Poste SA, tandis que des mécanismes de contrôle ont été prévus pour sécuriser les données et les recettes reversées au Trésor public.
Le programme Taxi Gab a également occupé une place importante dans les échanges. Selon Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, 1 066 véhicules ont été attribués à des bénéficiaires gabonais. Toutefois, certains propriétaires les confieraient à des conducteurs étrangers, une pratique que le gouvernement entend combattre à travers des contrôles routiers.
« Il sera simplement retiré au propriétaire son taxi s’il est avéré que ce taxi est conduit par un étranger », a-t-il prévenu. Parallèlement, une opération visant à retirer les véhicules vétustes de la circulation est annoncée après le lancement de la CNT. Le ministre reconnaît aussi qu’aucune grille tarifaire nationale harmonisée n’encadre actuellement les prix des taxis.
Dans le transport maritime, le gouvernement mise sur la relance de la compagnie nationale de navigation intérieure. Après des périodes marquées par des difficultés financières et des arriérés de salaires, l’entreprise assurerait désormais le paiement régulier de ses employés depuis sept mois. Deux nouveaux navires destinés au transport de passagers ont également été acquis et devraient prochainement renforcer son activité.
Mais les ambitions du ministère vont au-delà de la réorganisation des entreprises. Le ministre a présenté un programme d’infrastructures comprenant six gares maritimes à Cocobeach, Libreville, Port-Gentil, Omboué, Gamba et Mayumba, ainsi que douze gares routières à travers le pays. Des travaux sont notamment engagés à Koula-Moutou et Tchibanga, tandis que le projet de Lébamba figure parmi les réalisations avancées.
Dans le transport aérien, dix aéroports provinciaux sont concernés par un programme de réhabilitation, dont six seraient déjà livrés ou en chantier. Les aéroports de Tchibanga et de Mayumba figurent parmi les infrastructures évoquées, auxquels s’ajoute le projet d’un nouvel aéroport à Andem.
La vision gouvernementale intègre également le développement des ports et du réseau ferroviaire. Outre les ambitions portuaires de Kobé-Kobé et de Mayumba, le ministre a évoqué deux projets de liaisons ferroviaires destinées à accompagner l’exploitation des gisements de fer de Bélinga, dans l’Ogooué-Ivindo, et de Milingui, dans la Nyanga.
« Il est nécessaire de construire un chemin de fer qui partira de Belinga jusqu’au port de Cobé-Cobé », a-t-il souligné, évoquant également une liaison entre Milingui et Mayumba. Pour le ministre, ces infrastructures devront fonctionner de manière complémentaire afin de faciliter la circulation des personnes et des marchandises.
La question du prix des billets d’avion n’a pas été écartée. Alors que certaines offres pour un aller simple Libreville–Franceville avoisinent les 200 000 FCFA, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi attribue cette situation à plusieurs facteurs, notamment le manque de concurrence, les taxes, les redevances, le coût du carburant et la présence d’agences de voyage non certifiées. Un comité interministériel, présidé par le vice-président du gouvernement, travaille à des solutions susceptibles de réduire ces charges et d’améliorer l’accessibilité du transport aérien.
À travers cet entretien sur Gabon 24, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi a ainsi donné un aperçu des responsabilités qui l’attendent dans cette nouvelle équipe gouvernementale. Si plusieurs chantiers sont déjà engagés, d’autres restent au stade des projets ou des engagements. Au-delà des annonces, c’est désormais leur mise en œuvre, dans des délais raisonnables et avec des résultats visibles, qui permettra aux Gabonais de mesurer les effets de cette feuille de route sur leur quotidien.
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Éducation nationale : Camélia Ntoutoume Leclercq présente six années d’action, que retenir de son passage ?
Sortie du gouvernement à la faveur du remaniement ministériel du 11 octobre 2026, annoncé par la secrétaire générale de la présidence de la République, Murielle Minkoué, Camélia Ntoutoume Leclercq poursuit sa communication autour de son passage à l’Éducation nationale. Après avoir adressé une lettre de remerciements au président Brice Clotaire Oligui Nguema, comme nous l’évoquions dans un précédent article, l’ancienne ministre d’État a rendu public, ce jeudi 29 octobre, sur ses réseaux sociaux, un document de 160 pages retraçant son action entre 2020 et 2026.
Une démarche qui permet de revenir sur les réalisations revendiquées, mais également de s’interroger sur les résultats obtenus face aux attentes de la communauté éducative.
Articulé autour de sept grands chapitres, ce bilan revient sur la diplomatie éducative, la gouvernance, les infrastructures, les innovations pédagogiques, l’inclusion, la vie scolaire et les projets en perspective.
Sur le plan des infrastructures, le document fait état de 993 salles de classe construites, 2 961 réhabilitées, 38 nouveaux établissements et 173 240 tables-bancs distribuées. À cela s’ajoutent la production de plus de 3,2 millions de manuels scolaires, le développement de collections gabonaises et l’introduction progressive des langues nationales dans les apprentissages.
L’ancienne ministre met également en avant la formation de plus de 20 000 enseignants, la régularisation de 4 000 situations administratives sur 6 574 et les performances enregistrées par le Gabon lors de l’évaluation internationale PASEC2024, particulièrement en français.
Mais au-delà des chiffres, quelle appréciation porter sur ce bilan au regard des réalités vécues dans les établissements ? Les constructions annoncées ont-elles suffisamment réduit les effectifs pléthoriques ? Les mesures administratives ont-elles répondu aux préoccupations des enseignants ? Et les réformes pédagogiques ont-elles produit des améliorations perceptibles pour les élèves et leurs familles ?
Ces interrogations méritent d’être posées sans occulter les avancées revendiquées. D’autant que le document reconnaît lui-même l’existence de tensions sociales, de retards et de chantiers inachevés.
Parmi les perspectives figurent notamment 107 projets d’infrastructures scolaires, la poursuite du programme PISE, la digitalisation de la gestion éducative et la consolidation de l’inclusion scolaire.
En publiant ce bilan après la passation des charges du 16 octobre, Camélia Ntoutoume Leclercq laisse un document de référence qui appelle autant à la reconnaissance des actions entreprises qu’à leur évaluation.
Car si les chiffres permettent de mesurer l’activité d’un ministère, la qualité d’un bilan se juge aussi à son impact concret sur les conditions d’enseignement et d’apprentissage. C’est probablement sur ce terrain que les attentes demeurent les plus fortes.
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Naufrage du Prospector 5 à Mayumba : trois corps localisés, deux disparus toujours recherchés
Dans un précédent article consacré au naufrage de la plateforme pétrolière Prospector 5, survenu le 24 octobre 2026 au large de Mayumba, dans la province de la Nyanga, nous évoquions la disparition de cinq personnes et promettions de revenir sur ce drame. C’est désormais chose faite, avec de nouvelles informations faisant état de la localisation de trois corps à l’intérieur de l’épave immergée.
L’information a été confirmée par le vice-amiral Charles Hubert Bekale-Meyong, chef d’état-major de la Marine nationale gabonaise. Selon sa déclaration, les trois corps ont été repérés mercredi 28 octobre grâce à un robot téléopéré engagé dans les inspections sous-marines.
Toutefois, leur identification formelle reste impossible à ce stade. Les équipes spécialisées poursuivent les opérations de récupération des dépouilles, conformément aux procédures en vigueur et aux très hautes instructions du président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema.
Le bilan provisoire fait état de 110 travailleurs secourus, trois corps localisés et deux personnes toujours recherchées.
Pour rappel, la plateforme Borr Prospector 5, propriété de Borr Drilling et mobilisée pour les activités de BW Energy sur le permis Dussafu Marin, avait sombré aux environs de 19 heures. Elle devait rejoindre l’installation MaBoMo pour une campagne de forage de quatre puits dans les champs Hibiscus et Hibiscus South.
Les premières images montraient une structure dangereusement inclinée, compliquant notamment les interventions aériennes. Des témoignages contradictoires avaient alors circulé sur le sort des occupants.
Parallèlement, le parquet de Tchibanga a ouvert une enquête pour établir les circonstances exactes de l’accident. Les interrogations demeurent sur ses causes et les éventuels risques environnementaux.
Nous continuerons de suivre l’évolution des recherches et les conclusions des investigations.
