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L’affaire Bilie-By-Nze : la Cour d’appel valide la détention, l’EPG monte au créneau

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Le dossier judiciaire d’Alain-Claude Bilie-By-Nze continue de faire couler beaucoup d’encre, aussi bien en politique que dans les médias. Ce vendredi 15 mai 2026, la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Libreville a confirmé qu’il resterait en détention provisoire. Cela signifie qu’elle a rejeté les recours que ses avocats avaient déposés pour contester la première décision de l’incarcérer.

Cette décision fait suite à une procédure où l’ancien Premier ministre est mis en cause pour des faits présumés “d’abus de confiance et d’escroquerie”. Ces accusations sont liées à une histoire d’argent qui remonte à 2008. D’après ce qu’on trouve dans le dossier, une plaignante explique avoir participé au financement initial d’un projet culturel, monté pour le compte de l’État gabonais, avec l’engagement qu’elle serait remboursée par la suite.

Au moment où ces faits se sont déroulés, Alain-Claude Bilie-By-Nze n’était pas ministre. Il était plutôt à la tête du comité d’organisation du Festival national du complexe culturel. Ses proches, eux, rejettent fermement les accusations. Ils affirment qu’à ce stade, aucun élément concret ne permet de prouver sa responsabilité pénale. Ils ajoutent qu’il a toutes les garanties pour se présenter à la justice dès qu’on le lui demande.

Juste après cette décision de la Cour d’appel, Ensemble Pour le Gabon (EPG), le parti politique que dirige Bilie-By-Nze, a diffusé un communiqué. Il y exprime son désaccord et annonce son intention de prendre plusieurs initiatives, tant sur le plan juridique que politique.

Le parti y déclare notamment que “la justice gabonaise vient de franchir une étape particulièrement sérieuse dans l’effondrement de l’État de droit”. Il estime par ailleurs que “la chambre d’accusation a fait le choix de sacrifier le droit pour servir une logique politique”.

L’EPG exprime aussi ses inquiétudes quant au fonctionnement de la justice. Il considère que “l’influence de plus en plus forte de l’exécutif sur le pouvoir judiciaire” risquerait de nuire à l’indépendance de la justice. Dans ce même communiqué, le parti va plus loin en affirmant : “Quand la liberté d’un citoyen, même s’il a été Premier ministre, ne dépend plus uniquement du droit mais de considérations politiques, c’est alors chaque Gabonais qui devient vulnérable.”

Sur le plan de la procédure, le parti estime que cette affaire dépasse le cadre strictement judiciaire. Il affirme clairement : “Le maintien en détention de M. Alain-Claude Bilie-By-Nze vient confirmer qu’il ne s’agit pas d’une simple affaire de justice. C’est en réalité une affaire politique et internationale.”

L’EPG fait d’ailleurs part de son intention d’engager plusieurs recours. Il assure que “toutes les voies de recours possibles, nationales et internationales, seront mises à profit”. Pour cela, il compte mobiliser un groupe d’avocats internationaux et saisir différentes juridictions ainsi que des instances régionales et internationales qui ont compétence dans ce domaine.

Enfin, le communiqué lance un appel à une mobilisation plus large, s’adressant à ses partisans et à l’opinion publique. “Le temps du silence est terminé”, affirme l’EPG, avant de conclure sur ces mots : “Le combat continue et il s’intensifiera.”

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Belinga : la mission gabonaise s’achève au cœur des mines australiennes

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Après plusieurs jours de rencontres et de discussions à Perth, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a achevé sa mission officielle en Australie par une visite des installations de Fortescue dans la région de Pilbara, en Australie-Occidentale. Une étape importante pour la délégation gabonaise, venue observer de près le fonctionnement de l’un des plus grands groupes miniers au monde.

Cette immersion sur le terrain est intervenue après les échanges avec le fondateur et président exécutif de Fortescue, le Dr Andrew Forrest. Les discussions ont notamment porté sur l’avenir du projet Belinga, les infrastructures nécessaires à son développement, les investissements, l’industrialisation, la formation des Gabonais et le transfert de technologies.

À Pilbara, la délégation a découvert une chaîne de production entièrement intégrée, allant de l’extraction du minerai à son traitement, puis à son transport et à son exportation. Fortescue exploite cinq sites miniers répartis entre les pôles de Chichester, de l’Ouest et d’Iron Bridge.

Cloudbreak et Christmas Creek produisent près de 100 millions de tonnes par an. Solomon et Eliwana atteignent un volume similaire, tandis qu’Iron Bridge se distingue par la production d’un concentré de magnétite à haute teneur.

Pour transporter le minerai, Fortescue s’appuie sur une ligne ferroviaire de 760 kilomètres reliant les mines à Port Hedland. Le port Herb Elliott peut exporter jusqu’à 210 millions de tonnes par an, avec plus de 990 départs de navires minéraliers. À Perth, le centre d’opérations « The Hive » permet de suivre à distance les activités minières, ferroviaires et portuaires grâce aux données en temps réel et aux technologies autonomes.

Le groupe transporte ainsi plus de 200 millions de tonnes de minerai chaque année. Il emploie plus de 20 000 personnes, a réalisé des projets d’une valeur de 46,2 milliards de dollars et expédié plus de 2,5 milliards de tonnes de minerai à travers le monde.

Pour le Gabon, cette visite va bien au-delà de la découverte d’installations industrielles. Elle permet de mieux mesurer ce que représentera, demain, le développement de Belinga, actuellement en phase d’exploration par Fortescue Belinga.

Derrière les chiffres et les machines, l’enjeu concerne surtout les emplois, la formation des jeunes, les infrastructures et les perspectives offertes aux populations. En se rendant à Pilbara, Hermann Immongault a voulu voir, comprendre et préparer les prochaines étapes. L’ambition demeure de faire de Belinga un projet capable de soutenir durablement l’industrialisation et la prospérité du Gabon.

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Fer de Belinga : plus de 250 milliards de FCFA investis, Fortescue dresse le bilan de ses trois premières années au Gabon

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Trois ans après son arrivée au Gabon, Fortescue poursuit méthodiquement le développement du projet de fer de Belinga. Si l’exploitation du minerai n’a pas encore débuté, l’entreprise australienne estime avoir franchi plusieurs étapes structurantes qui traduisent l’avancement progressif de l’un des plus importants projets miniers du pays.

Le 1er juillet 2026, Fortescue a présenté le bilan de ses trois premières années d’activité dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Des investissements aux infrastructures, en passant par les travaux géologiques et l’emploi local, l’entreprise met en avant les fondations déjà posées avant la phase d’exploitation minière.

Selon les chiffres communiqués, plus de 250 milliards de FCFA ont été investis depuis son arrivée au Gabon. Un montant qui a notamment permis la réalisation et la programmation de 225 000 mètres linéaires de forages destinés à mieux connaître le potentiel du gisement et à préparer les prochaines phases du projet.

Sur le terrain, Fortescue revendique également plus de 450 kilomètres de routes développées et entretenues afin de faciliter l’accès aux différents sites du projet. À cela s’ajoutent plus de 900 places d’hébergement installées pour accompagner les activités opérationnelles et la présence des équipes mobilisées sur le chantier.

Le volet humain figure également parmi les éléments mis en avant par l’entreprise. Plus de 700 Gabonaises et Gabonais sont aujourd’hui directement impliqués dans le projet, témoignant de la volonté affichée d’associer les compétences nationales au développement de Belinga.

Ces réalisations s’inscrivent dans la continuité de la convention minière signée entre l’État gabonais et Fortescue, qui prévoit, à terme, des investissements de plusieurs milliards de dollars ainsi que la création de milliers d’emplois directs et indirects.

Si les attentes demeurent importantes autour du lancement effectif de l’exploitation minière, le bilan présenté par Fortescue rappelle qu’avant de devenir une mine, Belinga se construit progressivement. Les investissements consentis, les infrastructures déployées et les travaux techniques engagés constituent autant d’étapes qui permettront de déterminer le rythme et l’ampleur des prochaines phases de ce projet stratégique pour l’économie gabonaise.

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Potasse de la Banio : Hui Neng Group s’inscrit dans la vision industrielle du Gabon

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Le gisement de potasse de la Banio, situé dans la province de la Nyanga, continue de renforcer l’attractivité économique du Gabon. Le 17 juillet dernier, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, entouré des ministres en charge des Transports, des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie et de l’Environnement, a reçu une délégation de la holding chinoise Hui Neng Group venue explorer les opportunités offertes par ce projet stratégique.

Déjà présente au Laos et en Sierra Leone, cette entreprise spécialisée dans la chimie thermique et l’énergie ambitionne de contribuer au développement industriel de la Nyanga. Son vice-président, Li Yongzhen, est venu s’enquérir des avantages et des mécanismes proposés par l’État gabonais dans le cadre d’un éventuel partenariat autour de l’exploitation de la potasse de la Banio.

Au cours des échanges, Hermann Immongault a présenté les grands projets structurants engagés par le Gabon. Parmi eux figure le projet de construction du port en eau profonde de Mayumba, actuellement en négociation avec Abu Dhabi Group, destiné à faciliter l’exportation du marbre, du fer et de la potasse produits dans la région. Le pays prévoit également de porter sa capacité énergétique de 16,5 MW actuellement à 2 148 MW en 2030, puis à 2 291 MW à l’horizon 2035 pour accompagner cette dynamique industrielle.

Cette ambition s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la transformation locale des ressources naturelles, de la souveraineté économique et de l’industrialisation du pays des axes majeurs de son action. L’objectif affiché est de créer davantage de valeur ajoutée, d’emplois et d’opportunités pour les Gabonais.

Saluant des réponses « très claires et concrètes », Li Yongzhen a annoncé que les prochaines étapes porteront sur l’évaluation technique du projet et des visites de terrain. Le gouvernement gabonais reste, quant à lui, attaché à un principe intangible : tout projet devra respecter les normes environnementales et contribuer au développement durable du Gabon.

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