Events
Décès maternels : le Gabon enclenche une stratégie pour inverser la tendance
Réunis au complexe hôtelier de la Sablière à Libreville, le gouvernement gabonais et ses partenaires intensifient la lutte contre la mortalité maternelle à travers une approche plus structurée et multisectorielle. Ce jeudi 9 avril 2026, le ministère de la Santé, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la population et la Fondation Ma Bannière de la Première Dame Zita Oligui Nguéma, a lancé un atelier stratégique pour élaborer un Plan d’accélération de la réduction des décès maternels.
Autorités publiques, experts et partenaires techniques entendent répondre à une réalité préoccupante : un niveau élevé de mortalité malgré une forte médicalisation des accouchements (près de 95 %).
Pour le docteur Sédenne Hounton, directeur régional d’Afrique de l’Ouest et du Centre du Fonds des Nations Unies pour la population, ce constat révèle des défaillances plus profondes :
« Le Gabon présente un paradoxe sanitaire préoccupant. Nous observons un pays où la majorité des accouchements se font en milieu médicalisé, et pourtant, les décès maternels restent à un niveau encore trop élevé. Cela signifie que le défi ne se limite plus à l’accès aux soins, mais concerne désormais la qualité de la prise en charge, la rapidité d’intervention et la continuité du suivi des femmes enceintes », a-t-il indiqué, soulignant que l’enjeu n’est plus seulement l’accès aux soins, mais la qualité, la rapidité et la continuité de la prise en charge.
Les causes identifiées confirment cette analyse : hémorragies, hypertension, complications post-avortement, mais aussi retards dans l’intervention médicale, insuffisances du suivi prénatal et postnatal, ou encore déficit d’équipements adaptés. À cela s’ajoutent des inégalités territoriales persistantes, notamment dans les zones éloignées.
À l’échelle régionale, la tendance reste alarmante. D’après l’Organisation mondiale de la santé, 178 000 femmes sont décédées en 2023 en Afrique, dont une large part dans des contextes fragiles, révélant les limites des systèmes de santé face aux urgences obstétricales.
Pour la ministre de la Santé, Professeure Elsa Nkana Joséphine Ayo Bivigou, l’urgence est désormais opérationnelle :
« Chaque décès maternel est une tragédie […] Il est de notre responsabilité d’agir », a-t-elle déclaré, plaidant pour un renforcement de la coordination, de la formation du personnel et du suivi des patientes.
Au-delà du diagnostic, cet atelier vise des résultats concrets : définition d’actions prioritaires, mécanismes de mise en œuvre et engagement politique fort. Les travaux se poursuivront les 10 et 11 avril, avec une consultation nationale suivie du lancement officiel de la feuille de route.
En conclusion, cette initiative marque un tournant attendu dans la politique de santé maternelle au Gabon. Au-delà des engagements, le défi réside désormais dans la capacité à transformer les recommandations en actions concrètes, mesurables et durables. Cela suppose un investissement accru dans les infrastructures, la formation continue du personnel, le renforcement du suivi des patientes et une meilleure coordination entre les acteurs. La réussite de cette feuille de route dépendra également d’un suivi rigoureux et d’une volonté politique constante. Car derrière chaque statistique, ce sont des vies, des familles et l’avenir même du système de santé qui sont en jeu : garantir à chaque femme le droit fondamental de donner la vie sans la perdre.
Events
À la Tour ANINF, le numérique connecte les enfants aux métiers de leurs parents
Le numérique ne transforme pas seulement notre quotidien : il redessine aussi les métiers d’aujourd’hui et ouvre la voie à ceux de demain. C’est précisément cet univers que l’ANINF a choisi de faire découvrir aux enfants de ses agents, le mercredi 12 août 2026. Le temps d’une journée, ces jeunes visiteurs ont franchi les portes de la Tour ANINF pour mieux comprendre le travail de leurs parents et se familiariser avec les métiers qui accompagnent la transformation numérique du Gabon.
Cette initiative, placée sous le signe de la découverte, de la transmission et du partage, s’inscrit dans la vision portée par le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui fait du capital humain l’une des principales richesses du pays.
Organisée dans le cadre de la semaine précédant les festivités du 17 août 2026, sous le thème « Le numérique nous connecte, l’humain nous rassemble », cette journée a permis aux jeunes visiteurs de mieux comprendre les missions de l’ANINF et, surtout, de mettre des visages et des métiers derrière le travail de leurs parents.


À l’écoute et dans l’observation, les jeunes visiteurs se familiarisent avec les métiers du numérique et les missions de l’ANINF.
Visite des installations, échanges avec les agents et moments de convivialité ont rythmé cette immersion. Une manière également de sensibiliser les enfants, dès le plus jeune âge, aux métiers du numérique et aux enjeux liés à la transformation technologique du Gabon.
Impulsée par le Directeur Général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, l’initiative traduit la volonté de l’Agence de placer l’humain au centre de sa stratégie.
« À travers cette journée, nous voulons permettre à nos enfants de découvrir ce que font leurs parents au quotidien, mais aussi leur transmettre le goût du numérique, de l’innovation et du service à la Nation. La souveraineté numérique que nous construisons aujourd’hui doit aussi préparer et inspirer les générations de demain », souligne le Directeur Général de l’ANINF.

Au-delà de la simple découverte d’un lieu de travail, cette journée rappelle que la souveraineté numérique repose avant tout sur les femmes et les hommes qui la construisent au quotidien. Pour l’ANINF, leur engagement et leur savoir-faire constituent ainsi un socle essentiel pour préparer l’avenir et transmettre aux générations futures le goût de l’innovation et du service public.
Events
Propos jugés outrageants de Lanlaire contre le Président : le gouvernement hausse le ton
La polémique autour de Landry Mbeng, alias « Lanlaire », prend désormais une tournure institutionnelle. Le 12 août 2026 à Libreville, le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, a exprimé la « profonde indignation » du gouvernement après des propos attribués à l’activiste et jugés « gravement injurieux et outrageants » envers le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, la Première dame, leurs proches et plusieurs personnalités publiques.
Pour l’exécutif, la liberté d’expression ne peut servir de prétexte à l’injure, à l’outrage ou à l’atteinte à la dignité. Le gouvernement estime que certaines limites ont été franchies et appelle les autorités judiciaires compétentes à examiner les faits et, le cas échéant, à appliquer les dispositions prévues par la loi.
Lanlaire, qui affirme vivre entre la France et la Suisse, fait partie des pionniers de l’activisme gabonais sur les réseaux sociaux. Actif depuis plus de dix ans, il s’est progressivement imposé comme l’une des voix les plus connues de la diaspora gabonaise. En France notamment, lui comme d’autres activistes critiques du pouvoir s’attaquent régulièrement au Chef de l’État et à sa gouvernance.
Plus discret et relativement calme ces derniers mois, Lanlaire a toutefois repris depuis quelques jours un ton beaucoup plus offensif, multipliant les sorties contre le Président de la République et plusieurs figures du pouvoir.
Cette séquence a provoqué de nombreuses réactions, notamment parmi des personnalités politiques proches de l’exécutif. Une mobilisation qui soulève une interrogation : à force de concentrer autant d’attention, Lanlaire est-il en train de devenir l’une des principales images de l’opposition au pouvoir ?
Pour le gouvernement, une ligne reste claire : la critique politique est légitime, mais elle ne saurait se confondre avec l’injure ou l’atteinte à la dignité des personnes et des institutions.
Events
ANINF–CNAMGS : le partenariat numérique entre dans sa phase concrète
Trois mois après avoir posé les bases de leur coopération, l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF) et la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS) passent désormais à une étape concrète. Le 12 août 2026, au siège de la CNAMGS à La Sablière, les deux institutions ont procédé à la remise officielle des conclusions de l’audit des systèmes d’information de la Caisse.
Conduite par les équipes de l’ANINF, cette mission a permis de dresser un état des lieux de l’environnement numérique de la CNAMGS et d’identifier les principaux axes d’amélioration. Les conclusions mettent notamment l’accent sur trois piliers jugés essentiels à la performance d’un système d’information : les ressources humaines, la donnée et les infrastructures.


Séance de travail entre les équipes de la CNAMGS et de l’ANINF autour des axes de collaboration et de la modernisation numérique de la protection sociale.
Cette étape vient donner corps au protocole d’accord signé en mai dernier entre les deux institutions. À l’époque, l’ambition affichée était déjà claire : renforcer les systèmes informatiques de la CNAMGS, améliorer la cybersécurité, sécuriser les données et accroître la résilience de ses infrastructures numériques. L’ANINF s’était alors engagée à accompagner la Caisse dans l’audit et l’optimisation de son dispositif technologique.
Avec la remise des conclusions de l’audit, cette coopération quitte donc le terrain des intentions pour entrer dans celui de l’action. Sous la direction de son Directeur général, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, l’ANINF confirme ainsi son rôle de bras technique de la transformation numérique de l’administration gabonaise.
Pour la CNAMGS, dirigée par le Pr Béatrice Yvette Nguema Edzang, l’enjeu est désormais de s’appuyer sur ces recommandations pour bâtir un système plus fiable, plus sécurisé et plus performant, capable d’assurer une meilleure continuité des services.

Photo de famille à l’issue de la rencontre entre les responsables de la CNAMGS et de l’ANINF, symbole d’une coopération appelée à se renforcer.
Cette dynamique s’inscrit dans la vision du Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la souveraineté numérique et de la modernisation de l’administration des priorités nationales, avec pour finalité des services publics plus efficaces et davantage accessibles aux citoyens.
