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Gabon : inauguration du poste frontalier moderne de Kabala pour renforcer la sécurité et les échanges sous-régionaux

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Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, représentant le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, a procédé vendredi 13 mars 2026 à l’inauguration du nouveau poste de police terrestre de Kabala, dans le département des Plateaux, province du Haut-Ogooué, à la frontière avec la République du Congo. Cette infrastructure stratégique vise à moderniser la gestion migratoire, renforcer la sécurité des frontières et faciliter les échanges dans l’espace sous-régional.

La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de l’Intérieur Adrien Nguema Mba, du ministre délégué à l’Économie chargé du Budget Marc Abéghé, ainsi que de plusieurs officiers généraux des forces de défense et de sécurité et de responsables de l’immigration congolaise.

Construite en 2023, cette nouvelle infrastructure s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à renforcer le contrôle migratoire tout en modernisant les dispositifs de surveillance du territoire national. Elle illustre également la volonté des autorités de doter les zones frontalières d’équipements adaptés aux exigences sécuritaires et aux enjeux de coopération régionale.

Une infrastructure moderne pour la gestion migratoire

Implanté sur une superficie de 867,71 m², le nouveau poste frontalier de Kabala comprend notamment un comptoir d’accueil, une salle de réception du public, un box dédié à la délivrance des visas, des bureaux administratifs, une salle d’archives sécurisée, des locaux techniques de sûreté avec distinction de genre ainsi que des espaces d’hébergement destinés aux agents.

Pour le directeur général de la Documentation et de l’Immigration (DGDI), Bernard Ngamankala, ce projet s’inscrit dans une dynamique continentale de modernisation des frontières.
« Ce projet s’inscrit pleinement dans le cadre du Programme frontière de l’Union africaine ainsi que dans les objectifs de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale », a-t-il souligné.

Un outil pour la sécurité et l’intégration régionale

De son côté, le ministre de l’Intérieur Adrien Nguema Mba a rappelé que la mise en service de cette infrastructure répond à plusieurs impératifs stratégiques.
« Elle s’inscrit dans la stratégie de sécurisation des frontières, de renforcement de l’intégration régionale et de facilitation des échanges commerciaux transfrontaliers, conformément à la convention de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale relative à la libre circulation des personnes, au droit de résidence et d’établissement », a-t-il indiqué.

Selon le membre du gouvernement, la gestion du linéaire frontalier doit désormais s’adapter aux nouveaux défis sécuritaires et économiques. Cette infrastructure constitue ainsi la première étape d’un programme plus large de modernisation des postes frontaliers gabonais, avec l’ambition de transformer ces espaces en véritables zones d’échanges et de coopération plutôt qu’en simples barrières administratives.

Une infrastructure saluée par les populations

Au-delà de sa dimension sécuritaire, le projet répond également à une volonté de développement territorial. Aligné sur le Plan national de croissance et de développement (PNCD), notamment dans sa fondation dédiée à la sécurité et à la stabilité nationale, ce poste frontalier vise également à offrir aux agents des conditions de travail modernes favorisant performance et efficacité.

Au nom des populations du département des Plateaux, le président du conseil départemental, Aristide Possot Ntsouna Mbiempala, a salué la réalisation de cette infrastructure. Selon lui, la nouvelle bâtisse marque une rupture nette avec l’ancienne installation, désormais reléguée « au rang de relique ».

Un projet inscrit dans une dynamique de coopération transfrontalière

Pour rappel, le 19 décembre 2023, Hermann Immongault, alors ministre de l’Intérieur et de la sécurité, avait procédé à la signature d’un protocole d’accord avec son homologue congolais Raymond Zéphirin Mboulou, ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local. Cet accord porte notamment sur la construction d’une route de desserte transfrontalière reliant Ekata, dans le département de la Zadié (Ogooué-Ivindo), à Bekongo, dans le district de Mbomo au Congo.

Avec l’inauguration du poste frontalier de Kabala, les autorités gabonaises entendent ainsi poser les bases d’une nouvelle génération d’infrastructures frontalières, plus modernes, plus sécurisées et davantage intégrées aux dynamiques économiques et régionales de l’Afrique centrale.

Danielle / Mihi…

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Gabon : décès de l’abbé Florent Mboumba-Bouassa, grande figure de l’Église catholique

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L’Église catholique gabonaise est en deuil. L’abbé Florent Mboumba-Bouassa est décédé dans la nuit du 13 au 14 septembre 2026, selon une annonce de Mgr Jean Patrick Iba-Ba, archevêque métropolitain de Libreville. Celui-ci a salué « le don de sa vie, son ministère sacerdotal et le témoignage donné au service de l’Église », tout en invitant les fidèles à prier pour le repos de son âme.

Originaire du village Malaba, dans le département de la Douigny à Moabi, Florent Mboumba-Bouassa est né au début de la Seconde Guerre mondiale. Fils de catéchiste, il grandit dans un environnement profondément marqué par la foi. Après des études en France, il est ordonné prêtre le 14 juillet 1968, à la paroisse Saint-Joseph de Tchibanga, dans le diocèse de Mouila.

Au fil des décennies, son parcours dépasse largement le seul cadre pastoral. Théologien, canoniste, historien, musicologue, linguiste, éducateur et chercheur, il s’intéresse à la fois aux questions religieuses, culturelles et identitaires. Il travaille notamment sur le concept Bajaga et compose plusieurs cantiques en langue yipunu.

Très attaché aux médias catholiques, il contribue à leur promotion au Gabon et participe à la mise en œuvre du journal La Lumière. Il est également le fondateur de l’association Les Messagers du Christ et reste associé à la construction de l’église Notre-Dame-des-Apôtres, au PK8 à Libreville.

Son engagement s’étend aussi à des domaines institutionnels. Il a travaillé au sein d’un organe lié à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Des témoignages lui attribuent par ailleurs une contribution, après ses études en France, aux travaux autour de la Constitution de la Première République gabonaise, notamment sur la référence à Dieu.

Profondément attaché à ses racines, à la culture et aux traditions de son terroir, l’abbé Florent Mboumba-Bouassa aura marqué plusieurs générations par la diversité de ses engagements et par sa volonté de faire dialoguer foi chrétienne, savoir, identité culturelle et transmission.

Sa disparition, survenue le jour de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, clôt un parcours de près de six décennies de sacerdoce, entre évangélisation, culture, recherche et engagement intellectuel.

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Cybersécurité : l’ANINF renforce les capacités nationales face aux menaces numériques

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L’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF) poursuit le renforcement de son expertise et de son rôle dans la protection de l’écosystème numérique gabonais. Ce jeudi 10 septembre 2026, à la Tour ANINF, une cérémonie de remise de certificats de participation a marqué l’aboutissement d’un programme de formation de neuf mois, conduit de janvier à septembre 2026 par des experts de MITRE au profit de participants de l’ANINF et de l’administration.

Axée sur le référentiel MITRE ATT&CK et le renseignement sur les cybermenaces, ou Cyber Threat Intelligence (CTI), cette formation a combiné apports méthodologiques et ateliers pratiques. Elle a permis aux participants d’approfondir leur maîtrise de l’analyse du profil, de la posture et du comportement des attaquants.

Les bénéficiaires ont également été formés à la recherche des traces laissées lors de la compromission d’un système, à la reconstitution du déroulement d’une cyberattaque ainsi qu’à l’identification des tactiques, techniques et procédures utilisées dans un environnement informatique.

Ces acquis viennent renforcer les capacités de détection, d’analyse et de réponse face aux cybermenaces, dans un contexte où la protection des systèmes d’information constitue un enjeu majeur de souveraineté.

Les certificats ont été remis par Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, Directeur Général de l’ANINF, et Denise Olsen, experte en cybersécurité et cheffe de projet au sein de MITRE.

Pour le Directeur Général de l’ANINF, cette montée en compétences répond directement aux enjeux de protection des infrastructures numériques du pays : « Renforcer les compétences de nos équipes, c’est renforcer durablement notre capacité à protéger les infrastructures numériques du Gabon et à mieux anticiper les cybermenaces. »

Ce programme s’inscrit dans le partenariat entre le Gabon et les États-Unis d’Amérique, avec l’appui technique de MITRE, en faveur du développement des compétences nationales en cybersécurité et en cyberdéfense.

À travers cette initiative organisée à la Tour ANINF, l’Agence confirme sa place parmi les acteurs centraux de la transformation numérique du Gabon. Son action s’inscrit dans la vision du Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la souveraineté numérique, de la protection des infrastructures critiques et de la montée en compétences des ressources nationales des priorités.

En renforçant l’expertise des acteurs chargés de protéger les systèmes d’information, l’ANINF contribue ainsi à construire une résilience numérique durable et à consolider la souveraineté numérique du Gabon.

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UDB : départ d’Aurélien Mintsa Mi Nguema de la trésorerie, Oligui Nguema invoque la discipline du parti

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Le départ d’Aurélien Mintsa Mi Nguema de la trésorerie générale de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) avait suscité plusieurs interrogations. Brice Clotaire Oligui Nguema a finalement apporté un éclairage, en invoquant à la fois la discipline du parti et les exigences liées à la fonction d’ambassadeur.

Le 9 septembre 2026, une décision lue sur Gabon 1ère par le secrétaire général de l’UDB, Mays Mouissi, a officialisé la nomination de Luc Aymard Madama Moubeya comme nouveau Trésorier général. Il sera assisté de Yannick Mefane et Alice Princesse Antsiendi Ampindi. Le texte ne mentionnait toutefois pas les raisons du remplacement d’Aurélien Mintsa Mi Nguema.

Interrogé par le journaliste Chamberland Moukouama lors d’une visite de chantiers, le chef de l’État a été plus explicite. Revenant sur cette actualité, il a expliqué en substance que cette décision ne relevait pas d’une volonté personnelle, mais du respect de la discipline interne du parti.

« Ce n’est pas une décision personnelle. Il y a des règles au sein du parti et chacun doit s’y conformer. La discipline doit s’appliquer à tous. Par ailleurs, Aurélien Mintsa Mi Nguema exerce désormais les fonctions d’ambassadeur. À ce titre, sa prise de parole publique doit aussi tenir compte des responsabilités liées à cette fonction. Dans ces conditions, il était normal qu’il libère son poste au sein du parti. »

Cette sortie fait notamment écho à l’entretien récemment accordé par Aurélien Mintsa Mi Nguema à Jeune Afrique, dans lequel le frère cadet du président, longtemps discret dans les médias, revenait sur son parcours et son positionnement dans l’environnement du pouvoir.

Mais au-delà du fonctionnement interne de l’UDB, l’affaire pose aussi la question des obligations qui accompagnent une haute fonction de l’État. Nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Gabon en Inde en février 2026, Aurélien Mintsa Mi Nguema représente désormais officiellement l’État gabonais à l’étranger.

À ce titre, sa fonction implique des obligations de réserve, de loyauté, d’impartialité, de discrétion et de protection des intérêts du pays. Un ambassadeur ne s’exprime donc plus uniquement comme acteur politique ou à titre personnel : sa parole publique peut aussi être perçue comme engageant l’image de l’État.

Cela ne signifie pas qu’un diplomate perd toute liberté d’expression ni qu’une interview constitue automatiquement une faute. Mais sa communication doit rester compatible avec les responsabilités institutionnelles qui sont les siennes.

Avant son affectation en Inde, Aurélien Mintsa Mi Nguema avait été directeur général du Budget et des Finances publiques, trésorier du camp du « oui » au référendum de 2024, puis acteur de la campagne présidentielle de 2025 avant de prendre la trésorerie de l’UDB.

Son remplacement peut ainsi être lu au-delà des équilibres internes du parti : il remet en lumière la frontière parfois délicate entre engagement politique et devoirs attachés à la représentation de l’État.

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