Events
Centre National d’Hémodialyse de Libreville : les patients interpellent à nouveau le Président de la République
Libreville, 15 octobre 2025 – Trois mois après leur première déclaration publique, les patients du Centre National d’Hémodialyse de Libreville (CNHL) reviennent à la charge. Leur cri d’alerte lancé en juillet dernier, dans lequel ils appelaient le Président de la République à une intervention urgente, semble être resté sans suite concrète, en dehors d’un premier lot de sept nouveaux générateurs de dialyse livré au CNHL, apportant une réponse immédiate à l’une de leurs doléances majeures : le renouvellement du matériel médical vétuste qui freinait la qualité et la durée des séances d’hémodialyse.
Aujourd’hui, ils affirment que leur situation s’est aggravée, menaçant directement leur survie.
Un appel resté sans réponse
En juillet 2025, les patients dénonçaient déjà un système « à bout de souffle » : équipements vétustes, réduction du temps de dialyse, manque de personnel, absence de statut juridique adapté pour les insuffisants rénaux, et non-remboursement de dispositifs essentiels comme les cathéters tunnelisés.
Malgré leurs multiples démarches auprès de la direction du centre, du ministère de la Santé et même de la Présidence de la République, aucune mesure significative n’a été mise en œuvre.
Aujourd’hui, ces malades disent vivre une double peine : la maladie et la détresse sociale.
Ils soulignent également que des manquements persistent en interne, notamment dans la gestion quotidienne et la communication avec les patients, bien qu’aucune grève du personnel ne soit officiellement déclarée.
Une situation devenue critique
Les hémodialysés, mais aussi les patients atteints de cancer, du VIH et d’autres pathologies chroniques, peinent à obtenir leurs traitements dans les pharmacies conventionnées. En cause, les retards de paiement de la CNAMGS aux officines, entraînant la suspension de la délivrance gratuite ou remboursée des médicaments.
« Nous sommes dans une impasse totale. Même avec nos ordonnances à jour, les pharmacies refusent de nous servir. Nous devons acheter nous-mêmes les médicaments, mais la plupart d’entre nous n’en ont pas les moyens », confie un représentant des malades.
Des médicaments vitaux devenus inaccessibles
Pour les patients du CNHL, cette rupture d’approvisionnement met directement leur vie en danger. Parmi les produits les plus cités :
Hemax 4000 (pour stimuler la production de globules rouges), Coveram 10 et Coveram 5, Aldomet, Lasilix V, Cardégic, Bevitine, Becilan, Exforge 10/160, Coversil 5, Amlor 10, Tardiferon 80, et Aspirine cardio.
Autant de médicaments indispensables à la survie et à la stabilisation de ces patients, aujourd’hui introuvables ou trop coûteux.
Un nouvel appel au gouvernement
Les patients lancent un appel pressant au Chef de l’État et au gouvernement pour que la situation des paiements aux pharmacies soit régularisée, permettant ainsi une prise en charge effective et continue par la CNAMGS.
Ils rappellent que le droit à la santé est inscrit dans la Constitution et que la protection des personnes vulnérables ne peut se réduire à des discours.
« Nous ne demandons pas l’impossible. Nous demandons juste à vivre. Monsieur le Président, notre vie dépend de vos décisions », conclut la déclaration.
Un enjeu de dignité nationale
Le Centre National d’Hémodialyse, créé en 2006, est aujourd’hui l’unique structure publique dédiée à la prise en charge des insuffisants rénaux dans la capitale.
Son état de fonctionnement illustre, à lui seul, les limites du système de santé gabonais face aux pathologies chroniques.
Sans réponse rapide, cette crise pourrait devenir le symbole d’un échec collectif à garantir le droit fondamental à la santé pour tous.
Armel/Mihi…
Events
Affaire des 5 millions FCFA : Alain-Claude Bilie-By-Nze interpellé à Libreville
L’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, également président du parti Ensemble pour le Gabon, formation politique classée dans l’opposition au pouvoir de Brice-Clotaire Oligui Nguema, a été interpellé le mercredi 15 avril 2026 à Libreville puis conduit par les services de sécurité. Cette interpellation s’inscrit dans le cadre d’un dossier à caractère financier remontant à 2008, selon des informations concordantes rapportées par plusieurs médias.
D’après Gabonreview, l’interpellation serait intervenue aux environs de 18 heures, à la sortie de son domicile. Elle s’inscrit dans le cadre d’un litige portant sur une créance de 5 millions de francs CFA liée à une prestation réalisée lors de la 9ᵉ édition de la Fête des cultures, remontant à 2008, période durant laquelle Alain-Claude Bilie-By-Nze était président du comité d’organisation de cet événement.
Selon les éléments rapportés, la réclamation émane d’une prestataire qui indique ne pas avoir perçu le paiement correspondant à ses services. Dans l’entourage de l’ancien chef du gouvernement, il est précisé que ce dernier intervenait en qualité de président du comité d’organisation de l’événement, agissant dans un cadre institutionnel.
Les circonstances de cette interpellation sont également évoquées par Gabonreview, notamment en raison de l’ancienneté du dossier et des modalités de la procédure.
Par ailleurs, des informations complémentaires relayées par Gabon Media Time indiquent que Alain-Claude Bilie-By-Nze serait actuellement entendu à la Direction générale des recherches (DGR) de la gendarmerie nationale, située au camp Roux, dans le troisième arrondissement de Libreville.
À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite concernant la qualification juridique des faits ni les suites judiciaires susceptibles d’être engagées dans cette affaire.
Nous y reviendrons.
Events
Magic System : 30 ans de carrière, une tournée géante et un règne international confirmé
Ils font danser le monde depuis plus de deux décennies, et comptent bien le prouver une nouvelle fois. En 2027, Magic System célébrera ses 30 ans de carrière avec une tournée d’envergure dans les plus grandes salles françaises, confirmant une trajectoire unique pour un groupe africain.
Né en 1996 à Abidjan, le quatuor composé de A’Salfo, Goudé, Tino et Manadja s’impose dès 1999 avec 1er Gaou. Ce succès fulgurant ouvre les portes d’un rayonnement international rarement atteint par un groupe africain. Depuis, des titres comme Magic in the Air ou Chérie Coco se sont imposés comme des classiques incontournables des playlists festives.
Une domination rare sur la scène internationale
Au fil des années 2000, Magic System a construit un succès durable, notamment en Europe, et particulièrement en France. Avec plusieurs disques d’or et distinctions majeures, le groupe s’impose aujourd’hui comme une exception : l’un des seuls groupes africains capables de soutenir une tournée d’envergure dans des Zénith et Arena.
Leur impact se mesure aussi en chiffres : plus de 5 millions d’albums vendus dans le monde et plus d’un milliard de vues cumulées sur YouTube. Une performance qui traduit une popularité transgénérationnelle et une capacité rare à fédérer au-delà des frontières culturelles.
Le “Doni Doni Tour”, prélude à une année historique
Avant l’apothéose de 2027, le groupe amorce son retour avec le “Doni Doni Tour”, une tournée promotionnelle prévue du 17 avril au 16 août, autour de son nouvel album Doni Doni. Cette série de concerts marque une étape clé : reconnecter avec le public et installer une dynamique festive avant les grandes échéances.
Une tournée anniversaire déjà très attendue
La tournée des 30 ans prévoit 17 dates dans les grandes salles françaises, avec un point culminant à l’Accor Arena le 21 mars 2027. La mise en vente des billets est fixée au 16 avril à 12h00, et l’engouement promet d’être massif.
Sur TF1, A’Salfo a d’ailleurs annoncé un spectacle rétrospectif, revisitant toute la carrière du groupe, de “1er Gaou” aux tubes internationaux, dans une ambiance familiale et fédératrice.
Une longévité qui force le respect
Avec une carrière bâtie sur la constance, l’énergie et la proximité avec le public, Magic System incarne aujourd’hui une référence majeure de la musique africaine à l’international.
Entre nostalgie et modernité, la tournée de 2027 s’annonce comme bien plus qu’un simple anniversaire : une célébration d’un parcours exceptionnel, celui d’un groupe qui, depuis Abidjan, a su conquérir le monde… et qui n’a visiblement pas fini de le faire danser.
Events
À Gamba et Port-Gentil, Brice Clotaire Oligui Nguema entre pétrole et chantiers d’avenir
Le 12 avril 2026, en déplacement dans la province stratégique de l’Ogooué-Maritime, cœur historique de l’industrie pétrolière gabonaise et pilier de l’économie nationale, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a procédé à l’inauguration du champ pétrolier de Grand N’Gongui à Gamba. Cette visite s’inscrit dans une dynamique d’accélération des projets économiques majeurs, visant à renforcer la souveraineté énergétique du pays. Elle a également été marquée par la présentation de plusieurs projets structurants destinés à transformer durablement Port-Gentil, capitale économique du Gabon.
À travers cette séquence à forte portée stratégique, le chef de l’État met en avant une vision articulée autour de la valorisation des ressources naturelles, de la montée en puissance des compétences nationales et de l’investissement dans les infrastructures publiques. Dans un contexte où les attentes sociales restent fortes, notamment en matière d’emploi et d’amélioration du cadre de vie, ces initiatives traduisent une volonté affirmée de faire du secteur pétrolier un levier direct de développement. Elles laissent entrevoir des retombées concrètes pour les populations locales, tant sur le plan économique que social.
Exploité par Assala Gabon, ce nouveau gisement terrestre affiche déjà une production de 10 000 barils par jour, soit près de 3,8 millions de barils par an. À terme, il devrait permettre d’accroître significativement la production nationale, tout en consolidant la position du Gabon dans le secteur des hydrocarbures.
Dans un discours à forte portée économique et souverainiste, le chef de l’État a insisté sur la dimension stratégique de ce projet :
« Ce site que je viens de mettre en production […] a été foré et exploité par des Gabonais », a-t-il déclaré, mettant en avant la montée en compétence nationale dans un secteur longtemps dominé par des acteurs étrangers.


Revenant sur le rachat d’actifs pétroliers, notamment auprès de Tullow Oil, le président a assumé une vision ambitieuse :
« La réappropriation de notre économie passe nécessairement par la révision des accords anciens », a-t-il affirmé, rappelant également l’objectif de transformation locale des matières premières et d’augmentation de la part de l’État dans la production.
Face aux critiques suscitées par ces décisions, Brice Clotaire Oligui Nguema a opposé les résultats concrets :
« Aujourd’hui, nous pouvons dire que nous avons atteint nos objectifs, NGONGUI en est la preuve tangible ».
Il a également souligné la résilience du secteur :
« Nous avons pu déjouer tous les pronostics en maintenant un haut niveau de production tout en développant de nouveaux champs ».
Au-delà des chiffres, le président a tenu à valoriser le capital humain :
« Votre savoir-faire, votre détermination et votre patriotisme constituent le socle de cette reconquête économique », a-t-il lancé à l’endroit des ingénieurs et techniciens gabonais.
La visite s’est poursuivie à Port-Gentil, où plusieurs projets structurants ont été présentés, notamment un centre culturel, la réhabilitation de l’ancien hôtel Neng’Abémbé et le programme « Port-Gentil 2 ». Ce dernier prévoit la construction d’infrastructures majeures : caserne de sapeurs-pompiers, lycée d’excellence, logements modernes et route de contournement.
Conscient des attentes sociales, le chef de l’État a annoncé la mise en place d’un fonds de solidarité municipal destiné à soutenir l’emploi des jeunes, un enjeu crucial pour la ville.
Au-delà de l’effet d’annonce, ces initiatives pourraient avoir un impact direct sur les conditions de vie des populations. L’augmentation de la production pétrolière devrait générer des ressources supplémentaires pour l’État, susceptibles d’être réinvesties dans les services publics, les infrastructures et l’emploi.
Parallèlement, les projets urbains envisagés à Port-Gentil devraient améliorer la mobilité, renforcer l’accès à l’éducation et aux services de secours, tout en favorisant l’émergence d’un cadre de vie plus moderne et attractif.
En filigrane, le président a réaffirmé sa vision d’un Gabon industrialisé et créateur d’emplois durables :
« Je souhaite renforcer le secteur industriel […] porteur de valeurs et d’emplois durables », a-t-il indiqué, appelant les Gabonais à « œuvrer comme un seul homme » pour bâtir une économie souveraine.
À travers le projet de N’Gongui et les chantiers annoncés, les autorités entendent ainsi transformer les ressources naturelles en leviers concrets de développement, avec des retombées attendues pour les populations locales comme pour l’ensemble du pays.
