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Le Roi Shéyi, avec Bola, célèbre le village et ses racines
Plus d’un an après la sortie de son single Bola, Le Roi Shéyi — de son vrai nom Harlem Nyamangoyi — franchit un nouveau cap en dévoilant le clip officiel réalisé par Querran. Ce visuel n’est pas qu’une simple illustration du morceau : il est le reflet d’une démarche artistique qui allie mémoire, identité et modernité. À travers Bola, l’artiste invite le spectateur à plonger dans la culture Nzébi, à ressentir la chaleur du village et à comprendre l’importance de rester attaché à ses racines, même lorsqu’on évolue dans un monde urbain et connecté.
Originaire de Louetsi-Bibaka, dans le village de Baposso (province de la Ngounié), et installé à Libreville comme bon nombre de jeunes pour se construire une vie sociale à travers le travail et les activités urbaines, Le Roi Shéyi n’oublie pas le village. À travers son art, il réussit à faire dialoguer tradition et modernité, et à montrer que la culture peut être un pont entre passé et présent.
Le clip, tourné en milieu rural, met en lumière la chaleur des habitants, leur solidarité et leur quotidien. Les paysages naturels et gestes simples deviennent des symboles forts, rappelant l’importance de préserver et transmettre un héritage culturel. Ce visuel invite particulièrement la jeunesse urbaine à renouer avec ses origines.
Musicalement, Bola repose sur le rythme Laka, propre à la culture Nzébi, sublimé par une production contemporaine signée Marlich. Cette fusion entre tradition et modernité confère au morceau une identité sonore unique et captivante.
Présent sur TikTok et YouTube, Bola inspire de nombreux challenges lancés par les amateurs de culture, renforçant l’ancrage du titre dans le quotidien des jeunes. Fort de son expérience au sein du mythique groupe Mouyanga, Le Roi Shéyi s’impose comme une voix montante, porteuse d’un héritage et d’une vision culturelle claire.
À travers ce clip, Le Roi Shéyi ne se contente pas de chanter : il transmet, rassemble et valorise l’âme Nzébi dans le paysage musical contemporain, affirmant son rôle de passeur de mémoire pour toute une génération.
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« Dernière Danse » : Patience Dabany célèbre son parcours sans parler d’adieu
Avec « Dernière Danse », Patience Dabany ouvre un nouveau chapitre d’une carrière longue de six décennies. Dévoilé le 18 septembre 2026, le clip se présente d’abord comme un hommage à son parcours, à la musique gabonaise et à toutes les générations qui ont grandi avec sa voix.
Dans cette œuvre, celle que le public surnomme « La Mama » revient sur son histoire sans pour autant annoncer ses adieux. Le titre pouvait pourtant prêter à confusion. Sur le plateau de JACO FM, l’artiste a préféré désamorcer les interprétations, parlant simplement « d’un buzz ! » autour de cette appellation.
Le clip met ainsi en avant la transmission, les racines, les souvenirs et la relation particulière que Patience Dabany entretient avec son public depuis soixante ans. Une manière de rappeler que le temps passe, mais que l’œuvre demeure.
Présenté officiellement vendredi 18 septembre à 18 heures dans les locaux de JACO FM à Libreville, le projet « Dernière Danse » va bien au-delà d’un simple single. Il célèbre 60 ans de carrière, avec 60 classiques et 17 titres inédits, dans une démarche qui associe mémoire, création et transmission.
La production porte la signature d’Edgar Yonkeu, comme plusieurs des dernières œuvres de l’artiste. Producteur et arrangeur reconnu de l’industrie musicale gabonaise, il accompagne une nouvelle fois Patience Dabany dans cette aventure. Il est également crédité à la production du clip et partage l’écriture du titre avec la chanteuse. La direction artistique globale est assurée par Direct Prod.
Le projet doit également se prolonger sur scène, avec notamment un concert annoncé le 7 novembre 2026 au Palais des Congrès Omar Bongo, ainsi qu’une tournée.
Avec « Dernière Danse », Patience Dabany ne referme donc pas un livre. Elle en tourne plutôt une nouvelle page, en laissant à la musique le soin de relier son passé, son présent et les générations à venir.
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« Froufrou » : David Tayorault et Nadège Mbadou revisitent le classique « Chéri, ton disque est rayé »
C’est un duo que l’on n’attendait pas forcément, mais qui surprend par la rencontre artistique et surtout par le choix du morceau. Le célèbre arrangeur et chanteur ivoirien David Tayorault s’associe à la Gabonaise Nadège Mbadou sur « Froufrou », un titre aux couleurs afro-soukous.
Derrière cette nouvelle proposition se cache une reprise de « Chéri, ton disque est rayé », chanson de Patience Dabany parue en 1995 dans l’album du même nom. David Tayorault et Nadège Mbadou rendent ainsi hommage à l’une des grandes figures de la musique gabonaise, tout en apportant au morceau une nouvelle lecture musicale.
Sur le fond, les deux artistes restent proches de l’histoire originale. « Froufrou » raconte une relation amoureuse tumultueuse, faite de reproches, d’accusations et de soupçons d’infidélité. Une thématique portée par un échange entre les deux interprètes, dans lequel la voix grave de Nadège Mbadou trouve particulièrement sa place.
Le clip accompagne cette mise en scène. David Tayorault et Nadège Mbadou y jouent le rôle d’un couple confronté aux tensions et aux incompréhensions, donnant une dimension visuelle au dialogue amoureux raconté dans la chanson.
Près d’un mois après sa sortie, « Froufrou » peine toutefois encore à connaître un véritable décollage. Malgré plusieurs félicitations et retours positifs, le titre reste relativement discret.
Sa reprise d’un classique de Patience Dabany pourrait néanmoins lui permettre de trouver un second souffle, notamment auprès d’un public curieux de redécouvrir « Chéri, ton disque est rayé » sous une forme plus actuelle.
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Général Itachi : « Mis de côté », le groove au service d’un message inspirant
Dans l’univers Ntcham, Général Itachi fait partie des artistes qui comptent ces derniers mois. Après « Lololo » et « FDM », il enchaîne avec « Mis de côté », un morceau qui s’impose déjà comme l’un des titres marquants de cette fin de vacances au Gabon.
Le succès se mesure d’abord sur les réseaux sociaux, où les challenges se multiplient autour de la chanson. Dans les clubs également, le morceau tourne et trouve rapidement son public. Une dynamique qui confirme la place que Général Itachi est en train de se faire dans le paysage Ntcham.
Le week-end écoulé, l’artiste a accompagné cette montée en puissance avec la sortie d’un visualizer réalisé par Wiltrand Shot. Pas de mise en scène compliquée ni d’effets à outrance : le clip joue la carte de la simplicité, avec une ambiance chill dans un appartement et une réalisation qui laisse respirer la chanson.
Le résultat semble convaincre. Le visualizer a déjà franchi la barre des 100 000 vues, une performance qui prend encore plus de relief dans un contexte marqué au Gabon par les difficultés de connexion et la suspension des réseaux sociaux.
Mais si « Mis de côté » fonctionne autant, ce n’est pas seulement pour son groove entraînant. Le morceau porte aussi un message dans lequel beaucoup peuvent se reconnaître. Général Itachi parle à ceux que l’on néglige, que l’on sous-estime ou que l’on préfère parfois laisser de côté.
À travers son flow et l’énergie du morceau, il rappelle qu’une situation n’est jamais définitive. Celui qu’on ignore aujourd’hui peut devenir le « boss » de demain. Une façon simple de dire que l’avenir peut toujours surprendre.
Avec « Mis de côté », Général Itachi réussit ainsi à faire danser tout en faisant passer un message de confiance et de persévérance.
