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Fang : “Anina” Insuffle une Nouvelle Vie au Hip-Hop Gabonais
La scène hip-hop gabonaise vit une période de renaissance dynamique, où les jeunes talents et les artistes aguerris se croisent pour offrir une musique toujours plus riche et diversifiée. Parmi ces figures emblématiques, Fang se distingue par son retour remarquablement attendu avec le titre “Anina”. Après une carrière de deux décennies, le rappeur prouve une fois de plus qu’il est un acteur clé dans l’évolution du genre au Gabon.
Depuis ses débuts avec le label Casino Management, Fang a su évoluer avec son temps, adaptant son style tout en conservant une empreinte unique. Aujourd’hui âgé de 40 ans, il réaffirme son talent avec un nouveau clip visuellement stimulant qui reflète son expertise en graphisme et en infographie. Malgré un décor rudimentaire, le visuel de “Anina” est soigné, preuve de l’originalité et de la créativité continues de l’artiste.
“Anina” marque un tournant dans la carrière de Fang. Le titre, qui fusionne habilement des influences telles que l’Amapiano, la guitare congolaise et l’afro tcham, crée une sonorité à la fois moderne et entraînante. Ce mélange innovant, qui invite à la danse, se distingue par son message profond : celui de la sagesse transmise par les aînés, représentée comme une lumière guidant les jeunes générations.
Le retour de Fang ne se limite pas à une simple réapparition ; il s’inscrit dans un contexte plus large de revitalisation du hip-hop gabonais. À travers “Anina”, Fang démontre non seulement son talent persistant mais aussi son engagement à contribuer à l’édifice culturel de son pays. En mariant modernité et tradition, il montre la voie aux jeunes artistes, affirmant que l’innovation peut coexister avec le respect des racines musicales.
Le retour de Fang avec “Anina” est un événement marquant pour le hip-hop gabonais, une affirmation de son évolution et un encouragement pour les futures générations d’artistes. Le rappeur continue ainsi de jouer un rôle essentiel dans l’enrichissement et la diversification de la scène musicale de son pays, avec une passion et un talent inaltérés.
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Mareless parle fort, le rap écoute : Boom Boom Boom
Après une année 2025 particulièrement prolifique, Mareless confirme en 2026 qu’elle compte bien maintenir la cadence. La rappeuse, signée chez Mapane Life Style, label dirigé par Hoffman, a récemment dévoilé le titre Boom Boom Boom, accompagné d’un clip réalisé par MR Afiz. Un visuel ancré dans un univers street, fidèle aux codes du rap, qui met en lumière une artiste sûre d’elle et de sa trajectoire.
Connue pour son flow incisif, sa plume affûtée et son sens aigu de la punchline, Mareless s’impose comme l’une des figures féminines les plus redoutables de la scène rap gabonaise. À chacune de ses sorties, le public s’attend à une performance maîtrisée et sans concession. Boom Boom Boom ne fait pas exception, avec une forte dose d’égotrip assumé, portée par une assurance pleinement revendiquée.
« Je joue avec la musique comme au jardin », lâche-t-elle, soulignant avec aisance que le rap est pour elle un terrain qu’elle domine. Plus loin, elle impose le respect : « Il faut me respecter comme on respecte les grands », une déclaration qui résonne comme une mise au point claire dans un univers encore largement masculin.
Le clip renforce cette posture de leader. Mareless apparaît entourée des jeunes de PK06, quartier emblématique et lieu de résidence du label Mapane Life Style, donnant l’image d’une artiste soutenue, respectée et solidement ancrée dans son environnement. Une présence collective qui accentue son autorité et son charisme.
Sur le plan musical, son flow se pose avec précision sur une production lourde signée Chris Da Crazy. Le mix et le mastering, assurés par Psyko The Beatmaker, apportent une finition soignée qui renforce la puissance du morceau.
En guise de signature, la voix de Lestat, légende du rap gabonais et manager de Mareless, clôt le titre. Une présence symbolique qui rappelle que l’artiste est bien entourée, structurée et prête à répondre au quart de tour.
Avec Boom Boom Boom, Mareless affirme davantage sa place et confirme qu’elle est une rappeuse avec laquelle il faut désormais compter.
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« Dihmba » : Mouyanga signe un retour à l’image salué par le public
Après plusieurs années de silence discographique et une longue absence sur le plan visuel, le groupe tradi-moderne Mouyanga a marqué son retour le 1er janvier avec la sortie du clip « Dihmba », premier extrait de son prochain album « Ndongui ». Une sortie très attendue, accueillie avec enthousiasme par un public heureux de redécouvrir le groupe à l’image.
Le clip « Dihmba » s’impose comme un moment fort, tant par sa portée symbolique que par le plaisir qu’il procure. À travers une mise en scène sobre et expressive, chants, danses et énergie collective se conjuguent pour affirmer une tradition vivante, fidèle à l’identité du groupe.
Pour ce titre, Thierry Ndoumou Loudy assure l’interprétation principale. Sa voix porte le message avec profondeur, soutenue par la présence chorale et scénique des autres membres, renforçant l’esprit de communion qui traverse le clip.
Interrogé sur la signification de « Dihmba », Thierry Ndoumou Loudy explique que le terme renvoie à la chanson comme mémoire vivante d’un peuple. « La chanson est un instrument de sauvegarde de l’identité et de transmission des savoirs. Elle raconte des expériences individuelles et collectives, véhicule l’histoire et crée un lien social qui rassemble au-delà des différences », précise-t-il.
Cette vision se traduit à l’image par la présence marquée de la danse ingwala, symbole du lien entre le corps, la parole chantée et la mémoire collective. Elle relie les générations, unit les communautés et donne au clip une dimension culturelle forte.
Réalisé par Wiltrand Shot, le clip se distingue par une approche visuelle épurée, mettant en valeur les gestes, les expressions et l’énergie du groupe. Sur les réseaux sociaux, les réactions sont immédiates et positives, saluant un retour à l’image réussi après une longue pause visuelle.
Avec « Dihmba », Mouyanga rappelle que le clip est aussi un espace de narration culturelle. Ce retour annonce un album « Ndongui » attendu et confirme la capacité du groupe à transmettre et à rassembler.
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Extra Musica Nouvel Horizon : “DGSP”, le moteur de l’EP VAR
En République du Congo, au-delà des figures pionnières comme Les Bantous de la Capitale , Extra Musica Nouvel Horizon s’impose depuis plusieurs années comme l’un des orchestres les plus actifs et populaires de la scène musicale congolaise. Issu du label Beber Étou Prod et managé par Beber Étou, le groupe multiplie les titres à succès et les projets qui renforcent sa notoriété.
Très attendu sur le marché musical, l’EP VAR a suscité une forte impatience auprès du public. Après plusieurs mois d’attente, les mélomanes ont enfin découvert “DGSP”, premier extrait d’un projet de 8 titres, mis en ligne le 24 décembre comme un cadeau de fin d’année.
À travers “DGSP”, Extra Musica Nouvel Horizon aborde les violences subies par les populations, tout en saluant le rôle de la Direction Générale de la Sécurité Présidentielle (DGSP) dans la sécurisation des citoyens. Fidèle à son identité musicale, l’orchestre conserve un rythme festif et un dombolo entraînant, accompagné de pas toujours aussi vivaces, sans perdre de vue la portée du message.
L’accueil du public est immédiat. En quelques jours, le clip cumule déjà plus de 900 000 vues et pourrait atteindre le million en moins de 72 heures, preuve de l’engouement autour du groupe. Cet intérêt confirme également l’attente massive suscitée par l’EP VAR, disponible depuis le 24 décembre, et largement apprécié par les amateurs de bonne musique congolaise.
À l’image de la VAR dans le football, Extra Musica Nouvel Horizon affiche une volonté claire : analyser ses erreurs musicales, corriger les plus marquantes et proposer un projet plus abouti. Une démarche assumée qui place l’orchestre dans une dynamique d’évolution constante.
NA / Mihi…

