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Élection législative à Moabi – 1er siège : l’UDB à l’épreuve du terrain, Mays Mouissi attendu aux côtés de Carl Mihindou
À Moabi, dans la province de la Nyanga, la tension monte à l’approche de la reprise du scrutin législatif pour le 1er siège, prévue le 18 octobre 2025. Après l’annulation du vote du 27 septembre pour irrégularités graves et usage abusif de procurations, la compétition s’annonce particulièrement ouverte entre quatre candidats. Et si Élie Wilfried Boulingui Mikala, du Rassemblement des Enfants de la Douigny (RED), semblait en position favorable avant l’annulation, l’équilibre politique pourrait être bouleversé par la stratégie du parti au pouvoir, l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB).
Son candidat, Carl Mihindou, joue une carte décisive dans ce nouveau scrutin. Si sa campagne initiale avait été jugée trop discrète, le soutien du parti et de son Secrétaire général, Mays Mouissi Kinga, pourrait changer la donne. Reste que ce soutien n’a pas encore été concrètement exprimé sur le terrain à Moabi.
En effet, Mays Mouissi Kinga est actuellement mobilisé dans le cadre du deuxième tour des législatives, prévu le 11 octobre, au cours duquel il s’est déjà rendu à Moanda, Lambaréné et Port-Gentil pour soutenir les candidats de l’UDB engagés dans des batailles stratégiques. Ces déplacements successifs témoignent d’une implication directe du Secrétaire général dans la coordination nationale du parti et confirment la volonté de l’UDB de renforcer sa présence territoriale.
Mais selon plusieurs sources internes, dès la clôture du second tour, Mays Mouissi Kinga devrait se rendre à Moabi, en cohérence avec le calendrier électoral, pour apporter officiellement son soutien à Carl Mihindou en vue du scrutin du 18 octobre. Une visite qui, si elle se confirme, pourrait relancer la dynamique de campagne du candidat de l’UDB et renforcer la mobilisation locale.
Les précédentes apparitions du Secrétaire général à Moanda, Lambaréné ou Port-Gentil ont d’ailleurs suscité un fort engouement populaire, marquées par une grande mobilisation militante et des retours positifs des populations. Autant dire que sa venue à Moabi est attendue avec impatience et pourrait, une fois encore, modifier les rapports de force politiques dans la Douigny.
Pendant ce temps, le Parti Démocratique Gabonais (PDG) s’active autour de Christian Mihindou, espérant mobiliser son électorat historique, tandis que Honoré Koueli Mabika, du parti H+3, mise sur un discours de renouveau pour séduire la jeunesse et les électeurs lassés des formations traditionnelles.
Pour les habitants de Moabi, cette élection revêt une importance particulière : au-delà du simple enjeu local, elle incarne un test de confiance démocratique et un tournant dans la recomposition politique de la Nyanga.
D’ici au 18 octobre, une interrogation demeure : la mobilisation de Mays Mouissi Kinga et de la machine politique de l’UDB suffira-t-elle à inverser les pronostics et à propulser Carl Mihindou en tête, face à un RED solidement implanté et à un PDG en quête de revanche ?
Une chose est sûre : la venue annoncée du Secrétaire général de l’UDB à Moabi pourrait être le moment charnière de cette bataille électorale.
Réponse dans les urnes, le 18 octobre à Moabi, où l’UDB jouera bien plus qu’un siège : sa crédibilité politique dans la Nyanga.
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Fegaboxe : Nzigou Manfoumbi dénonce le chaos et démissionne
Le monde du sport gabonais est en émoi suite à la démission de Bonaventure Nzigou Manfoumbi, qui dirigeait la Fédération gabonaise de boxe (Fegaboxe). C’est une décision que personne n’attendait, annoncée ce lundi 4 mai 2026 dans un communiqué. L’ancien responsable y explique les raisons de son départ, critiquant une façon de gérer le sport qu’il trouve de plus en plus inquiétante.
Dans sa déclaration, qu’il a adressée aux dirigeants sportifs et à ceux qui aiment la boxe, Bonaventure Nzigou Manfoumbi dénonce avec force une « politisation excessive » du sport national. Il pointe aussi du doigt le manque persistant de financements. Selon lui, les fédérations évoluent dans un climat où règne l’improvisation et où le soutien des institutions fait cruellement défaut.
L’ex-président de la Fegaboxe critique également la manière dont fonctionne le ministère de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, mené par Paul Ulrich Kessany. Il évoque notamment l’attitude de « certains cadres qui manquent de respect », le fait que la tutelle n’écoute pas assez, et le silence observé face aux alertes que les responsables sportifs lancent régulièrement.
Parmi ses principales plaintes, on trouve aussi l’absence d’une vraie politique sportive pour le pays. Bonaventure Nzigou Manfoumbi dénonce ce qu’il appelle un « désordre organisé », caractérisé par le manque de planification pour les athlètes de haut niveau, la faiblesse des subventions et le fait que les entraîneurs techniques ne sont pas reconnus à leur juste valeur.
Se présentant comme un « homme d’honneur et de dignité », il affirme avoir refusé de soutenir ce qu’il voit comme une « gestion qui ne mène nulle part » pour le sport gabonais. À ses yeux, ce domaine reste le « parent pauvre » des décisions publiques, et ce, malgré tous les efforts faits par les bénévoles et les dirigeants des fédérations.
Cette démission arrive au moment où le ministère des Sports travaille à régulariser les fédérations nationales. Elle laisse désormais planer des questions sur l’avenir de la boxe gabonaise.
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Oligui Nguema en quête de l’accueil du sommet de l’UA 2027 et de la Francophonie 2030
Le 3 mai 2026, à l’occasion du lancement du Forum international de Libreville pour l’innovation et le développement – un événement qui a aussi marqué l’ouverture du Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba – le Président du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, a mis en avant une ambition diplomatique majeure. Il veut faire du Gabon un acteur clé des grandes rencontres internationales, avec l’objectif d’y accueillir le Sommet de l’Union africaine en 2027 et celui de la Francophonie en 2030.
Le Gabon affiche ses ambitions sur la scène internationale.
Dès le début de son discours, le Chef de l’État a exprimé sans détour le désir du Gabon de tenir une place plus importante sur la scène internationale. Le pays se prépare ainsi pour deux événements majeurs : le Sommet de l’Union africaine en 2027 et celui de la Francophonie en 2030. Il a d’ailleurs insisté sur leur rôle, les décrivant comme des « événements au service de nos peuples ».
Ces ambitions montrent une stratégie diplomatique claire : augmenter la visibilité et l’influence du Gabon, que ce soit au sein des organisations africaines ou des pays francophones.
Le Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba symbolise bien cette ambition.
L’un des temps forts de cet événement fut l’inauguration du Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, à Libreville, marquant une étape importante dans la réalisation de ces objectifs.
Ce Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba est destiné à devenir un lieu majeur pour accueillir des sommets internationaux, ce qui renforcera l’attractivité diplomatique du Gabon.
Une Afrique qui veut s’affirmer plus fortement.
Le Président a fait part de son désir de voir une Afrique plus stable, plus innovante et mieux organisée, une Afrique capable de peser de tout son poids sur la scène mondiale. Le Gabon compte bien jouer un rôle de premier plan dans cette évolution.
Une ligne diplomatique clairement affichée.
Grâce à l’ouverture du Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba et à la tenue de ce forum, le Gabon concrétise une ambition claire : accueillir les sommets de l’Union africaine en 2027 et de la Francophonie en 2030. Le pays renforce ainsi sa position comme une plateforme diplomatique incontournable en Afrique.
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Gabon : le Palais des Congrès officiellement inauguré à Libreville sous le signe de la solennité et de la concorde
Libreville, 3 mai 2026 – Le Gabon a officiellement ouvert les portes du Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, à l’issue d’une cérémonie empreinte de solennité, présidée par le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, en présence de plusieurs dirigeants africains, dont Denis Sassou-Nguesso, Président de la République du Congo.
Au cœur de la Cité de la Démocratie, cette inauguration marque une étape importante dans la modernisation des infrastructures du pays. Conçu pour accueillir les grandes rencontres nationales et internationales, le nouvel édifice s’impose déjà comme un symbole du renouveau institutionnel et de l’ambition du Gabon de renforcer son attractivité.
Le moment le plus marquant de la cérémonie a été la coupure officielle du ruban par le Président de la République, acte consacrant la mise en service du Palais. Dans un geste chargé d’émotion et de mémoire, des fragments du ruban ont été remis à Omar Denis Junior et Yacine Queenie Bongo Ondimba, enfants du Président Omar Bongo Ondimba, rendant ainsi hommage à l’héritage de l’ancien chef de l’État.
Dans la foulée, une prière de bénédiction a été prononcée par l’aumônier de la Présidence, l’abbé Jean Davy Ndongha Ndong. Dans une atmosphère de recueillement, ce dernier a placé cette inauguration sous le signe de la foi, rappelant que :
« Si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain ».
Rendant grâce pour « la renaissance de ce Palais des Congrès », il a imploré la bénédiction divine sur ce lieu « fruit de l’intelligence humaine, du travail des hommes et de la volonté des autorités ». L’aumônier a également élevé une prière pour le Chef de l’État, demandant pour lui « sagesse, discernement, force et persévérance », afin qu’il conduise la nation dans l’unité, la justice et la paix.
Dans un appel plus large, il a exhorté l’ensemble des Gabonais à cultiver « la concorde et la solidarité », afin de bâtir « une société plus juste, fraternelle et prospère ».
La cérémonie s’est poursuivie par une visite guidée des installations, permettant aux invités de découvrir les équipements modernes du Palais des Congrès, appelé à devenir un lieu central de dialogue, d’échanges et de coopération.
Organisée lors du Forum international de l’innovation et du développement, cette inauguration confère une portée particulière à l’événement, inscrivant le Gabon dans une dynamique de transformation et d’ouverture sur le continent et le monde.
