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Forum National de Concertation : cap sur la souveraineté avicole au Gabon
Akanda, 25 août 2025 – Le Gabon engage un tournant décisif pour son indépendance alimentaire. Placé sous le Haut Patronage du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Brice-Clotaire Oligui Nguema, le Forum National de Concertation sur la mise en œuvre de l’interdiction des importations de poulets de chair et le renforcement de la filière avicole gabonaise, qui se tient du 25 au 26 août 2025, s’est ouvert ce lundi à l’Hôtel Nomad, dans la commune d’Akanda.
Organisé par le Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, l’événement réunit pendant deux jours les principaux acteurs et partenaires du secteur avicole pour élaborer la feuille de route nationale 2025–2027 et définir le plan d’action opérationnel qui guidera le lien vers l’autosuffisance.
Une décision présidentielle « courageuse et hautement stratégique »
Dans son allocution d’ouverture, le ministre de l’Agriculture, Mme Odette Polo épouse Pandzou, a rappelé que le Chef de l’État a tranché : à compter du 1er janvier 2027, les importations de poulets de chair seront interdites. Une mesure qualifiée de « décision courageuse et hautement stratégique », qui ouvre selon elle des perspectives inédites pour l’économie nationale.

Madame Odette Polo épouse Pandzou, Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, ici présente durant le forum
« La filière avicole constitue désormais un pilier essentiel des nouvelles perspectives agropastorales du Gabon », a-t-elle affirmé, soulignant que ce virage pourrait générer « une manne de plusieurs dizaines de milliards de francs CFA, avec des retombées positives pour l’économie, la promotion entrepreneuriale et la lutte contre le chômage des jeunes. »
Structurer une filière encore dépendante
Madame Odette Polo épouse Pandzou a dressé un constat sans détour : le Gabon reste aujourd’hui dépendant des importations de poulets de chair. D’où l’urgence, selon elle, de renforcer les capacités de production et de transformation, d’assurer la qualité sanitaire et la compétitivité des produits, tout en garantissant leur accessibilité à un prix abordable.
« L’objectif in fine est clair : faire du Gabon un pays autosuffisant en poulet de chair, créateur de valeur ajoutée et générateur d’emplois durables pour notre jeunesse et nos territoires », a martelé Mme Polo épouse Pandzou.
« L’agriculture, une urgence nationale »
Le ministre a par ailleurs appelé à rompre avec les erreurs du passé. Rappelant le colloque que de nombreuses initiatives soient restées au stade des « grandes solutions inexploitables ».
« Notre pays a trop souffert de grandes solutions inexploitables ; il est temps de faire de l’agriculture une véritable priorité », a-t-elle lancé, avant d’ajouter : « Il est désormais temps de considérer l’agriculture comme une véritable priorité nationale. »
Elle a exhorté les participants à privilégier le pragmatisme : « Des solutions crédibles, immédiatement opérationnelles, sont ce que nous attendons pour faire avancer la filière. »
Une feuille de route et des livrables attendus
La première journée du forum a été consacrée au diagnostic de l’état actuel de la filière avicole, à travers un atelier structuré autour de plusieurs thèmes, allant de la politique fiscalo-douanière nationale et des incitations à l’investissement, jusqu’à l’encadrement de la production, de la transformation et de la commercialisation du poulet de chair.
Le deuxième jour sera dédié à la compilation des rapports issus de l’atelier, afin de définir une stratégie nationale cohérente et opérationnelle pour la filière.
Dans ce cadre, les principaux livrables attendus du Forum National de Concertation sont :
▪︎ la feuille de route nationale pour la souveraineté avicole 2025–2027,
▪︎ le plan d’action opérationnel,
▪︎ le tableau de bord d’indicateurs pour le suivi et l’évaluation des actions.
Une étape clé pour l’avenir de la filière
En somme, ce forum marque une étape décisive vers l’autosuffisance en poulets de chair et la structuration d’une filière nationale solide. Il vise à garantir à la population un approvisionnement régulier, sain et abordable, tout en ouvrant de nouvelles opportunités d’emplois pour les jeunes.
Au-delà du poulet de chair, cette initiative s’inscrit dans la révolution agricole du plan stratégique Bâtissons l’Édifice Nouveau 2025–2032, qui a convaincu la population et porté Brice-Clotaire Oligui Nguema à la tête du pays.
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Belinga : la mission gabonaise s’achève au cœur des mines australiennes
Après plusieurs jours de rencontres et de discussions à Perth, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a achevé sa mission officielle en Australie par une visite des installations de Fortescue dans la région de Pilbara, en Australie-Occidentale. Une étape importante pour la délégation gabonaise, venue observer de près le fonctionnement de l’un des plus grands groupes miniers au monde.
Cette immersion sur le terrain est intervenue après les échanges avec le fondateur et président exécutif de Fortescue, le Dr Andrew Forrest. Les discussions ont notamment porté sur l’avenir du projet Belinga, les infrastructures nécessaires à son développement, les investissements, l’industrialisation, la formation des Gabonais et le transfert de technologies.
À Pilbara, la délégation a découvert une chaîne de production entièrement intégrée, allant de l’extraction du minerai à son traitement, puis à son transport et à son exportation. Fortescue exploite cinq sites miniers répartis entre les pôles de Chichester, de l’Ouest et d’Iron Bridge.
Cloudbreak et Christmas Creek produisent près de 100 millions de tonnes par an. Solomon et Eliwana atteignent un volume similaire, tandis qu’Iron Bridge se distingue par la production d’un concentré de magnétite à haute teneur.
Pour transporter le minerai, Fortescue s’appuie sur une ligne ferroviaire de 760 kilomètres reliant les mines à Port Hedland. Le port Herb Elliott peut exporter jusqu’à 210 millions de tonnes par an, avec plus de 990 départs de navires minéraliers. À Perth, le centre d’opérations « The Hive » permet de suivre à distance les activités minières, ferroviaires et portuaires grâce aux données en temps réel et aux technologies autonomes.
Le groupe transporte ainsi plus de 200 millions de tonnes de minerai chaque année. Il emploie plus de 20 000 personnes, a réalisé des projets d’une valeur de 46,2 milliards de dollars et expédié plus de 2,5 milliards de tonnes de minerai à travers le monde.
Pour le Gabon, cette visite va bien au-delà de la découverte d’installations industrielles. Elle permet de mieux mesurer ce que représentera, demain, le développement de Belinga, actuellement en phase d’exploration par Fortescue Belinga.
Derrière les chiffres et les machines, l’enjeu concerne surtout les emplois, la formation des jeunes, les infrastructures et les perspectives offertes aux populations. En se rendant à Pilbara, Hermann Immongault a voulu voir, comprendre et préparer les prochaines étapes. L’ambition demeure de faire de Belinga un projet capable de soutenir durablement l’industrialisation et la prospérité du Gabon.
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Fer de Belinga : plus de 250 milliards de FCFA investis, Fortescue dresse le bilan de ses trois premières années au Gabon
Trois ans après son arrivée au Gabon, Fortescue poursuit méthodiquement le développement du projet de fer de Belinga. Si l’exploitation du minerai n’a pas encore débuté, l’entreprise australienne estime avoir franchi plusieurs étapes structurantes qui traduisent l’avancement progressif de l’un des plus importants projets miniers du pays.
Le 1er juillet 2026, Fortescue a présenté le bilan de ses trois premières années d’activité dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Des investissements aux infrastructures, en passant par les travaux géologiques et l’emploi local, l’entreprise met en avant les fondations déjà posées avant la phase d’exploitation minière.
Selon les chiffres communiqués, plus de 250 milliards de FCFA ont été investis depuis son arrivée au Gabon. Un montant qui a notamment permis la réalisation et la programmation de 225 000 mètres linéaires de forages destinés à mieux connaître le potentiel du gisement et à préparer les prochaines phases du projet.
Sur le terrain, Fortescue revendique également plus de 450 kilomètres de routes développées et entretenues afin de faciliter l’accès aux différents sites du projet. À cela s’ajoutent plus de 900 places d’hébergement installées pour accompagner les activités opérationnelles et la présence des équipes mobilisées sur le chantier.
Le volet humain figure également parmi les éléments mis en avant par l’entreprise. Plus de 700 Gabonaises et Gabonais sont aujourd’hui directement impliqués dans le projet, témoignant de la volonté affichée d’associer les compétences nationales au développement de Belinga.
Ces réalisations s’inscrivent dans la continuité de la convention minière signée entre l’État gabonais et Fortescue, qui prévoit, à terme, des investissements de plusieurs milliards de dollars ainsi que la création de milliers d’emplois directs et indirects.
Si les attentes demeurent importantes autour du lancement effectif de l’exploitation minière, le bilan présenté par Fortescue rappelle qu’avant de devenir une mine, Belinga se construit progressivement. Les investissements consentis, les infrastructures déployées et les travaux techniques engagés constituent autant d’étapes qui permettront de déterminer le rythme et l’ampleur des prochaines phases de ce projet stratégique pour l’économie gabonaise.
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Potasse de la Banio : Hui Neng Group s’inscrit dans la vision industrielle du Gabon
Le gisement de potasse de la Banio, situé dans la province de la Nyanga, continue de renforcer l’attractivité économique du Gabon. Le 17 juillet dernier, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, entouré des ministres en charge des Transports, des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie et de l’Environnement, a reçu une délégation de la holding chinoise Hui Neng Group venue explorer les opportunités offertes par ce projet stratégique.
Déjà présente au Laos et en Sierra Leone, cette entreprise spécialisée dans la chimie thermique et l’énergie ambitionne de contribuer au développement industriel de la Nyanga. Son vice-président, Li Yongzhen, est venu s’enquérir des avantages et des mécanismes proposés par l’État gabonais dans le cadre d’un éventuel partenariat autour de l’exploitation de la potasse de la Banio.
Au cours des échanges, Hermann Immongault a présenté les grands projets structurants engagés par le Gabon. Parmi eux figure le projet de construction du port en eau profonde de Mayumba, actuellement en négociation avec Abu Dhabi Group, destiné à faciliter l’exportation du marbre, du fer et de la potasse produits dans la région. Le pays prévoit également de porter sa capacité énergétique de 16,5 MW actuellement à 2 148 MW en 2030, puis à 2 291 MW à l’horizon 2035 pour accompagner cette dynamique industrielle.
Cette ambition s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la transformation locale des ressources naturelles, de la souveraineté économique et de l’industrialisation du pays des axes majeurs de son action. L’objectif affiché est de créer davantage de valeur ajoutée, d’emplois et d’opportunités pour les Gabonais.
Saluant des réponses « très claires et concrètes », Li Yongzhen a annoncé que les prochaines étapes porteront sur l’évaluation technique du projet et des visites de terrain. Le gouvernement gabonais reste, quant à lui, attaché à un principe intangible : tout projet devra respecter les normes environnementales et contribuer au développement durable du Gabon.
