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Digitalisation des titres de transport : l’ANINF renforce son rôle dans la modernisation de l’État
La transformation numérique de l’administration gabonaise prend progressivement une dimension plus concrète. Dans le secteur des transports, la digitalisation des titres et actes apparaît désormais comme l’un des chantiers les plus importants de modernisation des services publics. Au centre de cette dynamique, l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) occupe une place stratégique.
Placée sous la tutelle du ministère de l’Économie numérique, l’ANINF intervient dans la mise en place de solutions destinées à fiabiliser les procédures, sécuriser les documents, améliorer la traçabilité des opérations et renforcer la maîtrise administrative d’un secteur à fort potentiel de recettes. Son rôle s’inscrit plus largement dans le développement de l’écosystème numérique national et dans l’accompagnement de la transformation des services publics.
Et cette évolution ne concerne pas seulement Libreville. L’intérieur du pays est également impacté, à l’instar de Makokou, où cette orientation a déjà trouvé une traduction concrète. L’Agence y a accompagné le déploiement des infrastructures techniques liées au centre d’enrôlement pour les permis de conduire digitalisés, avec notamment un réseau local, une connexion Internet dédiée et des équipements de sécurisation électrique. Une avancée qui illustre la volonté de rapprocher les services numériques des populations et de faire de la modernisation administrative une réalité sur l’ensemble du territoire.
Cette dynamique traduit la vision du Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, relayée par le gouvernement. Le Directeur général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, porte cette orientation à travers une approche axée sur des systèmes plus performants, accessibles et adaptés aux réalités nationales.
Reste toutefois un enjeu majeur : la gouvernance. La réussite de cette digitalisation dépendra aussi d’une définition claire des responsabilités et d’une coordination efficace entre les administrations, l’ANINF et les opérateurs privés concernés.
Dans ce cadre, des entreprises gabonaises comme Rengus, engagées dans le développement de solutions numériques, peuvent également contribuer à la dynamique. Leur présence pose directement la question de la place accordée à l’expertise locale dans les grands projets de transformation digitale.
Au-delà de la technologie, la digitalisation des titres et actes de transport devient ainsi un enjeu de souveraineté, d’efficacité administrative et de valorisation des compétences nationales.
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Cybermenaces au Gabon : l’État mobilise ses forces pour renforcer la sécurité numérique
Le lundi 7 septembre, une réunion d’urgence s’est tenue autour du Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, avec pour objectif de renforcer la réponse de l’État face à la recrudescence des cyberattaques et de consolider la gouvernance de la digitalisation au Gabon. Plusieurs départements ministériels et structures stratégiques ont été mobilisés, notamment ceux en charge du numérique, de la Défense et de la Communication.
Cette mobilisation intervient dans un contexte de forte pression sur les systèmes d’information nationaux. Dans un communiqué du Gouvernement, l’Exécutif alerte sur la multiplication des tentatives d’intrusion, des actes de piratage et des différentes formes de cyberattaques susceptibles de viser les administrations, les entreprises et les infrastructures essentielles au fonctionnement du pays.
L’Exécutif assure que les services compétents restent pleinement mobilisés et que les dispositifs de protection des infrastructures numériques sont progressivement renforcés afin de mieux prévenir, détecter et contenir les tentatives de compromission.
Mais le message officiel ne s’adresse pas uniquement aux techniciens. Le Gouvernement rappelle que la cybersécurité est devenue une responsabilité collective. Citoyens, administrations et entreprises sont appelés à adopter des réflexes simples : protéger leurs mots de passe, activer l’authentification à plusieurs facteurs, éviter les liens suspects, mettre régulièrement à jour leurs équipements et signaler rapidement toute activité inhabituelle.
L’urgence est renforcée par les chiffres avancés par Hermann Immongault. Selon le Vice-Président du Gouvernement, plus de 900 alertes d’intrusion ont été enregistrées en 60 jours, dont certaines à très forte criticité. Il cite notamment les attaques ayant touché récemment la SEEG et le Conseil Gabonais des Chargeurs.
« La cybersécurité constitue désormais un enjeu de souveraineté nationale. Nous pouvons même considérer que nous sommes en guerre sur le front numérique », a-t-il déclaré.
Les échanges ont également porté sur la gouvernance de la digitalisation, son encadrement réglementaire ainsi que les réponses techniques et opérationnelles à mettre en œuvre. Les conclusions de cette réflexion doivent permettre au Gouvernement de renforcer la coordination entre les différents acteurs impliqués et de définir des orientations plus structurées en matière de protection du cyberespace national.
Face aux rançongiciels, vols de données, usurpations d’identifiants, fraudes et faux numériques, le Gouvernement veut désormais passer d’une logique de réaction à une véritable logique d’action, fondée sur la prévention, la riposte et la protection durable du cyberespace national. Une orientation qui s’inscrit dans la vision du Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui entend faire du numérique un levier de souveraineté, de modernisation de l’État et de sécurisation des infrastructures stratégiques du pays.
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Tchibanga : Ulrich Manfoumbi Manfoumbi sur les chantiers, sur fond d’interrogations autour des 7 milliards de la Nyanga
Les critiques autour des réalisations financées par les 7 milliards de FCFA accordés à la Nyanga en 2024 prennent une nouvelle dimension. Entre projets inachevés, retards importants et réalisations parfois difficiles à identifier sur le terrain, le dossier continue de faire du bruit. Le contraste est d’autant plus saisissant qu’à Makokou, lors de la Fête de la Libération 2026, plusieurs infrastructures et chantiers structurants ont donné l’image d’une ville en pleine transformation. La Nyanga avait pourtant accueilli ce même événement en 2025, sans que la province ne semble avoir connu depuis un nouvel essor comparable.
C’est dans ce contexte que le ministre d’État Ulrich Manfoumbi Manfoumbi a effectué, le 2 septembre, une visite sur plusieurs chantiers de Tchibanga.
Au quartier Kokondo, sur les 50 logements annoncés pour la cité administrative, seuls 18 bâtiments sont sortis de terre. Le ministre d’État a également émis des réserves sur certains choix de construction du nouvel hôpital. À l’école communale « C », confrontée à des inondations récurrentes, il a exigé la réalisation de canalisations avant toute livraison.
D’autres projets sont plus avancés. L’Hôtel de Ville, la Caisse de pensions et de prestations familiales ainsi que la nouvelle gare routière afficheraient environ 80 % de réalisation. La Maison de la femme est achevée, mais reste en attente de livraison.
À l’inverse, le Guichet unique demeure inachevé, tout comme le nouvel aéroport, lancé en 2024 pour un délai initial de huit mois.
Ces constats font directement écho au dossier des 7 milliards. Sur cette enveloppe, 1,5 milliard devait revenir à Tchibanga. À Moabi, les vérifications menées dans le prolongement de nos précédents articles ont déjà révélé une situation contrastée : certaines passerelles sont visibles, tandis que le marché de Mutumba ou le siège de la SACOM restent inexistants ou inachevés.
Akum Infos suit ce dossier de près. Après la convocation de plusieurs entreprises par le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, la question centrale demeure : où sont réellement passés les investissements annoncés, et qui répondra des retards et des projets non réalisés ?
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Moabi : à Nguenda, l’exploitation forestière sous le regard exigeant des populations
À Moabi, dans le département de la Douigny, l’exploitation forestière ne devra pas seulement produire du bois, mais aussi laisser des retombées visibles dans le canton Douami-Mouémbi. C’est le message porté le 5 septembre 2026 au village Nguenda, lors d’une rencontre entre les populations, les autorités locales et les représentants de la société GSEZ, avant le rituel traditionnel ouvrant la voie au démarrage de ses activités.
Les attentes exprimées sont précises. Les populations réclament notamment une amélioration de la route Tsangui-Moabi, l’implantation d’une scierie consacrée à la première transformation du bois et une meilleure employabilité des filles et fils du canton en âge de travailler. La construction de ponts en béton, en remplacement des ouvrages en bois, figure également parmi les priorités.
Le président du Conseil départemental, Saïd Mouguengui Mounguegui, a défendu une gestion transparente et collective des retombées de l’exploitation. « Je n’accepterai jamais des sous de table pour tuer le village », a-t-il affirmé. Pour lui, le cahier des charges devra être défini à partir des besoins réels des populations, en concertation avec le préfet, le Conseil départemental et les représentants villageois.
Cette dynamique devrait également contribuer à renforcer les capacités d’action du Conseil départemental et favoriser des projets à fort impact social et économique.
Le député du 1er siège de la Douigny, Élie Wilfried Boulingui, a de son côté insisté sur l’importance du désenclavement. « Pendant longtemps, l’absence de route a freiné le développement de nos villages. Aujourd’hui, son ouverture redonne de la vie au canton », a-t-il souligné, évoquant les effets attendus sur les plans social, économique et administratif.
La présence des responsables des Eaux et Forêts, de la mairie et des autres acteurs locaux a renforcé l’encadrement institutionnel de la démarche. Réunis au-delà des appartenances politiques, les participants ont finalement procédé au rituel traditionnel autorisant le démarrage des activités de GSEZ. Désormais, les populations attendent surtout que les engagements pris se traduisent en réalisations concrètes.
