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Akonetang – Nkok : entre développement économique et expropriations contestées, les habitants exigent justice
Libreville, 20 octobre 2025 — Réunis le dimanche 19 octobre lors d’une rencontre de concertation, les membres du collectif des habitants d’Akonetang, un quartier de la zone de Nkok, situé dans le troisième arrondissement de la commune de Ntoum, ont dénoncé les démolitions et pressions qu’ils subissent de la part de la Gabon Special Economic Zone (GSEZ). Leur message est clair : ils ne s’opposent pas au développement, mais exigent que celui-ci respecte les droits des citoyens.
Des familles qui se disent harcelées depuis 2019
« Depuis 2019, nous sommes harcelés, torpillés par la GSEZ », témoigne un habitant, rappelant les tensions nées avec l’extension des activités industrielles.
Selon le collectif, la GSEZ considère les résidents comme des “squatters” occupant illégalement des terres concédées à l’entreprise. Trois maisons auraient été détruites de nuit, sans décision judiciaire préalable. Les victimes affirment avoir saisi la Primature, le ministère de l’Habitat et la Présidence, sans obtenir de réponse.

Le procureur de la République, Bruno Obiang Mvé, aurait pourtant reconnu la légitimité de leurs doléances, demandant à la GSEZ de dédommager les familles touchées. Mais, selon les habitants, l’entreprise aurait refusé le montant fixé par l’expertise, ne proposant qu’un million de francs CFA par foyer, contre une estimation comprise entre six et sept millions. Une situation vécue comme un « mépris des lois ».
Une justice à deux vitesses ?
Assom Zang Narcisse Urbain, président du collectif, déplore une « impunité » persistante :
« Le problème aujourd’hui n’est plus au niveau de la Gendarmerie ni de la Police. Il est au niveau du tribunal. Personne n’a le droit de casser sans décision judiciaire. Pourtant, ils viennent, ils détruisent, comme s’ils étaient dans un autre pays. »
Et d’ajouter :
« Si c’était nous qui agissions ainsi, nous serions déjà arrêtés. Mais quand il s’agit de la GSEZ, tout le monde ferme les yeux. »
Le collectif affirme également faire face à des intimidations sur le terrain, notamment lors de descentes menées avec la présence d’agents publics.
La version de la ZIS de Nkok
L’Autorité administrative de la Zone d’investissement spéciale (ZIS) de Nkok, conduite par Raïssa Marthe Moussavou, avait assuré lors d’une récente descente relayée par la presse qu’il s’agissait d’« actions de prévention et de dialogue » visant à rappeler la vocation industrielle du site.
Le chef de bureau de l’ANUTTC a pour sa part confirmé :
« Les parcelles appartiennent légalement à la GSEZ. Les occupants ne disposent d’aucun titre. Les mises en demeure ont été adressées. »
Et maintenant ?
Entre la version officielle et les accusations des habitants, deux vérités s’opposent.
La tension à Akonetang soulève une question centrale : jusqu’où peut aller le développement industriel sans compromettre la justice sociale ?
Et face au silence des autorités, faut-il craindre qu’à Nkok, le progrès se fasse désormais au détriment du droit ?
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Digitalisation des titres de transport : l’ANINF renforce son rôle dans la modernisation de l’État
La transformation numérique de l’administration gabonaise prend progressivement une dimension plus concrète. Dans le secteur des transports, la digitalisation des titres et actes apparaît désormais comme l’un des chantiers les plus importants de modernisation des services publics. Au centre de cette dynamique, l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) occupe une place stratégique.
Placée sous la tutelle du ministère de l’Économie numérique, l’ANINF intervient dans la mise en place de solutions destinées à fiabiliser les procédures, sécuriser les documents, améliorer la traçabilité des opérations et renforcer la maîtrise administrative d’un secteur à fort potentiel de recettes. Son rôle s’inscrit plus largement dans le développement de l’écosystème numérique national et dans l’accompagnement de la transformation des services publics.
Et cette évolution ne concerne pas seulement Libreville. L’intérieur du pays est également impacté, à l’instar de Makokou, où cette orientation a déjà trouvé une traduction concrète. L’Agence y a accompagné le déploiement des infrastructures techniques liées au centre d’enrôlement pour les permis de conduire digitalisés, avec notamment un réseau local, une connexion Internet dédiée et des équipements de sécurisation électrique. Une avancée qui illustre la volonté de rapprocher les services numériques des populations et de faire de la modernisation administrative une réalité sur l’ensemble du territoire.
Cette dynamique traduit la vision du Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, relayée par le gouvernement. Le Directeur général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, porte cette orientation à travers une approche axée sur des systèmes plus performants, accessibles et adaptés aux réalités nationales.
Reste toutefois un enjeu majeur : la gouvernance. La réussite de cette digitalisation dépendra aussi d’une définition claire des responsabilités et d’une coordination efficace entre les administrations, l’ANINF et les opérateurs privés concernés.
Dans ce cadre, des entreprises gabonaises comme Rengus, engagées dans le développement de solutions numériques, peuvent également contribuer à la dynamique. Leur présence pose directement la question de la place accordée à l’expertise locale dans les grands projets de transformation digitale.
Au-delà de la technologie, la digitalisation des titres et actes de transport devient ainsi un enjeu de souveraineté, d’efficacité administrative et de valorisation des compétences nationales.
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Moabi : à Nguenda, l’exploitation forestière sous le regard exigeant des populations
À Moabi, dans le département de la Douigny, l’exploitation forestière ne devra pas seulement produire du bois, mais aussi laisser des retombées visibles dans le canton Douami-Mouémbi. C’est le message porté le 5 septembre 2026 au village Nguenda, lors d’une rencontre entre les populations, les autorités locales et les représentants de la société GSEZ, avant le rituel traditionnel ouvrant la voie au démarrage de ses activités.
Les attentes exprimées sont précises. Les populations réclament notamment une amélioration de la route Tsangui-Moabi, l’implantation d’une scierie consacrée à la première transformation du bois et une meilleure employabilité des filles et fils du canton en âge de travailler. La construction de ponts en béton, en remplacement des ouvrages en bois, figure également parmi les priorités.
Le président du Conseil départemental, Saïd Mouguengui Mounguegui, a défendu une gestion transparente et collective des retombées de l’exploitation. « Je n’accepterai jamais des sous de table pour tuer le village », a-t-il affirmé. Pour lui, le cahier des charges devra être défini à partir des besoins réels des populations, en concertation avec le préfet, le Conseil départemental et les représentants villageois.
Cette dynamique devrait également contribuer à renforcer les capacités d’action du Conseil départemental et favoriser des projets à fort impact social et économique.
Le député du 1er siège de la Douigny, Élie Wilfried Boulingui, a de son côté insisté sur l’importance du désenclavement. « Pendant longtemps, l’absence de route a freiné le développement de nos villages. Aujourd’hui, son ouverture redonne de la vie au canton », a-t-il souligné, évoquant les effets attendus sur les plans social, économique et administratif.
La présence des responsables des Eaux et Forêts, de la mairie et des autres acteurs locaux a renforcé l’encadrement institutionnel de la démarche. Réunis au-delà des appartenances politiques, les participants ont finalement procédé au rituel traditionnel autorisant le démarrage des activités de GSEZ. Désormais, les populations attendent surtout que les engagements pris se traduisent en réalisations concrètes.
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Makokou : Fortescue Belinga renforce le Centre de Formation Professionnelle en équipements
Le Centre de Formation Professionnelle de Makokou a reçu, le 29 août 2026, un important lot d’équipements offert par Fortescue Belinga. Une initiative qui s’inscrit dans la volonté de l’entreprise de contribuer au renforcement de la formation professionnelle et au développement des compétences dans la province de l’Ogooué-Ivindo.
La remise du matériel a été effectuée par le Directeur général de Fortescue Belinga, Edward Kalajzic. Les équipements ont été réceptionnés par Guy Roger Aurat Reteno, Directeur de Cabinet du ministre du Travail, du Plein Emploi, du Dialogue social et de la Formation professionnelle, empêché, en présence du Directeur général de l’Agence Nationale de Formation et de l’Enseignement Professionnel (ANFEP) ainsi que des responsables de l’établissement.

Cette action découle du partenariat entre Fortescue Belinga et l’ANFEP. Elle vise notamment à améliorer les conditions d’apprentissage et à accompagner la montée en compétences des apprenants, avec une attention particulière portée aux exigences de sécurité dans le monde professionnel.
Pour Fortescue Belinga, la formation ne doit pas uniquement permettre l’acquisition d’un savoir-faire technique. Elle doit également préparer les futurs travailleurs à identifier les risques, adopter des comportements responsables et évoluer dans un environnement professionnel sécurisé.
« La sécurité constitue le fondement de toute main-d’œuvre performante dans les industries lourdes. La formation pratique contribue à préparer les travailleurs aux exigences du monde professionnel tout en accompagnant le développement industriel futur du Gabon », a déclaré Edward Kalajzic.

À travers cette dotation, Fortescue Belinga entend ainsi accompagner le développement d’une main-d’œuvre qualifiée, capable de répondre aux besoins futurs du secteur minier, mais également d’autres secteurs d’activité au Gabon. Une démarche qui s’ajoute aux différentes initiatives communautaires, économiques et sociales engagées par l’entreprise dans l’Ogooué-Ivindo.
