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Fally Ipupa « plus fort » que Michaël Jackson : Jungeli s’égare
Une récente déclaration de Jungeli, chanteur français d’origine congolaise, a déclenché une polémique sur les réseaux sociaux. Jungeli a osé comparer Fally Ipupa, une star de la rumba congolaise, à la légende de la musique pop, Michaël Jackson. Cette comparaison audacieuse a suscité des réactions passionnées de la part des fans de musique du monde entier.
Fally Ipupa est indéniablement un artiste talentueux qui connaît un succès remarquable en Afrique, notamment dans les pays francophones. Depuis ses débuts en solo en 2006, après avoir quitté le groupe Quartier Latin de Koffi Olomidé, Fally Ipupa a enchaîné les succès avec des albums qui ont rencontré un vif succès, notamment auprès du public féminin. Il a également accumulé des récompenses et des certifications de disques d’or en France.
Cependant, comparer Fally Ipupa à Michaël Jackson, une figure emblématique qui a révolutionné la musique pop et influencé des générations d’artistes à l’échelle mondiale, est audacieux, voire provocateur pour certains. Michaël Jackson, décédé en 2009, reste une icône de la musique avec un héritage musical et culturel inégalé. Ses réalisations, ses records de ventes d’albums et ses multiples récompenses aux Grammy Awards témoignent de son influence mondiale.
La comparaison a été largement critiquée par les internautes et les fans de musique. Beaucoup ont qualifié cette déclaration de “sortie de route” et “d’injure” envers Michaël Jackson. Les commentaires ont souligné l’importance de reconnaître l’influence et l’impact de Michaël Jackson sur la musique mondiale, bien au-delà du succès régional de Fally Ipupa.
Face à la vague de critiques, Jungeli a tenté de clarifier ses propos en soulignant qu’il avait grandi avec la musique de Fally Ipupa et que ses chansons lui avaient procuré une émotion particulière. Il a également reconnu que Michaël Jackson était une “légende indiscutable”. Néanmoins, cette tentative d’apaisement n’a pas convaincu tous ses détracteurs.
Cette controverse met en lumière la passion et l’émotion que la musique peut susciter chez les fans. Elle souligne également un problème plus large : beaucoup de jeunes artistes semblent manquer de culture musicale et de connaissance des artistes qui ont façonné l’industrie musicale avant eux. Il est essentiel pour les artistes émergents de découvrir les catalogues des grands artistes qui les ont précédés, d’apprécier leurs innovations et leur influence, afin de mieux comprendre et respecter l’histoire de la musique.
Mihi…
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Grève dans l’éducation : SOS Éducation durcit le ton – « Trop, c’est trop »
Réunis en assemblée générale le samedi 10 janvier 2026 à l’école Martine Oulabou, dans le deuxième arrondissement de Libreville, les enseignants membres du collectif SOS Éducation ont décidé de maintenir et de durcir leur mouvement de grève sur l’ensemble du territoire national. Cette décision fait suite aux mesures gouvernementales jugées insuffisantes face à la crise persistante que traverse le secteur éducatif.
Au cœur des échanges, les enseignants ont réaffirmé leur refus de toute négociation indirecte. Le collectif exige un dialogue direct avec les plus hautes autorités de l’État, estimant que seules celles-ci sont en mesure d’apporter des solutions durables. Les acquis liés aux carrières administratives, selon SOS Éducation, ne sont pas négociables.
Malgré la mise en place d’une commission tripartite le mardi 6 janvier, le paiement partiel de certaines vacations, l’annonce de postes budgétaires et la régularisation annoncée de 3 000 situations administratives, le collectif estime que ces mesures restent largement insuffisantes. Les montants des vacations versés ont notamment provoqué une vive colère au sein du corps enseignant.
Pour Marcel Libama, l’un des porte-voix du mouvement, « les commissions, c’est de l’enfumage », traduisant l’incapacité des gouvernements successifs à résoudre les problèmes structurels de l’éducation depuis plus de 17 ans. Il soutient que le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, demeure le seul décideur capable de débloquer la situation.
Même position pour Daniel Edgar Akoma Abeing, membre de SOS Éducation, pour qui le temps des discours est révolu. Les revendications demeurent inchangées : régularisation des situations administratives avec effet solde, affectation des sortants des écoles de formation, prise en compte des enseignants bénévoles et confessionnels, règlement de la situation des 900 enseignants des sciences, ainsi que l’octroi des primes de transport, de logement et d’éloignement.
Le mouvement bénéficie par ailleurs du soutien des parents d’élèves, solidaires des enseignants dans une lutte qu’ils jugent déterminante pour l’avenir de l’école gabonaise.
Pour renforcer la mobilisation, Marcel Libama a publié, le dimanche 11 janvier, une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, dans laquelle il lance un appel clair à tous les enseignants :
« Être militant, ce n’est pas seulement adhérer à une cause, c’est agir concrètement pour son organisation. Cette négociation doit se mener sous la pression. Plus nous serons nombreux, plus nous nous mobiliserons ensemble et plus vite nous sortirons de cette crise. Nous ne gagnerons pas cette bataille sans sacrifice. »
Il a insisté sur la nécessité de respecter scrupuleusement le mouvement de grève, rappelant que le droit de grève est un droit constitutionnel, et qu’il s’agit d’un droit à la contestation et à la révolte citoyenne dans un État démocratique.
En attendant un signal fort des autorités, aucun cours ne devait se tenir ce lundi 12 janvier dans les établissements publics et confessionnels. Au regard du silence observé dans les écoles, la grève a effectivement pris forme, la consigne ayant été largement suivie sur l’ensemble du territoire national. Comme l’a résumé Marcel Libama, le mot d’ordre est clair : « Trop, c’est trop ».
Vane / Mihi...
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Gabon : Hermann Immongault préside le premier séminaire gouvernemental de l’année 2026
Le samedi 10 janvier 2026, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a présidé le premier séminaire gouvernemental de l’année, organisé de 8h à 18h à la salle du Conseil interministériel. Il s’agissait également du premier séminaire de la nouvelle équipe gouvernementale, nommée le 1er janvier dernier par le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema.
Placée sous le thème « Performance, probité et patriotisme : l’action publique au service de la croissance inclusive et du développement », cette importante rencontre a réuni l’ensemble des membres du Gouvernement, les Secrétaires généraux, les représentants du Secrétariat général de la Présidence de la République ainsi que le personnel d’appui.
Les travaux ont été ponctués par plusieurs exposés de haut niveau, notamment ceux du ministre en charge de la Réforme, du ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, de la ministre de la Planification et du Secrétaire général du Gouvernement. L’ensemble des échanges s’est déroulé sous la coordination et la modération du Vice-Président du Gouvernement.
Dans un premier temps, les participants ont revisité les fondamentaux de l’action gouvernementale, à travers une présentation du fonctionnement de l’Exécutif et des textes juridiques encadrant son organisation et son action, un exercice particulièrement destiné aux nouveaux membres du Gouvernement.
Les travaux ont ensuite porté sur l’examen des principaux dossiers structurants validés au cours de l’année écoulée, notamment la Loi de finances 2026, le Plan national de croissance et de développement 2026-2030 et le Plan d’action gouvernemental 2026. À cette occasion, les projets prioritaires de l’État, articulés autour des six piliers stratégiques et des mesures présidentielles, ont été présentés, dans l’objectif d’assurer une harmonisation parfaite de l’information et une mise en œuvre efficace par l’ensemble de l’administration centrale.
Au fil des échanges, le Vice-Président du Gouvernement a rappelé avec insistance les attentes du Chef de l’État, tout en définissant clairement le cap, les orientations et la ligne de conduite devant guider l’action gouvernementale pour l’exercice 2026.
Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans la vision du Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, qui œuvre pour une cohésion renforcée de l’Exécutif et une mise en œuvre immédiate de l’action publique, afin de répondre dans les meilleurs délais aux besoins des populations gabonaises.
Par cette initiative, Hermann Immongault donne le ton et affiche un dynamisme affirmé, en cohérence avec son discours de vœux de Nouvel An adressé au couple présidentiel, au cours duquel il a appelé à des actions ambitieuses, déclarant :
« Que 2026 soit une année qui concrétise le dynamisme nouveau des institutions de la Cinquième République et l’élan de la restauration de la dignité des Gabonais. »
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Santé | Elsa Joséphine N’kana Ayo Epse Bivigou en visite de terrain au CHR de Melen
Confronté à la suspension des accouchements à la suite des importants dégâts causés par un orage violent survenu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2025, le Centre Hospitalier Régional (CHR) de Melen a reçu, le jeudi 08 janvier, la visite nocturne de la nouvelle ministre de la Santé, la professeure Elsa Joséphine N’kana Ayo Epse Bivigou. Les bâtiments de la maternité et du bloc opératoire ayant été sérieusement endommagés, cette descente sur le terrain visait à évaluer l’impact de la situation et à trouver des solutions immédiates pour la prise en charge des femmes en travail, dans cet hôpital situé en périphérie sud de Libreville.
Accompagnée du Secrétaire général adjoint du ministère et de plusieurs collaborateurs, la ministre est allée constater les désagréments liés à l’interruption de l’accueil des femmes en travail, dans un établissement qui enregistre en moyenne une dizaine d’accouchements par jour.
À l’issue de cette visite et dans l’attente du démarrage imminent des travaux de restauration, Elsa Joséphine N’kana Ayo Epse Bivigou a instruit la direction du CHR de Melen de reprendre immédiatement les accouchements. Des mesures provisoires mais urgentes ont été arrêtées sur place, notamment l’aménagement d’un point d’eau et le déplacement du vidoir destiné à l’élimination des déchets biomédicaux, afin de garantir des conditions sanitaires sécurisées.



Ces dispositions ont permis la reprise, dès ce vendredi, de l’accueil des femmes prêtes à donner la vie. La ministre a toutefois insisté sur le caractère temporaire de ce dispositif, en attendant la réhabilitation complète des infrastructures touchées. Les travaux de réhabilitation et d’extension ont été confiés à l’entreprise Mika Services.
Remplaçant le Pr Adrien Mougougou, la nouvelle ministre de la Santé multiplie les actions de terrain. Lors de sa première rencontre avec les membres de son cabinet, les responsables de l’administration et les entités sous tutelle, elle a réaffirmé sa volonté de placer le patient au cœur du système de santé.
Cette intervention à Melen s’inscrit dans la vision rappelée par Hermann Immongault, vice-président du gouvernement, lors de la cérémonie de présentation des vœux au président de la République. Celui-ci a souligné que, « en matière de santé et d’affaires sociales, la priorité est à la construction d’hôpitaux spécialisés en région, à l’amélioration de la couverture santé universelle et au renforcement des plateaux techniques ».
Conformément aux hautes instructions présidentielles, le gouvernement réaffirme son engagement dans une dynamique d’actions concrètes, alignée sur les sept priorités du plan d’action gouvernementale, dont la situation du CHR de Melen illustre aujourd’hui l’urgence et la portée.

