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Gabon : le gouvernement face au cap des 100 jours, l’heure des résultats approche
À quelques semaines du cap symbolique des 100 premiers jours fixée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le gouvernement gabonais se concentre sur la mise en œuvre concrète de ses engagements. Cette étape s’inscrit dans la continuité du Plan d’Action Gouvernementale (PAG) et du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), véritables boussoles orientant les actions prioritaires de l’État.
Réuni autour du Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, l’exécutif a évalué l’état d’avancement des réformes et des projets phares, avec la volonté de renforcer la discipline gouvernementale, d’accélérer l’action publique et de garantir la cohérence de l’ensemble des politiques.
Des annonces ambitieuses pour répondre aux besoins des Gabonais
Les secteurs clés — éducation, santé, économie, infrastructures et environnement — figurent au cœur des annonces gouvernementales. L’exécutif met l’accent sur plusieurs leviers essentiels pour améliorer concrètement la vie des citoyens :
▪︎Création d’emplois pour réduire le chômage et stimuler l’économie locale.
▪︎Renforcement des services publics, afin d’assurer un accès plus efficace à l’éducation et aux soins.
▪︎Promotion de l’investissement privé, pour dynamiser le tissu économique et diversifier les sources de croissance.
▪︎Résorption des défis structurels hérités du passé, notamment en matière d’infrastructures et de gouvernance.
Ces engagements traduisent la volonté des autorités de répondre aux attentes fortes de la population tout en posant les bases d’un développement durable et inclusif.
Performance et discipline : une priorité pour le gouvernement
Hermann Immongault a insisté sur la nécessité d’une action gouvernementale rigoureuse et orientée vers les résultats. « Aucune place ne doit être laissée à l’attentisme », a-t-il martelé, appelant chaque ministère à évaluer ses performances et à proposer des ajustements concrets pour atteindre les objectifs fixés par le président de la République.
Cette approche traduit la volonté du gouvernement d’instaurer une culture de performance et de redevabilité, rompant avec les lenteurs administratives souvent décriées.
Cap sur des résultats concrets
Alors que le cap des 100 jours approche, le gouvernement gabonais affirme sa détermination à traduire les annonces en résultats tangibles. Amélioration des conditions d’apprentissage, accès renforcé aux soins, création d’emplois et modernisation des infrastructures figurent parmi les priorités visibles pour les citoyens.
En conjuguant discipline interne, suivi rigoureux et ambition stratégique, l’exécutif cherche à démontrer que les promesses faites depuis le début de son mandat peuvent se transformer rapidement en actions concrètes au service de la population.
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Transformation numérique : la Marine Marchande amorce un virage stratégique avec MARIGEST et son nouveau site web
Le secteur maritime gabonais entre dans une nouvelle phase de son évolution administrative. Ce mercredi 18 mars, au siège de l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF), la Marine Marchande a officiellement lancé son site web institutionnel et MARIGEST, un progiciel dédié à la gestion des actes, développé par l’ANINF. Une initiative qui s’inscrit dans la dynamique nationale de transformation numérique impulsée au sommet de l’État.
Présidée par le Ministre d’État en charge des Transports et de la Marine Marchande, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, en présence du Ministre de l’Économie numérique, Mark Alexandre Doumba, la cérémonie a mis en lumière les ambitions du gouvernement en matière de modernisation administrative.

Dès l’ouverture, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi a rappelé le rôle stratégique du secteur maritime dans l’économie nationale. Il a insisté sur la nécessité d’une administration plus performante pour renforcer la gouvernance, améliorer la qualité du service public et soutenir la compétitivité du pavillon gabonais.
« Aujourd’hui, nous procédons au lancement des plateformes Marigest ainsi que du site institutionnel de la direction générale de la Marine marchande. La plateforme Marigest, destinée à un usage interne, permettra d’améliorer la gestion administrative, de fluidifier la circulation de l’information et de renforcer la coordination entre les différents services », a-t-il déclaré.
Saluant le travail de l’ANINF, il a ajouté : « Votre engagement et votre professionnalisme témoignent de notre capacité collective à relever les défis de la modernité. » Avant d’inviter les acteurs du secteur à s’approprier ces outils, condition essentielle de leur efficacité.
Au-delà de l’événement, ces plateformes traduisent une transformation en profondeur. Le site web institutionnel se positionne comme une interface d’accès simplifiée à l’information administrative, tandis que MARIGEST introduit une gestion plus rigoureuse, traçable et sécurisée des actes, grâce à la dématérialisation.

Pour le ministre de l’Économie numérique, Mark Alexandre Doumba, l’enjeu dépasse le seul cadre maritime : « La transformation numérique constitue désormais une exigence de souveraineté, de performance et de compétitivité économique ». Il a également souligné une évolution majeure : le passage d’une logique de consommation à une production locale de solutions numériques, « par des Gabonais, pour des Gabonais ».
Même lecture du côté de la directrice générale de la Marine Marchande, Olivera Angue Avome épouse Guevit, qui voit dans ce projet une étape structurante. « Cet événement marque une étape importante dans le processus de modernisation et de transformation numérique de notre administration », a-t-elle indiqué. Elle a notamment mis en avant le rôle du site web comme vitrine institutionnelle et celui de MARIGEST dans l’amélioration des méthodes de travail et de la qualité du service public.
Derrière ces avancées, l’ANINF se distingue comme un acteur central de cette transformation. Sous la conduite de son Directeur Général, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, l’Agence ne se contente pas de fournir des solutions numériques : elle accompagne, conseille et forme les administrations publiques, démontrant un savoir-faire technique, une réactivité et un professionnalisme qui font d’elle un véritable moteur du développement numérique national.


Avec ce double lancement, la Marine Marchande ne se contente pas d’adopter de nouveaux outils : elle pose les bases d’une administration plus efficace, mieux structurée et alignée sur les exigences d’un secteur maritime en pleine mutation.
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Gabon : éducation, énergie, réformes… où en est le pays face aux grands défis ?
Le lundi 16 mars, Théophane Nzame-Nze Biyoghe a animé une conférence de presse très suivie par les médias, dressant un panorama des dossiers majeurs qui structurent la vie nationale. Éducation, accès à l’eau et à l’électricité, réformes économiques et initiatives internationales : autant de chantiers sur lesquels le gouvernement et le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, concentrent leurs efforts pour moderniser le pays et améliorer le quotidien des Gabonais.
Dans le secteur éducatif, Théophane Nzame-Nze Biyoghe a rendu hommage à Steeven Mombo, élève du Lycée national Léon Mba, tragiquement décédé, un événement suivi de près par notre rédaction dès les premières heures. Il a ensuite abordé la grève qui a affecté le système éducatif pendant plus de deux mois et a rappelé les mesures concrètes mises en place par le gouvernement pour rétablir le fonctionnement normal des établissements. Ces mesures, annoncées lors des commissions sont effectives depuis la fin du mois de février, comprennent : 20 sortants d’écoles normales mis en solde, 148 enseignants dont la situation a été régularisée et 250 agents placés sous présalaire. Si le système éducatif se stabilise progressivement, les discussions avec les syndicats se poursuivent pour répondre aux revendications jugées « légitimes », selon le syndicat SOS Éducation et les communications du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, ainsi que de la ministre de l’Éducation nationale Carmélia Ntoutoume Leclercq.
Sur le front de l’eau et de l’électricité, Théophane Nzame-Nze Biyoghe a souligné que les investissements récents permettent une amélioration progressive de la production électrique. Il a détaillé le partenariat stratégique de plus de 131 milliards de FCFA conclu entre la SEEG et SUEZ pour moderniser l’ensemble de la chaîne de l’eau. La régularisation des branchements irréguliers est également encouragée afin d’assurer un service fiable pour tous, sans stigmatisation.
En matière économique, Théophane Nzame-Nze Biyoghe a présenté les conclusions de la mission du Fonds monétaire international, qui a salué les réformes engagées dans la gestion des finances publiques, la transparence budgétaire et la gouvernance, renforçant la crédibilité financière du pays et l’efficacité de l’utilisation des ressources publiques.
Sur le plan international, l’intégration du Gabon au Plan Mattei, porté par l’Italie, ouvre de nouvelles perspectives de coopération dans des secteurs stratégiques tels que les infrastructures, l’énergie, l’agriculture et la formation. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Plan national de croissance et de développement, visant à accélérer la transformation économique du pays.
Au cœur de tous ces efforts, Théophane Nzame-Nze Biyoghe a rappelé l’engagement du Président Brice-Clotaire Oligui Nguema à privilégier le dialogue, renforcer les réformes et inscrire l’action publique dans la durée. Si les initiatives menées témoignent d’une volonté réelle de moderniser le Gabon et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations, les attentes des Gabonais restent fortes. Le bilan des 100 jours du gouvernement pointant à l’horizon donne l’occasion de mesurer les avancées concrètes et d’espérer que les annonces et mesures prises auront des impacts tangibles dans les secteurs clés : une éducation plus stable, un accès à l’eau et à l’électricité renforcé, et une gouvernance économique plus efficace. La population peut ainsi nourrir l’espoir que ces efforts se traduiront prochainement en améliorations visibles et durables pour tous.
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Gabon : l’écotourisme au centre d’une stratégie économique en pleine mutation
Le Gabon confirme son virage stratégique. Lundi 16 mars 2026, le gouvernement, réuni autour de son Vice-président Hermann Immongault, a consacré une séance de travail à l’essor de l’écotourisme, avec en ligne de mire la transformation durable de l’économie nationale. Cette dynamique s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui ambitionne de faire des ressources naturelles un levier de diversification et de création de valeur.
Dans cette dynamique, plusieurs départements ministériels clés étaient mobilisés : Tourisme, Transports, Eaux et Forêts, Intérieur, Fonction publique, Travail et Travaux publics. Une concertation élargie qui traduit la volonté d’adopter une approche coordonnée face aux défis structurels du secteur.
À ce stade, les principaux freins identifiés concernent l’accessibilité encore limitée des sites, les contraintes foncières, le déficit d’infrastructures d’accueil, la complexité des procédures administratives ainsi que le manque de compétences spécialisées.
De son côté, Maurice Ntossui Allogo insiste sur un potentiel encore sous-exploité : « Notre patrimoine naturel repose sur 13 parcs nationaux d’une valeur inestimable. Pourtant, des obstacles persistants empêchent encore le plein développement de cette filière. » Aujourd’hui, environ 2 500 touristes par an fréquentent ces espaces, un chiffre jugé encore marginal au regard des capacités du pays.
En réalité, avec près de 11 % de son territoire classé en parcs nationaux, le Gabon ne se contente pas d’un simple avantage comparatif : il détient un capital écologique d’envergure mondiale. Cette densité exceptionnelle d’aires protégées, rare sur le continent, offre un potentiel considérable pour positionner le pays comme une destination de référence en matière d’écotourisme, alliant conservation de la biodiversité, attractivité internationale et développement économique durable.
À l’issue des échanges, le gouvernement a acté la mise en place d’un document stratégique structurant, intégrant un calendrier d’actions et des indicateurs de performance. « Il s’agit de lever les verrous identifiés et de donner une trajectoire claire au secteur », a précisé la ministre du Tourisme durable, Marcelle Ibinga.
Désormais, le cap est fixé : renforcement de la gouvernance, dynamisation du Conseil national du tourisme et amélioration de l’environnement des investissements figurent parmi les priorités pour faire de l’écotourisme un pilier durable de la diversification économique du Gabon.
