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« Bombarder » : ZEBEN mise sur l’Afro Dancehall pour lancer son premier album solo
Le pari est osé, mais pleinement assumé. Pour lancer son tout premier album solo, ZEBEN a choisi de bousculer les attentes avec « Bombarder », un premier extrait qui l’éloigne momentanément de son univers rap pour explorer les sonorités dancehall. « Longue Vie », co-produit avec Zang, a été officiellement présenté lors d’une release party organisée ce dimanche 5 juillet à Akanda.
Habitué à évoluer dans un registre rap depuis ses années au sein de Nouvel Eskadron, ZEBEN prend cette fois un virage artistique en s’ouvrant au dancehall. Un choix qui illustre sa volonté de repousser les limites de son identité musicale et de démontrer sa capacité à naviguer entre plusieurs univers.
Dévoilé en avant-première durant la soirée, le clip de « Bombarder » accompagne cette évolution avec une réalisation aux couleurs de la culture jamaïcaine. Chorégraphies dynamiques, danseuses et ambiance festive renforcent le caractère entraînant du morceau et traduisent l’énergie que l’artiste souhaite insuffler à ce nouveau chapitre de sa carrière.
Composé de treize titres, « Longue Vie » retrace le parcours de ZEBEN, de ses débuts dans le rap gabonais à son affirmation en solo. L’album mêle rap, afro-pop et dancehall, tout en explorant des thèmes tels que l’amour, la loyauté, la trahison, les réalités du quotidien et la réussite.
Le projet rassemble plusieurs collaborations avec Arielle T, Ndoman, MHL, Fang, Evo — également producteur de plusieurs morceaux —, Blackskin et Cash-Lowsso. Des artistes issus de registres musicaux différents, un choix qui témoigne de la volonté de ZEBEN d’élargir son univers artistique et qui laisse entrevoir de nombreuses surprises que les mélomanes découvriront au fil de l’écoute de « Longue Vie ».
Pour porter « Longue Vie », Zang a annoncé une campagne de promotion articulée autour de sept clips, dont « Bombarder » ouvre la marche. Une stratégie qui traduit l’ambition de faire de cet album l’un des projets marquants de la scène urbaine gabonaise en 2026.
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RodikX sort les punchlines et célèbre la puissance de Moover
Dans le rap comme sur un ring, il faut savoir placer ses coups pour faire la différence. RodikX semble l’avoir compris. Après plusieurs années de discrétion et la polémique suscitée par son titre « À la guerre comme à la guerre », sorti il y a près d’un an, le rappeur gabonais revient dans l’arène avec « Moover », un nouveau morceau disponible depuis le 23 octobre 2026. Une sortie qui confirme sa volonté de reconquérir le terrain.
Avec « Moover », RodikX remet les gants. Cette fois, il mise sur l’egotrip, cet exercice propre au hip-hop où le rappeur affirme sa supériorité, expose sa confiance et défie symboliquement la concurrence. Mais derrière cette posture de combattant, le morceau porte surtout un hommage à une figure des sports de combat gabonais.
De son vrai nom Judicaël Bouka, Moover n’est pas un novice des rings. Ancien champion d’Afrique, champion d’Afrique centrale et plusieurs fois titré au niveau national, ce poids lourd s’est construit un parcours dans les sports de combat, notamment le full-contact.
Le 8 août 2026, après treize années d’absence, il effectuait un retour fracassant lors du Libreville Fight Nation, à Acaé Beach. Opposé au Camerounais Serge Mbah, surnommé « Godzilla », le Gabonais remportait son combat par KO dès le premier round. Une victoire spectaculaire, fruit de cinq mois de préparation, qu’il dédiait notamment à sa mère et à sa petite sœur disparues.
C’est cette puissance et cette détermination que RodikX transpose dans son univers musical. Le rappeur et le combattant partagent ainsi une même philosophie : revenir, s’imposer et prouver que le talent ne disparaît pas avec le temps.
Avec « Moover », RodikX ne se contente donc pas d’aligner les punchlines. Il célèbre un champion tout en annonçant son propre retour dans le game. Reste désormais à transformer ce premier coup en véritable série de victoires.
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« Bébé » : Nelyo et Afrik’an Legend réunis autour d’une belle histoire d’amour
Quand les sensibilités artistiques se rencontrent autour d’une même passion, le résultat peut donner naissance à une belle complicité musicale. C’est ce que proposent Nelyo et le groupe Afrik’an Legend avec « Bébé », une collaboration qui fait la part belle aux sentiments, à la séduction et aux sonorités afrobeat.
Habitué à explorer les relations sentimentales dans ses compositions, Nelyo revient avec une approche légère et entraînante. L’artiste gabonais, dont le parcours musical s’est également construit entre le Gabon et la France, met son expérience au service d’un morceau qui célèbre l’amour, le désir et les émotions qui accompagnent les histoires de cœur. Avec « Bébé », il propose une chanson accessible, portée par une ambiance chaleureuse et une interprétation qui reflète sa sensibilité artistique.
Pour donner davantage de saveur à cette aventure musicale, Nelyo s’est entouré d’Afrik’an Legend, un groupe dont la polyvalence artistique n’est plus à démontrer.
Sur cette collaboration, Mister Vibe assure un refrain entraînant qui constitue l’un des points forts du morceau. De son côté, Kassme livre un couplet percutant, fidèle à sa signature artistique, avec cette manière bien à lui d’associer le yipunu au français. Un mélange linguistique qui apporte une couleur culturelle gabonaise à cette histoire d’amour racontée en musique.
La réussite de « Bébé » réside également dans cette complémentarité. Nelyo imprime sa personnalité et sa sensibilité romantique au morceau, tandis qu’Afrik’an Legend lui apporte une énergie supplémentaire, sans jamais dénaturer son esprit de départ.
Au final, trois voix, une belle complicité artistique et une chanson qui célèbre l’amour. Une nouvelle sortie qui permet à Nelyo de mettre en lumière son univers musical tout en s’appuyant sur le savoir-faire d’Afrik’an Legend.
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Dementos – « Balola » : une ouverture musicale loin de la Ntcham
Figure bien connue de la Ntcham gabonaise, Dementos surprend avec « Balola », un titre qui l’éloigne de son registre habituel pour explorer de nouvelles sonorités.
Après une période de relative discrétion, l’artiste signe son retour avec une proposition musicale différente. Alors que ses confrères L’Oiseau Rare et Général Itachi ont multiplié les succès sur la scène Ntcham ces derniers temps, Dementos choisit de sortir des sentiers battus.
Avec « Balola », place au soukous et aux rythmes du ndombolo, dans une ambiance résolument tournée vers la danse. Un changement de cap qui traduit une volonté d’élargir son univers artistique et, peut-être, de séduire un autre public.
Seulement, cette ouverture musicale ne semble pas encore produire les résultats escomptés. Malgré un clip vidéo accompagnant sa sortie, « Balola » peine à décoller et reste, pour l’instant, loin de l’engouement suscité par les précédents succès de Dementos.
Faut-il y voir une simple expérimentation ou une véritable réorientation artistique ? Si le choix musical mérite d’être souligné, l’accueil réservé au morceau rappelle qu’il n’est pas toujours évident de conquérir un public en quittant le terrain sur lequel on a construit sa notoriété.
Avec « Balola », Dementos ose la différence. Reste à savoir si le public entrera dans la danse.
