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Gabon — L’ANINF forme la relève numérique : une stratégie pour consolider la souverenneté technologique nationale

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L’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) a accueilli, ce jeudi 26 février 2026, des élèves du lycée national Léon Mba et des étudiants d’Afram dans le cadre d’une journée portes ouvertes. Initiée pour rapprocher la jeunesse des réalités professionnelles du numérique, cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large visant à bâtir la souveraineté numérique prônée par le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema.

Une vision réaffirmée dès l’ouverture par le Directeur Général

Dès le début de la rencontre, le Directeur Général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, a rappelé la philosophie qui guide ces initiatives d’immersion :

« En investissant dans la jeunesse, nous consolidons les bases de la souveraineté numérique du Gabon. Ce sont ces futurs ingénieurs, développeurs, analystes, administrateurs et spécialistes de l’intelligence artificielle qui porteront demain l’indépendance technologique de notre pays. »

Ce message a immédiatement ancré la journée dans une dynamique d’anticipation et d’excellence, au service des priorités nationales.

Former la jeunesse : un pilier de la souveraineté numérique

À travers cette immersion, les jeunes visiteurs ont découvert les différents métiers de l’ingénierie informatique, de la cybersécurité, du développement applicatif, de la gestion des infrastructures et de l’intelligence artificielle, autant de composantes structurantes du secteur numérique.

Chaque direction de l’institution a présenté son domaine de compétence, permettant aux élèves et étudiants de mesurer l’étendue et la diversité des métiers liés au digital.

Selon Arnold Ramondet Mboumba, directeur de la sécurité et de l’information, l’objectif est clair : préparer une génération capable d’assurer la continuité des missions stratégiques de l’État.

« Nous mettons nos experts à la disposition des élèves et étudiants pour leur expliquer concrètement nos métiers, les compétences recherchées et les débouchés possibles. Le numérique évolue rapidement, et il est essentiel de préparer une relève compétente. »

L’ANINF joue un rôle central dans cette dynamique. L’agence gère le réseau de l’administration, sécurise les données publiques, développe des applications métiers, maintient les infrastructures critiques et renforce ses capacités dans l’exploitation des technologies d’IA — autant de leviers indispensables au renforcement de l’autonomie technologique du Gabon.

Un espace d’orientation et de déconstruction des préjugés

Les intervenants ont également tenu à déconstruire une idée encore trop répandue : les carrières numériques ne seraient réservées qu’aux étudiants des séries scientifiques.

Les directeurs ont insisté sur la primauté de la motivation, de la curiosité et de la capacité d’apprendre.

« Le type de baccalauréat ne constitue pas un frein », ont rappelé les responsables. Les jeunes littéraires, comme les scientifiques, peuvent accéder aux métiers du digital dès lors qu’ils possèdent la volonté d’apprendre.

Une initiative en cohérence avec la vision présidentielle

Pour Prisca Koho épouse Nled, présidente du conseil d’administration de l’ANINF, cette ouverture aux jeunes correspond parfaitement aux orientations du chef de l’État, qui a fait du numérique un pilier de la transformation nationale.

« Notre expérience et celle des directeurs qui ont pris la parole visent à vous aider à faire des choix judicieux. Aujourd’hui, les plus hautes autorités du pays placent le numérique au cœur du développement national. Encore faut-il disposer de ressources humaines qualifiées. »

Cette journée répond donc à un double enjeu : orienter la jeunesse et préparer le pays à un futur où la maîtrise technologique décidera de la compétitivité et de l’indépendance nationale.

Une initiative appelée à s’étendre

Cette rencontre constitue la deuxième vague d’élèves et d’étudiants accueillis par l’agence. L’ANINF prévoit d’élargir ces journées portes ouvertes à d’autres établissements, selon les sollicitations et son calendrier interne.

L’objectif assumé est de créer une dynamique durable de découverte, d’échanges et d’appropriation des métiers du numérique par la jeunesse gabonaise.

Bilan stratégique et projection : la vision ANINF

À l’issue de cette nouvelle vague d’immersion, l’ANINF confirme une trajectoire claire :

▪︎construire un vivier national de compétences numériques,
▪︎favoriser l’émergence d’une jeunesse formée aux standards internationaux,
▪︎intégrer l’IA comme un nouveau champ d’expertise prioritaire,
▪︎accompagner la transformation digitale de l’État,
▪︎renforcer la souveraineté technologique du Gabon grâce à des ressources humaines locales qualifiées.

Cette vision s’aligne pleinement avec les ambitions nationales : faire du numérique non seulement un outil de modernisation, mais un domaine stratégique où le Gabon affirme progressivement sa capacité à innover, sécuriser et gouverner ses propres systèmes.

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Forum UK-Gabon Trade and Investment : l’ANINF érige le numérique en levier stratégique de souveraineté et d’attractivité

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Le mercredi 15 avril 2026, à Libreville, précisément au Nomad, cadre choisi pour la 3ᵉ édition du Forum UK-Gabon Trade and Investment, le Gabon a saisi une tribune économique de premier plan pour affirmer une ambition désormais assumée : faire du numérique un moteur de transformation publique, un accélérateur de compétitivité et un instrument de souveraineté nationale. Dans un contexte international marqué par la course à l’innovation, à la maîtrise des données et à la sécurisation des infrastructures critiques, le pays entend positionner la transition digitale au cœur de son agenda de développement et de sa stratégie d’attractivité.

Portée par l’intervention de M. Alberto Wenceslas MOUNGUENGUI MOUDOKI, Directeur général de l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF), établissement placé sous la tutelle du Ministère de l’Économie Numérique de la Digitalisation et de l’innovation, la participation gabonaise a permis de présenter une vision structurée du digital comme axe prioritaire de coopération avec les partenaires britanniques et internationaux, mais aussi comme levier concret de modernisation de l’État.

Face à un auditoire composé de décideurs publics, d’investisseurs et d’acteurs économiques, le Directeur général de l’ANINF a rappelé que « le développement de demain se construira autour de la maîtrise du numérique, car la compétitivité des nations dépend désormais de leur capacité à contrôler leurs infrastructures, sécuriser leurs données et moderniser durablement leurs services publics », soulignant l’importance stratégique du digital dans les politiques publiques contemporaines.

L’ANINF au cœur de la modernisation de l’État

Chargée de piloter les infrastructures numériques stratégiques du pays, l’ANINF apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux bras opérationnels de la transformation publique engagée sous l’impulsion du Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA.

À travers son intervention, l’Agence a exposé les quatre piliers de la souveraineté numérique gabonaise : gouvernance et régulation, montée en compétences, capacités opérationnelles et coopération internationale. Une approche globale qui vise à éviter la dépendance technologique tout en accélérant la performance administrative.

Un cadre crédible pour attirer les investisseurs

L’un des messages majeurs du forum a porté sur la sécurisation de l’environnement d’investissement. En mettant en avant la loi 037, référentiel de la digitalisation en République gabonaise, l’ANINF a démontré que la transition numérique repose sur une vision structurée et des obligations claires pour les administrations.

« Le Gabon dispose aujourd’hui d’un cap clair, d’un cadre réglementaire solide et d’une méthode cohérente pour réussir sa transformation numérique et bâtir des partenariats durables », a affirmé M. MOUNGUENGUI MOUDOKI. Pour les partenaires économiques, cette lisibilité réduit les incertitudes, renforce la confiance et favorise les engagements durables.

Des opportunités concrètes dans tous les secteurs

Santé, éducation, finances publiques, énergie, hydrocarbures, administration territoriale : le chantier de la digitalisation ouvre un marché transversal à fort potentiel. Le forum a ainsi permis au Gabon de présenter ses priorités tout en offrant aux entreprises étrangères une lecture précise des besoins nationaux en solutions technologiques, financement et expertise.

Infrastructures et cybersécurité : les priorités immédiates

L’ANINF a également recentré les échanges sur les urgences opérationnelles : connectivité, data centers, interopérabilité des systèmes, cybersécurité et services publics numériques. En filigrane, le Gabon affirme son refus des solutions dispersées et des investissements sans cohérence nationale.

Au terme de cette rencontre, le Forum UK-Gabon Trade and Investment aura servi de révélateur stratégique : celui d’un Gabon décidé à ne plus subir la révolution technologique mondiale, mais à l’organiser selon ses intérêts et ses priorités. En plaçant le numérique au croisement de la souveraineté, de l’efficacité publique et de l’attractivité économique, le pays envoie un signal clair aux investisseurs comme à ses partenaires : sa modernisation est engagée, structurée et ouverte aux coopérations à forte valeur ajoutée. Dans cette dynamique, l’ANINF s’impose plus que jamais comme l’un des acteurs centraux de la transformation de l’État et de la construction du Gabon numérique de demain.

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Gabon : interpellé pour un non-remboursement présumé de 5 000 000 FCFA, Bilie-By-Nzé sous mandat de dépôt

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Nouveau rebondissement dans l’affaire impliquant l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nzé, figure majeure de la scène politique gabonaise et personnalité influente de l’opposition. Interpellé mercredi 15 avril 2026 à Libreville dans le cadre d’un dossier financier remontant à 2008, l’ancien chef du gouvernement a été placé sous mandat de dépôt jeudi soir, à l’issue de sa présentation devant la justice. Une évolution judiciaire qui suscite de nombreuses réactions et interrogations au sein de l’opinion nationale.

Selon des proches de son parti, Ensemble pour le Gabon (EPG), il aurait ensuite été conduit à la prison centrale de Libreville dans la soirée.

La procédure porte sur le non-remboursement allégué d’une somme de cinq millions de francs CFA. D’après plusieurs sources médiatiques, le dossier serait lié à une prestation réalisée lors de la 9ᵉ édition de la Fête des cultures en 2008, période durant laquelle il occupait la fonction de président du comité d’organisation.

La plaignante affirme ne jamais avoir perçu le paiement correspondant à ses services. De son côté, l’entourage de l’ancien chef du gouvernement soutient qu’il agissait alors dans un cadre strictement institutionnel, dans l’exercice de ses responsabilités liées à l’organisation de l’événement.

Dans un communiqué, le procureur de la République, Dick Fabrice Boungou Mikolo, a indiqué qu’une enquête avait été ouverte pour des faits présumés d’escroquerie et d’abus de confiance. Le parquet a également rappelé le principe de présomption d’innocence ainsi que le respect du secret de l’enquête en cours.

Au-delà du strict cadre judiciaire, cette affaire alimente déjà un vif débat dans l’opinion publique. Plusieurs observateurs s’interrogent sur le timing de cette procédure, qui vise une figure politique de premier plan de l’opposition, également candidate à la présidentielle du 12 avril 2025 face à Brice Clotaire Oligui Nguema.

Les prises de position répétées d’Alain-Claude Bilie-By-Nzé contre la gestion actuelle du pays nourrissent ainsi des interprétations divergentes, certains y voyant une simple affaire judiciaire, d’autres évoquant un contexte politique potentiellement plus sensible.

À ce stade, aucune preuve publique ne permet toutefois d’établir un lien entre la procédure en cours et les débats politiques nationaux, laissant ouverte une question qui continue d’alimenter les discussions : cette affaire relève-t-elle exclusivement du champ judiciaire, ou s’inscrit-elle aussi dans une dynamique politique plus large ?

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Affaire des 5 millions FCFA : Alain-Claude Bilie-By-Nze interpellé à Libreville

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L’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, également président du parti Ensemble pour le Gabon, formation politique classée dans l’opposition au pouvoir de Brice-Clotaire Oligui Nguema, a été interpellé le mercredi 15 avril 2026 à Libreville puis conduit par les services de sécurité. Cette interpellation s’inscrit dans le cadre d’un dossier à caractère financier remontant à 2008, selon des informations concordantes rapportées par plusieurs médias.

D’après Gabonreview, l’interpellation serait intervenue aux environs de 18 heures, à la sortie de son domicile. Elle s’inscrit dans le cadre d’un litige portant sur une créance de 5 millions de francs CFA liée à une prestation réalisée lors de la 9ᵉ édition de la Fête des cultures, remontant à 2008, période durant laquelle Alain-Claude Bilie-By-Nze était président du comité d’organisation de cet événement.

Selon les éléments rapportés, la réclamation émane d’une prestataire qui indique ne pas avoir perçu le paiement correspondant à ses services. Dans l’entourage de l’ancien chef du gouvernement, il est précisé que ce dernier intervenait en qualité de président du comité d’organisation de l’événement, agissant dans un cadre institutionnel.

Les circonstances de cette interpellation sont également évoquées par Gabonreview, notamment en raison de l’ancienneté du dossier et des modalités de la procédure.

Par ailleurs, des informations complémentaires relayées par Gabon Media Time indiquent que Alain-Claude Bilie-By-Nze serait actuellement entendu à la Direction générale des recherches (DGR) de la gendarmerie nationale, située au camp Roux, dans le troisième arrondissement de Libreville.

À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite concernant la qualification juridique des faits ni les suites judiciaires susceptibles d’être engagées dans cette affaire.

Nous y reviendrons.

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