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À Airaines, Jean-Claude Pango ravive la mémoire du capitaine Ntchoréré : un pont vivant entre Iboudji et la Somme
Le 1er juin 2025, la commune d’Airaines, dans la Somme, a rendu un hommage vibrant au capitaine Charles Ntchoréré, officier franco-gabonais exécuté par les nazis en juin 1940 pour avoir refusé de renier son grade. Symbole de dignité et de courage, sa mémoire continue de rassembler bien au-delà des frontières.

Organisée par la municipalité avec le soutien d’associations franco-gabonaises, la cérémonie a réuni élus, diplomates, militaires, citoyens et membres de la diaspora. Tous unis pour faire vivre la mémoire des soldats africains morts pour la France.
Parmi les personnalités engagées, Jean-Claude Pango, Délégué Spécial de la commune gabonaise d’Iboudji et ancien haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères, a salué l’exemplarité de Ntchoréré, tout en affirmant sa volonté de transmettre cette mémoire à la jeunesse gabonaise. « À Iboudji, je prendrai le temps de restituer ce que j’ai vu ici. Il ne s’agit pas seulement de se souvenir, mais de faire vivre cet héritage », a-t-il déclaré. Des rencontres communautaires, ateliers et actions éducatives sont prévues à son retour.

La cérémonie a aussi été marquée par la présence d’une délégation officielle de Libreville, conduite par le premier adjoint au maire, représentant le Délégué Spécial Adrien Nguema Mba. Cette mobilisation témoigne de l’importance accordée par le Gabon à son patrimoine historique partagé avec la France.
Le rôle de la diaspora gabonaise a été fondamental dans la consolidation et la pérennisation de cette commémoration. En première ligne, la diaspora de Belgique, mais aussi celle de France, contribue activement depuis plusieurs années à l’ancrage de cet événement. Oscar Dibengui Kombila, figure engagée de cette dynamique, incarne ce travail de mémoire. Membre de l’association Airainais et Gabonais en Action et du Club Mont Iboundji, il agit dans une logique de partenariat durable avec les collectivités locales, africaines en général et gabonaises en particulier.
Cette commémoration s’inscrit dans la continuité de celle de 2024, marquée par la présence historique du président Brice-Clotaire Oligui Nguema, conférant à Airaines le statut de haut lieu de mémoire panafricaine.

Entre prières œcuméniques, dépôts de gerbes et émotion partagée, l’hommage rendu dépasse le simple cadre du souvenir : il devient un engagement collectif à faire vivre l’Histoire, à la relier aux enjeux d’aujourd’hui, et à construire une mémoire vivante, transgénérationnelle et transnationale.
À suivre : dans les prochains jours, une interview exclusive de Jean-Claude Pango nous permettra de recueillir son sentiment sur la cérémonie et de mieux comprendre sa vision du partage mémoriel à Iboudji.
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Makokou : l’ANINF rapproche les services numériques des populations
À Makokou, la transformation numérique prend désormais une dimension plus concrète. Profitant de la Fête de la Libération, l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) a déployé plusieurs équipements destinés à améliorer l’accès à Internet et aux services administratifs digitalisés dans la capitale de l’Ogooué-Ivindo.
Deux espaces Wi-Fi publics ont été installés à la Place de l’Indépendance et au stade Alexandre Sambat. Implantés dans des lieux très fréquentés, ces points d’accès participent à l’ouverture progressive des infrastructures numériques vers l’intérieur du pays, loin d’une concentration uniquement centrée sur Libreville.
Pour la jeunesse de Makokou, l’intérêt est particulièrement important. Dans une ville où les besoins en accès à l’information, à la formation, aux opportunités professionnelles et aux services en ligne sont croissants, ces espaces connectés peuvent constituer de véritables outils d’ouverture. Étudiants, jeunes entrepreneurs, demandeurs d’emploi ou porteurs de projets disposent ainsi de nouveaux points d’accès au numérique.
L’ANINF a également assuré l’installation technique d’un centre d’enrôlement destiné aux permis de conduire digitalisés. Le dispositif repose sur un réseau informatique local, une connexion Internet dédiée ainsi qu’un environnement électrique sécurisé comprenant des circuits spécifiques, des onduleurs et des régulateurs de tension.
Cette démarche fait écho aux orientations présentées par le directeur général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, lors de l’Ivindo Economic Forum. Il y avait placé les infrastructures et l’inclusion numérique parmi les enjeux majeurs du développement territorial. « Le numérique doit avoir un impact direct sur le quotidien des populations, en facilitant l’accès à l’information et aux services de base », résume l’esprit de son intervention.
L’action arrive surtout à un moment opportun. Alors que Makokou connaît une nouvelle dynamique de développement, portée par plusieurs investissements et projets structurants, l’amélioration de la connectivité devient un accompagnement indispensable de cette transformation.
Cette orientation s’inscrit également dans la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui place le numérique, la modernisation de l’administration et le développement équilibré des territoires parmi les leviers de transformation du pays.
À Makokou, l’ANINF ne fait donc pas seulement arriver Internet dans l’espace public : elle accompagne une ville en mouvement et donne notamment à sa jeunesse davantage d’outils pour prendre part aux nouvelles opportunités qui se dessinent.
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7 milliards de la Nyanga : les entreprises attributaires désormais face au Vice-président du gouvernement
Le dossier des 7 milliards de FCFA accordés en 2024 à la province de la Nyanga entre dans une nouvelle phase. Après les explications de Jonathan Ignoumba sur la gestion de cette enveloppe et les vérifications effectuées à Moabi, dossier que nous suivons depuis plusieurs jours, le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, convoque ce jeudi 3 septembre 2026 les entreprises ayant obtenu les différents marchés.
La réunion est prévue à 9 heures à son cabinet. Plusieurs sociétés figurent sur la liste, parmi lesquelles SPEED NET, KM BTP, M&F/AFRIC CONSULT, BAKITA ET FRERES, EGET, ESTTM AND COMPANY, GABI SERVICE, GABON CONSULT, GBT INFRASTRUCTURE, IMAR BTP, MEDI SERVICES GABON, SCK BTP, SDM, SMF, SBD ou encore SOCOB.
Cette étape intervient alors que des interrogations persistent sur l’exécution des projets financés par la dotation spéciale annoncée en juillet 2024 par Brice-Clotaire Oligui Nguema, alors président de la Transition.
Selon Jonathan Ignoumba, 1 milliard de FCFA devait revenir à la Douigny, 1 milliard à la Doutsila, 1 milliard à la Basse-Banio, 500 millions à la Haute-Banio, 300 millions à Moulengui-Binza, 100 millions à chacun des deux cantons de Mougoutsi et 1,5 milliard à Tchibanga.
L’ancien ministre affirme que son rôle se limitait essentiellement à « signer les factures », les projets ayant, selon lui, été identifiés localement et les décaissements effectués par la Caisse des dépôts et consignations.
À Moabi, les constats ont révélé une situation contrastée : certaines passerelles sont visibles, mais d’autres projets restent inachevés ou inexistants, à l’image du marché annoncé à Mutumba ou du siège de la SACOM jamais construit.
La convocation des entreprises pourrait désormais permettre de confronter les marchés attribués, les montants décaissés et les réalisations effectivement visibles sur le terrain.
Reste à savoir ce qui suivra cette rencontre : simples demandes d’explications, injonctions de reprendre les travaux, contrôles plus approfondis ou éventuelles responsabilités à établir ? Les réponses apportées par les entreprises pourraient déterminer la prochaine étape d’un dossier qui est encore loin d’avoir livré tous ses éclaircissements.
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Fortescue Belinga : une semaine d’actions entre économie locale, formation et investissements à Makokou
À Makokou, Fortescue Belinga a enchaîné plusieurs activités du 25 au 30 août 2026, avec en toile de fond le développement du projet minier de Belinga et ses retombées attendues dans l’Ogooué-Ivindo. Formation, entrepreneuriat, emploi, infrastructures et investissements communautaires ont rythmé cette semaine.
Le 25 août, l’entreprise a clôturé un programme de formation destiné à 20 entrepreneurs locaux, conduit avec l’association Femmes Engagées du G6 et MDF Global. Une initiative destinée à renforcer leurs capacités et à mieux les préparer aux opportunités économiques susceptibles d’accompagner le développement du projet.
Le lendemain, au Forum économique de l’Ivindo, le Directeur général de Fortescue Belinga, Edward Kalajzic, a présenté Belinga comme un projet pouvant contribuer à la diversification de l’économie gabonaise. Il a également fait le point sur l’exploration, désormais étendue à Batouala, où les forages ont débuté en mai 2026, tandis que des activités sont en préparation à Boka Boka.
Sur le volet de l’emploi, Fortescue Belinga annonce 1 246 emplois directs, avec plus de 82 % de travailleurs gabonais. Parmi eux, 57 % sont originaires de l’Ogooué-Ivindo.
Le 29 août, l’entreprise a remis un important lot de matériel au Centre de Formation Professionnelle de Makokou, dans le cadre de son partenariat avec l’ANFEP. L’accent est notamment mis sur la formation technique et la sécurité au travail.
Autre temps fort, la réouverture du Stade Alexandre Sambat le 30 août, après une rénovation portant notamment sur les bâtiments, la toiture, le drainage, l’éclairage, les installations sportives et les espaces communautaires.
Fortescue Belinga indique par ailleurs soutenir des initiatives dans l’agriculture, l’éducation, la jeunesse et les activités génératrices de revenus. Au 30 juin 2026, ses investissements communautaires dans la région atteignaient 4,4 millions de dollars, soit environ 2,5 milliards de FCFA.
Au terme de cette semaine d’activités, Fortescue Belinga aura ainsi mis en avant ses actions dans la formation, l’emploi, l’entrepreneuriat, les infrastructures et l’investissement communautaire. Sa participation au défilé de la troisième édition de la Fête de la Libération est venue clôturer cette séquence à Makokou. Reste désormais à inscrire ces initiatives dans la durée et à en mesurer les retombées concrètes pour l’Ogooué-Ivindo.
