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ASAFAC : accompagner, écouter, guérir – un pilier pour les femmes face aux cancers féminins
En ce mois d’Octobre Rose 2025, les projecteurs sont braqués sur la lutte contre les cancers féminins. Mais derrière les grandes campagnes nationales, il existe des acteurs de terrain qui, depuis des années, œuvrent sans relâche pour sauver des vies et redonner de la dignité à celles qui souffrent. Parmi eux, l’Association de Soutien et d’Accompagnement des Femmes Atteintes de Cancer (ASAFAC), née en 2017, s’impose aujourd’hui comme une force incontournable au Gabon.
Une histoire de douleur transformée en force
Derrière cette initiative se trouve une femme : Jeanne d’Arc KONG-NDES, conseillère en image et directrice de Phénix Image. Son engagement est né d’une histoire personnelle marquée par la résilience.
Après avoir perdu sa mère, emportée par un cancer du col de l’utérus diagnostiqué à un stade avancé, elle a choisi de transformer sa douleur en mission de vie.

« J’ai décidé de mettre mon expérience au service des autres femmes, pour qu’aucune ne traverse seule cette épreuve », confie-t-elle.
Plus qu’une association, un refuge psychologique
Au Gabon, comme dans beaucoup de sociétés africaines, le cancer reste entouré de tabous et de croyances erronées. Trop souvent, les malades se retrouvent rejetées, abandonnées par leurs familles ou isolées par leurs proches, par peur ou par méconnaissance.
C’est là qu’intervient l’ASAFAC : elle offre aux femmes touchées par le cancer un espace d’écoute, de soutien et de réconfort.
À travers ses actions, l’association permet aux malades d’assumer la maladie, d’affronter leur traitement et surtout de ne pas se laisser enfermer par la honte ou le désespoir. Ce rôle psychologique est devenu un pilier essentiel de son combat.
Prévenir, accompagner et briser les tabous
Depuis sa création, l’ASAFAC concentre son action sur deux axes :
La prévention, avec des campagnes massives de sensibilisation dans les écoles, les entreprises et les quartiers populaires.
L’accompagnement, non seulement médical et social, mais surtout psychologique, afin de redonner confiance et dignité aux femmes malades.
En huit ans, plus de 150 000 personnes ont été sensibilisées, faisant de l’ASAFAC un acteur majeur de la lutte contre le cancer au Gabon.
Des rencontres solidaires qui changent des vies
Chaque mois, l’association organise des rassemblements solidaires. Ces moments offrent aux malades un cadre bienveillant où elles peuvent parler librement de leur vécu, partager leurs peurs mais aussi leurs victoires.
Ces rencontres apportent une véritable thérapie collective et permettent aux jeunes bénévoles de s’impliquer, devenant des relais de sensibilisation dans leurs quartiers.
En brisant le silence, l’ASAFAC contribue à détruire l’isolement, rappelant une vérité essentielle : celle qui est en bonne santé aujourd’hui peut être malade demain.
Octobre Rose 2025 : une opportunité pour renforcer l’impact
En ce mois d’octobre, l’ASAFAC redouble d’efforts. L’association participera notamment au lancement de la campagne PEPO for Boobs, initiée par Jessica Medza Allogo, le samedi 4 octobre à la Chambre de Commerce de Libreville. Ce rendez-vous, qui mêle prévention, solidarité et culture, sera l’un des temps forts de la mobilisation nationale contre les cancers du sein et du col de l’utérus.
Mais l’association ne compte pas s’arrêter là. Tout au long de cette campagne Octobre Rose, elle mènera plusieurs activités de sensibilisation et d’accompagnement. Pour l’ASAFAC, ce mois est une chance particulière : à un moment où toute la société est tournée vers les cancers féminins, son action bénéficie d’une visibilité et d’un impact renforcés. Le reste de l’année, elle continue à travailler sans relâche, même si son rôle reste parfois dans l’ombre.
Une ambition nationale et internationale
L’ASAFAC nourrit une vision ambitieuse : devenir une référence nationale et internationale dans la lutte contre le cancer. Pour y parvenir, elle prévoit de créer des cellules dans les quartiers de Libreville et d’implanter des représentations dans toutes les provinces du Gabon.
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« Rap Hero » : Yvy Real Killer étend son univers artistique à la bande dessinée
Connu pour son parcours dans le rap gabonais, notamment au sein du groupe BGMFK avant de poursuivre une carrière solo, Yvy Real Killer révèle une nouvelle facette de sa créativité. L’artiste finalise actuellement « Rap Hero », une bande dessinée dont il est à la fois le concepteur et le personnage principal du premier tome.
À travers ce projet, le rappeur s’aventure dans un univers mêlant les codes de l’afrofuturisme et du roman graphique. La mémoire, la musique, l’identité et l’imaginaire africain occupent une place centrale dans une histoire qui entend mettre en lumière la richesse culturelle du Gabon.
Plusieurs artistes gabonais apparaissent dans l’œuvre. Leur présence permet de célébrer le patrimoine culturel contemporain du pays. Rap, slam, danse, traditions orales, mode et arts visuels sont représentés comme autant de visages de la créativité nationale.
Dans « Rap Hero », la culture devient une force positive. Les mots, la musique et l’art possèdent le pouvoir de préserver la mémoire collective, d’inspirer la jeunesse et de transmettre des valeurs. L’histoire invite ainsi les lecteurs à réfléchir à leur responsabilité individuelle, au passé et au rôle de la création artistique dans la construction de l’avenir.
Le message porté par la bande dessinée peut se résumer par cette phrase : « Ce n’est pas la force qui change une nation, c’est la culture qui transforme les générations. » Une autre idée traverse également l’œuvre : les armes divisent les peuples, tandis que les histoires, la musique et l’art peuvent les rassembler.
Avec ce projet, Yvy Real Killer démontre que son talent ne se limite pas à la musique. Alors que le premier tome approche de sa finalisation, il recherche désormais une maison d’édition pour publier et faire découvrir son œuvre au public.
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Tris rejoint Sean Bridon Music : la Battle des producteurs comme nouveau départ
La Battle des producteurs est peut-être en train de changer le cours de la carrière de Tris. Choisi par Sean Bridon pour l’accompagner dans ce challenge, le rappeur vient d’annoncer sa signature officielle chez Sean Bridon Music.
Cette signature ne doit toutefois pas prêter à confusion. Avant le lancement de la compétition, et même durant les deux premiers rounds, Tris ne faisait pas partie des artistes produits par Sean Bridon. Celui-ci l’avait simplement choisi pour défendre ses propositions musicales dans une Battle qui doit s’achever au troisième round.
Leur collaboration a particulièrement attiré l’attention lors de la deuxième étape du concours. Sur un morceau mêlant rap, sonorités du Bwiti, harpe traditionnelle et ambiance urbaine, Tris a retrouvé cette lumière qui semblait lui manquer depuis quelque temps. Le talent, lui, n’a jamais vraiment été remis en cause. C’est plutôt l’actualité autour de sa carrière qui était devenue rare, donnant l’impression d’un parcours en sommeil.
La Battle lui a ainsi offert une occasion de se rappeler au bon souvenir du public, mais aussi de montrer à Sean Bridon ce qu’une collaboration plus durable pouvait produire. Quelques jours plus tard, l’essai s’est transformé en contrat.
Sur les réseaux sociaux, Tris a accueilli cette nouvelle étape avec fierté. Il évoque une vision, une ambition commune et le début d’une aventure qu’il espère certainement décisive pour la suite de son parcours.
À travers cette signature, le challenge dépasse désormais la simple confrontation entre producteurs. Il devient aussi un espace de rencontres et d’opportunités pour les artistes. Pour Tris, l’une des premières retombées est déjà concrète, alors même que la compétition n’est pas encore terminée.
Reste maintenant à savoir ce que Sean Bridon Music prépare pour sa nouvelle recrue. Car après cette belle exposition, le véritable défi sera de proposer des projets réguliers et solides, capables d’inscrire durablement Tris au premier plan de la scène musicale gabonaise.
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Fête des cultures : renaissance ou simple parenthèse ?
Après huit années d’interruption, la Fête des cultures s’apprête à rassembler de nouveau les populations du Gabon autour de leur patrimoine commun. Du 21 au 23 août 2026, l’avenue Jean-Paul II, entre l’immeuble du « 2-Décembre » et le boulevard Triomphal, accueillera la 15ᵉ édition de ce rendez-vous majeur du patrimoine gabonais.
Le retour de l’événement a été annoncé par le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany. Placée sous le thème « Réappropriation de nos valeurs culturelles », cette édition réunira artistes, artisans, associations et communautés des neuf provinces autour des danses, des langues, de la gastronomie, des rites, des masques et des savoir-faire traditionnels.
Créée en 1997 par Paul Mba Abessole, alors maire de Libreville, puis portée au niveau national sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba, la manifestation n’avait plus été organisée depuis 2018. Son retour apparaît donc comme une « réparation d’une mémoire », selon le ministre.
Mais cette renaissance sera-t-elle durable ? La Fête des cultures redeviendra-t-elle un rendez-vous régulier ou restera-t-elle une parenthèse exceptionnelle dans l’agenda national ?
Cette relance pose également la question de la vitalité du milieu culturel gabonais. Les artistes, artisans, danseurs, créateurs et gardiens des traditions disposent-ils réellement des espaces, des financements et de l’accompagnement nécessaires pour vivre de leur talent et transmettre leur héritage ?
Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, cette édition proposera des spectacles, des danses traditionnelles et une cérémonie des masques. Elle devrait aussi profiter aux exposants et aux petits commerçants.
Au-delà de la fête, le véritable défi commencera après le 23 août : faire de la culture un secteur vivant, structuré et durable, plutôt qu’un simple décor célébré quelques jours avant de retomber dans le silence.
