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Ebola : le Gabon renforce sa vigilance après l’alerte sanitaire internationale
Le Gabon a renforcé son dispositif national de veille sanitaire après la déclaration, le 15 mai 2026, d’une nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC). Dans un communiqué officiel, Madame le ministre de la Santé, Pr Elsa Joséphine N’kana Ayo épouse Bivigou, a rassuré les populations tout en appelant à la vigilance face à cette menace sanitaire régionale.
Selon les autorités congolaises, cette dix-septième épidémie d’Ebola enregistrée sur le territoire de la RDC a déjà causé quatre-vingts décès, avec huit cas positifs confirmés et 246 cas suspects recensés. La flambée épidémique est liée à la souche virale Wundi-Bungyo, réputée particulièrement dangereuse en raison de son fort taux de létalité et de l’absence, à ce jour, de vaccin homologué.
Les cas identifiés sont concentrés dans la province de Litori, au nord-est de la RDC, à proximité des frontières avec l’Ouganda et le Soudan du Sud. Une situation qui a conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le 17 mai dernier, à classer cette crise comme une urgence de santé publique de portée internationale.
Dans son communiqué, le ministre de la Santé souligne que « le dispositif national de veille, d’alerte et de surveillance épidémiologique a été renforcé sur l’ensemble du territoire national ». Une mesure préventive destinée à anticiper tout risque d’importation de cas au Gabon.
Les autorités gabonaises assurent qu’« à ce jour, aucun cas suspect n’a été signalé au Gabon », tout en maintenant une surveillance accrue aux différents points d’entrée du pays. Les opérations de contrôle sanitaire, la coordination avec les partenaires nationaux et internationaux ainsi que les campagnes de sensibilisation des populations ont également été intensifiées.
Dans ce contexte, Libreville affiche sa solidarité envers les pays affectés par l’épidémie. Le ministère de la Santé a exprimé son soutien « au peuple et aux gouvernements des pays touchés par cette épidémie », tout en réaffirmant l’engagement du Gabon dans la prévention et la riposte sanitaire.
Les autorités sanitaires invitent enfin les populations « au calme, à la vigilance et au strict respect des consignes sanitaires officielles », insistant sur l’importance de la prévention collective face à une maladie hautement contagieuse.
Cette nouvelle alerte sanitaire intervient dans un contexte régional marqué par la multiplication des risques épidémiques en Afrique centrale, poussant plusieurs États à renforcer leurs mécanismes de préparation et de réponse rapide.
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Nzeng-Ayong : circulation rétablie sur l’axe rond-point-mairie
La circulation a repris un cours plus normal le vendredi 15 mai 2026 dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville, avec la réouverture partielle de l’axe qui relie le rond-point à la mairie de Nzeng-Ayong. C’est une étape très attendue pour ce gros chantier routier, dont le but est de rendre le trafic plus fluide dans ce quartier très peuplé du Grand Libreville.
Sur place, le ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, a confirmé que les travaux étaient presque terminés, à environ 95 %. Il a précisé que le chantier entrait dans sa phase finale, en attendant que le revêtement définitif soit posé. Cela devrait se faire après une période d’observation technique de trois semaines. Les opérations d’assainissement, comme le nettoyage des caniveaux, sont aussi complètement achevées pour garantir que la route résistera mieux aux eaux de pluie.
Pendant le ralentissement puis la reprise des travaux, la circulation à Nzeng-Ayong est devenue bien plus difficile. Les embouteillages ont considérablement augmenté, ce qui a fortement perturbé les déplacements quotidiens des habitants, des transporteurs et de tous les usagers de la route. Cette situation de congestion prolongée a entraîné des pertes de temps importantes et a mis une pression supplémentaire sur les axes secondaires.

La réouverture partielle de cette voie est donc accueillie avec un vrai soulagement par les habitants et les chauffeurs, en particulier les taxis et les bus. Ils voient enfin une amélioration progressive des déplacements dans ce secteur stratégique. Pour beaucoup, cette avancée marque un retour progressif à une circulation plus fluide, après plusieurs mois de difficultés.
Cependant, cette ouverture avant la fin complète du chantier soulève aussi des questions. Une partie de la population s’inquiète de voir la route remise en circulation alors que les travaux ne sont pas totalement achevés. Certains habitants craignent que cette situation intermédiaire ne s’installe durablement et que la phase finale prenne du retard, ce qui les fait douter de la bonne finition du projet.
Ce chantier fait partie du programme d’urgence lancé par les autorités nationales pour améliorer les infrastructures routières. Il est mené sous l’impulsion du président de la République, Brice-Clotaire OLIGUI NGUEMA, et avec le suivi du Vice-Président du Gouvernement, Hermann IMMONGAULT.
Dans l’ensemble, cette réouverture partielle montre bien les avancées concrètes en matière d’infrastructures urbaines. Mais elle illustre aussi les attentes encore fortes des populations concernant une finalisation rapide et durable de tous les travaux engagés.
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Gamba : un agent de la SEEG meurt en service, la sécurité mise en cause
Un événement tragique a eu lieu à Gamba, dans l’Ogooué-Maritime, en fin de semaine dernière. Il a profondément touché les habitants et relance les discussions sur la sécurité des techniciens qui travaillent sur les réseaux électriques. C’est Yves DITOUGOU NZIENGUI, employé de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon, qui a perdu la vie en intervenant sur le réseau électrique de la ville de Gamba, le vendredi 15 mai 2026.
D’après les informations qui circulent sur place, le drame est survenu en fin d’après-midi à l’entrée de Plaine 1, près de la Documentation. Le technicien travaillait sur un circuit à haute tension. Son but était de trouver l’origine d’une panne d’électricité qui affectait plusieurs quartiers depuis quelques jours. Il aurait été électrocuté pendant qu’il était sur la ligne.
Pour l’instant, personne ne connaît les circonstances précises de cet accident. Cependant, cette tragédie soulève de nombreuses questions chez les gens et remet sur le devant de la scène la sécurité des agents qui interviennent sur les équipements électriques.
L’agent avait-il tout l’équipement de protection nécessaire ? Les procédures de sécurité pour couper et vérifier l’absence de tension ont-elles été respectées ? Le courant aurait-il pu être rétabli pendant que les techniciens travaillaient encore sur le réseau ? Ce sont des questions qui sont beaucoup posées.
Quand on travaille sur des réseaux à haute tension, les règles de sécurité demandent d’habitude des étapes très strictes : il faut couper l’alimentation, verrouiller les installations, vérifier qu’il n’y a plus de courant, s’assurer que les équipes sur le terrain et le centre de contrôle communiquent bien, puis valider tout cela avant de remettre le service en marche. La plus petite erreur peut entraîner de graves problèmes.
Cet accident récent remet donc sur le tapis la question des conditions de travail des agents qui évoluent dans des environnements à haut risque. Est-ce que les mesures de prévention sont bien appliquées sur le terrain ? Est-ce que le matériel et les assurances nécessaires sont toujours fournis ?
Beaucoup de personnes pensent qu’une communication officielle de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon serait utile. Elle permettrait d’informer le public sur les circonstances de cet événement tragique et sur les premiers résultats des enquêtes.
Passé l’émotion, une enquête plus poussée semble indispensable pour déterminer les responsabilités et voir si ce drame aurait pu être évité.
D’après ses proches, la victime laisse derrière elle une épouse et plusieurs enfants, dont un bébé de deux mois et demi. À Gamba, les marques de respect se multiplient, dans un mélange de tristesse et d’incompréhension.
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L’affaire Bilie-By-Nze : la Cour d’appel valide la détention, l’EPG monte au créneau
Le dossier judiciaire d’Alain-Claude Bilie-By-Nze continue de faire couler beaucoup d’encre, aussi bien en politique que dans les médias. Ce vendredi 15 mai 2026, la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Libreville a confirmé qu’il resterait en détention provisoire. Cela signifie qu’elle a rejeté les recours que ses avocats avaient déposés pour contester la première décision de l’incarcérer.
Cette décision fait suite à une procédure où l’ancien Premier ministre est mis en cause pour des faits présumés “d’abus de confiance et d’escroquerie”. Ces accusations sont liées à une histoire d’argent qui remonte à 2008. D’après ce qu’on trouve dans le dossier, une plaignante explique avoir participé au financement initial d’un projet culturel, monté pour le compte de l’État gabonais, avec l’engagement qu’elle serait remboursée par la suite.
Au moment où ces faits se sont déroulés, Alain-Claude Bilie-By-Nze n’était pas ministre. Il était plutôt à la tête du comité d’organisation du Festival national du complexe culturel. Ses proches, eux, rejettent fermement les accusations. Ils affirment qu’à ce stade, aucun élément concret ne permet de prouver sa responsabilité pénale. Ils ajoutent qu’il a toutes les garanties pour se présenter à la justice dès qu’on le lui demande.
Juste après cette décision de la Cour d’appel, Ensemble Pour le Gabon (EPG), le parti politique que dirige Bilie-By-Nze, a diffusé un communiqué. Il y exprime son désaccord et annonce son intention de prendre plusieurs initiatives, tant sur le plan juridique que politique.
Le parti y déclare notamment que “la justice gabonaise vient de franchir une étape particulièrement sérieuse dans l’effondrement de l’État de droit”. Il estime par ailleurs que “la chambre d’accusation a fait le choix de sacrifier le droit pour servir une logique politique”.
L’EPG exprime aussi ses inquiétudes quant au fonctionnement de la justice. Il considère que “l’influence de plus en plus forte de l’exécutif sur le pouvoir judiciaire” risquerait de nuire à l’indépendance de la justice. Dans ce même communiqué, le parti va plus loin en affirmant : “Quand la liberté d’un citoyen, même s’il a été Premier ministre, ne dépend plus uniquement du droit mais de considérations politiques, c’est alors chaque Gabonais qui devient vulnérable.”
Sur le plan de la procédure, le parti estime que cette affaire dépasse le cadre strictement judiciaire. Il affirme clairement : “Le maintien en détention de M. Alain-Claude Bilie-By-Nze vient confirmer qu’il ne s’agit pas d’une simple affaire de justice. C’est en réalité une affaire politique et internationale.”
L’EPG fait d’ailleurs part de son intention d’engager plusieurs recours. Il assure que “toutes les voies de recours possibles, nationales et internationales, seront mises à profit”. Pour cela, il compte mobiliser un groupe d’avocats internationaux et saisir différentes juridictions ainsi que des instances régionales et internationales qui ont compétence dans ce domaine.
Enfin, le communiqué lance un appel à une mobilisation plus large, s’adressant à ses partisans et à l’opinion publique. “Le temps du silence est terminé”, affirme l’EPG, avant de conclure sur ces mots : “Le combat continue et il s’intensifiera.”
