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Gabon 1ère : Erman Ndouogho, l’artisan de l’image désormais aux commandes de la production
Certaines nominations sont le fruit d’un parcours construit avec patience, passion et persévérance. Celle de Monsieur Erman Ndouogho, plus connu dans le milieu audiovisuel sous le nom de The Maggik Elkana, au poste de chef du service Production de Gabon 1ère, décidée lors du Conseil des ministres du 25 juin 2026, s’inscrit dans une logique de reconnaissance du mérite, de l’expérience et de l’excellence professionnelle.
Plus de vingt-cinq ans de métier. C’est le capital d’expérience qu’apporte aujourd’hui Erman Ndouogho à la télévision nationale. Depuis plus de deux décennies, il évolue dans l’univers de l’audiovisuel, où il a gravi les échelons grâce à son professionnalisme, sa maîtrise des techniques de production et sa passion pour l’image. De la captation vidéo à la réalisation, en passant par le montage, la direction artistique et la conception de projets audiovisuels, il s’est imposé comme l’une des références de son domaine.
Au fil des années, il s’est distingué par sa volonté de raconter des histoires qui traversent le temps et participent à la construction de la mémoire nationale. Cette démarche a trouvé son expression la plus aboutie avec Makongonio, un documentaire consacré au crash de l’hélicoptère militaire survenu le 28 juin 1985 près de Mbigou. Grâce à une enquête minutieuse, des témoignages inédits et une mise en récit sensible, cette œuvre a remis en lumière une tragédie longtemps oubliée de l’histoire contemporaine du Gabon, tout en rendant hommage aux journalistes et militaires disparus dans l’exercice de leur mission.
Cette réalisation a marqué une étape importante dans son parcours, confirmant sa capacité à produire des contenus de qualité conciliant exigence journalistique, mémoire nationale et qualité audiovisuelle.
Sa nomination à la tête du service Production de Gabon 1ère apparaît ainsi comme l’aboutissement d’un chemin construit sur le terrain, fait d’apprentissage, de créativité, d’innovation et de persévérance. Au-delà du réalisateur, c’est un technicien confirmé, un créatif et un manager de l’image qui accède aujourd’hui à une fonction stratégique au sein de la télévision nationale.
Après sa nomination, Erman Ndouogho a partagé sa vision : « J’ai toujours rêvé d’insuffler un souffle nouveau à la télévision gabonaise. Cette responsabilité représente pour moi l’occasion de transformer cette ambition en actions concrètes, au service d’une télévision plus créative, plus exigeante et plus proche des attentes des Gabonais. »
Il a également souligné le sens de son engagement : « Cette nomination est avant tout une responsabilité. Elle m’oblige à donner le meilleur de moi-même, à valoriser les talents qui composent nos équipes et à produire des contenus capables de raconter notre pays avec authenticité, innovation et excellence. »
À ce poste stratégique, Erman Ndouogho accompagnera la vision du nouveau directeur général de Gabon Télévisions, Régis Massimba, également nommé lors du Conseil des ministres du 25 juin 2026. Ensemble, ils auront pour mission de poursuivre la modernisation de la télévision publique en renforçant la qualité des productions, l’innovation éditoriale et la valorisation des talents nationaux.

Erman Ndouogho et Régis Massimba : une photo d’archives qui illustre une complicité prometteuse, symbole d’un pari qui pourrait s’avérer gagnant pour Gabon 1ère.
Pour de nombreux observateurs, cette promotion récompense un parcours bâti sur le travail, la constance et la passion de l’image. Avec plus de vingt-cinq ans d’expérience, Erman Ndouogho incarne une génération de professionnels dont le savoir-faire et l’engagement constituent aujourd’hui des atouts majeurs pour accompagner le renouveau de Gabon 1ère et de la télévision publique gabonaise.
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Grand Libreville : des délestages hors programme, les ménages pris au dépourvu
Alors que la SEEG a annoncé huit jours de perturbations électriques dans le Grand Libreville, du 8 au 15 novembre 2026, les premières observations sur le terrain révèlent un décalage entre les horaires prévisionnels et la réalité vécue par les populations. Des coupures qui surviennent à des heures inattendues, des interruptions qui se prolongent au-delà des durées annoncées : de quoi compliquer davantage le quotidien des ménages et désorganiser les activités économiques.
L’annonce des délestages avait pourtant permis à de nombreux abonnés de prendre certaines dispositions pour anticiper les interruptions de la fourniture d’électricité. En communiquant un calendrier précis, réparti par quartiers et par tranches horaires, la SEEG donnait aux populations la possibilité d’organiser leurs activités domestiques et professionnelles en fonction des périodes annoncées. Mais sur le terrain, ce programme prévisionnel ne semble pas être respecté partout.

Dans le quartier Chantier Moderne, notamment, la coupure initialement prévue entre 00h30 et 02h30 est finalement intervenue aux environs de 11 heures. Trois heures après, l’électricité n’était toujours pas rétablie. Une situation qui illustre les difficultés rencontrées par les abonnés, contraints de subir des interruptions sans pouvoir réellement s’appuyer sur le calendrier communiqué. Plusieurs autres quartiers du Grand Libreville signalent également des perturbations qui ne correspondent pas aux horaires annoncés.
Au-delà de l’inconfort, ces interruptions imprévisibles ont des conséquences directes sur l’organisation des ménages. Conservation des aliments, préparation des repas, utilisation des équipements électroménagers, recharge des téléphones ou encore organisation des activités professionnelles : autant d’habitudes quotidiennes perturbées. Les petits commerces, les activités de restauration, les salons de coiffure et d’autres services de proximité subissent également les effets de ces coupures prolongées.
Pour rappel, la SEEG explique ces perturbations par les travaux préparatoires au raccordement de la centrale hydroélectrique de Kinguélé Aval au réseau de transport de 225 kV. Ces opérations entraînent une limitation temporaire de la production des centrales de Tchimbélé et de Kinguélé à 55 MW, contre 94 MW habituellement disponibles, soit un déficit de 39 MW à la pointe du soir.
Si l’entreprise annonce une durée moyenne de trois heures par interruption, les populations attendent désormais davantage de visibilité et de fiabilité dans la communication des horaires. Car si les travaux sont présentés comme nécessaires à l’amélioration du réseau électrique, leur exécution ne devrait pas se traduire par une désorganisation supplémentaire pour des ménages déjà éprouvés par les perturbations de la fourniture d’électricité.
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Patience Dabany : 60 ans de carrière, sold out annoncé au Palais des Congrès avant un show prometteur !
Après plusieurs années loin des grandes scènes, Patience Dabany s’apprête à renouer avec son public ce samedi 7 novembre au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba. Entre six décennies de carrière, un nouvel album et une popularité qui traverse les générations, ce rendez-vous suscite une forte attente. La salle de spectacle affiche complet depuis plusieurs jours, annonçant une soirée placée sous le signe de la musique et de l’émotion.
La Mama est de retour ! Cet engouement témoigne de l’attachement du public à celle qui a profondément marqué l’histoire de la musique gabonaise. Pour beaucoup, ces retrouvailles représentent bien plus qu’un simple concert : elles sont l’occasion de retrouver une voix, un répertoire et une artiste qui a accompagné plusieurs générations de mélomanes.
Née Marie-Joséphine Kama à Brazzaville, au Congo, Patience Dabany grandit dans un environnement familial marqué par la musique. De culture batéké, elle développe un univers artistique nourri de sonorités africaines, notamment des rythmes gabonais et de la rumba congolaise. Après avoir été institutrice et consacré une partie de sa vie à ses engagements familiaux, elle lance sa carrière solo en 1987 avec l’album « Associé II ». Des titres comme « Chéri, ton disque est rayé » et « Associé » contribueront à asseoir sa popularité bien au-delà des frontières gabonaises.
Forte de cette expérience, l’artiste n’entend pourtant pas tourner la page. Après une période d’absence liée à des problèmes de santé, elle revient avec « Dernière Danse ». Un titre qui a suscité des interrogations chez certains mélomanes, mais qu’elle présente comme une expression artistique et non comme un adieu à la scène. Dans un entretien accordé à L’Union, le 5 novembre, elle lève toute ambiguïté : « Je continuerai jusqu’au jour où il me dira : Bon, Patience, stop ! »
Cette détermination s’explique aussi par la richesse de son parcours musical. Artiste éclectique, Patience Dabany a traversé les époques et les tendances, de la rumba au soukous, jusqu’aux sonorités du hip-hop. Une diversité qui permet à plusieurs générations et à différents publics de retrouver leur sensibilité dans son répertoire.
Au-delà de ses chansons, La Mama a également contribué à la transmission et à l’évolution de la musique gabonaise, en inspirant de nombreux jeunes artistes. « Toutes celles et tous ceux qui vont chanter avec moi sont passés par mon école », rappelle-t-elle.
Enfin, la longue complicité professionnelle qui la lie à son producteur Edgar Yonkeu, à ses côtés depuis plus de vingt ans, nourrit les attentes autour de cette soirée. Des surprises sont à prévoir, avec notamment la possibilité d’accueillir des artistes venus d’ailleurs.
Pour Patience Dabany, ce spectacle marque moins une fin qu’un nouveau départ. Une nouvelle page d’une aventure musicale construite sur six décennies de passion, de partage et de transmission.
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Affaire Billie-By-Nzé : l’ancien Premier ministre attendu devant le juge d’instruction ce 5 novembre
Alain-Claude Billie-By-Nzé, ancien Premier ministre et président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG), est attendu ce jeudi 5 novembre 2026 à 9 heures devant le premier juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Libreville, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte à son encontre.
Cette comparution, prévue pour un interrogatoire au fond, intervient alors que l’ancien chef du gouvernement est en détention préventive à la prison centrale de Libreville depuis le 16 avril 2026. Il est poursuivi pour des faits présumés d’escroquerie et d’abus de confiance portant sur cinq millions de francs CFA, une somme qui aurait été remise en 2008 dans le cadre de l’organisation de la Fête des cultures.
Toutefois, cette nouvelle étape judiciaire est marquée par des réserves de la défense. Certains de ses avocats contestent les conditions dans lesquelles la convocation a été transmise, estimant que les dispositions des articles 119 et 120 du Code de procédure pénale relatives à la désignation des conseils et aux délais de notification n’auraient pas été respectées.
Au-delà de cet interrogatoire, l’évolution de la procédure pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour Alain-Claude Billie-By-Nzé. Si les contestations soulevées par ses conseils étaient reconnues comme fondées et si les conditions légales étaient réunies, elles pourraient entraîner une remise en cause de la régularité de l’acte d’instruction et, selon les suites judiciaires, favoriser une demande de mise en liberté.
Reste à savoir quelle sera la position du magistrat instructeur face aux arguments de la défense. En attendant, l’ancien Premier ministre demeure présumé innocent jusqu’à une éventuelle décision définitive de justice.
Source : La Presse Judiciaire Gabonaise
