Events
Entrepreneuriat étudiant : Campus’InnoV couronne ses premiers lauréats
L’Université Omar Bongo (UOB) a clôturé, le vendredi 26 juin 2026, la première édition du challenge Campus’InnoV, une initiative dédiée à la promotion de l’entrepreneuriat étudiant. Organisée par le Centre de compétences professionnelles et entrepreneuriales Zita Oligui Nguema (CCPE-ZON), avec l’appui financier de la Société d’épargne et de crédit (SODEC), une institution de microfinance de 2e catégorie agréée par la COBAC, cette finale a récompensé quatre jeunes porteurs de projets innovants à l’issue d’une compétition réunissant les meilleures idées entrepreneuriales du campus.
Face à un jury composé de cinq experts, les finalistes ont présenté des projets dans les domaines du capillaire, de l’agroalimentaire, de l’industrie, du numérique et de l’énergie. Les évaluations ont porté notamment sur la faisabilité des projets et leur potentiel de création d’emplois.
Le premier prix, doté de 3 millions de francs CFA, a été remporté par Leïla MBOYI KOUMBA. Très émue après son sacre, la jeune entrepreneure a déclaré : « Je passe dès aujourd’hui de la simple commercialisation au développement d’une véritable affaire. » Une récompense qui vient saluer un parcours débuté par une simple activité de vente de gâteaux.
La deuxième place est revenue à NAKAYET Petuila Chelsie, spécialisé dans les soins des cheveux naturels, avec une enveloppe de 2 millions de francs CFA, tandis que Bibio Gabon complète le podium et repart avec 1 million de francs CFA.
Le Prix du public a été attribué à Émile-Yves IPEMBOUSSOU pour son projet Ebenezer Soap. Choisi par les spectateurs parmi les candidats non retenus par le jury, il bénéficie également d’un financement de 1 million de francs CFA.
Lancé le 23 décembre 2025, Campus’InnoV a été conçu pour accompagner les étudiants dans la transformation de leurs idées en entreprises viables. Durant plusieurs semaines, les participants ont bénéficié de formations en marketing, finance, prise de parole, structuration de projets et recherche de financements.
Dès le lancement du programme, le directeur général de la SODEC, Jean-Richard Mbélé, avait rappelé la philosophie de cette initiative : « On peut lancer un projet avec 10 000 FCFA. Un projet, c’est avant tout une idée. La plateforme que nous proposons vous donne surtout de la visibilité auprès des investisseurs. » À l’issue de cette première édition, il a également exprimé le souhait que « Campus’InnoV devienne une référence et inspire de nombreuses initiatives en faveur de l’entrepreneuriat étudiant dans tout le pays. »
Cette première édition pose ainsi les bases d’un rendez-vous appelé à stimuler durablement l’innovation, l’esprit d’entreprise et l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs au sein des universités gabonaises.
Events
SEEG : après le face-à-face avec Oligui Nguema, les Gabonais peuvent-ils espérer un véritable changement ?
Trois heures d’échanges directs, un discours sans détour et des accusations de sabotage interne. La rencontre entre le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et les agents de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), lundi 29 juin au Centre des métiers Jean Violas d’Owendo, marque sans doute un tournant dans la gestion de la crise que traverse l’entreprise. Mais une question demeure : ce dialogue se traduira-t-il enfin par une amélioration concrète des conditions de vie des populations ?
Organisée à la demande du Syndicat national des travailleurs du secteur de l’eau et de l’électricité (SYNTEE+), cette rencontre est intervenue dans un climat de fortes tensions, alimenté dès les premières heures de la journée par des rumeurs d’interpellations de responsables de la SEEG. En réalité, les agents avaient été rassemblés pour un échange direct avec le chef de l’État.
Au cours de cette rencontre, Brice Clotaire Oligui Nguema a dressé un constat sévère des difficultés qui affectent la société. Il a dénoncé des actes de sabotage, des défaillances techniques et des résistances internes susceptibles de compromettre les investissements consentis par l’État depuis le 30 août 2023. Il a également pointé du doigt le commerce parallèle de l’eau, estimant que certains acteurs n’auraient pas intérêt à un retour durable de l’approvisionnement dans les robinets.
Les agents, de leur côté, ont reconnu l’existence de nombreux dysfonctionnements tout en évoquant des problèmes de management, des choix organisationnels contestés et la nécessité d’une réforme profonde de la gouvernance de l’entreprise.
Au-delà des échanges parfois musclés, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de moderniser durablement le secteur. Il a notamment annoncé la mise en service de centrales thermiques à gaz à Libreville et Port-Gentil à partir de 2027, tout en confirmant le partenariat avec Suez pour renforcer l’accès à l’eau potable.
Pour autant, cette rencontre soulève une interrogation essentielle. Les Gabonais, confrontés depuis plusieurs années aux coupures d’eau et d’électricité, attendent avant tout des résultats mesurables. Si le dialogue entre les autorités et les agents apparaît comme une étape importante, c’est sa traduction en actions concrètes qui permettra d’en apprécier la portée.
En définitive, ce face-à-face pourrait constituer le point de départ d’une nouvelle dynamique de réforme. Mais seule une amélioration effective de la qualité des services permettra de répondre à la principale préoccupation des populations : disposer enfin d’une eau potable et d’une électricité accessibles, de manière régulière et durable.
Events
Gabon 1ère : Erman Ndouogho, l’artisan de l’image désormais aux commandes de la production
Certaines nominations sont le fruit d’un parcours construit avec patience, passion et persévérance. Celle de Monsieur Erman Ndouogho, plus connu dans le milieu audiovisuel sous le nom de The Maggik Elkana, au poste de chef du service Production de Gabon 1ère, décidée lors du Conseil des ministres du 25 juin 2026, s’inscrit dans une logique de reconnaissance du mérite, de l’expérience et de l’excellence professionnelle.
Plus de vingt-cinq ans de métier. C’est le capital d’expérience qu’apporte aujourd’hui Erman Ndouogho à la télévision nationale. Depuis plus de deux décennies, il évolue dans l’univers de l’audiovisuel, où il a gravi les échelons grâce à son professionnalisme, sa maîtrise des techniques de production et sa passion pour l’image. De la captation vidéo à la réalisation, en passant par le montage, la direction artistique et la conception de projets audiovisuels, il s’est imposé comme l’une des références de son domaine.
Au fil des années, il s’est distingué par sa volonté de raconter des histoires qui traversent le temps et participent à la construction de la mémoire nationale. Cette démarche a trouvé son expression la plus aboutie avec Makongonio, un documentaire consacré au crash de l’hélicoptère militaire survenu le 28 juin 1985 près de Mbigou. Grâce à une enquête minutieuse, des témoignages inédits et une mise en récit sensible, cette œuvre a remis en lumière une tragédie longtemps oubliée de l’histoire contemporaine du Gabon, tout en rendant hommage aux journalistes et militaires disparus dans l’exercice de leur mission.
Cette réalisation a marqué une étape importante dans son parcours, confirmant sa capacité à produire des contenus de qualité conciliant exigence journalistique, mémoire nationale et qualité audiovisuelle.
Sa nomination à la tête du service Production de Gabon 1ère apparaît ainsi comme l’aboutissement d’un chemin construit sur le terrain, fait d’apprentissage, de créativité, d’innovation et de persévérance. Au-delà du réalisateur, c’est un technicien confirmé, un créatif et un manager de l’image qui accède aujourd’hui à une fonction stratégique au sein de la télévision nationale.
Après sa nomination, Erman Ndouogho a partagé sa vision : « J’ai toujours rêvé d’insuffler un souffle nouveau à la télévision gabonaise. Cette responsabilité représente pour moi l’occasion de transformer cette ambition en actions concrètes, au service d’une télévision plus créative, plus exigeante et plus proche des attentes des Gabonais. »
Il a également souligné le sens de son engagement : « Cette nomination est avant tout une responsabilité. Elle m’oblige à donner le meilleur de moi-même, à valoriser les talents qui composent nos équipes et à produire des contenus capables de raconter notre pays avec authenticité, innovation et excellence. »
À ce poste stratégique, Erman Ndouogho accompagnera la vision du nouveau directeur général de Gabon Télévisions, Régis Massimba, également nommé lors du Conseil des ministres du 25 juin 2026. Ensemble, ils auront pour mission de poursuivre la modernisation de la télévision publique en renforçant la qualité des productions, l’innovation éditoriale et la valorisation des talents nationaux.

Erman Ndouogho et Régis Massimba : une photo d’archives qui illustre une complicité prometteuse, symbole d’un pari qui pourrait s’avérer gagnant pour Gabon 1ère.
Pour de nombreux observateurs, cette promotion récompense un parcours bâti sur le travail, la constance et la passion de l’image. Avec plus de vingt-cinq ans d’expérience, Erman Ndouogho incarne une génération de professionnels dont le savoir-faire et l’engagement constituent aujourd’hui des atouts majeurs pour accompagner le renouveau de Gabon 1ère et de la télévision publique gabonaise.
Events
Franc-maçonnerie : L’Aube convoqué par la HAC après un article sur la GLG
L’audition du quotidien L’Aube par la Haute Autorité de la Communication (HAC) intervient dans un climat de forte attention autour des questions liées à la franc-maçonnerie au Gabon. Cette procédure fait suite à une plainte déposée par Francis Condjié, après sa mention dans un article consacré aux tensions internes de la Grande Loge du Gabon (GLG). L’affaire, révélée par le média en ligne Gabon Actu, concerne un texte publié le 12 juin 2026 évoquant des hypothèses de succession au sein de l’institution. Elle relance le débat sur le traitement médiatique des organisations sensibles et les limites de la liberté d’informer.
Selon les éléments rapportés, l’audition du responsable du journal s’est tenue ce jeudi à 15 heures au siège de la HAC, en plein centre-ville de Libreville. Elle fait suite à un article publié dans l’édition du 12 juin 2026, intitulé « Le grand maître Jacques Denis Tsanga poussé vers la porte de sortie », évoquant plusieurs hypothèses autour d’une éventuelle succession à la tête de la Grande Loge du Gabon.
Au cœur de la contestation, la mention de certaines personnalités, dont Francis Condjié, qui estime que sa citation dans le papier porterait à confusion et a décidé de saisir le régulateur des médias.
Cette affaire met en lumière la sensibilité persistante des sujets liés à la franc-maçonnerie au Gabon, une institution souvent perçue comme influente mais discrète, et régulièrement au centre de débats dans l’opinion publique.
À ce stade, la Haute Autorité de la Communication n’a encore rendu aucune décision. Le dossier reste en instruction, dans l’attente des conclusions officielles.
Dans le milieu médiatique, cette procédure est suivie de près, car elle pourrait relancer le débat sur les limites du traitement journalistique des sujets sensibles, entre liberté de la presse, droit à l’information et protection des personnes citées.
