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« Bâtissons, pas de prospérité sans action » : Hermann Immongault trace les 100 jours du gouvernement
Cent jours pour transformer le quotidien des Gabonais : c’est le défi lancé par le gouvernement. Hermann Immongault, vice-président, est monté sur le plateau de Gabon 24 pour exposer les actions concrètes à venir et les priorités immédiates dans l’eau, l’électricité, le logement, l’emploi, les services publics et l’éducation, tout en renforçant la justice sociale et la souveraineté économique.
Depuis sa nomination le 1er janvier, Immongault assure la coordination de l’action gouvernementale, veillant à l’alignement des décisions ministérielles sur le Plan national de croissance et de développement et la vision du chef de l’État. « Le président de la République est chef du gouvernement. Il est assisté d’un vice-président chargé d’assurer la cohérence d’ensemble de l’activité gouvernementale », a rappelé le vice-président.
Parmi les mesures concrètes : 60 000 compteurs d’eau seront installés, 73 milliards de FCFA seront investis dans l’électricité, La production locale du poulet de chair va continuer d’évoluer sur le plan technique afin de répondre efficacement à l’interdiction des importations et 12 000 situations administratives seront régularisées sur l’année.
L’éducation, pilier du capital humain, bénéficie d’une attention particulière. Immongault a présenté un plan de relance du secteur : régularisation de 4 000 situations dans l’éducation nationale, dialogue permanent avec les syndicats, reprise progressive des cours et renforcement des infrastructures et ressources humaines. « Nous voulons tous la même chose : que les enseignants travaillent dans la dignité et que les élèves soient à l’école, pas à la maison », a-t-il souligné.
Face aux urgences sociales, le vice-président insiste sur la double temporalité : « Deux temporalités se croisent : bâtissons, c’est le temps long ; prospérité, c’est le temps court. Les Gabonais attendent des améliorations hic et nunc, ici et maintenant. » Dans l’emploi, la Banque Centrale de l’Entrepreneuriat finance les jeunes porteurs de projets et Olam recrutera 1 500 personnes dans l’agriculture.
Urbanisation, transport et logement font aussi partie des priorités : fusion SOGATRA-Trans’Urb, acquisition de plus de 200 bus, assainissement des bassins versants, sanctions contre les constructions illégales et 5 000 titres fonciers déjà régularisés sur un objectif de 50 000.
La transparence et la redevabilité sont au cœur du mandat. « Au bout des 100 jours, nous reviendrons dire clairement : voici ce qui a été fait, voici ce qui reste à faire, et voici ce que cela change pour les Gabonais », assure Immongault. Et à ceux qui doutent : « Le président ne dit pas je bâtis, ni bâtissez. Il dit bâtissons. Pas de prospérité sans avoir bâti. »
Ces grandes lignes donnent le cap pour les 100 jours à venir, mais les ministères sectoriels détailleront prochainement chaque action concrète et mesurable, pour que les Gabonais voient, jour après jour, la transformation de leur quotidien. Une gouvernance pragmatique et centrée sur les résultats, fidèle au pragmatisme de Brice-Clotaire Oligui Nguema, dont la population attend avec impatience les effets tangibles.
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Fonction publique : le gouvernement intensifie la régularisation des situations administratives
Le gouvernement entend accélérer le processus de régularisation des situations administratives au sein de la fonction publique. Le 4 mars 2026 à Libreville, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a présidé une séance de travail avec plusieurs ministres sectoriels afin de faire le point sur l’avancement de cette opération d’envergure. L’objectif fixé par les autorités est de parvenir à 12 000 régularisations d’agents publics d’ici la fin de l’année 2026, conformément à la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui place la modernisation de l’administration publique et la justice administrative au cœur de son action.
Autour de la table figuraient notamment les responsables des ministères de la Santé, de l’Enseignement supérieur, de la Fonction publique et du Budget. Cette réunion technique s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre de l’engagement pris par le chef de l’État pour résoudre les nombreuses situations administratives en attente dans l’administration.
Lors de l’ouverture des travaux, Hermann Immongault a rappelé que cette opération, engagée depuis 2025, est entrée dans sa phase concrète en février dernier. Elle a débuté par le secteur de l’Éducation nationale avant de s’étendre progressivement aux autres départements ministériels.
« L’engagement pris par le chef de l’État est la régularisation de 12 000 situations administratives au titre de l’année 2026. Engagement pris depuis 2025, qui a connu sa matérialisation depuis le mois de février, d’abord par le secteur de l’Éducation et progressivement se déploie sur tous les autres secteurs », a-t-il expliqué.
Au cours de la rencontre, le vice-président du gouvernement a également mis en lumière un autre chantier jugé stratégique pour l’administration publique : l’audit du fichier de la fonction publique et celui du fichier solde. Ces deux opérations sont destinées à assainir la gestion des ressources humaines de l’État et à garantir une meilleure maîtrise des effectifs et de la masse salariale.
« Le second dossier est tout aussi complexe, tout aussi sensible, j’ajouterais tout aussi urgent. C’est celui lié à l’audit du fichier de la fonction publique avec son pendant, l’audit du fichier solde », a-t-il indiqué.
À l’issue de la réunion, le ministre délégué à l’Économie chargé du Budget, Marcel Abeghe, a présenté les objectifs fixés pour les prochaines étapes. Pour le seul mois de mars, 350 régularisations sont attendues dans le secteur de l’Éducation nationale, 200 au ministère de la Santé et 100 dans l’Enseignement supérieur.
À plus long terme, les autorités tablent sur 4 000 régularisations dans l’Éducation nationale, 2 000 dans la Santé et 1 000 dans l’Enseignement supérieur d’ici décembre 2026.
Selon Marcel Abeghe, l’atteinte de ces objectifs passe par le respect d’un calendrier mensuel précis afin de permettre la prise en compte des dossiers dans le fichier solde.
Par ce suivi rapproché, le gouvernement entend accélérer le traitement des dossiers en attente, notamment les intégrations, les reclassements et d’autres situations administratives, tout en consolidant le dialogue et la confiance avec les partenaires sociaux, dans la dynamique des réformes engagées par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour une administration publique plus efficace et plus équitable.
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Ogooué-Maritime : malgré quelques avancées, les enseignants maintiennent la grève et interpellent le chef de l’État
Dans la province de Ogooué-Maritime, le mouvement de grève porté par SOS Éducation, notamment SOS Éducation la base, reste d’actualité. Réunis en assemblée générale le 28 février, les enseignants ont décidé de maintenir la mobilisation, estimant que les engagements dont l’effectivité était attendue pour le 25 février, comme annoncé par le gouvernement, ne sont pas totalement au rendez-vous.
Un bilan jugé encore insuffisant
À Port-Gentil, les enseignants de SOS Éducation la base reconnaissent que plusieurs actions ont été engagées par les autorités. Toutefois, ils estiment que le mouvement persiste parce que certains collègues restent sceptiques quant aux engagements du gouvernement, jugés encore insuffisants pour mettre un terme définitif à la crise.
Pour rappel, les mesures prévues pour le mois de février comprenaient notamment :
▪︎la mise en solde de 148 sortants des écoles ENS et ENSET ;
▪︎la création de 250 pré-salaires pour les sortants des écoles ENIL et ENIF, ainsi que pour les enseignants bénévoles ;
▪︎la régularisation de 500 situations administratives avec effet solde ;
▪︎la poursuite de la mise en pré-salaire des enseignants scientifiques, dont 108 avaient été oubliés dans les précédentes vagues.
Selon les enseignants, plusieurs de ces engagements ont effectivement été respectés, notamment pour les bénévoles, les sortants de ENS/ENSET et ceux de ENIL/ENIF. Toutefois, la situation des enseignants scientifiques n’a pas connu l’évolution attendue, ce qui alimente encore les inquiétudes.
Par ailleurs, il est signalé que le nombre de régularisations administratives avec effet solde a finalement été revu à la hausse, passant de 500 prévues à 609 situations traitées.
Un protocole additionnel qui continue de susciter des réserves
Dans la province, le représentant des enseignants, Pierre Damien Ebona Nze, par ailleurs signataire du protocole d’accord additionnel, reste engagé dans les discussions avec les autorités.
Une partie des enseignants avait néanmoins exprimé des réserves sur le protocole d’accord et son additionnel, préférant soumettre un document de sortie de crise transmis au président de l’Assemblée nationale, qui reste à ce jour sans suite officielle.
Une reprise progressive mais encore incertaine
Malgré le maintien du mouvement, certains établissements de l’Ogooué-Maritime enregistrent ces derniers jours une reprise partielle des cours. Plusieurs enseignants, jusque-là très fermes dans leurs positions, évoquent désormais la possibilité d’une reprise totale dans les prochains jours, selon l’évolution des discussions.
Une commission de suivi toujours à l’œuvre
Par ailleurs, les échanges se poursuivent dans le cadre de la commission de suivi et d’évaluation, mise en place pour examiner les différents engagements. Cette commission associe l’ensemble des représentants et continue d’aborder plusieurs questions importantes, notamment la problématique des primes, le statut particulier des enseignants et d’autres préoccupations du secteur éducatif.
L’arbitrage du chef de l’État attendu
Face à une situation qui reste sensible, les enseignants de l’Ogooué-Maritime, comme dans d’autres provinces du pays, appellent désormais à l’arbitrage du chef de l’État, estimant qu’une intervention au plus haut niveau pourrait permettre d’accélérer la résolution des points encore en suspens et de consolider le retour à la normale dans les établissements scolaires.
Lucia / Mihi…
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Sans réseaux sociaux, les artistes gabonais privés de leur principal levier de promotion
Le 17 février, dans l’objectif de lutter contre la violence sur les réseaux sociaux touchant la jeunesse et de préserver la cohésion nationale, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a décidé de suspendre l’accès à plusieurs plateformes sociales. Une décision soutenue par la Présidence de la République et le gouvernement. Si la mesure peut se comprendre au regard des arguments avancés par les autorités, elle n’en demeure pas moins lourde de conséquences pour certains secteurs, notamment celui de la musique.
Ces dernières années, les réseaux sociaux se sont imposés comme un outil incontournable de promotion pour les artistes. Challenges, extraits de clips, interactions directes avec les fans ou encore tendances virales permettent souvent de renforcer la visibilité des œuvres et d’accélérer leur diffusion auprès du public.
Or, pour plusieurs artistes, des projets avaient été programmés bien avant la période de suspension. C’est notamment le cas de l’album Afro Ntcham 2 de L’Oiseau Rare, du projet Enfant Jésus de Feeligram, ou encore du single très attendu L’Avocat du Diable de Nz Benks.
Malgré ce contexte particulier, certains artistes parviennent à maintenir une certaine dynamique, notamment grâce à une audience déjà installée à l’international. L’Oiseau Rare, par exemple, a réussi à dépasser le million de vues en moins de quinze jours avec le titre « Okulu », extrait de son album. De même, Emma’a bénéficie d’une visibilité qui dépasse largement le cadre national.
La situation s’avère toutefois plus délicate pour les artistes évoluant principalement sur la scène nationale. Le clip de Nz Benks totalise environ 100 000 vues en près d’une semaine, un score honorable mais qui aurait sans doute progressé plus rapidement si les réseaux sociaux étaient restés accessibles. Son titre L’Avocat du Diable, déjà très relayé sur les plateformes, notamment TikTok avant la suspension, semblait en effet promis à une forte viralité.
Quant à Feeligram, la promotion de son projet Enfant Jésus peine pour l’instant à véritablement prendre son envol.
Dans un pays où les droits d’auteur ne sont pas effectifs, la suspension des réseaux sociaux apparaît ainsi comme un frein supplémentaire pour des artistes déjà confrontés à de nombreux défis dans la promotion et la valorisation de leurs œuvres. Toutefois, la mesure étant présentée comme temporaire, de nombreux artistes espèrent que la situation reviendra rapidement à la normale afin de relancer pleinement la promotion de leurs projets et retrouver le lien direct avec leur public.
