News
Moabi : à Nguenda, l’exploitation forestière sous le regard exigeant des populations
À Moabi, dans le département de la Douigny, l’exploitation forestière ne devra pas seulement produire du bois, mais aussi laisser des retombées visibles dans le canton Douami-Mouémbi. C’est le message porté le 5 septembre 2026 au village Nguenda, lors d’une rencontre entre les populations, les autorités locales et les représentants de la société GSEZ, avant le rituel traditionnel ouvrant la voie au démarrage de ses activités.
Les attentes exprimées sont précises. Les populations réclament notamment une amélioration de la route Tsangui-Moabi, l’implantation d’une scierie consacrée à la première transformation du bois et une meilleure employabilité des filles et fils du canton en âge de travailler. La construction de ponts en béton, en remplacement des ouvrages en bois, figure également parmi les priorités.
Le président du Conseil départemental, Saïd Mouguengui Mounguegui, a défendu une gestion transparente et collective des retombées de l’exploitation. « Je n’accepterai jamais des sous de table pour tuer le village », a-t-il affirmé. Pour lui, le cahier des charges devra être défini à partir des besoins réels des populations, en concertation avec le préfet, le Conseil départemental et les représentants villageois.
Cette dynamique devrait également contribuer à renforcer les capacités d’action du Conseil départemental et favoriser des projets à fort impact social et économique.
Le député du 1er siège de la Douigny, Élie Wilfried Boulingui, a de son côté insisté sur l’importance du désenclavement. « Pendant longtemps, l’absence de route a freiné le développement de nos villages. Aujourd’hui, son ouverture redonne de la vie au canton », a-t-il souligné, évoquant les effets attendus sur les plans social, économique et administratif.
La présence des responsables des Eaux et Forêts, de la mairie et des autres acteurs locaux a renforcé l’encadrement institutionnel de la démarche. Réunis au-delà des appartenances politiques, les participants ont finalement procédé au rituel traditionnel autorisant le démarrage des activités de GSEZ. Désormais, les populations attendent surtout que les engagements pris se traduisent en réalisations concrètes.
News
Makokou : Fortescue Belinga renforce le Centre de Formation Professionnelle en équipements
Le Centre de Formation Professionnelle de Makokou a reçu, le 29 août 2026, un important lot d’équipements offert par Fortescue Belinga. Une initiative qui s’inscrit dans la volonté de l’entreprise de contribuer au renforcement de la formation professionnelle et au développement des compétences dans la province de l’Ogooué-Ivindo.
La remise du matériel a été effectuée par le Directeur général de Fortescue Belinga, Edward Kalajzic. Les équipements ont été réceptionnés par Guy Roger Aurat Reteno, Directeur de Cabinet du ministre du Travail, du Plein Emploi, du Dialogue social et de la Formation professionnelle, empêché, en présence du Directeur général de l’Agence Nationale de Formation et de l’Enseignement Professionnel (ANFEP) ainsi que des responsables de l’établissement.

Cette action découle du partenariat entre Fortescue Belinga et l’ANFEP. Elle vise notamment à améliorer les conditions d’apprentissage et à accompagner la montée en compétences des apprenants, avec une attention particulière portée aux exigences de sécurité dans le monde professionnel.
Pour Fortescue Belinga, la formation ne doit pas uniquement permettre l’acquisition d’un savoir-faire technique. Elle doit également préparer les futurs travailleurs à identifier les risques, adopter des comportements responsables et évoluer dans un environnement professionnel sécurisé.
« La sécurité constitue le fondement de toute main-d’œuvre performante dans les industries lourdes. La formation pratique contribue à préparer les travailleurs aux exigences du monde professionnel tout en accompagnant le développement industriel futur du Gabon », a déclaré Edward Kalajzic.

À travers cette dotation, Fortescue Belinga entend ainsi accompagner le développement d’une main-d’œuvre qualifiée, capable de répondre aux besoins futurs du secteur minier, mais également d’autres secteurs d’activité au Gabon. Une démarche qui s’ajoute aux différentes initiatives communautaires, économiques et sociales engagées par l’entreprise dans l’Ogooué-Ivindo.
News
Carlyto Lassa, l’inoubliable interprète de « Makolo ya Masiya », n’est plus
La musique congolaise a perdu l’une de ses voix les plus singulières. Carlyto Lassa, de son vrai nom Charles Ndombasi Lassa, est décédé le 31 août 2026 à Cincinnati, dans l’Ohio, aux États-Unis, à l’âge de 65 ans. Plusieurs médias congolais évoquent une crise cardiaque, survenue alors qu’il venait de participer à une campagne d’évangélisation.
Né le 15 janvier 1961 dans le Kongo-Central, l’artiste grandit entre Matadi et Kinshasa. Avant de vivre de la musique, il exerce comme tailleur-couturier. À la fin des années 1970, sa voix attire l’attention de Gérard Madiata, avant de le rapprocher de grandes figures de la rumba comme Lutumba Simaro et Papa Noël Nedulé. Il interprète notamment « Maya » et « Le Bon Samaritain », tandis que son nom reste associé à l’univers du TP OK Jazz.
En 1986, Carlyto Lassa rejoint Choc Stars, aux côtés de plusieurs grandes voix de l’époque. Il participe à une période importante de sa carrière avant de poursuivre en solo dans les années 1990.
Parmi les titres qui ont marqué son parcours, « Makolo ya Masiya », sorti en 1996 sur l’album Africa na Moto, occupe une place particulière. Devenu un classique de la rumba congolaise, le morceau a aussi profondément marqué le public gabonais. Depuis l’annonce de sa disparition, beaucoup évoquent cette chanson comme un souvenir familial, découvert auprès des parents lors des fêtes et célébrations. Un titre transmis d’une génération à l’autre.
Au milieu des années 1990, sa vie prend un autre tournant avec sa conversion au christianisme. Carlyto Lassa se détourne progressivement de la musique profane pour consacrer sa voix à l’Évangile.
Chantre, évangéliste puis pasteur missionnaire, il poursuivra cette voie jusqu’à ses derniers jours. Il laisse derrière lui l’image d’un artiste à la voix reconnaissable, capable de traverser les époques, les frontières et les générations.
News
Forum économique de l’Ogooué-Ivindo : Fortescue met en avant les avancées du projet Belinga
Le projet Belinga s’est imposé comme l’un des sujets majeurs du Forum économique de l’Ogooué-Ivindo, organisé le 26 août 2026 à Makokou. Fortescue Belinga y a présenté l’état d’avancement des travaux, les prochaines étapes de l’exploration, les premières retombées sur l’emploi ainsi que les perspectives industrielles du projet.
Au cours des échanges, le directeur général de Fortescue Belinga, Edward Kalajzic, a rappelé la dimension stratégique du projet pour le pays : « Il représente non seulement une opportunité de croissance significative pour Fortescue, mais surtout, il a le potentiel de soutenir la diversification économique du Gabon. »

EDWARD KALAJZIC, PDG DE FORTESCUE BELINGA
Sur le terrain, la première phase de forage est aujourd’hui en grande partie achevée. Plus de 225 000 mètres de forage à circulation inverse ont été réalisés sur plus de 1 470 trous, auxquels s’ajoutent plus de 17 500 mètres de forage au diamant. Ces opérations doivent permettre de mieux mesurer les ressources disponibles et de disposer de données suffisamment solides pour orienter les prochaines décisions.
Les travaux d’exploration s’étendent désormais au-delà de Belinga. Des opérations sont menées à Batouala depuis le mois de mai, tandis que des activités sont en préparation à Boka Boka. « Au cours de l’année 2026, l’exploration s’est également étendue au-delà de Belinga », a précisé Edward Kalajzic. L’objectif est d’améliorer la connaissance du potentiel minier de ces différentes zones avant d’envisager les étapes suivantes.


Fortescue met aussi en avant les effets déjà perceptibles du projet sur l’emploi. « Le projet Belinga soutient 1 246 emplois directs. 82 % des employés sont des Gabonais, dont 57 % sont originaires de la province de l’Ogooué-Ivindo. »
La formation de la main-d’œuvre nationale fait également partie des priorités affichées. À travers le programme « We Train for Gabon », 50 Gabonais suivent en Australie une formation pratique aux métiers et aux méthodes de l’industrie minière. Une démarche qui vise à préparer les compétences locales susceptibles d’accompagner le développement futur du projet.
Cette projection repose aussi sur la capacité financière du groupe Fortescue à soutenir des investissements importants sur plusieurs années. Le groupe affiche un bénéfice net sous-jacent après impôts de 3,5 milliards de dollars américains, en hausse de 3 % par rapport à l’exercice 2025. Son bénéfice sous-jacent par action atteint 1,13 dollar américain, soit 1,66 dollar australien.
Fortescue a par ailleurs généré 6,8 milliards de dollars américains de flux nets de trésorerie issus de ses activités opérationnelles et 3,2 milliards de dollars américains de flux de trésorerie disponible. Des résultats qui traduisent une capacité à poursuivre ses activités minières tout en préparant de nouveaux investissements et de nouvelles perspectives de croissance.
Pour Belinga, qui reste encore dans une phase d’exploration, d’études et de préparation, cette solidité financière constitue un élément favorable, sans garantir à elle seule le passage à l’étape industrielle. Celui-ci dépendra notamment des résultats des études, de la décision finale d’investissement et de l’obtention des autorisations requises.

À Makokou, Fortescue a ainsi voulu montrer que Belinga se construit progressivement, entre exploration, emploi local, formation et préparation industrielle. Un projet de long terme dont l’évolution sera suivie de près dans l’Ogooué-Ivindo, tant les attentes sont importantes autour de sa contribution future à l’économie provinciale et à la diversification de l’économie gabonaise.
