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Gabon : avec « Dans un ciel de concorde », la mémoire de Georges Damas Alèka se transmet

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Le Gabon poursuit son travail de mémoire historique et de transmission intergénérationnelle. Ce jeudi 30 avril 2026 à Libreville, la famille de Georges Damas Alèka a procédé à la présentation officielle de l’ouvrage « Dans un ciel de concorde, Georges Damas Alèka, un homme dans l’histoire du Gabon ». Cette initiative marque le lancement des activités commémoratives du 44ᵉ anniversaire de sa disparition (4 mai 1982 – 4 mai 2026).

L’ouvrage dépasse le cadre d’une simple biographie. Il se veut une œuvre de transmission, destinée à relier les générations et à restaurer la place d’une figure majeure de l’histoire nationale, encore méconnue par une partie du public.

Une conférence de presse à forte portée symbolique

La famille Damas Alèka, réunie autour de Claude Damas Ozimo, lors de la conférence de presse.

Organisée au ministère de la Culture, la conférence de presse a revêtu une dimension hautement symbolique. Ce choix met en lumière la dimension culturelle et artistique de Georges Damas Alèka, reconnu non seulement comme homme politique, mais aussi comme poète, écrivain, musicien et compositeur.

Claude Damas Ozimo, représentant de la famille, a rappelé l’objectif du projet :
« Ce n’est pas uniquement une mémoire familiale que nous honorons, mais une mémoire nationale qu’il faut transmettre. »

Il a également insisté sur la nécessité de dépasser les approximations historiques afin de permettre au public de découvrir pleinement la richesse du parcours de l’homme.

Un appel à la lecture et une mise au point historique

Les organisateurs ont invité le public à se procurer le livre pour mieux comprendre l’ampleur de l’engagement de Georges Damas Alèka. Bien qu’il soit largement reconnu comme l’auteur de l’hymne national « La Concorde », cette contribution ne représente qu’une partie de son héritage.

Claude Damas Ozimo a également tenu à clarifier certaines rumeurs persistantes concernant la paternité de l’hymne, affirmant qu’elles ne reposent sur « aucune disposition de preuves matérielles ».

Un parcours entre engagement politique et héritage culturel

Issu des peuples Mpongwè, Georges Damas Alèka s’est construit dans un contexte colonial marqué par les inégalités. Cette réalité a nourri une conscience critique et un engagement constant contre les discriminations.

Le livre évoque son appartenance au clan Anïnwon (« ce qu’on ne peut éteindre ») et la symbolique du nom Ndama, renvoyant à la continuité et à la force collective.

De militant syndical à acteur des premières institutions politiques gabonaises, puis diplomate, il a succédé à feu Bigman à la tête de l’Assemblée nationale après le coup d’État de 1964. Son parcours illustre une trajectoire marquée par la recherche de justice sociale et d’équilibre.

Une figure politique, intellectuelle et artistique

L’ouvrage met en lumière la dimension plurielle de l’homme. Auteur de « L’homme noir » (1969), il y analyse la condition des populations noires sous le système colonial. Il est également compositeur de l’hymne national gabonais, symbole d’unité.

Au-delà de la sphère publique, le livre révèle un homme attaché à la famille, à l’éducation et à la transmission des valeurs.

Un ouvrage auto-édité et une démarche collaborative

Publié en auto-édition par la famille Damas, l’ouvrage a bénéficié de la collaboration de plusieurs contributeurs, notamment dans la recherche documentaire et la structuration des archives. Cette démarche repose sur un important travail mêlant témoignages, mémoire familiale et documents historiques.

Il s’inscrit dans une volonté de réhabilitation historique autour de trois axes : l’histoire du Gabon, l’engagement politique et la dimension intime de l’homme.

Temps forts des commémorations

La présentation du livre s’inscrit dans une semaine commémorative :
▪︎ 30 avril : conférence de presse au ministère de la Culture
▪︎ 2 mai : cérémonie familiale de recueillement
▪︎ 4 mai : dépôt de gerbe au cimetière de Plaine Niger
▪︎ 7 mai : messe de requiem à l’église Notre-Dame des Victoires
▪︎ 8 mai : vernissage et présentation officielle à l’Assemblée nationale (Palais Léon Mba)

Une dimension institutionnelle forte

Le vernissage prévu à l’Assemblée nationale revêt une portée particulière, en lien avec le parcours institutionnel de Georges Damas Alèka, qui a marqué l’histoire parlementaire du pays après les événements de 1964.

La présence de Régis Onanga Ndiaye à la conférence de presse illustre cette reconnaissance institutionnelle. Il a déclaré :
« Cette initiative participe pleinement à la restauration de notre mémoire nationale. »

Une mémoire pour les générations futures

Dans un contexte de réappropriation des récits historiques africains, cet ouvrage vise à combler les zones d’ombre et à transmettre une mémoire fidèle.

Les auteurs résument leur démarche :

« Restaurer les faits tels qu’ils ont été vécus et transmettre une mémoire fidèle aux générations futures. »

Photo de famille réunissant la famille Damas Alèka, Régis Onanga Ndiaye et les représentants du ministère de la Culture.

À travers cette initiative, la famille de Georges Damas Alèka entend inscrire durablement son héritage dans la mémoire collective du Gabon.

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Drame à Oyane 1 : un semi-remorque chute du pont, le conducteur retrouvé mort dans la cabine

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Un grave accident de la circulation s’est produit lundi 21 septembre 2026, aux environs de 21 heures, au niveau du pont d’Oyane 1, sur la Nationale 1. Selon plusieurs témoignages, un camion semi-remorque appartenant à la société IGB a quitté la chaussée avant de s’engouffrer dans l’espace séparant les deux parties du pont.

Le conducteur, identifié par ses collègues comme Steeven Ndonko, âgé d’environ 40 ans, se trouvait seul à bord du véhicule au moment de l’accident.

À l’heure où nous publions cet article, les éléments de la gendarmerie et les sapeurs-pompiers sont mobilisés sur les lieux. Le corps du conducteur est visible à l’intérieur de la cabine fortement endommagée, où il apparaît broyé par la violence du choc. Les opérations se poursuivent pour procéder à son extraction.

Les causes exactes de l’accident restent pour l’instant inconnues. Sur place, certaines personnes évoquent néanmoins la fatigue ou un possible assoupissement au volant. Des hypothèses qui ne reposent, à ce stade, sur aucune conclusion officielle. L’absence d’éclairage dans cette zone est également relevée par plusieurs usagers, sans qu’un lien direct avec le drame puisse encore être établi.

À Oyane 1, la population est sous le choc, tout comme de nombreux automobilistes qui empruntent quotidiennement cet axe de la Nationale 1.

Les constatations se poursuivent afin de déterminer les circonstances précises de cet accident.

Nous y reviendrons.

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Tchibanga : Upsonne BOUASSA KOUMBA dresse le bilan d’une année d’actions dans le 2e arrondissement

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La politique de proximité était au cœur des activités, ce samedi 19 septembre 2026, dans le deuxième arrondissement de la commune de Tchibanga. Upsonne BOUASSA KOUMBA, député siégeant en lieu et place d’Ulrich MANFOUMBI MANFOUMBI, rappelé au gouvernement en qualité de ministre d’État aux Transports, porte aujourd’hui la voix des populations à l’Assemblée nationale.

À travers une série de causeries animées dans les quartiers Batsiengui, Moukenga, Ingara, Château et Mavoundi, accompagné des élus locaux de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) de la commune de Tchibanga, le député est allé à la rencontre des populations pour présenter non seulement le bilan à mi-parcours des engagements pris lors des dernières élections législatives et locales, mais aussi expliquer les grands chantiers lancés sous l’impulsion de Brice-Clotaire Oligui Nguema, président fondateur de l’UDB.

Au fil des échanges, Upsonne BOUASSA KOUMBA a voulu inscrire cette démarche dans une logique de redevabilité politique, en revenant devant les habitants un an après les engagements pris. L’objectif, selon lui, était de rappeler les actions déjà menées, les projets en cours et les priorités qui restent à poursuivre dans le deuxième arrondissement et, plus largement, dans la ville de Tchibanga.

« Nous avions pris des engagements devant les populations au moment des élections. Un an après, il était important de revenir vers elles pour leur présenter ce qui a déjà été réalisé, ce qui est en cours et les efforts qui restent à poursuivre. Les promesses faites par Ulrich MANFOUMBI MANFOUMBI ne sont pas restées de simples paroles : aujourd’hui, nous sommes là pour en rendre compte », a-t-il expliqué devant les populations.

Sur le plan sanitaire, l’orateur a notamment cité la rénovation du dispensaire de Mougoutsi et son approvisionnement périodique en médicaments. « Ce dispensaire nous tient à cœur parce qu’il est un véritable levier de santé de proximité pour les populations », a-t-il souligné, évoquant une dotation en médicaments estimée à 4 millions de FCFA tous les trois mois. Une action présentée comme une réponse aux besoins quotidiens des familles, notamment celles qui rencontrent des difficultés d’accès aux structures de santé.

Le bilan présenté concerne également l’accès à l’eau, avec 14 fontaines publiques, ainsi que l’installation effective de 250 panneaux solaires. Des initiatives qui, selon Upsonne BOUASSA KOUMBA, doivent contribuer à améliorer progressivement le cadre de vie dans les quartiers. « Il faut que l’eau rentre davantage dans les quartiers », a-t-il insisté, soulignant que les besoins restent importants.

La jeunesse a également occupé une place importante dans les échanges. Parmi les actions évoquées figure l’accompagnement à l’obtention du permis de conduire, avec une enveloppe de 1 800 000 FCFA, soit 300 000 FCFA pour chacun des six bénéficiaires exerçant dans le transport public par taxis-motos. À Tchibanga, ces motos constituent, pour une partie de la population, un moyen de déplacement quotidien et, pour de nombreux jeunes, une véritable activité génératrice de revenus. L’initiative vise ainsi à favoriser leur régularisation, à renforcer leur autonomie et à leur permettre d’exercer leur activité dans de meilleures conditions.

Toujours dans le domaine de l’entrepreneuriat, un camion a été mis à la disposition des jeunes sabliers du deuxième arrondissement de la commune de Tchibanga afin de faciliter le transport et l’exploitation du sable. Par ailleurs, les dossiers de plusieurs jeunes sont actuellement en cours de traitement à la banque Bambou afin de leur permettre de bénéficier de crédits destinés à investir dans différents secteurs d’activité.

Dans le domaine social et éducatif, Upsonne BOUASSA KOUMBA a rappelé la distribution de plus de 3 000 cadeaux aux enfants à Noël 2025, ainsi que de plus de 2 500 kits scolaires destinés à la rentrée scolaire 2026-2027. Des administrations locales ont également été dotées de matériel informatique, tandis que l’association Ndossi, une organisation regroupant des personnes vivant avec un handicap, a bénéficié d’un service traiteur complet capable de servir 100 personnes.

Au-delà de ce bilan à caractère politique, l’honorable député a également attiré l’attention sur plusieurs chantiers qui transforment progressivement Tchibanga. Il a notamment cité l’aéroport, la construction du nouvel hôpital dont les bâtiments sortent progressivement de terre, la cité administrative comprenant 50 maisons dont une dizaine sont déjà achevées, la nouvelle gare routière, la Maison de la femme en phase de livraison, la rénovation de plusieurs écoles de Tchibanga afin d’offrir de meilleures conditions d’apprentissage aux élèves, la construction du camp de gendarmerie, les aires de jeux, ainsi que la desserte en eau et en électricité de la Cité des cadres.

À cette liste s’ajoutent la ligne électrique reliant Mayumba à Tchibanga, dont les travaux sont à un stade très avancé, la nouvelle mairie centrale, le guichet unique, la Caisse des Pensions et des Prestations Familiales des agents de l’État (CPPF), également en phase de livraison, la construction du pont sur la rivière Mougoutsi, déjà livré, l’éclairage public, ainsi que le projet industriel lié au marbre de Doussiegoussou, entre autres.

Ces différents chantiers s’inscrivent dans la dynamique de développement impulsée par le président de la République, Brice-Clotaire OLIGUI NGUEMA, avec plusieurs projets aujourd’hui visibles dans la capitale provinciale. Au cours des causeries, ces réalisations ont servi à rappeler que la Nyanga occupe également une place importante dans les transformations engagées à travers le pays.

« Le président de la République ne nous a pas oubliés, il pense fortement à la Nyanga », a notamment souligné Upsonne BOUASSA KOUMBA.

Cette lecture rejoint plusieurs projets structurants engagés ou suivis dans la Nyanga, notamment dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et de l’exploitation des ressources minières.

Avec pour message central que « la Nyanga doit sortir des ténèbres, comme le souhaite lui-même le président Brice-Clotaire OLIGUI NGUEMA », ces rencontres ont également permis de remettre en avant le triptyque prôné par le vice-président du parti, Ulrich MANFOUMBI MANFOUMBI : unité, amour et solidarité.

Aux côtés des élus locaux qui l’ont accompagné lors des différentes causeries, les initiateurs de cette démarche disent vouloir maintenir cette proximité avec les populations au-delà des périodes électorales, en poursuivant le dialogue et le suivi des engagements pris.

Une ambition résumée par cette formule reprise au cours des échanges : « Le rêve de tous les Nynois est que nous puissions être heureux. »

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Incendie à Montagne Sainte : une famille perd plus de 3 millions de FCFA et l’ensemble de ses biens dans les flammes

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Quelques jours après l’incendie qui a ravagé deux habitations au quartier Montagne Sainte, dans le 3e arrondissement de Libreville, de nouveaux éléments émergent sur les circonstances du sinistre et l’ampleur des pertes subies par les familles touchées.

Selon le témoignage de l’une des propriétaires victimes, l’incendie aurait été provoqué par une succession de coupures d’électricité suivies d’un retour du courant. D’après elle, le feu aurait pris naissance dans le domicile voisin avant de se propager rapidement à son habitation.

Cette version reste toutefois celle d’une sinistrée et devra être confirmée par les constatations des services compétents afin d’établir avec précision l’origine du feu.

Pour cette dame et sa famille, le bilan matériel est particulièrement lourd. L’habitation a été entièrement détruite, emportant avec elle des documents administratifs, des papiers personnels ainsi que les diplômes de ses enfants.

La sinistrée affirme également avoir perdu une somme de plus de 3 millions de FCFA, comprenant notamment l’argent issu de son activité de restauration et de bar qu’elle exerçait à son domicile, ainsi qu’une enveloppe contenant des fonds appartenant à son beau-fils.

En l’espace de quelques minutes, c’est ainsi une grande partie des biens, des documents et des économies de cette famille qui a disparu. Fort heureusement, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée dans cet incendie survenu le jeudi 17 septembre 2026.

L’intervention des sapeurs-pompiers avait permis de contenir les flammes et d’éviter leur propagation à d’autres habitations du voisinage. Pour les familles sinistrées, commence désormais une difficile phase de reconstruction après la perte de l’essentiel de leurs biens.

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